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(Excellente) Présentation

  • : Blog de Georges Flipo, auteur
  • Blog de Georges Flipo, auteur
  • : Dans ce blog : chroniques sur l'actualité littéraire (la mienne et celle des autres), sur l'écriture, sur l'édition, sur les auteurs, et tout ce qui se réclame de lalittérature.
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Mais rien ne vous empêche d'aller faire un tour sur le site www.georges-flipo-auteur.com  

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Pour des informations pérennes, impitoyablement classées, allez faire un saut sur mon site d'auteur

Il vient d'être entièrement remanié. Tout y est très beau, très chic. Même le chien.

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Des attaches et des liens

Des blogs que je fréquente souvent ou parfois, mais avec plaisir, sans forcément y laisser de commentaires, des blogs dont le tenancier vient parfois faire un coucou en dessous de mes billets, des blogs qui aiguillent vers le mien, des blogs qui ont donné un coup de pouce à un ou plusieurs de mes livres, tout cela crée des liens.

Si vous pensez que votre absence dans cette liste est un scandale, faites un scandale. Ou, plus simple, faites-moi signe.

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813
Actu du noir (Jean-Marc Laherrère)
Actualitte.com, Nicolas
Alex (Mot à mots)
Amanda Meyre
Annick Dor
Antigone (Les écrits d’Antigone)
Armande 22,  Les livres-bonheur
Aude (Mots dits)
Balmeyer
Biblioblog (Laurence)
BibliObs
Bibliophagie (Sybilline)
Bibliosurf
Biffures chroniques
Blog de Thomas Clément
Bloghotel
Blog-o-book
Boojum
Bookingdom
Bric à book, Leiloona
Brigit Hache
BSC News
C’était demain, Dominique Boudou
Cabinet de curiosités d’Eric Poindron
Cafebook (Emma)
Calipso,
Calibre 47 (Claude Mesplède)
Calou, L’Ivre de lectures
Carnet de lectures
Carnets de Pierre
Carnets de sel (Essel)
Caro[line] 5ème de couverture, 
Catherine (La culture se partage)
Cathulu
Chaperlipopette
Chez Lo
Chiffonnette
Chimère (A livre ouvert)
Choupynette (Y'a d'la joie)
Chroniques littéraires
Clair et net
Clarinesse (L'œil du vent)
Claude Le Nocher
Clopin-clopant (Clopine)  
Comme dans un livre
Cozop
Critico-blog
CulturesFrance
Cunéipage (Cuné)
Daniel Fattore
Danielle, Maux d’auteurs
Dasola
De livres en livres
Digressions (Joseph Vebret)
Ecrivains-voyageurs
Eireann (Yvon)
Eloah (À lire, à croquer)
Emmanuelle Urien
En lisant, en voyageant, (Keisha)
Encres vagabondes, Patricia Châtel
Enna lit, Enna vit
Eric Fouassier
Espaces, CNES
Eulalie
Evene
Extra-ball, (Dorham)
Fabelire
Fabula Bovarya,
Flof 13 (Lire et délires)
Florinette, Les lectures de Florinette,
Fluctuat.net
Forum A vos plumes
Forum Tir Na N’Og et Cie
Frédérique Martin
Gaëlle Pingault
Géothèque
Géraldine (Les coups de cœur)
Gwenaelle (Skriban)
Happy Few, Fashion Victim
Hautefort, club Littérature
Hebdo des notes,
Indications
Initiales
Interlignage
Jean Calbrix
Journal  d’une lectrice (Papillon)
Kalistina
Kathel, Lettres exprès
Kheops
La bibliothèque du dolmen
La caverne d'Ankya
La cuisine des mots (Ciorane)
La Factory
La liseuse (au fil de mes lectures)
La Mère Castor
La Péniche.net ( Bureau des Arts de Sc. Po )
La pile à lire d'Hécléa
La plume et le citoyen
La Revue Littéraire (Blog Leo Scheer)
La scribouillarde
La tête dans les pages
Labyrinthes avec vue
Le bibliomane
Le blog d’Ameleia,
Le goût des livres (Aifelle)
Le retour de l'être aimé
Le Scribe
Lechoixdesbibliothécaires
Lecture & Ecriture
Lectures et autres (Sylvie)
Leo Scheer (La revue littéraire)
Les chroniques de Mandor
Les jardins d’Hélène
Les lectures de Martine,
Les livres de l'Arrajou
Les penchants du roseau
Levraoueg (La tourneuse de pages)
Librairie des voyageurs, Les 5 continents.
Lignes de fuite
L'île, la petite île
Lili (Des livres et moi)
Liliba
Lily et ses livres
Lire et délires (Flof13)
Litote en tête
Livres pour vous
Livres et Cinéma (Yohann)
Lou, My Loubook 
LVE, Lire Voir Entendre
Lyvres (Yv)
Magali Duru
Maïté Bernard (sur Bibliosurf)
Malice
Manu Causse
Marc Sefaris
Mary's colors
Maud et les mots
Mercedes G.F.
Mes lectures (Phil)
Mille et une pages (Stephie)
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Monde du livre.com,
Mot Compte Double (Françoise Guérin)
Mots en bouche
N.U.L.L.E., Erzebeth
Nicolas Ancion
Nuit blanche
Obiwi
Oceanicus in folio
One big day
Pages à pages
Parfum de livres
Pascal, Le disque 
Pickendorf (Qui hodie agisti)
Pimprenelle
Posuto
Pralineries (Pralines)
Pr'Ose (Emma Bovary)
Prudence
Quichottine,
Quoi de 9 Cécile ?
Roseau
Rue des Livres
Salondulivre.net
Saxaoul
Scriptural (Schlabaya)
Serial lecteur
Site de Brigitte Niquet
 
Sylire
Tamara (Tamacultire)
Thaïs, Arc-en-ciel, 
Turquoise (Un moment Turquoise)
Valérie (Un fil à la page)
Vers Minuit, Franck Garot
Voyage au bout de la lettre (Pitou)

Yspaddaden

Yves Mabon, Prix Orange du Livre
Zoé Lucider
Zoridae

Copinage éhonté.

Voici une rubrique dans laquelle je présente des livres écrits par des auteurs avec lesquels j'entretiens d'amicales relations. Bien entendu, il ne s'agit pas ici d'emplacement publicitaire. C'est beaucoup plus honorable, c'est du copinage. Les livres présentés dans cette rubrique ne seront pas toujours les mêmes : à défaut de renouveler mes copains, mes amis, mes relations, je vais renouveler leurs parutions.

