Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

(Excellente) Présentation

  • : Blog de Georges Flipo, auteur
  • Blog de Georges Flipo, auteur
  • : Dans ce blog : chroniques sur l'actualité littéraire (la mienne et celle des autres), sur l'écriture, sur l'édition, sur les auteurs, et tout ce qui se réclame de lalittérature.
  • Contact

Actualité brûlante

Blog au repos

Mais rien ne vous empêche d'aller faire un tour sur le site www.georges-flipo-auteur.com  

Recherche

Avant d'entrer ou de sortir

Pour une lecture plus structurée, cliquez juste en dessous : pavé "pages" ou pavé "catégories".

Pour des informations pérennes, impitoyablement classées, allez faire un saut sur mon site d'auteur

Il vient d'être entièrement remanié. Tout y est très beau, très chic. Même le chien.

Archives

Des attaches et des liens

Des blogs que je fréquente souvent ou parfois, mais avec plaisir, sans forcément y laisser de commentaires, des blogs dont le tenancier vient parfois faire un coucou en dessous de mes billets, des blogs qui aiguillent vers le mien, des blogs qui ont donné un coup de pouce à un ou plusieurs de mes livres, tout cela crée des liens.

Si vous pensez que votre absence dans cette liste est un scandale, faites un scandale. Ou, plus simple, faites-moi signe.

-------
 
813
Actu du noir (Jean-Marc Laherrère)
Actualitte.com, Nicolas
Alex (Mot à mots)
Amanda Meyre
Annick Dor
Antigone (Les écrits d’Antigone)
Armande 22,  Les livres-bonheur
Aude (Mots dits)
Balmeyer
Biblioblog (Laurence)
BibliObs
Bibliophagie (Sybilline)
Bibliosurf
Biffures chroniques
Blog de Thomas Clément
Bloghotel
Blog-o-book
Boojum
Bookingdom
Bric à book, Leiloona
Brigit Hache
BSC News
C’était demain, Dominique Boudou
Cabinet de curiosités d’Eric Poindron
Cafebook (Emma)
Calipso,
Calibre 47 (Claude Mesplède)
Calou, L’Ivre de lectures
Carnet de lectures
Carnets de Pierre
Carnets de sel (Essel)
Caro[line] 5ème de couverture, 
Catherine (La culture se partage)
Cathulu
Chaperlipopette
Chez Lo
Chiffonnette
Chimère (A livre ouvert)
Choupynette (Y'a d'la joie)
Chroniques littéraires
Clair et net
Clarinesse (L'œil du vent)
Claude Le Nocher
Clopin-clopant (Clopine)  
Comme dans un livre
Cozop
Critico-blog
CulturesFrance
Cunéipage (Cuné)
Daniel Fattore
Danielle, Maux d’auteurs
Dasola
De livres en livres
Digressions (Joseph Vebret)
Ecrivains-voyageurs
Eireann (Yvon)
Eloah (À lire, à croquer)
Emmanuelle Urien
En lisant, en voyageant, (Keisha)
Encres vagabondes, Patricia Châtel
Enna lit, Enna vit
Eric Fouassier
Espaces, CNES
Eulalie
Evene
Extra-ball, (Dorham)
Fabelire
Fabula Bovarya,
Flof 13 (Lire et délires)
Florinette, Les lectures de Florinette,
Fluctuat.net
Forum A vos plumes
Forum Tir Na N’Og et Cie
Frédérique Martin
Gaëlle Pingault
Géothèque
Géraldine (Les coups de cœur)
Gwenaelle (Skriban)
Happy Few, Fashion Victim
Hautefort, club Littérature
Hebdo des notes,
Indications
Initiales
Interlignage
Jean Calbrix
Journal  d’une lectrice (Papillon)
Kalistina
Kathel, Lettres exprès
Kheops
La bibliothèque du dolmen
La caverne d'Ankya
La cuisine des mots (Ciorane)
La Factory
La liseuse (au fil de mes lectures)
La Mère Castor
La Péniche.net ( Bureau des Arts de Sc. Po )
La pile à lire d'Hécléa
La plume et le citoyen
La Revue Littéraire (Blog Leo Scheer)
La scribouillarde
La tête dans les pages
Labyrinthes avec vue
Le bibliomane
Le blog d’Ameleia,
Le goût des livres (Aifelle)
Le retour de l'être aimé
Le Scribe
Lechoixdesbibliothécaires
Lecture & Ecriture
Lectures et autres (Sylvie)
Leo Scheer (La revue littéraire)
Les chroniques de Mandor
Les jardins d’Hélène
Les lectures de Martine,
Les livres de l'Arrajou
Les penchants du roseau
Levraoueg (La tourneuse de pages)
Librairie des voyageurs, Les 5 continents.
Lignes de fuite
L'île, la petite île
Lili (Des livres et moi)
Liliba
Lily et ses livres
Lire et délires (Flof13)
Litote en tête
Livres pour vous
Livres et Cinéma (Yohann)
Lou, My Loubook 
LVE, Lire Voir Entendre
Lyvres (Yv)
Magali Duru
Maïté Bernard (sur Bibliosurf)
Malice
Manu Causse
Marc Sefaris
Mary's colors
Maud et les mots
Mercedes G.F.
Mes lectures (Phil)
Mille et une pages (Stephie)
Miss Orchidée 
Monde du livre.com,
Mot Compte Double (Françoise Guérin)
Mots en bouche
N.U.L.L.E., Erzebeth
Nicolas Ancion
Nuit blanche
Obiwi
Oceanicus in folio
One big day
Pages à pages
Parfum de livres
Pascal, Le disque 
Pickendorf (Qui hodie agisti)
Pimprenelle
Posuto
Pralineries (Pralines)
Pr'Ose (Emma Bovary)
Prudence
Quichottine,
Quoi de 9 Cécile ?
Roseau
Rue des Livres
Salondulivre.net
Saxaoul
Scriptural (Schlabaya)
Serial lecteur
Site de Brigitte Niquet
 
