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(Excellente) Présentation

  • : Blog de Georges Flipo, auteur
  • Blog de Georges Flipo, auteur
  • : Dans ce blog : chroniques sur l'actualité littéraire (la mienne et celle des autres), sur l'écriture, sur l'édition, sur les auteurs, et tout ce qui se réclame de lalittérature.
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Actualité brûlante

Blog au repos

Mais rien ne vous empêche d'aller faire un tour sur le site www.georges-flipo-auteur.com  

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Avant d'entrer ou de sortir

Pour une lecture plus structurée, cliquez juste en dessous : pavé "pages" ou pavé "catégories".

Pour des informations pérennes, impitoyablement classées, allez faire un saut sur mon site d'auteur

Il vient d'être entièrement remanié. Tout y est très beau, très chic. Même le chien.

Archives

Des attaches et des liens

Des blogs que je fréquente souvent ou parfois, mais avec plaisir, sans forcément y laisser de commentaires, des blogs dont le tenancier vient parfois faire un coucou en dessous de mes billets, des blogs qui aiguillent vers le mien, des blogs qui ont donné un coup de pouce à un ou plusieurs de mes livres, tout cela crée des liens.

Si vous pensez que votre absence dans cette liste est un scandale, faites un scandale. Ou, plus simple, faites-moi signe.

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813
Actu du noir (Jean-Marc Laherrère)
Actualitte.com, Nicolas
Alex (Mot à mots)
Amanda Meyre
Annick Dor
Antigone (Les écrits d’Antigone)
Armande 22,  Les livres-bonheur
Aude (Mots dits)
Balmeyer
Biblioblog (Laurence)
BibliObs
Bibliophagie (Sybilline)
Bibliosurf
Biffures chroniques
Blog de Thomas Clément
Bloghotel
Blog-o-book
Boojum
Bookingdom
Bric à book, Leiloona
Brigit Hache
BSC News
C’était demain, Dominique Boudou
Cabinet de curiosités d’Eric Poindron
Cafebook (Emma)
Calipso,
Calibre 47 (Claude Mesplède)
Calou, L’Ivre de lectures
Carnet de lectures
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Carnets de sel (Essel)
Caro[line] 5ème de couverture, 
Catherine (La culture se partage)
Cathulu
Chaperlipopette
Chez Lo
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Chimère (A livre ouvert)
Choupynette (Y'a d'la joie)
Chroniques littéraires
Clair et net
Clarinesse (L'œil du vent)
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Clopin-clopant (Clopine)  
Comme dans un livre
Cozop
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Cunéipage (Cuné)
Daniel Fattore
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En lisant, en voyageant, (Keisha)
Encres vagabondes, Patricia Châtel
Enna lit, Enna vit
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Extra-ball, (Dorham)
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Fabula Bovarya,
Flof 13 (Lire et délires)
Florinette, Les lectures de Florinette,
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Forum A vos plumes
Forum Tir Na N’Og et Cie
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Gaëlle Pingault
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Happy Few, Fashion Victim
Hautefort, club Littérature
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Indications
Initiales
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Jean Calbrix
Journal  d’une lectrice (Papillon)
Kalistina
Kathel, Lettres exprès
Kheops
La bibliothèque du dolmen
La caverne d'Ankya
La cuisine des mots (Ciorane)
La Factory
La liseuse (au fil de mes lectures)
La Mère Castor
La Péniche.net ( Bureau des Arts de Sc. Po )
La pile à lire d'Hécléa
La plume et le citoyen
La Revue Littéraire (Blog Leo Scheer)
La scribouillarde
La tête dans les pages
Labyrinthes avec vue
Le bibliomane
Le blog d’Ameleia,
Le goût des livres (Aifelle)
Le retour de l'être aimé
Le Scribe
Lechoixdesbibliothécaires
Lecture & Ecriture
Lectures et autres (Sylvie)
Leo Scheer (La revue littéraire)
Les chroniques de Mandor
Les jardins d’Hélène
Les lectures de Martine,
Les livres de l'Arrajou
Les penchants du roseau
Levraoueg (La tourneuse de pages)
Librairie des voyageurs, Les 5 continents.
Lignes de fuite
L'île, la petite île
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Liliba
Lily et ses livres
Lire et délires (Flof13)
Litote en tête
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Lou, My Loubook 
LVE, Lire Voir Entendre
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Maïté Bernard (sur Bibliosurf)
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Maud et les mots
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Mille et une pages (Stephie)
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Salondulivre.net
Saxaoul
Scriptural (Schlabaya)
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Site de Brigitte Niquet
 