 

Cherche-jeunes-filles-200-x315.jpg

  Le tout dernier de Françoise Guérin

virages-dangereux-copie-1.jpg

La-vieille-dame-du-riad.jpg


Frederique-Martin-Belfond-Le-Vase-ou-meurt-cette-verveine-3.jpg
Tu-ne-mourras-plus-demain.jpg

 

Les pays

Moulins A paroles


L-eau-des-reves.jpg

Lotus Seven

Un homme perdu-copie-1


Langue-de-pub-copie-1.jpg

Livre-Magali-Duru.jpgLe tout dernier de Magali Duru

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      Le tout dernier d'Emmanuelle Urien

Fouad.jpg

Dominique-Guerin.jpg

 

Quatre carnages..

 

 

 

  Teignes

 

 

 

 

Un escarpin de soie bleue

 

 

Est-ce ainsi

15 janvier 2010 5 15 /01 /janvier /2010 14:22

coeurs.jpg

 

La sortie de mon prochain roman, « La commissaire n’aime point les vers » est imminente,
il devient urgent que je commence à aimer tout le monde. Je vais commencer dans ce billet.

 

Télérama 1 vient de découvrir les blogs littéraires, et cela me fait un vif plaisir : cette planète Blogs devient légèrement moins mystérieuse. Elle a été découverte par Le Magazine des Livres 1 bis l’an dernier, et voici que Télérama le confirme : la planète Blogs existe bel et bien. Vous rendez-vous compte ? Nous existons. Nous finissions par nous poser des questions : il y a peu de sujets littéraires qui, depuis dix ans, n’aient été traités qu’à deux reprises dans la presse littéraire.

 

Pourquoi ce superbe silence ?

 

Serait-ce parce que les chroniqueurs littéraires des médias considèrent les blogs comme de dangereux concurrents ? Ou des imposteurs ? C’est, paraît-il, le point de vue de la République des Livres. Je n’ose le croire : je n’ai pas lu cette fameuse chronique, parue en 2008.

 

En tous cas, guéguerre absurde, et Clarabel 2 a raison de le dire. Elle n’est pas la seule.

 

Je veux apporter ici mon point de vue en tant qu’auteur, pas en tant que blogueur : les deux circuits ont un rôle différent. J’ai besoin des deux, je les aime.

 

Je dois aimer les médias car ils sont supposés apporter à l’auteur une visibilité « institutionnelle » (c’est la façon polie de parler du marketing lourd) : un livre traité ou même bien traité par une première dizaine de critiques littéraires a de fortes chances d’être ensuite bien traité par les autres, puis dans les médias de masse. Il est même supposé occuper ainsi une place bien en vue chez les libraires.

 

C’est en tout cas ce qu’on dit. Ou ce qu’on veut croire.

J’ai quand même pu constater que « Qui comme Ulysse » n’a même pas eu droit à la table « Nouveautés » de la FNAC 3 lors de la rentrée littéraire, malgré les beaux articles qui ont salué sa sortie, malgré les * * *  du Nouvel Obs 4. Ce n’était pas le bon genre littéraire « Ah, ce sont des nouvelles, pfff… » a lâché un chef de rayon de cette belle enseigne avec un sourire méprisant. Comme si j’écrivais des romans pornographiques pour maisons de retraite.

Même scénario ou presque pour « Le film va faire un malheur », quatre mois plus tard.  Là, c’était parce que l’éditeur n’était pas assez en vue.

 

Les médias avaient fait leur maximum, c'est l'aval qui n'a pas suivi.  Je garde une grande gratitude envers ces médias. Je les aime car ils m’ont apporté trois bonheurs irremplaçables :

 

-          Celui d’une onction. J’ai été oint par les puissances tutélaires. Reconnu comme ayant capacité à être publié, et même lu. Gloriole qui peut vous paraître dérisoire, mais qui m’a été essentielle, dans une période où je me demandais s’il n’était pas urgent de ré-orienter ma carrière vers la course cycliste.

 

-          Celui d’une notoriété rapide : des inconnus m’affirment que mon nom « leur dit quelque chose ». Même s’il s’avère ensuite qu’ils m’ont confondu avec Guillaume Musso 5. Le meilleur moment de ma carrière d’auteur reste celui où, passant une commande dans une librairie, je donnais mon nom et, après l’avoir épelé, je me suis vu répondre « Ah oui, Flipo…  comme l’écrivain ! ». J’ai alors tellement bombé le torse que mon Damart 6 s’est déchiré.

 

-          Celui des chiffres de vente. Mes deux derniers livres se sont bien mieux vendus que mes deux premiers, car ils ont été mieux couverts par les médias. Etaient-ils meilleurs ? Je n’en jurerais pas. Mais les chiffres sont là. J’atteins presque le 1/200ème des ventes de Musso, c’est stimulant, non ?

 

Au vu de tous ces bonheurs, qu’est-ce que les blogs peuvent apporter de plus ?

J’y trouve, en tant qu’auteur, trois autres bonheurs irremplaçables :

 

-          Celui d’une critique contextualisée. Le lecteur moyen d’un magazine moyen peut rarement situer la critique qu’il lit : ce sera pour lui, par exemple, la critique de Télérama, mais très rarement la critique de Martine Laval, Marine Landrot ou Nathalie Crom 7, sauf pour les lecteurs aficionados d’Unetelle ou d’Untel. Il ne peut donc nuancer l’appréciation sur un livre, en tenant compte de ceux que la dame a précédemment aimés ou détestés. Dans les blogs, c’est tout le contraire. Chaque blog a son profil bien à lui. On le connaît en arrivant, ou on le découvre en passant en revue les articles récents. On sait que Frangipanyvino n’aime pas les romans violents, ou que Superboy n’aime pas les romans d’amour. On comprend la critique en fonction de la personnalité de l’auteur, qui n’a rien de mystérieux.

 

-          Celui d’un espace dialoguant. Sur un blog, un billet n’est jamais terminé : les questions arrivent en rubrique « commentaires », incitant le blogueur à nuancer sa pensée, voire à se  corriger. D’autres commentaires viennent enrichir le billet. (Mon seul regret, c’est cette surabondance de commentaires du type « Hop, sur ma PAL » qui ne sont qu’un « Coucou, c’est moi » à peine amélioré). On peut aussi, en tant qu’auteur, aller plus loin, envoyer un mail privé à la blogueuse, lui demander des éclaircissements ou lui en apporter. Allez donc faire ça dans un magazine !