Sylire
Tamara (Tamacultire)
Thaïs, Arc-en-ciel, 
Turquoise (Un moment Turquoise)
Valérie (Un fil à la page)
Vers Minuit, Franck Garot
Voyage au bout de la lettre (Pitou)

Yspaddaden

Yves Mabon, Prix Orange du Livre
Zoé Lucider
Zoridae

Copinage éhonté.

Voici une rubrique dans laquelle je présente des livres écrits par des auteurs avec lesquels j'entretiens d'amicales relations. Bien entendu, il ne s'agit pas ici d'emplacement publicitaire. C'est beaucoup plus honorable, c'est du copinage. Les livres présentés dans cette rubrique ne seront pas toujours les mêmes : à défaut de renouveler mes copains, mes amis, mes relations, je vais renouveler leurs parutions.

 

Cherche-jeunes-filles-200-x315.jpg

  Le tout dernier de Françoise Guérin

virages-dangereux-copie-1.jpg

La-vieille-dame-du-riad.jpg


Frederique-Martin-Belfond-Le-Vase-ou-meurt-cette-verveine-3.jpg
Tu-ne-mourras-plus-demain.jpg

 

Les pays

Moulins A paroles


L-eau-des-reves.jpg

Lotus Seven

Un homme perdu-copie-1


Langue-de-pub-copie-1.jpg

Livre-Magali-Duru.jpgLe tout dernier de Magali Duru

tous-nos-petits-morceaux.jpg

      Le tout dernier d'Emmanuelle Urien

Fouad.jpg

Dominique-Guerin.jpg

 

Quatre carnages..

 

 

 

  Teignes

 

 

 

 

Un escarpin de soie bleue

 

 

Est-ce ainsi

16 décembre 2009 3 16 /12 /décembre /2009 14:00

Personne n'est jamais venu chez moi avec une requête du genre "Les meilleurs blogs littéraires", ou "Quels blogs de littérature fréquenter". Dois-je m'en féliciter ? Le dilemme eût été cornélien... Aurais-je dû leur donner satisfaction pour ne pas les décevoir ? Les envoyer ailleurs ? Ç'aurait été me priver de chalands animés d'une si noble préoccupation. Mais en leur répondant « C’est ici, vous avez browsé dans le mille », j’aurais risqué de les décevoir encore plus, surtout après lecture de mes derniers billets.

J’ai une excuse : l’écriture de mon prochain roman commence enfin à trouver son rythme : c’est à elle que je donne priorité. Du coup, la lecture de mes chroniques perd sans doute un peu de sel. J’en suis désolé.


Et à propos, désolé aussi pour l'absence d'images. Téléchargement impossible chez Over-Blog pour ceux qui, comme moi, préfèrent garder Internet Explorer. Ca va peut-être s'arranger. J'ai pu en transférer une, mais le format n'a pas été respecté.
 

Pour me faire pardonner, voici quelques blogs où traîner  quand vous aurez été suffisamment déçu du mien :

 

 Stéphane Laurent est revenu sur la blogochose. Nous allons retrouver sa mauvaise foi, ses détestations, ses bougonnements qui sont rarement les miens. J’aime bien Stéphane car il a tout fait pour briser ma vocation de nouvelliste : à l’époque où j’écrivais pour les concours de nouvelles, je rêvais d’être glorifié par le concours « Quand la ville dort » qu’il organisait. Mes tentatives n’ont été que bides et claques. Mais j’aime bien Stéphane, car il a été le premier à me dire que je ne perdais pas trop mon temps en me hasardant dans les nouvelles parlant de l’entreprise. Il me l’a si bien dit que j’en ai fait un recueil, « L’Étage de Dieu », maintenant épuisé (ou presque : il en reste onze exemplaires chez moi).

 

Pascale Arguedas, on dit « Calou L’Ivre de lectures » dans la blogochose, est une chroniqueuse qui va finement au fond des choses, au fond des livres, au fond des têtes de leurs auteurs. Et elle écrit très joliment ce qu’elle y trouve (elle écrit si bien qu’elle écrit vraiment, comme vous l’annonce son blog, mais j’ai préféré l’annoncer aussi). Allez tout en bas de sa page (c’est un peu caché, comme tout trésor) vous trouverez des embranchements vers ses chroniques de lecture, et ses interviews qui sont un modèle du genre. Lisez, par exemple, son interview d’Alberto Manguel, ancien secrétaire de J.L. Borges.