Sylire
Tamara (Tamacultire)
Thaïs, Arc-en-ciel, 
Turquoise (Un moment Turquoise)
Valérie (Un fil à la page)
Vers Minuit, Franck Garot
Voyage au bout de la lettre (Pitou)

Yspaddaden

Yves Mabon, Prix Orange du Livre
Zoé Lucider
Zoridae

Copinage éhonté.

Voici une rubrique dans laquelle je présente des livres écrits par des auteurs avec lesquels j'entretiens d'amicales relations. Bien entendu, il ne s'agit pas ici d'emplacement publicitaire. C'est beaucoup plus honorable, c'est du copinage. Les livres présentés dans cette rubrique ne seront pas toujours les mêmes : à défaut de renouveler mes copains, mes amis, mes relations, je vais renouveler leurs parutions.

 

Cherche-jeunes-filles-200-x315.jpg

  Le tout dernier de Françoise Guérin

virages-dangereux-copie-1.jpg

La-vieille-dame-du-riad.jpg


Frederique-Martin-Belfond-Le-Vase-ou-meurt-cette-verveine-3.jpg
Tu-ne-mourras-plus-demain.jpg

 

Les pays

Moulins A paroles


L-eau-des-reves.jpg

Lotus Seven

Un homme perdu-copie-1


Langue-de-pub-copie-1.jpg

Livre-Magali-Duru.jpgLe tout dernier de Magali Duru

tous-nos-petits-morceaux.jpg

      Le tout dernier d'Emmanuelle Urien

Fouad.jpg

Dominique-Guerin.jpg

 

Quatre carnages..

 

 

 

  Teignes

 

 

 

 

Un escarpin de soie bleue

 

 

Est-ce ainsi

5 janvier 2010 2 05 /01 /janvier /2010 07:55


Il existe un prix littéraire qui mériterait d’être plus connu, c’est le prix Salondulivre.net. Ce n’est pas le plus richement doté (encore que, par les temps qui courent, 200 euros ou un peu plus, ça ne se refuse pas). Ce n’est pas le plus relayé par les médias (mais les médias ne relaient pas toujours les faits les plus glorieux de l’actualité). Mais c’est quand même le plus important de l’année. En tout cas, au début de l’année.

http://4.bp.blogspot.com/_rqH4fUbko2U/R6UUBtzuinI/AAAAAAAAF1Q/UslzRQ9JvPk/s320/RomanTriumph.jpg


     Ce prix est décerné chaque année à la première seconde de l’année. À 0 heure, zéro minute, une seconde, le nom du lauréat est annoncé sur le site. Alors que toute la France cesse de roter son champagne pour se rouler des palots embaumés de foie gras et de truffes au chocolat, un écrivain entre au Panthéon. Enfin, c'est une image : à minuit, le Panthéon est fermé, même pour l'écrivain le plus couronné de l'année. À 0h 00' 01" aussi.

 

Je trouve cette idée géniale. On n’en félicitera jamais assez les organisateurs.  Pendant quelques jours, l’écrivain ainsi primé est le plus couronné de l’année. Comprenez-vous son bonheur ?

 

Je l’imagine, se levant tôt le matin, tous les premiers jours de janvier, pour mieux profiter de chaque heure de cette gloire éphémère.

Je l’imagine penché sur son clavier, tapant chaque mot avec un amour infini ; car les mots de l’écrivain le plus couronné de l’année ne peuvent être ceux du tout venant ou du tout écrivant.

Il pense.

Il pense aux autres, à ceux qui ne sont que « les écrivains les plus attendus de l’année » selon les médias, mais qui commencent à s’inquiéter : toujours pas le moindre satisfecit accordé à leur oeuvre immense.

Il pense aux humbles noircisseurs de pages blanches qui, toute l’année, vont se réfugier dans le fol espoir « peut-être que j’aurai un prix littéraire cette année ».