 

-          Celui d’un espace infini. Point essentiel, point évident qu’on oublie trop : sur un blog, il y a toute la place qu’on veut, c’est gratuit. Pas de contraintes de colonages, pas de 1.500 signes blancs inclus, les grands espaces sont ouverts. Le blogueur a le temps de présenter le livre, d’argumenter son point de vue, de le nuancer, de donner de courts extraits. Un billet dans un bon blog est peut-être moins glorieux qu’un billet dans un bon magazine, mais il est parfois plus utile au travail d’un auteur : il ne vient pas y chercher des conseils d’écriture, mais il y trouvera des réactions de lecteurs qui peuvent lui donner à réfléchir.

 

Bref tout le mode doit aimer tout le monde, surtout moi. Embrassez-vous, faites la paix, et ne jouez pas trop ensemble, garnements.

 

Avant de partir, pour ne pas paraître trop aimable : 

 

Je comprends que certains critiques soient exaspérés par la sottise de certains blogs dits littéraires : il m’est arrivé de lire des billets attendrissants tant ils étaient puérils, burlesques tant ils étaient pontifiants. C’étaient bien sûr des blogs qui ne parlent jamais de mes livres.

 

Il m’est arrivé aussi, en tant que lecteur, en tant que blogueur, d’être exaspéré par la compacité de certaines critiques médias, tellement lapidaires qu’on croyait lire une explication de notation sur une copie de bac de français. C’étaient, faut-il le dire, des magazines qui m’ont toujours ignoré.

 

Et il m’arrive aussi d’être exaspéré en relisant mes billets 8.

 

1.       J’aime aussi Télérama, évidemment.

1 bis. Et le Magazine des Livres, toujours plein d’attention pour moi, comment ne pas l’aimer ? Merci Joseph, et quand tu veux pour la prochaine chronique.
2.       Bien sûr, que je vous aime Clarabel. Et je vous aimerai encore plus le jour où vous chroniquerez l’un de mes livres. Je ne désespère pas.
3.       Cela dit, j’éprouve de tendres sentiments pour la Fnac, faut-il le dire. Comment pourrais-je ne pas ?
4.       J’aime déraisonnablement le Nouvel Obs, surtout les journalistes des rubriques Livres.
5.       Ah, cher Guillaume Musso, si vous saviez la passion que j’ai pour vous. Je la cache bien, c’est par pudeur.
6.       Pourquoi m’en cacher ? J’aime Damart et ses coquines petites camisoles en coton tribo-électrique. Ah, qu’il est doux de les porter contre son cœur, quand on roule en scooter sur le périphérique dans le brouillard glacé de janvier !
7.      
Vous aussi, oui, oui, toutes les trois (mais quand même pas contre mon cœur quand je roule sur le périph’). Si ça vous intéresse, je vous envoie mon dossier de presse et ma photo.
8.    Et pourtant, moi aussi, je m’aime. D’un amour désespéré, sans issue. C’est d’autant plus beau.

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6 janvier 2010 3 06 /01 /janvier /2010 16:10

 

 Vous l’avez peut-être remarqué, l’iconographie de ce blog est actuellement pitoyable et j'en suis désolé : les chargements d’images s’avèrent affreusement aléatoires avec le nouveau système Over-blog.

 

Une image sur deux est impossible à insérer dans les billets, ce qui est très agaçant quand on a passé une demi-heure à la préparer, à la retoucher. Les rares images qui passent débarquent comme elles veulent dans le billet, jetées en vrac, sans se soucier des tailles et des emplacements qu’on leur a notifiés.

 

J’aimerais vous dire que c’est de ma faute, ça me donnerait l’impression de contrôler la situation...

 

Ces gros problèmes ont commencé il y a 15 jours, quand Over-Blog a « amélioré » son système de gestion des images. Mais les administrateurs d’Over-Blog sont formels, ce n’est pas la faute de la plate-forme maison. C’est la faute d’Orange, c’est la faute d’Explorer 8, c’est la faute de l’anti-virus, c’est la faute du bidule flash, c’est la faute des images, de leur taille, de leur nom, c’est la faute de tout et de tout le monde sauf d’Over-Blog.

 

Les seules images qui passent à coup sûr sont celles avec lien U.R.L., mais sans respect des formats et des justifs, comme on dit en pub. 


Ce qui me console, c’est que nous sommes des centaines d’over-blogueurs à rencontrer les mêmes problèmes. Les autres n’osent pas se plaindre de peur de se faire rembarrer.

 

Dès que nous parlerons HTML couramment, nous pourrons peut-être y remédier : il y a un peu plus de mille messages à lire dans la rubrique dédiée, et quand nous les aurons lus attentivement, nous devrions pouvoir maîtriser la situation. 

Si ça continue, il me faudra dresser le constat et trouver une solution plus radicale : je recherche une nouvelle plateforme pour blogs : gratuite, sans publicité, permettant un bon choix de mises en page propres, d'un maniement simple, et fiable. Je croyais l'avoir trouvée avec Over-blog, mais c'était avant les améliorations. Vous qui me lisez et bloguez, n'hésitez pas à me faire part de votre expérience ou de vos conseils. Merci.

En attendant, les visiteurs se retrouvent face à ces billets affreusement mis en page, et j’en suis consterné : c’est bien la peine d’avoir passé trente ans dans la pub.

 

 Pour faire moins laid, j’ai revu les jeux de couleur de ce blog : vous avez de la chance, ces fonctions-là, Over-Blog ne les a pas améliorées.

 

J'ai cherché un visuel moche pour me venger. J'avais trouvé un caméléon à l'oeil torve, mais il était encore trop mignon : on avait envie de l'apprivoiser. J'ai finalement trouvé un truc bien plus laid : comme ça, je n’aurai pas de regret s’il disparaît.

http://a21.idata.over-blog.com/580x382/1/89/34/13/Delta/bagsohei.jpg


Et juste pour Keisha  >>  http://batifole.toronto.online.fr/portail/images/champagne.jpg
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29 décembre 2009 2 29 /12 /décembre /2009 12:21

En avant pour le bilan, c'est avec émotion que je etc.

La plus belle promesse non tenue : je m’étais promis de mettre ce blog en veilleuse. Pire encore, je l’avais publiquement promis, ici, sur ce blog.   Parole, ♪ parole♫ ♪  Je ne me ferai plus jamais confiance.

 

La plus belle promesse tenue : l’accueil que les médias ont réservé à mon roman « Le film va faire un malheur ». On me l’avait promis, mais j’en suis encore tout ébaubi. Pourquoi diantre les lecteurs ne lisent-ils pas plus les médias ?