 

Fashion Victim et son Happy Few me mettent de bonne humeur à chaque passage. Il y a dans ce blog une diversité d’états d’âme délicieusement féminine. Fashion Victim écrit et voit (les films) comme elle parle, j’en suis certain (je ne lui ai jamais parlé, hélas : à quel salon du livre faut-il avoir son stand pour tenir une chance de la croiser. Qui peut me le dire ?) Elle badine avec charme, parle de ce qu'elle lit avec un naturel si grand qu’on se sent presque indiscret. Je relis ce paragraphe et je tremble : vanter la féminité d’un blog, n’est-ce pas devenu condescendant ? N’est-ce pas le comble du machisme ? Tant pis, persiste et signe.

 

J’ai une grande tendresse pour le blog de Cathulu. Un blog dont la bannière est une galerie de vaches est tout de suite revivifiant. Cathulu a le mérite d’aller dénicher de nombreux livres d’auteurs inconnus, des livres dont personne ne parle sur la blogochose, et de bien les lire. J’aimerais bien être la libraire de Cathulu, elles doivent avoir des tas de choses à se raconter. Je relis ce paragraphe et je tremble à nouveau : qui me dit que la libraire de Cathulu n’est pas un barbu bedonnant fumant la pipe en crachant le jus dans la manche de son tablier gris ? Non, impossible, le libraire de Cathulu est forcément une libraire. Chi lo sa ?

 

http://onebigday.files.wordpress.com/2009/12/arbre1.jpg?w=490&h=490
Alexis Bogatchek et son blog One Big Day
(un beau jour). Alexis ne fait concurrence à personne dans ma liste de liens. Il est photographe (La superbe photo juste au-dessus est de lui, par exemple). Il aime, comme moi, Elliott Erwitt . Quand j’ai connu Alexis, il n’était encore que publicitaire, même pas photographe. Et moi je n’étais encore que publicitaire, même pas écrivain (j’essaie de me convaincre que je le suis). Comment avons-nous pu sympathiser ? Sans doute parce que nous ne parlions jamais de pub. Alexis Bogatchek rend beau et intéressant tout ce qu’il regarde avec son Nikon. Ah, pourquoi un Nikon ne peut-il pas lire  mes livres ?

 

J’arrête ici ce billet, il y a encore une centaine de blogs dont je voudrais parler. Je ferai ça de temps en temps, les jours où mon coeur déborde d’amour d’autrui. En fait, c’est amusant de parler des autres. On se sent beaucoup moins méchant que lorsqu’on parle de soi.
Repost 0
Published by Georges F. - dans Du côté d'ailleurs
commenter cet article
3 décembre 2009 4 03 /12 /décembre /2009 21:18

Je ne vais pas assez souvent sur le blog de Cuné. J’en sors chaque fois avec des complexes, car je ne comprends pas comment elle peut lire à une telle cadence. Et bien lire : ses notes de lecture en témoignent. Elle peut, en plus, bien écrire, car ses comptes-rendus sont toujours originaux, personnels et bien rédigés.

 

J’aime bien Cuné, car elle est la première de la blogochose à m’avoir dit que j’existais : je n’oublierai jamais le papier qu’elle a publié lors de la sortie de mon premier roman « Le Vertige des auteurs », à l’époque où j’étais complètement inconnu. Tellement inconnu que j’étais encore plus inconnu que je ne le suis maintenant.

 

Cuné a quitté Cabourg et j’en suis marri. Moi aussi, je passais mes vacances à Cabourg. Et elle m’y a reçu un jour de façon délicieuse. N’allez pas y voir quelque copinage : c’était bien après que j’aie publié mes quatre premiers livres, qu’elle avait chaleureusement salués. Il y avait même si peu de copinage qu’elle n’a pas aimé le roman qui est sorti peu après cette rencontre, (Le film va faire un malheur).

 

Non seulement Cuné lit, écrit et sert d’inoubliables zakouskis aux auteurs en détresse, mais elle voyage sur la blogochose. Elle y voyage avec rigueur et curiosité, puisqu’elle répertorie tous les blogs littéraires qu’elle croise en chemin.

 

Elle a trouvé 546 blogs de lecture, et vient d’en donner l’inventaire. Je n’exagère rien, allez recompter si vous ne me croyez pas (elle n’en a compté que 545, mais elle se trompe. Moi, je n’ai rien compté du tout, j’ai fait un copié-collé sur Excel, ça m’a pris 30 secondes).  C’est ici :

 

Et encore, elle n’a compté que les blogs de lectrices (et lecteurs, car il arrive aussi aux hommes de partager leurs émois littéraires). Des blogs comme le mien et ceux de quelques autres amis auteurs ne font pas partie de la liste, car leur objet principal n’est pas de chroniquer les livres d’autrui, même si ça leur arrive aussi.