Il éprouve une immense compassion pour ses frères sur les berceaux desquels les fées ne se sont pas penchées. Il pense à lui, et il se sent meilleur.

 

      Il part vers la salle de bains. Quelle tête doit-il faire, avant de se raser, en contemplant dans le miroir le visage de l’écrivain le plus couronné de l’année ? Il faudra que je regarde ce matin, car l’écrivain le plus couronné de l’année 2010, il paraît que c’est moi. Le roman « Le film va faire un malheur », édité au Castor Astral en 2009, a reçu le prix Salondulivre.net il y a déjà quatre jours. Peut-être serez-vous de mon avis, je trouve que le bandana rouge lui va très bien.


couverture Le film avec bandana

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24 septembre 2009 4 24 /09 /septembre /2009 20:02

 

Vous connaissez certainement Actualitte.com. Si ce n’est pas le cas, allez y faire un tour et revenez lire la suite. Ah, si vous ne savez pas où plonger, car le site est riche, allez donc dans cette rubrique toute récente :

 

Je trouve cette idée très sympa : une soirée culturelle qui permettra de faire découvrir en même temps un vin et un livre. Pour lancer l’idée, en cette rentrée, Nicolas Gary, le rédacteur en chef, a pensé à mon dernier roman, « Le film va faire un malheur ».  Il est vrai que le héros, Alexis, y boit beaucoup. L’autre héros, Sammy, ne boit pas du tout. J’ai fait exprès, dans une démarche pédagogique, pour montrer aux enfants ce qui arrive quand on boit trop. Vous avez des enfants, faites-leur lire ce roman, ça leur fera du bien. Proposez-en la lecture à l’école. Remarquez, ça finit mal aussi quand on ne boit pas. Ça aussi, c’est pédagogique. Les professeurs expliqueront, je compte sur eux. Quel que soit leur état. J'ai eu, au collège, un prof de géographie qui arrivait toujours en classe dans un état d'ébriété avancé. Je n'ai jamais été si bon en géo que cette année-là. Comme quoi, hein, ça n'empêche pas ! On devrait obliger tous les mauvais profs à boire. Excusez-moi, je m’éloigne du sujet.

 
Bref, si vous êtes bordelais et si vous ne dédaignez pas les vins un peu plus à l’ouest, allez vous cultiver à cette soirée organisée par la rédaction de ActuaLitté et les cavistes de L'oenolimit : cela se passera le 26 septembre 2009 à partir de 19 h 30, place Fernand Lafargue.

 

Tous les détails sont donnés ici :

 

On lira des extraits du roman, on boira du Beringer Stone Cellars, un excellent Cabernet Sauvignon californien. Le Beringer, on le boira avec les explications de l’oenologue. Le roman, on en boira des extraits (c’est moi qui les ai choisis) lus et commentés par Nicolas Gary - un critique qui a excellemment analysé ce roman. Ne recrachez pas après avoir goûté (le roman), il n'y a que les oenologues qui ont le droit de faire ça.

 

Je n’y serai pas, car Bordeaux est un peu loin pour un aller et retour à vélo. Mais allez-y et revenez nous raconter comment vous avez trouvé le vin. Vous pouvez aussi indiquer comment vous avez trouvé le roman, mais seulement pour en chanter les louanges, car, ces temps-ci, j’ai du mal à écrire, j’ai besoin d’être stimulé.


Si vous n'y allez pas, racontez quand même.  Ça fera travailler votre imagnation.

Ce billet est très mal écrit, mal construit. Vous allez croire que j’ai bu.  Je fais exprès, là encore : pédagogique, je vous dis.


J'allais oublier : Sachez apprécier et consommer avec modération. J’ajoute cela pour rassurer les vigilants  maîtres à penser qui pensent qu’on reformatera le bon peuple à force de lui seriner des motets qu’ils sont les seuls à entendre. 