 

La plus mauvaise surprise de l’année :  malgré plusieurs premiers contacts prometteurs « Le film va faire un malheur » n’a finalement pas fait l’objet d’une adaptation au cinéma ou à la télévision. Rien n'est encore perdu. Mais pourquoi diantre les producteurs et réalisateurs ne lisent-ils pas plus les médias ?

 

La meilleure surprise de l’année : l’entrée aux éditions de La Table Ronde. J’ai déposé au 14 rue Séguier le manuscrit de mon premier roman policier « La commissaire n’aime point les vers » un jeudi en début d’après-midi. On m’a appelé dès le vendredi matin pour me dire qu’on l’aimait et pour me demander de ne rien signer. Il sortira le 4 février. Ce fut et c'est un bonheur beau comme dans un roman d’Anna Gavalda. Je sais, je sais, je reste un éternel débutant, un éternel ravi de la crèche des éditions. Et j'espère que diantre les producteurs et réalisateurs liront les médias.

 

La meilleure lecture de l’année : Le chanteur de tango, de Tomás Eloy Martínez. J’en ai (trop ?) brièvement parlé dans un billet récent. 

Et C’était la guerre des tranchées, de Tardi, éditions Casterman. Je n’ai pas écrit une ligne sur ce livre qui est bien plus qu’une bande dessinée. C’est un formidable document, bouleversant. Une lecture recommandée, et pas seulement aux lycéens qui travaillent sur le première guerre mondiale. Je n’ai pas écrit une ligne, parce que je ne sais quoi dire d’autre. Le crayon de Tardi a le sens du tragique quotidien.

 

La plus calamiteuse lecture de l’année. Ex æquo, les quelques thrillers américains consacrés aux templiers que j’ai dû ingurgiter pour l’écriture de mon roman en cours. Je ne sais pas si ces lectures m’ont surtout dégoûté des thrillers, des américains ou des templiers, mais j’en suis sorti tout dégoûté. De sales lectures qui puent le sous-marketing, le formatage, le mépris du lecteur, le Tu veux ça, connard ? Tu l’auras. Pouah !

 

Le billet de blog que je ne renie pas : celui du 25 mars. Les 101 autres billets de l'année, c’est rien que des menteries, n’y croyez pas.

 

Le joli compliment de fin d’année : merci, gratitude et bénédictions aux visiteurs qui, au fil de l'année, ont déposé quelques commentaires en passant sur ce blog. Ce sont ces commentaires, plus que mes pauvres billets, qui font venir les autres, ; j’en ai l’humble certitude. Chacun de ces billets a eu droit, en moyenne, à 9,55 commentaires. Allez, encore un effort, les 10 sont en vue.
Et merci, surtout, aux blogueurs qui m’ont fait la grâce de me mettre en lien recommandé sur leurs blogs.

La suite est en dessous des chocolats... 



La grosse boîte de chocolats de fin d’année :
je l’ouvre pour la partager avec tous les blogueurs, toutes les blogueuses (majoritaires) qui, par leurs billets, ont permis à « Qui comme Ulysse » et à « Le film va faire un malheur » de trouver leurs lecteurs. Ces billets m’ont apporté de délicieux plaisirs. Et j’ai pu mesurer, lors de mes rencontres dans les salons, l’importance quantitative et qualitative de ces chroniques. Il est toujours surprenant - et agréable - de voir arriver dans un salon une lectrice qui se présente  en disant « Je viens de la part de Pimprenelle  Framboise» « Pimprenelle Framboise ? » « Oui, vous savez, Pimprenelle Framboise, le blog... »

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Le toast porté en fin d’année.

http://www.merci-facteur.com/voeux/629-Coupes%20de%20champagne_maxi.gif


Je le porte d’abord aux blogs sur lesquels je suis passé sans laisser le moindre commentaire. J’y ai découvert d’excellents livres excellemment présentés (la preuve, : je les ai ensuite lus).
Je ne sais trop quel comportement adopter en ce domaine : faut-il laisser un commentaire ? Certains autres visiteurs, et même certains tenanciers, m’ont reproché de chercher ainsi « à me faire de la publicité ». C'est là bien de l'ambition. Il est apparemment défendu aux auteurs de participer à la vie de la blogochose, et d'autres collègues ont eu aussi droit à de tels commentaires ;  c’est tellement désagréable à entendre que je préfère généralement passer incognito, ou laisser une signature à demi anonyme (Georges F., avec le lien). En tout cas, merci : ô blogueurs et blogueuses littéraires, continuez à lire et à écrire, vous êtes le sel de la critique.


Je le porte ensuite à mes lecteurs. Ils commencent à devenir nombreux. L'épuisement des 4.000 exemplaires d'Ulysse est d'ailleurs proche. Croissez et multipliez-vous sans crainte, il y aura du champagne pour tout le monde.


Je le porte enfin à mes deux prochains romans, celui que je veux terminer avant le printemps, et le second roman policier que je veux terminer avant la fin de l’année - prochaine, bien entendu. Si j’écris moins sur ce blog, c’est à cause d’eux.


Et à mon chat,
à qui je ne dois rien, mais qui est toujours là dès qu’il y a quelque chose à grappiller.

 

 

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19 novembre 2009 4 19 /11 /novembre /2009 11:44

 Il y a des jours où l’on a envie de tout changer. Mais, concrètement, le choix est vite limité. D'autant plus que je viens de changer de voiture, alors que la précédente avait à peine quinze ans : il faut avoir les moyens de ses caprices.


Dans ces conditions, que me restait-il ? J’ai hésité à changer l’intrigue de mon roman en cours, mais j’ai déjà suffisamment de mal à l’écrire. Et maintenant que j’ai à peu près toute ma documentation, il ne faut pas gâcher… Mon PC, j’en change tout le temps, c’est compulsif : changer de PC, ce ne serait donc pas vraiment changer. Changer de métier, oui, bien sûr, mais je ne sais déjà pas quel est le vrai. Changer de liens conjugaux, c’est exclu, je suis très attaché à ceux que j’ai noués. Le chat, je n’aurais pas dit non, mais il a deviné, il se cache dans le jardin.


Alors j’ai changé de bannière. Ai-je bien fait ?