 

Il y a donc en France 546 personnes qui lisent en se disant « Je vais en parler sur mon blog ». Cette idée me trouble. Il m’arrive de faire des billets sur mes lectures, mais c’est toujours après. Ah bah, me direz-vous, évidemment, il ne manquerait plus que ça ! Je veux dire que c’est une fois le livre refermé que j’envisage d’écrire un billet. Il y a beaucoup de bons livres dont je n’ai pas envie de parler, car je ne saurais qu’en dire. C’est trop riche, trop confus. Notamment les livres que je lis et relis. Je n’ai toujours rien écrit sur Kipling, sur Borges, sur Baudelaire, sur Banville, sur Apollinaire et quelques autres.

 

De toutes façons, il doit bien  avoir, dans les 546 blogs, quelques billets qui pensent exactement comme moi. De quoi j’aurais l’air ? Si les auteurs se mettent à plagier les blogueurs, où va-t-on ? Moi je vais me coucher : je suis debout depuis 5 heures du matin : mon roman a beaucoup avancé. Demain, j'effacerai ça. 
Repost 0
Published by Georges F. - dans Du côté d'ailleurs
commenter cet article
27 mars 2009 5 27 /03 /mars /2009 11:38


Mais il est très fréquentable.
Magali a un cœur ouvert et plein d’allant, elle me fait penser à une copine qui adore inviter des masses d’amis chez elle, dans sa grande maison de campagne, le week-end – des amis qui n’ont rien à voir, et qui ne se connaissent pas, sinon ce serait trop facile. On arrive chez elle, elle nous saute au cou, nous propose de nous installer dans la petite chambre bleue. Quand on repère enfin la petite chambre bleue, c’est pour y trouver deux autres ménages bien embêtés. On ne se connaît pas, on se présente, on sympathise, mais pas au point de coucher à six dans le lit d’une personne, alors on redescend avec nos valises. L’amie nous appelle, de la cuisine, nous demande un coup de main pour préparer la carbonade flamande, parce qu’elle doit partir faire la quatrième pour un double au tennis, à moins que ce ne soit le croquet, elle nous prévient que si Jules et Zoé arrivent, il faut les loger dans la petite chambre bleue.

Et là on craque, on se laisse aller, on se casera où on pourra, on mangera ce qu’on aimera, on se créera les amitiés qu’on trouvera, et on passe un excellent week-end.

Le blog de Magali Duru, c’est pareil. Il est plein d’une amitié exubérante, qui accueille, encourage, regonfle, ou célèbre les visiteurs, dont bon nombre sont auteurs. Ça grouille, ça chahute, elle nous fait jouer à d’étranges jeux littéraires dont nous ignorons les règles, elle nous lance dans le haïku au moment où nous nous extasions sur des photos de jardins ou de pierres, elle nous fait défiler ses amis auteurs venus plancher sur des sujets ingrats qui donnent de délicieux résultats.
Assez curieusement, on y trouve très peu de textes de Magali, ce qui est bien dommage, car elle écrit, quand ça lui chatouille la main, d’excellentes nouvelles. Elle participe peu aux concours de nouvelles, mais c’est souvent pour les gagner. Et plus les concours sont réputés, plus elle les gagne. Elle a d’ailleurs compilé les textes lauréats en un fort bon recueil, Les beaux dimanches, chez Quadrature. Dans ce recueil, il y a un plat de choix, « Les œufs en cocotte à la crème », que j’aurais aimé avoir pondu. J’explique tout cela, parce que ne comptez pas sur elle pour en faire l’article : le blog de Magali Duru est très personnel, mais elle n’y parle jamais d’elle. Elle est comme ça, Magali.
Il y a dans ce blog une chaleur, une générosité, une allègre bigarrure qui massent le cœur au moment où il connaît des passages à vide. Je l'aime bien.
Et j'allais oublier de donner le lien !

Repost 0
Published by Georges F. - dans Du côté d'ailleurs
commenter cet article
23 mars 2009 1 23 /03 /mars /2009 17:14

J’ai eu une grand-mère dont la maison était si grande que je n’ai jamais pu la visiter. En fait, elle n’était peut-être pas si grande, ce sont mes souvenirs d’enfance qui doivent me jouer des tours, mais la circulation en était d’une extrême complexité. Je reste convaincu que l’architecte avait construit des plans dont la seule vocation était de perdre à jamais, dans ses escaliers à double révolution, ses triples portes et couloirs inutiles, tout cambrioleur imprudent. Plusieurs d’entre eux ont traîné pendant des années entre ces murs, gémissant le jour et hurlant la nuit, implorant le pardon. Mais les consignes étaient claires « Ils ont été assez malins pour entrer, qu’ils soient assez malins pour sortir ».