 

 

 

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28 mars 2009 6 28 /03 /mars /2009 11:31

Ce sera un billet d'un intérêt très limité : pour ceux que ça intéresse, j'ai mis à jour la revue de presse du roman "Le film va faire un malheur". C'est là-bas.
On peut maintenant dresser un bilan de ce lancement : les médias ont réservé à ce roman un accueil plus que sympa. Certains, comme Le Parisien (et Aujourd'hui) sont même allés jusqu'au 1/4 de page. Et cela fait chaud au coeur. Les blogs littéraires, eux aussi, ont soutenu ce roman. Pas unanimement, mais  dans leur forte majorité : je les étreins contre mon torse avec gratitude et j'en donne la liste en bas de page. Il y a eu quelques blogs et commentaires d'un avis contraire, avec parfois des arguments très intéressant, et ils auront droit à une mise à jour distincte.
Le prochain objectif est un passage de ce roman au cinéma, et hé, hé...
L'autre objectif serait un billet dans Lire ou La Voix du Nord : ce sera peut-être pour mon dix-septième roman. Ou un roman posthume. Ou simplement pour mon avis nécrologique. On peut rêver.

 

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21 février 2009 6 21 /02 /février /2009 13:15

  Les blogs littéraires ont été aussi sympa que les médias. Ils ont été très nombreux à accueillir chaleureusement "Le film va faire un malheur", et je les en remercie. Voici quelques extraits de ces blogs. Je les ai publiés par ordre d'arrivée sur la blogochose, pour qu'il n'y ait pas de jaloux. Ce sont des extraits : j'ai fait comme au cinéma, j'ai retenu les passages qui vous donnent envie de voir le film. Si ça vous paraît trop beau, cliquez sur le titre du blog pour découvrir chaque billet dans son intégralité. Vous verrez, ce sera plus long et presque aussi beau. C'était bien la peine de cliquer, hein !

Cathulu, 07/01/09

Flirtant parfois avec le drame, le roman est néanmoins une comédie grinçante dont  le style alerte, truffé de formules qui font mouche (mon exemplaire en est sorti tout hérissé!) nous emporte dans une frénésie intense. On se demande parfois comment Georges Flipo va s'en sortir mais il révèle ici une habileté diabolique et jamais son récit ne s'essouffle. A quand l'adaptation cinématographique ? !

 

 Culturofil,(Martine Galati) 08/01/09

Publicitaire, nouvelliste, romancier, Georges Flipo connaît ses lettres et sait s’en servir à bon escient pour en faire des mots, des phrases, des textes qui percutent, qui nous touchent à coup sûr tant par le sujet qu’il va choisir d’y développer que par le ton qu’il va y donner. Sans vouloir jouer une quelconque muse divinatoire, on peut affirmer que le roman aussi « va faire un malheur » !

 

Calou, L'Ivre de lecture, janvier 09

Si son livre ne fait pas un malheur, Georges Flipo devrait se reconvertir dans la comédie. Il sait tirer toutes les ficelles pour tenir en alerte, étonner, rebondir, faire un dérapage contrôlé en glissant, de façon impromptue, une répartie stupide (donc drôle) alors qu’il dresse, à en pleurer, un pitoyable éventail de la condition humaine. 

 

Journal  d’une lectrice (Papillon) 12/01/09

L’idée est originale et la plume de Georges Flipo est toujours aussi plaisante : drôle, ironique et caustique. Et pourtant, ça ne fonctionne pas et je me suis ennuyée. Certes, il y a ici où là des pages très drôles, notamment quand Alexis tente d’enseigner la littérature à Sammy. Mais ça ne suffit pas : première grosse déception avec un auteur que j’apprécie beaucoup.

 

Happy Few, 13/01/09

Voici un roman grinçant et drôle, chers happy few, que j'ai lu d'une traite et que j'ai trouvé fort bon. ... Le film va faire un malheur est un roman diablement habile qui entraîne le lecteur sur la voie du rapport entre la fiction et la réalité, ici revisitée de manière fort intéressante Une réussite!

 

Lily et ses livres 16/01/09

On rit, on rigole, on sourit, on pouffe d’aise à la lecture de ce roman aux allures de gentil thriller et de piquante satire sociale.... Drôle, enlevé, écrit d’une plume élégante et malicieuse, « Le film va faire un malheur » est effectivement promis à un bel avenir et pourquoi pas cinématographique ?

 

Les lectures de Martine, 19/01/09

 

Bibliophagie, 25/01/09

D’une écriture résolument moderne et efficace, le roman de Georges Flipo stigmatise cette dérive actuelle où l’homme ne vit qu’en représentation, ardent à se faire reconnaître, admirer et jalouser, mais si mal à l’aise dès que l’on en appelle à une autre dimension de son être.