Je vais peut-être changer aussi de photo d’auteur. La photo de la bannière n'est que provisoire, il m'en faut une meilleure, notamment pour mes prochains dossiers de presse et vanités similaires. Mais on m’en a tiré une dizaine, et je ne sais laquelle retenir. Sérieusement, si je vous demande de choisir entre les dix, est-ce que ça va vous faire mauvaise impression ? Aurai-je l’air d’un écrivain dont l’ego est en peine expansion? Je cherche une douzaine de volontaires pour m’aider à me décider ; c’est simple : je vous envoie les photos et vous sélectionnez les deux que vous préférez, les deux que vous détestez.


Vous pouvez vous proposer en utilisant
le lien contact . Merci.
J'offre à tous les votants, par mail, une sulfureuse nouvelle inédite (prévue pour Qui comme Ulysse, mais censurée - je dis ça pour allécher).


S’il y a trop de volontaires, nous organiserons le vote directement sur ce blog. Là, vous ne vous poserez plus de questions : vous saurez que l’ego de l’auteur a explosé. Vous pourrez m’aider à ramasser les débris, ça servira à mon futur musée.
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30 mars 2009 1 30 /03 /mars /2009 13:29

Un an, fleurs, reconversion, ombre, chiffres, rencontres, despedida. 

 

Un an. J’ai ouvert ce blog il y a un an. Quand un billet commence par ces mots, on se doute ce ce qui va suivre : c’est généralement pour annoncer une fermeture. Anniversaire et enterrement le même jour, on économise des fleurs.

 

Mais non, ce ne sera pas une fermeture, simplement un changement de registre. Je vais transformer  ce blog d’auteur en faux blog de vrai auteur : en blog d’écrivain. Ce sera très chic.


 

Je l’alimenterai moins souvent, uniquement pour donner quelques nouvelles : signatures, salons, parutions, obtention de prix Femina ou Nobel. Parfois en notes de lecture.

 

Vous pourrez bien sûr y déposer vos commentaires, ils seront les bienvenus (et au diable ceux qui seront malvenus). Mais je ne commenterai plus les commentaires, sauf cas particuliers.

 

Moins d’interactivité, moins d’âme et d’états d’âme, moins de billets d’humeur ou d’humour, moins de ricanements, moins de tendresse. Moins de noir, moins de rose. Plus de prudence. En gros, moins de moi.

 

Pourquoi ce changement de cap ?

 

Il fait un peu suite à mon récent billet sur les quelques lignes d’Alexandre Vialatte. Vous vous souvenez peut-être, l’histoire de l’auteur devenu une ombre qui cherche son homme. Je me disperse trop : un blog d’auteur est une ruine de l’âme, un divertissement pascalien, s’il empêche son auteur d’être auteur.

 

L’énergie et le plaisir de décrire que je consacre à ce blog finissent par faire défaut à l’écriture de mon nouveau roman, qui souffre.

 

Il n’y a pas de mauvaise humeur, pas de déception, dans cette prise de... Prise de quoi, d’ailleurs ? Prise de recul, prise de distance, prise de hauteur ? Chacune de ces idées paraît pompeuse et dérisoire.

 

En un an de blog, j’ai pondu 167 billets (plus une quinzaine de billets supprimés, trop vite écrits, ou générateurs de polémiques poussives), qui ont provoqué 1.705 commentaires, soit un peu plus de 10 commentaires par billet (sans compter ceux que j’ai supprimés, car apporteurs de bisbilles). Et, sauf oubli, j’ai répondu à tous ces commentaires. Voilà pour les chiffres, et merci à ceux qui y ont si bien contribué.

 

Mais les chiffres, ce n’est rien. En un an, j’ai surtout fait de belles rencontres dans la blogochose, parfois prolongées en échanges privés. Des blogueurs d’un réel talent, qui élèvent la chronique bloguesque au rang de genre littéraire. Des critiques de lecture dont les arguments m’ont souvent apporté un nouveau regard sur ma chose écrite. Parfois une amitié, une chaleur, une simplicité, un soutien au moment où l’auteur en a le plus besoin.

 

J’ai aussi rencontré de tristes esprits fielleux, jaloux, parasites. De grands egos et de petites âmes toutes gonflées de suffisance qui rêvent de destin à la madame Verdurin. Faut-il leur donner de l’importance ? Il est vrai que quelques guêpes suffisent parfois à gâcher un dîner d’amis sur la terrasse, le soir en été.

 

Que puis-je vous dire de plus ? Restons amis, ou bons amis. Un roman, ce n’est pas si long à écrire, dès que l’ardeur est revenue.

 

Je me relis : j’ai l’impression de quitter une fête pour monter travailler.

 

Je vais me détacher : Monsieur Wikio, vous pouvez me replonger dans les profondeurs du classement de départ : 1.042ème, c’était très bien. Je me sentais imposteur, quand vous me classiez dans les 30 ou 50 premiers. D’ailleurs, je n’ai jamais réussi à faire figurer ce logo de classement sur mon blog, c’était un signe. Madame Overblog, ce n’est plus la peine de calculer mon PRK auquel je n’ai jamais rien compris. Moins j’avais de visites, plus il montait. Je n’ai toujours pas participé à des swaps et autres jeux de plume, en dehors de l’odieux tag que m’a infligé un blogueur que j’estime. Je ne saurai jamais qui était ce mystérieux Mr Netvibes qui, chaque jour, venait me voir si souvent. Et j’ignorerai toujours ce qu’est un flux RSS, une syndication, une communauté de blog. Je ne m’en suis pas plus mal porté : j’avais, je le confesse, une vision très littéraire du blog littéraire.

 

Les Argentins ont un mot que j’aime pour parler de la visite que l’on rend à des amis, des parents, avant d’entreprendre un long voyage. C’est la despedida. Mot intraduisible, qu’on utilise aussi pour désigner le dernier couplet d’une chanson. Voilà, c’était la despedida.