On rôdait de chambre en chambre, inquiet de rencontrer leurs fantômes. Chaque pièce avait son odeur, son mobilier étrange : senteurs d’encens et meubles chinois, vitraux arts déco et commodes empire, parfums de pommes d’hiver et mobilier provençal, je ne sais plus si c’est mon imagination qui a recréé tout ça. Ce que je sais, c’est que ce passé-là me remonte à la tête, en grandes bouffées poussiéreuses, quand je me promène chez Eric Poindron, dans son cabinet de curiosités : http://blog.france3.fr/cabinet-de-curiosites/

 

N’allez pas le visiter, partez vous y perdre, c’est bien plus amusant. Il y a dans ce blog un délicieux dandysme négligemment entretenu, une esthétique de la vieille chose qui surprend. On se croit à la déballe des puces, à la prime aurore, quand les marchands ne savent pas plus que leurs visiteurs ce qu’ils vont sortir du coffre. On tombe sur des questionnaires auxquels personne ne répond, sur des rubriques à brac, sur des chroniques feuilletons dont chaque épisode semble trimestriel, sur de soudains coups de cœur que le passant est invité à partager (c’est ainsi que nous nous sommes connus, nous avons tous deux la même passion pour l’irremplaçable Jeeves de P.G. Wodehouse), sur des listes de liens classés selon des codes indécryptables, menant vers des sites qui paraissent soudain maléfiques. On clique au hasard, pas trop fort, pour ne pas faire voler la poussière, on se faufile entre des collections d’objets anciens qui n’ont en commun que leur absence de point commun. On se dit qu’il se fait tard, qu’il serait temps de rentrer, qu’on a son propre blog à nourrir. Mais l’on reste.

 

Pourquoi ? J’ai fini par en comprendre la raison : je visite ce blog comme je fouinais chez ma grand-mère, j'ai et j'avais la certitude qu’un tel accumoncellement doit forcément cacher quelque chose : un trésor.

Si vous en sortez vivant, revenez ici nous dire ce que vous avez pensé de la visite. Si vous avez trouvé le trésor, n'en parlez pas, ne laissez aucun indice, il faut que chacun le trouve tout seul. Et, bien entendu, défense de l'emporter.

Repost 0
Published by Georges F. - dans Du côté d'ailleurs
commenter cet article
25 février 2009 3 25 /02 /février /2009 10:21

Dans la série "Du côté d'ailleurs", aujourd'hui Mot Compte Double

 

 

Quand, il y a une trentaine de mois, mon amie et néanmoins brillante nouvelliste Françoise Guérin m’a parlé de créer une sorte de blog carrefour, où seraient invités quelques chroniqueurs qu’elle avait croisés au hasard des concours de nouvelles et des échanges qui s’ensuivaient, j’ai tout de suite senti venir le coup foireux. Surtout quand elle m’a proposé de figurer parmi ses premiers chroniqueurs.

Je lui ai donc expliqué délicatement qu’il s’agissait d’un projet très ambitieux, nécessitant beaucoup de travail d’écriture, d’organisation, beaucoup d’énergie parfois dépensée en vain. Un projet élitiste, qui n’attirerait que les meilleurs au petit dam des autres. Un projet dont la notoriété se construirait lentement, très lentement, si tout le monde se donnait assez de mal pour y contribuer. Un projet qui que dont cependant mais.

Bref, dans ma dialectique, un projet qu’il fallait s’empresser de ranger dans un tiroir dont on s’empresserait de perdre la clef.

Mais Françoise n’entre pas dans les entrelacs de ma dialectique : elle n’a jamais le temps d’écouter ceux qui l’incitent à ne pas se précipiter.

Le temps de dire ouf, Mot Compte Double était sur les rails.

Françoise y lance régulièrement des thèmes de chroniques auxquelles les motcomptedoublistes sont invités à contribuer. Et le résultat est réjouissant. On y lit des billets imperturbablement délirants de Xavier Garnerin, des poèmes d’Yvonne Le Meur-Rollet , des jeux littéraires érudits de Monique Coudert, des brèves ou longues d’auteurs comme Magali Duru, Valérie Allam, Alain Emery, Joël Hamm, salut Joël, Franck Garot, alors, cette partie d’échecs ?  et euh, zut, les noms m’échappent, ah si, bien sûr, comment allais-je laisser échapper Emmanuelle Urien, elle aurait dû être la première, c’est d’ailleurs elle qui fut la toute première chroniqueuse, si ma mémoire est bonne, et Clopine Trouillefou, la douce Clopine, et évidemment  la chère Annie Mullenbach-Nigay, ça va, Annie ? Jean-Paul Lamy, Christine Jeanney mais comme on l’aime, on dit aussi Kiki Posuto, et là je vais devoir aller sur MCD pour compléter car il y en a d’autres que j’oublie, et des bons pourtant, ah oui, bien sûr, Jean Calbrix, Désirée Boillot, hein, quand je vous disais que c’était des bons, Ernest Brooms, Vincent Garand. Sans oublier Régine Garcia, Zilber Karevski, Laurence Marconi, Jim Morin et Hélène Ramdani, avec en point d’orgue Gaëlle Pingault, que je vous ai présentée récemment, je ne vais quand même pas passer ma vie à la présenter, même si c’est un plaisir.

Relisez cette liste, on dirait une académie française en moins bicornue (mais oui, pas de s, il est idiot ce correcteur d’orthographe, c’est fait exprès, il me gâche mes effets).