 

Biblioblog, Laurence, 27/01/09

Et puis, tout à coup, le rythme s'accélère et le roman donne dans le genre du polar rocambolesque.
Malheureusement, ce revirement de situation n'aura pas suffi à faire mon bonheur et j'ai trouvé l'ensemble moins convaincant que ce que j'avais lu de cet auteur jusqu'à maintenant. 

 

Scriptural, 31/01/09

Les personnages sont dépeints avec beaucoup d'humour et de finesse...Ce qui m'a le plus frappée dans ce roman, c'est sa construction diaboliquement habile. Chaque petit détail de l'histoire prendra un sens nouveau à la lumière d'un retournement de situation aussi désopilant que malvenu pour le pauvre Alexis, dont le caractère tordu ne manquera pas de lui jouer des tours.

 

Blog des librairies de Montauban, février 09

 La Librairie Le Scribe vous conseille : Le film va faire un malheur de Georges Flipo. Une savoureuse comédie sociale dans laquelle se rencontrent trois destins... ce qui nous vaudra de grands moments ; entre autres, des discussions insolites sur la littérature entre le cinéaste et le malfrat.
Une comédie allègre et féroce, pleine de rebondissements, racontée avec un humour caustique et ravageur.

 

Liliba, 10/02/09

J'ai beaucoup aimé ce roman, léger et drôle, que j'ai lu d'une traite, tenaillée par le désir de connaître le dénouement. Le style de Georges Flipo, alerte et moderne, permet de cerner parfaitement les personnalités des protagonistes, et l'on suit avec délice leurs pensées, leur évolution, les déboires auxquels ils sont confrontés, et les liens qui se tissent ou se dénouent entre ces trois personnes...

 

En lisant, en voyageant, Keisha,10/02/09

Quand ensuite tout est devenu pure découverte, alors là j'ai vraiment eu du plaisir à suivre les aventures de ces trois là. Et je peux dire que des aventures, de l'invention, des rebondissements, il y en a ! Très agréable à lire, parfois très (trop?) caustique, souvent très drôle (j'ai même éclaté de rire), plus rarement émouvant.

 

Chaperlipopette, 16/02/09

L'action est débordante, le lecteur est essoufflé à suivre les diverses élucubrations des uns et des autres, il perd le fil dans les entrelacs des effets et des causes, dans le joyeux mic-mac instauré par un Georges Flipo très en verve... on jubile à la lecture des petits et grands travers d'une micro-société dans le paraître et le clinquant.

 

Le bibliomane, 24/02/09

Avec ce roman au rythme endiablé,Georges Flipo signe un ouvrage à l'humour corrosif, une comédie où il s'amuse à égratigner les milieux de la culture et de la publicité en faisant vivre sous nos yeux les aventures loufoques et agitées de deux personnages que rien ne prédestinait à se rencontrer.

 

Les lectures de Florinette, 05/03/09

Cette comédie sociale voit s'entrecroiser de drôles de personnages, surtout celui d’Alexis, victime de son ego surdimensionné. Mais, même si j’ai été ravie de retrouver l’humour noir et caustique de l’auteur qui m’avait tant fait rire dans « Le vertige des auteurs », l’histoire, qui est certes très originale, ne m’a pas emballée plus que ça .

 

Les écrits d’Antigone, 15/03/09

Afin de rassurer Georges Flipo en préambule, je dois dire que son livre m'a beaucoup plu. L'évolution du personnage de Sammy est intéressante, sa relation avec l'ex-amie d'Alexis aussi, le scénario est original. Alors effectivement le désenchantement de l'histoire peut bien paraître un brin familier mais j'ai passé un bon moment avec elle, et il me semble, tenez, que ce livre ferait un très bon film !

 

N.U.L.L.E., Erzebeth, 23/03/09

Le film va faire un malheur se lit avec plaisir, le roman étant rythmé par un style qui mélange humour et sérieux, loufoquerie et sentiments... Il y a quelque chose d'attachant dans l'écriture de Georges Flipo, un je-ne-sais-quoi qui donne envie de continuer...