 

 

 


 

 

 

requête de merde, blablabla, patati patata, blablabla, patati patata,  blabla bla requête à la con, blablabla, patati patata, blablabla, patati patata,  blabla bla, les écrivains les plus nuls, blablabla, patati patata, blablabla, patati patata,  blabla bla  vie de merde, blablabla, patati patata, blablabla, patati patata,  blabla bla , j’ai la plus grosse envie de bière, blablabla, patati patata, blablabla, patati patata,  blabla bla , boire trois litres de bière, blablabla, patati patata, blablabla, patati patata,  blabla bla , réparer le moteur, les yeux fermés, blablabla, patati patata, blablabla, patati patata,  blabla bla , démonter la machine, blablabla, patati patata, blablabla, patati patata,  blabla bla , visser sans tournevis, blablabla, patati patata, blablabla, patati patata,  blabla bla , meilleur ouvre-boîte, blablabla, patati patata, blablabla, patati patata,  blabla bla ,hôtel de luxe pas cher, blablabla, patati patata, blablabla, patati patata,  blabla bla , monté comme un âne,  blablabla, patati patata, blablabla, patati patata,  blabla bla , je suis un grand romantique, blablabla, patati patata, blablabla, patati patata,  blabla bla , panne d’inspiration, blablabla, patati patata, blablabla, patati patata,  blabla bla comment faire le contraire, blablabla, patati patata, blablabla, patati patata,  blabla bla ,devenir écrivain populaire, blablabla, patati patata, blablabla, patati patata,  blabla bla je veux passer à la télévision, blablabla, patati patata, blablabla, patati patata,  blabla bla, ma voisine m’espionne, blablabla, patati patata, blablabla, patati patata,  blabla bla ,les meilleurs romans policiers, blablabla, patati patata, blablabla, patati patata,  blabla bla les écrivains les plus drôles, blablabla, patati patata, blablabla, patati patata,  blabla bla parler a                                ux extra-terrestres, rencontrer les extra-terrestres, endroits les plus fréquentés par les extra-terrestres, endroits les plus fréquentés par les extra-terrestres,  blablabla, patati patata, blablabla, patati patata,  blabla bla ,un piued plus grand que l’autre, blablabla, patati patata, blablabla, patati patata,  blabla bla , qu’est-ce que c’est un slip pour kangorous 

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29 mars 2009 7 29 /03 /mars /2009 20:22
Je suis à la veille d'un tournant dans ma carrière d'auteur-blogueur. Vais-je devenir un auteur normal ou un blogueur normal ? Avant de décider, je voudrais savoir ce que ça fait de tenir un blog comme les autres. Voici donc une recette.
C'est celle du clafoutis au  poireau singulier et au maroilles, que je dédie à Balmeyer.

Les ingrédients
sont, pour 4 personnes :
- un poireau singulier, élégant, très vert pour son âge, encore vivant et frétillant de préférence, un beau morceau de fromage de maroilles (ils sont tous beaux), un quart de litre de lait concentré entier non sucré, deux oeufs de couleur mordorée, une jolie cuiller à soupe (en argent, de préférence) de farine de qualité, du sel et du poivre si vous aimez le sel et le poivre, du schmoutt si vous préférez le schmoutt. Une noix de beurre et une pincée de muscade. Vous veillerez à donner à la noix de beurre une forme de noix, car les mots ont un sens.

La recette proprement dite
: vous coupez le poireau en rondelles d'un diamètre égal au poireau initial, et vous lavez lesdites rondelles en chantant Mi Buenos Aires querido, parce qu'il n'y a pas de raison.  Dans une poêle, vous faites fondre le beurre sans le laisser roussir, vous ajoutez, trois par trois, les rondelles de poireau et vous les faites cuire très exactement (sinon l'échec est assuré) 5 minutes et 12 secondes chacune (repérez bien l'ordre de dépose des rondelles, marquez-les au besoin, à l'aide d'un feutre rouge). Salez et poivrez. Ou schmouttez.

Ensuite, dans un saladier de couleur rose et orange, importé d'Angleterre, battez les oeufs en restant insensible à leurs gémissements, battez aussi la farine, la muscade, le sel et le poivre ou le schmoutt pour leur apprendre la solidarité. Ajoutez le lait concentré. Ajoutez les rondelles de  poireau sept par sept, par ordre d'épaisseur décroissante, et mélangez bien. Chantez très fort pour ne pas entendre leurs hurlements. Un lied de Bach, de préférence. Gloria Lasso, c'est bien aussi.
Versez la préparation dans  4 ramequins complètement beurrés et répartissez dessus des dés de maroilles en entonnant "Toi tu es gai comme un Italien quand il sait qu'il aura de l'amour et du vin.." Faites cuire environ 25 minutes. Pendant les 25 minutes, rasez-vous la nuque, restez au garde-à-vous, et psalmodiez quelques émouvants chants de la Légion Etrangère. Vous veillerez à finir par le chant à  Ceux de Cameron.
Quand les clafoutis sont dorés, sortez du four et servez à vos invités. Si vous n'avez pas d'invités, laissez au four et partez en chercher dans la rue en leur promettant un festin. Quand ils arriveront, tout sera brûlé, ça leur apprendra à croire aux promesses des bateleurs de rue. N'ayez pas de regrets, de toute façon, ç'aurait été raté, car pour les 5 minutres 12 secondes, je n'étais pas sûr.
Servez de la bière pour vous faire pardonner. Bière au litre à 4°C si vos invités sont pauvres, c'est bien assez bon pour eux. La bière, c'est inratable. D'ailleurs, je pars m'en servir une pour fêter la première recette sur ce blog.
Je vous mets la photo, mais c'est brûlé. C'est pour ça que j'ai des doutes sur les 5 minutes 12 secondes.
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25 mars 2009 3 25 /03 /mars /2009 09:14

" Vous aurez eu ce bonheur de vous être exprimé ". Parlons-en.

 

 

 

On a beaucoup écrit sur l’écriture. Certains auteurs n’ont même jamais été si délicieux à lire que lorsqu’ils ont écrit leur difficulté à devenir bons à feuilleter. Ou lorsqu’ils ont simplement écrit l’écriture, je pense notamment à Sagan. Mais aussi à Flaubert, à Tchekhov ou à Aragon. Il y en a d’autres, citez-les en commentaires, si vous le voulez bien. Merci. Mais dans toutes les pensées profondes, élégantes, amusantes, ou sybillines qui ont fait de cet exercice un sujet littéraire, il en est une que je mets au-dessus de toutes. Elle est d’Alexandre Vialatte, on la trouve dans une chronique du 6 septembre 1970.

 

“Vous aurez eu ce bonheur de vous être exprimé” dit-on souvent à un écrivain. “Vous laisserez de vous-même ce témoignage.” Est-ce vrai ? Ce que nous avons détaché de nous, et que nous appelons notre œuvre, qui sait si nous n’en demeurons pas à jamais appauvris et si un écrivain n’est pas une créature irréparablement mutilée ? Peut-être Arthur Rimbaud, quand il entre dans le silence, part-il à la recherche de cette part de lui-même qu’il avait arrachée, qu’il avait jetée en pâture à notre génération. Un écrivain, c’est au fond l’homme qui a perdu son ombre - ou plutôt, quand il se survit, quand il n’est plus qu’un vieux moulin broyeur de mots, c’est une ombre “qui a perdu son homme”.