Beaucoup de ces chroniqueurs ont leur propre blog, mais cela ne les empêche pas d’aller bloguer sur Mot Compte Double.

Belle liste, donc. Il y manque deux noms, le mien et celui de Françoise Guérin. Le mien, je ne le présente plus, ça commence à bien faire. Et Françoise Guérin. Françoise Guérin !

Si vous n’avez jamais croisé Françoise Guérin, c’est que vous vivez reclus : elle est partout, elle mène quatre vies de front : mère de famille (si, si, ça compte pour une vie, c’est même la plus chargée, notamment quand on revient des courses chez Auchan), auteur de nouvelles (et là, elle triche : à l’époque où elle me piquait régulièrement mes podiums dans les concours de nouvelles, elle les écrivait en poussant son caddy dans les allées de son Auchan ; moi, quand j’écris, même le ronronnement de mon PC ou les pas du chat me perturbent), de nouvelles, disais-je, et de roman (elle a obtenu le Prix du Premier Roman Policier au festival de Cognac). Tout ça, elle le publie, et bien, mais ça ne compte pas pour une vie, c’est juste du bouclage de dossiers, presque de l’après-vente. Sa troisième vie, c’est le travail, mais je ne sais pas si j’ai le droit d’en parler. Disons que ça concerne un truc qui commence par psy. Et comme ça ne lui suffisait pas, elle fait aussi, en parallèle, des études, du lourd, du sérieux,  elle fait ça à l’âge où elle pourrait être la maman des autres étudiants, non, j’exagère, c'était pourv rire, Françoise, juste la grande sœur. J’ai compté, ça fait bien quatre vies. Mais comme elle, elle ne compte pas, elle en a ajouté une cinquième : tenancière de Mot Compte Double.

Je l’aime bien, Françoise. J’aimerais avoir le temps de le lui dire, mais elle n’aurait pas le temps d’écouter. Si vous allez chez elle, dites-le-lui de ma part.

Repost 0
Published by Georges F. - dans Du côté d'ailleurs
commenter cet article
11 février 2009 3 11 /02 /février /2009 12:22

 

Je ne sais pas comment fonctionne le classement Wikio * des blogs littéraires, je ne comprends pas pourquoi il me fait monter quand mes visites sont en baisse, descendre quand elles sont en hausse. Je ne plaisante pas : il y a quelques mois, j’étais 540ème, et j'en avais pourtant deux fois plus que maintenant, où je m’encalmine dans les quarantièmes languissants

 

Mais un classement qui fait apparaître Zoridae et Balmeyer dans son peloton de tête ne peut être complètement mauvais. Ils sont en bonne compagnie, mais ils le sont de toute façon en permanence : ils font vie commune et blog à part.

 

Chacun tient le sien, dans un registre différent, mais qui semble faire écho à l’autre. Ils y commentent rarement les livres qui se publient, ils préfèrent écrire, avec un talent qui fait mon bonheur et je ne suis pas le seul : ce sont deux vrais blogs littéraires, dont les auteurs parlent de leur vie plutôt que de leur œuvre. Et leur vie devient œuvre : la fête de fin d’année de leur enfantelet, le changement d’un joint de lavabo, le phantasme ou le délire de l’un, le soupir ou la rêverie de l’autre. La vie quotidienne, décrite avec une légèreté qui touche à la grâce, avec une dérision qui frôle souvent la férocité. Avec une tendresse sans mièvrerie. 

 

Zoridae tient le blog « De la sexualité des araignées », et Balmeyer tient le blog « Balmeyer’s blog ». Leurs deux blogs font penser à ces grandes villas jumelées de bord de mer où l’on aurait percé des portes  pour les invités qui débarquent puissent déambuler comme chez eux, s’interpeller d’un bout à l’autre de la table et descendre à la cave chercher des bouteilles sans qu’on le leur demande. Quand je passe chez eux, quand je lis les commentaires des accros de ces blogs, j’ai parfois peur de jouer à l’invité indiscret, car un peu plus occasionnel, qui dormirait la porte ouverte, pour tenter de comprendre la logique des va-et-vient, des qui-couche-avec-qui.

 

Peur irraisonnée : chez Balmeyer, chez Zoridae, c’est plus simple, il n’y a rien à comprendre. Il faut accepter la folie délicieuse des maîtres de maison, il faut se laisser emporter par la musique, par la logique en dérapage de leurs échanges avec les habitués de la maison : Dorham, Marie-Georges Profonde, Didier Goux,  Mère Castor et la liste est longue.

 

Si, il y a quelque chose à comprendre : il y a là du talent qui se partage. Lisez quelques-unes de leur chronique, vous en aurez compris la saveur.

Ce ne sont pas des gens sérieux, je les aime bien.


* : merci, Franck

Repost 0
Published by Georges F. - dans Du côté d'ailleurs
commenter cet article
2 février 2009 1 02 /02 /février /2009 12:17

Quand j’ai découvert leur idée, encore en projet, en allant me perdre dans la blogochose, j’ai applaudi. Maintenant que je la vois réalisée, je me sens bien sûr embarrassé : j’ai une obscure propension à considérer que les plus belles idées ne doivent jamais être complètement réalisées. Mais je vois déjà les esprits pernicieux susurrer oh, c’est comme tel personnage de son dernier roman, c’est bien la preuve que… Non, ce n’est la preuve de rien du tout, demain, je penserai le contraire.