 

Extra-ball, (Dorham)26 /03/09

Ici, l'intrigue ne tient sur rien. L'inconséquence des personnages, leur incapacité à vivre leur vie, à se satisfaire de leur condition, à refuser le mensonge et l'illusion, montent tout en épingle. Ici, de quiproquos en quiproquos, d'imaginations en imaginations, d'incompréhensions en d'incompréhensions, vaste culbute d'aspirations égoïstes qui s'ignorent et ne communiquent jamais, l'intrigue est un engrenage qu'un peu de raison crèverait comme un bulle de savon.  Tout ceci est donc d'une cohérence à faire pâlir nombre de romanciers en herbe.  

 

Labyrinthes  avec vue, 28 /03/09

Ah oui ! Conformément à ma pratique qui consiste à ne pas me sentir dans l’obligation de couvrir l’actualité, parce que c’est in, parce que c’est utile, parce que ça vend plus, il ne sera pas question de son dernier roman : Le film va faire un malheur mais qu’importe, je suis sûr que ce livre, avec ou sans moi, va en faire un, de malheur !

 

Lyvres-over-blog, 05/04/09

Roman d'humour noir et grinçant. Bien écrit, avec une intrigue et des personnages  sortant de l'ordinaire : Alexis, arriviste et détestable et Sammy, truand sensible et au grand coeur. Aucun n'est tout blanc ou tout noir. Leur évolution n'est pas linéaire, des surprises les attendent à chaque chapitre, ou presque.

 

My Lou Book, Lou, 09/04/09

...Je me suis amusée en songeant à l’imagination débordante de l’auteur qui multiplie les rencontres et relations plus ou moins probables en suivant une logique que l’on sent implacable. Au final, cette impression d’orchestration parfaite et de détachement est plutôt positive, permettant à mon avis une certaine connivence entre narrateur et lecteur.

 

Le blog de Magali Duru, 12/04/09

Ceux qui ont lu le  Vertige des auteurs se souviennent du triste destin de ce nouvelliste sans espoir, romancier sans éditeur, écrivain sans public, mari dupé. Ceux qui se sont délectés des nouvelles de La Diablada, de Qui comme Ulysse  ou de  L’Etage de Dieu, n’ont pas souvent vu de rescapé au très fréquent unhappy end.  Qu’ils se précipitent sur son dernier roman, paru chez le Castor Astral, Le film va faire un malheur. 

Enna lit, Enna vit, 20/04/09

J'ai bien aimé ce roman qui contient une bonne dose d'humour noir et même aussi de l'humour "pas noir"... Une vraie relation se tisse entre Alexis, le cinéaste égocentrique et Sammy le truand qui veut sincèrement que sa vie fasse un film même si pour cela il faut qu'il ne soit plus tout à fait lui-même ... Ce roman est aussi une peinture du monde du cinéma et de la publicité... Le monde de l'apparence à plus d'un titre !

Vers Minuit,
Franck Garot, 13/05/09

Une histoire pareille où les rebondissements arrivent à chaque chapitre, où le rythme est rendu plus vif avec un style concis, me fait penser à un tourniquet. Lorsque l'on monte sur un tourniquet, qu'on est lancé à vive allure, le risque est de devenir nauséeux (ou malaucoeureux comme on dit en Normandie) ou complètement étourdi à ne plus marcher droit. Heureusement, je n'en suis sorti qu'étourdi, ouf ! mais grands Dieux, ça dépote ! Très bonne fin aussi.

 

Le blog d’Ameleia, 30/06/09

Peu d'espace au commentaire, une gestion minimaliste de la description, la narration s'économise jusqu'à la didascalie pour laisser toute sa place au dialogue. Le narrateur aussi discret qu'un scénariste laisse la voix à des personnages étonnamment acteurs d'eux-mêmes... C'est dynamique, aérien et populaire. Pour le lire, on se prendrait presque à se planquer dans sa voiture surchauffée une nuit d'orage.


Actualitte.com , Nicolas, 29/07/09
Tout ça pour dire que j'ai adoré [ce] livre. Pas simplement parce qu'il parle bien, avec exactitude ! Sir Yehudi Menuhin aurait peut-être dit qu'il est écrit « juste ». Mais avant tout, il nous parle de cette vie où l'on se débat, notre petit monde de vitesse et de faux-semblants, tel qu'il nous apparaît aujourd'hui. Ses aspirations microbiennes qui prennent parfois des aspects de pandémie sentimentale. Le bonheur que l'on se refuse, parce qu'on est incapables (inaptes ?) à faire preuve d'un brin de sincérité. Pathétique... 
 