 

La première fois que j’ai lu ces lignes, je commençais à écrire. Le jeu me paraissait alors facile, excitant. Et ces quelques phrases m’ont semblé brillantes, paradoxales, je les ai notées sans percevoir leur importance. Et plus j’ai écrit, plus j’ai fini par les comprendre. Vais-je oser dire : « Mieux j’ai écrit, mieux etc. » ?

 

Le fait est là. Alexandre Vialatte exprime une vérité que j’ai fini par rejoindre. Une vérité douloureuse, essentielle. Dans beaucoup de textes, c’est une partie de moi qui se détache, que je vois s’éloigner, et parfois disparaître. La hantise d’être un zombie de l’écriture dans « Le Vertige des auteurs », la crainte de réussir une vie ratée dans « Le film va faire un malheur ». Et peut-être est-ce pour mieux les voir partir que j’aime les héros peu attirants.

 

Il arrive aussi que des personnages, notamment dans les nouvelles, s’en aillent en emportant, presque en dérobant, des fragments de personnalité si infimes mais si denses qu’on ne les voit pas s’éclipser. C’est ensuite qu’on se sent bizarrement appauvri.

 

Voilà d’ailleurs pourquoi je déteste l’auto-fiction : je crains trop de constater ma soudaine inexistence à la dernière page.

 

États d’âme d’auteur en mal d’introspection à étaler aux quatre vents ? Non, je me pose vraiment la question. Et fréquemment. J’écris trop. On se croit en train de construire une œuvre et l’on se délite. Aucune écriture n’est inoffensive pour un auteur, dès qu’il est sincère. Même ce blog ? Oui, même ce blog. À trop le tenir, l’auteur devient une ombre qui a perdu son homme.

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27 janvier 2009 2 27 /01 /janvier /2009 14:59

Un billet pour annoncer que mon site a explosé, un autre pour annoncer que j'ai réussi à tout recoller, mon site est réparé, (enfin, il me semble...si vous trouvez des ratés, dites-le moi), deux billets pour un non-événement, c'est une façon commode d'occuper l'espace, j'en conviens.

Mais, une fois réparé, ce site me semble mériter un lifting. Je vais m'y attaquer en février.



Je ne sais pas à quoi sert exactement un site d'auteur . Il paraît que c'est sa vitrine. L'image me paraît assez bonne. La vitrine présente le boulot réalisé par le patron, elle offre assez de transparence pour qu'on puisse aussi avoir une idée de ce qu'on trouvera à l'intérieur.

Mais attention, l'intérieur d'un auteur, ce n'est pas l'auteur. Ce n'est que l'ensemble de ses livres. Et heureusement.

Le blog d'un auteur, c'est différent. C'est le patron sur le pas de sa porte. C'est tout le problème. C'est bien ou c'est mal, mais ce n'est que le patron sur le pas de sa porte. Parfois, il parle de n'importe quoi, on taille une bavette, parfois il parle du boulot. C'est encore plus le problème.

Mais ceci est une autre histoire.

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19 janvier 2009 1 19 /01 /janvier /2009 10:07

Je ne suis pas en grève, j’ai simplement beaucoup de travail.

 


Non, ce serait trop beau, ce blog n’est pas en grève : j’ai simplement beaucoup de travail. Et le billet sur la conférence de Le Clézio à la remise de son Nobel, c’est facile à annoncer, mais ça demande pas mal d’heures de boulot pour peu de résultat.

Je ne suis donc pas en grève. J’ai fait une fois grève dans ma vie, j’en étais même le meneur involontaire. J’avais 20 ans, je travaillais l’été en Angleterre comme cueilleur dans une plantation de houblon, qui avait organisé une sorte de camp international. Nous étions nombreux, venus de différents pays, attirés par une paie correcte, eu égard à la nature du travail - épuisant. On était nourris. Mais mal, de plus en plus mal. Le troisième jour, au réfectoire, j’ai protesté publiquement, en menaçant d’une grève générale. J’avais lancé ça comme ça, sous le coup de la colère, en gueulant, face à l'intendant qui m'avait répondu qu'il n'y avait pas de rab : nous n’avions eu pour nourriture qu’une soupe, du pain, et une sorte de peanuts butter. Même pas assez de pain (ne riez pas, c’est vrai).

Le lendemain, j’ai été convoqué par le whipmaster du camp : une sorte de colonel à la retraite, un casting qu’on aurait refusé dans n’importe quel film, tant il aurait paru exagéré. Grand, sec, les lèvres serrées, remuant d’un bras nerveux une badine imaginaire, il m’a annoncé « You’re sacked ». En bon français « vous êtes viré ».

Je ne savais que faire dans ces situations, je n’avais aucune expérience révolutionnaire. J’ai donc fait mes bagages, penaud, j’ai annoncé ça aux quelques copains de ma chambrée, et, sur place, dans le camp désert, j’ai attendu ma paie qui ne devait être prête que l’après-midi.

L’après-midi, j’ai été appelé à nouveau. Non par le comptable ni par le colonel, mais par son adjoint, un jeune flic très sympa : il m’a expliqué, amusé, que mon licenciement était annulé : tous les ramasseurs de houblon s’étaient mis en grève, sur le lieu de travail.

Et, bonheur suprême, le repas du soir a été correct.

Je n’ai plus jamais fait grève de ma vie : après ça, toute grève m’aurait paru dérisoire.

 

Tout ça pour dire que je ne suis pas en grève. Le coupable, c’est Le Clézio : son discours est bien trop long, il me donne trop de travail. Je veux dire "de travail supplémentaire", car j'en ai déjà beaucoup.

Tous ensemble, faisons grève contre les conditions de travail inhumaines imposées par Le Clézio. Tous ensembleu, tous ensembleu, wheh, wheh, tous ensembleu, tous ensembleu, wheh, wheh. Je ne sais pas comment écrire wheh, wheh . Ouais, ouais, ça manque d’allure, de tonus. Wheah, Wheah, ça fait trop américain. Comment vous l’écririez-vous ?

 

Je relis ce billet, je me demande si je ne l'ai pas déjà raconté. En tout cas, c’est n’importe quoi. Attention, pas de commentaires politiques, hein ! Sinon, je me mets en grève.

 


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7 janvier 2009 3 07 /01 /janvier /2009 19:55





Les blogs sont la vitrine des blogueurs, la vitrine de leur passion ou de leur activité professionnelle, les deux pouvant être confondues.
  Les blogueurs photographes y présentent leurs photos de couchers de soleil, les passionnés de pâtisserie présentent leurs tartes aux pommes, les dingues de sexe y présentent, euh... ce qu’ils ont sous la main, les mordues de lectures y présentent leurs lectures et leurs critiques. Et personne n’y trouve rien à redire (avec quelques nuances dans le troisième cas).