 

Et voilà, la belle idée est réalisée, et bien réalisée. La belle, l’excellente idée, c’est un blog dont la spécialité serait de présenter, pour chaque livre, un inventaire aussi exhaustif que possible des blogs qui en ont parlé, avec les liens, il n’y a plus qu’à cliquer. Une revue des blogs en quelque sorte. Cette idée vient d’être présentée par Blog-o-Book

 

Je trouve ça très bien pour les auteurs ou éditeurs : j’ai assez pesté quand, cet automne, il m’a fallu faire ce travail pour « Qui comme Ulysse », j’ai failli devenir fou. En fait, je le suis devenu, mais personne n’a remarqué. Aller sur Google chercher les références, les dédupliquer, car, parfois, plusieurs sites reprennent un même billet initial, les classer, c’est un travail de moine copiste. J’ai craqué au milieu du boulot, et j’ai été très heureux de trouver une bonne âme qui m’a proposé de réaliser l’autre moitié (merci encore à toi, bonne âme). Si maintenant on m’annonce qu’il existe un blog qui vous présente ce travail prêt à contempler, j’embrasse les héros qui ont fait ça.

 

Je trouve ça très bien pour les lecteurs : pour se faire un avis sur un livre, ils pourront surfer d’un blog à l’autre, comparer les points de vue, les relativiser selon les tenanciers de blog. Le libraire n’aura quasiment plus rien à leur apprendre. Ils n’auront peut-être même plus besoin de lire le livre.

 

J’y vois quand même un risque pour les tenanciers de blog.

Un des défauts de la planète blog, c’est qu’elle ressemble parfois à ces marchés où les commerçants sont si heureux de se retrouver qu’ils s’interpellent sans cesse, d’étal à étal, en oubliant les passants… qui finissent par passer et s’en aller. Le plus grand danger des blogs littéraires, c’est peut-être celui-là : écrire non pour les visiteurs, mais pour les autres tenanciers. Car, on l’oublie, beaucoup de visiteurs de blogs n’ont pas forcément de blogs. On, pourrait l’oublier en lisant les commentateurs sous chaque billet, mais ceux-ci ne constituent pas un échantillon de la population de passage : ils commentent souvent par solidarité, ou pour créer un effet de rebond vers leur propre blog.


En quoi est-ce gênant que l’on écrive pour les autres tenanciers plus que pour les visiteurs ?

Le risque n’est pas le même, selon les tempéraments des tenanciers :

 

-          pour les uns, le risque sera de contribuer à l’effet de chapelle, de salon littéraire : on tendra à se mettre plus ou moins d’accord sur ce qu’il faut penser de tel ou tel livre. Et il est vrai que certaines critiques se ressemblent étrangement, pas seulement par leurs idées, mais par leurs phrases, leurs mots, comme si elles résultaient de consensus consciemment ou inconsciemment construit.

-          pour les autres, ce sera l’effet inverse, celui de la recherche de différenciation prioritaire : « Que vais-je pouvoir écrire qui n’ait pas encore été écrit ? ». Comme si l’originalité devait être une qualité essentielle d’une bonne critique, plus essentielle que la sincérité.

 

Ces deux risques existent, surtout quand on commente des livres récents. Curieusement, ils existent moins pour les magazines littéraires : par leur fréquence de parution, leurs chroniqueurs pensent et écrivent dans une certaine solitude.

 

Peut-être suis-je pessimiste. Sans grande conviction, d’ailleurs, puisque je tiens à saluer la naissance de Blog – O – Book. C’est un bel outil, intelligemment conçu, clairement présenté. Bravo.

 

Puisse chacun y apporter sa contribution en leur signalant les billets parus, qu’on en soit lecteur ou auteur. Mettez Blog-o-Book en lien sur vos blogs. Aidez-les, car les animateurs ont une admirable abnégation.

 

Bienvenue à Blog – O – Book !

Repost 0
Published by Georges F. - dans Du côté d'ailleurs
commenter cet article
29 janvier 2009 4 29 /01 /janvier /2009 07:35

Je ne connais pas Gaëlle Pingault, mais nous avons de bons amis communs : tant de bons amis ne peuvent se tromper.

Je ne connais pas Gaëlle Pingault, mais elle m'a un jour envoyé un mail très simple, qui m'a remonté le moral alors que j'en avais besoin.

Je ne connais pas Gaëlle Pingault, mais elle est jeune auteur et vient de publier son premier recueil "On n'est jamais préparé à ça".  Moi aussi, j'ai été jeune auteur venant de publier son premier recueil. Cela fait vieux singe de dire ça, mais c'était il y a moins de cinq ans. Je n'ai pas oublié les émotions.