Encres vagabondes, Patricia Châtel, 12/08/09

... On appréciera les chapitres serrés et l’écriture tout en énergie grinçante et regards biaisés. Au-delà de la dérision, ce roman raconte une véritable histoire de relation entre les hommes, sur les faux-semblants et les vrais ratages, une histoire à laquelle on s’attache, comme par surprise.

 

Cozop, 27/09/07

Une vie de bobines, littéralement et dans tous les sens, qui défilent plus vite encore... Le cinéma a largement encore de quoi séduire et enthousiasmer....

 

 




Alors, heureux ? Ce sont tous des copains de l'auteur, bien sûr, me direz-vous avec un vilain rictus. Des copains qui se font payer cher. Bon, dans ce cas-là, allez voir la revue de presse. Mais, je vous préviens, allez-y avec votre réserve de rictus. Pour la revue de presse, cliquez, c'est ici.

C'est tout pour aujourd'hui. Quand un auteur ne sait pas de quoi parler, il parle de lui. Quand il ne sait vraiment plus de quoi parler, il parle de ses livres. Et quand il n’a plus rien à dire, il parle de ceux qui parlent de lui et de ses livres. Voulez-vous que je vous parle de mon chat ?
  



 

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8 février 2009 7 08 /02 /février /2009 17:39

J'ai reçu hier une lettre qui m'a bercé en me chantonnant du Brahms à l'oreille .Elle m'était envoyée par un bon journaliste, un bon critique d'un bon média (je dis "bon" à cause de ce qui va suivre, évidemment). Il me disait qu'il avait vraiment aimé "Le film va faire un malheur", ce qui est assez agréable à lire, ou à relire, puisque c'était déjà dit dans son billet.

Je ne vais pas faire un billet là-dessus, rassurez-vous, rangez les bazookas. Je ne vais pas non plus reproduire le passage, ce serait indélicat. Le plus intéressant, c'était la suite.

 Il me précisait qu'il aurait voulu avoir... plus de place pour en parler. Mais voilà, en cette rentrée littéraire de début d'année, les places sont chères dans les rubriques littéraires des médias. Presque aussi chères que les places sur la table "sélection rentrée littéraire" des Fnac en septembre.

Les tenanciers de blogs comprennent-ils la chance qu'ils ont ? L'espace est gratuit, ad libitum. Ils ont toute la place qu'ils veulent pour expliquer le bien ou le mal qu'ils pensent de leur lecture. Ce doit être pour ça que certains critiques ouvrent leur blog personnel. Pour respirer. Ce qui laisse plus longtemps les auteurs haletants.

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30 janvier 2009 5 30 /01 /janvier /2009 18:40

Vous pourriez lire le Magazine Littéraire, pour changer. Si vous n'avez pas les moyens, lisez-en au moins une page chez votre marchand de journaux. La page 30, par exemple. Elle parle de Littérature, domaine français. J'ai beaucoup aimé l'article sur Maurice G. Dantec. Et celui sur Pascal Garnier. Et le troisième, entre les deux, c'est classé par ordre alphabétique. Enfin, je les tous aimés, quoi ! Si vous êtes pressé, si le marchand de journaux arrive en grognant, non, mais, il y en a des ceux qui vraiment je vous jure c'est vrai quoi, lisez juste le troisième.
Et si vous n'avez pas de marchand de journaux, revenez ici dans quelques jours. Il faut être discret, le comité veille.

Dans peu de temps, sur ce blog, d'autres publicités pour d'autres excellents magazines.



Fin de notre séquence publicitaire.

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16 janvier 2009 5 16 /01 /janvier /2009 08:37

J'ai remis à jour ce billet, en fin de mois de mars, car, depuis janvier, de nombreux médias ont réservé au roman "Le film va faire un malheur" l'honneur de quelques mots doux. Certains, comme Le Parisien (et Aujourd'hui) sont même allés jusqu'au 1/4 de page.
Les blogs littéraires, eux aussi, ont soutenu ce roman dans leur forte majorité : je vous donne en bas de page le lien pour aller les voir. Mais seulement en bas de page : il faut d'abord que vous absorbiez cette revue de presse, elle m'a donné assez de mal !





