Et quand on est auteur ? Quand on publie des livres ? Eh bien, c’est pareil, on y parle de ses livres, et notamment de ceux que l’on publie.  


C’est mon cas. Le rapace du tableau qui figure en bannière (un grand-duc),  tient dans ses serres des pages de tapuscrit, pas des photos ou des tartes aux pommes. Et le titre ne présente aucune équivoque « Georges Flipo, auteur ». C'est un blog d'auteur, avec tout ce que ça implique. J’annonce donc la couleur, je ne piège pas les visiteurs. La preuve, c’est qu’ils reviennent souvent avec des copains.

 

La sortie d’un livre n’a lieu, quand tout se passe bien, qu’une fois par an : c’est un temps fort dans la vie d’un auteur, c’est un temps fort dans la vie de son blog.  Faudrait-il que je m’impose une obligation de réserve pendant cette période ? J’ai beau réfléchir, je ne vois pas pourquoi.

 

Je présente donc mes livres dans le même registre que celui de mes billets tout le long de l’année. Avec auto-dérision diront les uns, avec une vanité burlesque, ou pire, diront les autres.  Ils en pensent ce qu'ils veulent, et moi aussi. Je les présente à ma façon, comme une strip-teaseuse : un peu à la fois, en commençant par l’extérieur. Puis en effeuillant quelques pages, en invitant quelques héros à faire trois petits pas en scène avant de repartir en coulisse. Après tout, ce n’est pas si loin de la présentation des classiques dans le Lagarde & Michard : résumé, extraits, zoom sur les personnages majeurs. Est-ce que ça donnait envie de les lire ? Cela dépendait des collégiens.

   

Je sais qu’il y a, sur d’autres blogs d’auteurs, d’autres façons de présenter leurs livres, leurs œuvres. Ou même leurs œuvres qu’ils ne parviennent pas à transformer en livres. Il y en a pour tous les goûts. Je les fréquente assez peu : il y en a très agréables à lire, d’autres assez coincés, voire pénibles, même quand ce sont des blogs d’auteurs que j’apprécie.  Quand je n’aime pas, je sors sans pour autant faire pipi sur la porte d’entrée. Et je n’ai jamais prétendu soumettre le tenancier à mes injonctions : il est chez lui, il fait ce qu’il veut.

 

Chez moi, il y a un climat plus bordélique : j’admets la critique, et j’en tiens parfois compte. J’insiste sur ce point, car il n’y a pas beaucoup de blogs d’auteurs où sont publiés des commentaires désagréables, surtout quand on touche à l’œuvre du tenancier : œuvre en papier ou œuvre en ligne. Aller donc voir ailleurs. Non seulement j’admets cette critique, mais je l’appelle. Avec une démagogie sans pudeur, je demande l’avis des visiteurs sur certains points discutables. Je trouve même parfois qu’ils ont raison.

 

Il y a pour moi trois limites à cette ouverture des bouches et des cœurs.

 

1. Eviter la lancinance : si un truc déplaît au visiteur, qu’il le dise. Mais inutile de revenir plusieurs fois à la charge, c’est inutile, c’est déplaisant. C’est comme à la brasserie Chez Georges : si le client trouve son jambon persillé trop poivré, il le dit à Georges, ça peut lui être utile. Mais inutile de revenir chaque fois pour commander le même jambon persillé et lui répéter qu’il est trop poivré. Le patron est chez lui, il ne changera pas la recette du jambon pour faire plaisir à 3% de clients critiques, si 97% le préfèrent comme il est. Il le servira comme il le souhaite, avec plus ou moins de clients dans le restaurant.
 

2. Rester courtois. Si les plats déplaisent au visiteur, il peut le signaler sans crier : chez Georges, le patron n’est pas sourd. Mais si vraiment les plats donnent la nausée au visiteur, qu’il aille vite gerber dehors, ne serait-ce que par respect pour les autres convives. Et qu’il ne revienne plus expliquer qu'il lui a plu de gerber: il y a d’autres restaurants où la cuisine lui conviendra mieux. Et s’il veut qu’on lui serve de la cuisine comme chez lui, qu’il reste chez lui, dans sa petite cuisine.

3. Eviter la polémique. Le consensus ennuie : on peut bien sûr discuter, surtout quand on est pas d'accord. Mais des clients qui s'engueulent entre eux, qui ne veulent  même plus s'écouter, ça plombe l'ambiance du restaurant. Le patron a raison de les fiche à la porte, les autres clients ne sont pas venus pour ça.


Fin de la parabole. Cela dit, il est très bon, le jambon persillé à 9 € de Chez Georges.

 

C’est un blog, un blog d'auteur, pas un forum. Je n'ai pas fait d'études littéraires, j'ai appris à écrire tout seul, tardivement, sans doute après avoir lu de bons auteurs. Quand j'écris mes livres, il m'arrive de demander conseil : j'en reçois de très précieux, mais c'est moi qui vais les chercher, qui les choisis. Mon blog, c'est pareil, mais en pire : je ne demande aucun conseil. Je ne comprends rien à la logique des blogs, aux communautés, aux RSS, aux flux, tags et swaps, pas plus qu'aux classements wikio et PRK, j'écris mes billets comme il me convient, je ne cherche pas de coach auto-proclamé pour savoir quel contenu donner à ce blog.
 
Les billets, c’est moi qui les écris. Dans un climat plutôt relâché, j’en conviens.  Mes livres, c’est moi aussi qui les écris. Dans la souffrance, ceux qui me connaissent le savent. Mais au bout, il y a quelques bonheurs, dont celui de les présenter sur mon blog comme je l'entends, et ce sans le laisser gâcher par des commentaires trop directifs, si amicaux soient-ils -  et je ne parle pas des fielleux qui laissent derrière eux un long et pesant effluve. L'autre bonheur, c'est celui de lire les critiques, bonnes ou sévères, dans les médias ou dans les blogs. Si, pour avoir droit à de bonnes critiques, ou même à plus de visiteurs, il faut jouer au gentil auteur docile, il ne faut pas compter sur moi. Je suis entré en écriture, pas en soumission.

 

Vous avez lu ce billet jusqu’au bout, vous êtes sympa.  C'est un autre bonheur. Avec tout ça, j’allais oublier : vous savez ce qui se passe le 8 ? Chuuutttt !

 

 

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