Je ne connais pas Gaëlle Pingault, mais ce premier recueil est publié aux Editions Quadrature, et c'est bon signe. Quadrature est un éditeur belge, ce qui n'est pas forcément un défaut : il a le coup d'oeil vaste et lointain, il va même chercher des nouvellistes français au fond de leur province. J'ai bien dit nouvelliste : Quadrature ne publie que de la nouvelle, et de la bonne. Il a notamment publié Emmanuelle Urien, Françoise Guérin, Magali Duru, Jan Thirion, Viviane Faudi-Khourdifi, Luc-Michel Fouassier. Etre édité chez Quadrature, c'est comme un diplôme de nouvelliste. Je ne l'ai pas, je devrais m'inquiéter. Mais j'ai déjà tant de mal à obtenir les Palmes Académiques (si vous avez des appuis, je reste preneur).

Je ne connais pas Gaëlle Pingault, mais elle vient d'ouvrir un blog. Moi aussi, j'ai été jeune blogueur, et ça fait jeune chimpanzé, c'était il y a dix mois. Les premières semaines, on guette les visiteurs, on soupire d'aise à chaque visite, on se demande si ce qu'on leur raconte est intéressant. Ensuite, on s'en fiche et c'est alors qu'ils viennent beaucoup plus nombreux. Et quand ils s'en vont encore plus nombreux, on apprend à s'en fiche aussi.


Tout ça pour dire que je connais très bien Gaëlle Pingault, et que j'espère faire sa connaissance au Salon du Livre. J'espère qu'elle viendra avec son bébé. Là, je ne parle pas de son livre, mais de son nourrisson. C'est une fille, une petite puce. J'ai toujours été émerveillé par les nourrissons, c'est dommage que le mot n'ait pas de féminin. En espagnol, il y a le bébé et la beba. J'espère donc qu'elle viendra avec sa beba.

Repost 0
Published by Georges F. - dans Du côté d'ailleurs
commenter cet article
25 janvier 2009 7 25 /01 /janvier /2009 17:33

Je m'aperçois que la longue liste de liens qui figure à gauche de cette page a besoin d'un sérieux lifting. On y trouve des blogs qui n'ont jamais fait le moindre effort pour mériter ma tendresse, d'autres qui n'ont pas besoin de moi pour qu'on les découvre, d'autres périmés. Je vais alléger tout ça pour que cette liste serve vraiment à quelque chose. Euh, excusez-moi, pour que cette liste fasse sens, il faut que j'apprenne à parler intellectuel.

Je découvre aussi l'absence de blogs qui risque de faire passer le mien pour ingrat, négligent ou sectaire. Je vais corriger ça cette semaine : il y aura plusieurs billets de présentation.

Vous découvrirez donc au fil des jours de nouveaux blogs dont j'apprécie la teneur, d'autres qui m'ont fait la grâce de publier, à propos de mes livres, des billets encourageants très sincères, d'autres qui ont orienté leur grâce vers des billets négatifs tout aussi sincères, donc estimables, d'autres dont j'aime bien le tenancier, d'autres que j'ai envie d'aider comme je peux, sans trop me souvenir pourquoi, parfois parce que nous avons de bons amis communs. D'autres que vous aimerez. Ou que vous aimerez détester. D'autres qui ont presque toutes ces caractéristiques en même temps.

Le blog de Franck Garot, par exemple. Ce
blog s'appelle "Vers minuit", titre qui m'enchante. Franck est un auteur, un vieil ami de l'époque des concours de nouvelles. Epoque heureuse où j'écrivais sans états d'âme, avec la seule inquiétude de savoir si j'aurais droit à une place sur le podium et à la sculpture d'un artiste local qui l'accompagne, de deviner qui j'y retrouverais (j'ai dû corriger cette phrase : je citais quelques noms, je me suis aperçu que j'allais froisser quelques autres bons auteurs que j'aime bien, j'ai ajouté les quelques autres que j'aime bien, je me suis aperçu que j'allais échauffer le fiel de quelques autres que je n'aime pas, suffisamment haineux comme ça). Alors j'ai gardé une phrase bête et plate, anonyme. Finalement, le discours de JMG Le Clézio, je viens de le comprendre : les 94 noms, ça relevait de la même logique).


Franck est un type bien, ouvert, intelligent, curieux de tout . Un type qui écrit bien, et qui écrit même bien sur  les jeux intellectuels (échecs, go, etc.), qu'il considère comme un sport passionnant, -  il a raison. Je n'ai pas écrit exprès pour lui La partie des petits saints, (Qui comme Ulysse), mais j'aurais pu. 

Et un blog qui s'illustre cette semaine du beau portrait de Flaubert a forcément droit à toute ma sympathie : j'aime bien Flaubert, c'est un copain, presque un voisin. Dans certaines librairies, en rayon, je suis classé juste après Flaubert, quand Pierrette Fleutiaux ne vient pas s'incruster. Dans d'autres librairies, on passe directement de Flaubert à Foenkinos. C'est pourquoi j'évite soigneusement d'autres librairies.

Salut Franck, bienvenue au syndicat des tenanciers de blogs !



Repost 0
Published by Georges F. - dans Du côté d'ailleurs
commenter cet article