 


L'émission télé de France 3 et TV 5, que je n'ai pas pu découper est encore en ligne ici (ce n'est qu'une partie de l'interview) mais celle de LCI a disparu du site.



  Tout ça, c'est bien, mais c'est court, diront les esprits empreints de scepticisme. Pour ces esprits-là, voici le lien vers la tournée des blogs littéraires qui ont réservé quelques coups d'encensoir au roman : autant les prévenir, c'est pareil. C'est bien mais c'est long. Sur les blogs littéraires, l'espace est gratuit.
Pour visiter les blogs littéraires, cliquez ici.

  


  
 

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10 janvier 2009 6 10 /01 /janvier /2009 19:33

Dans son malheur, le film aura eu au moins sept lecteurs

 

C’est parti, « Le film va faire un malheur » est maintenant en place dans les librairies. Celles de la Fnac m’ont fait peur le premier jour, le livre semblait ne pas exister chez elles, j’ai craint quelque vague boycott, mais non,  le boycott n’est pas encore à ajouter à la liste de malheurs de ce roman, qui en a connu suffisamment avant sa sortie : les Fnac mettent simplement deux jours de plus à référencer un nouveau livre, car leur approvisionnement passe par une centrale, et je l’ignorais. C'est fou tout ce qu'il faut savoir pour devenir écrivain.

 

Ces premiers jours de post-partum sont toujours enivrants et terrifiants pour un auteur, je ne m’y habituerai jamais. Toute ombre semble orage, toute lueur semble soleil. On passe de l’allégresse à la dépression. « Le Monde des Livres de jeudi t’a fait une belle critique ! » « Oh, formidable, champagne, vite ! Mais, si le bouquin n’est pas encore en place à la Fnac, à quoi ça sert ? Vite, une dose de clomipramine ! » « Mais non, au contraire, ça aidera à une bonne mise en place quand il arrivera à la Fnac, c’est ensuite que ça ne sert plus à rien » « Ouf, vite, le champagne, il n’a déjà presque plus de bulles. Mais, j’y pense, si ça ne sert plus à rien ensuite, alors l’interview de la semaine prochaine… ? » 

 

 Bon, je vais désormais prendre mon clomipramine directement dans le champagne, ce sera plus simple.

 

Il faut rester serein. Il faut se dire qu’il y a trois profils de carrière pour chaque nouveau livre !

-          La carrière feu de paille : après un bon départ, les ventes s’écroulent. Il y a eu un bon accueil des médias, mais les premiers lecteurs sont déçus, le bouche à oreille n’a pas suivi.

-          La carrière albatros : le livre démarre très poussivement puis prend doucement son envol. Le soutien des lecteurs remplace celui des médias. Exemple typique : l’Elégance du hérisson.

-          Et le cas le plus fréquent : un début de carrière albatros qui se termine très vite par une fin de carrière feu de paille.

 

Je ne sais encore quelle carrière va choisir « Le film va faire un malheur ». Bien entendu, vous le devinez, comme tout auteur arrivé, je suis parfaitement serein, indifférent à de si basses considérations. Pff, le livre est écrit, plus rien ne m’importe, allez, allez, qu’il vive sa vie et moi la mienne et… au secours, mon clomipramine, qui a pris mon clomipramine !

 

Actuellement, ça commence plutôt bien. J’espère avoir assez de champagne. L’article du Monde est aussi stimulant que l’avait été celui de Livre-Hebdo. Et j’ai la semaine prochaine une interview pour un autre quotidien national. Sans oublierle passage à la télé, sur France 3, lundi prochain à 17h20, je le dis tout bas pour ne déranger personne. Il y a aussi les trois premiers billets dans les blogs, ils sont réjouissants, je vous laisse les chercher (si vous ne trouvez pas, vous allez voir rouge). Mais ne rêvons pas, ça ne fait jamais que sept lecteurs.

 

Et, au fait, combien de temps ça dure un feu de paille ?

 

Dans le prochain billet, je vous parlerai d’un auteur plus vivable que moi par les temps qui courent. Une femme qui a écrit de superbes lignes sur la condition de l’écrivain. On en pleurerait.


 
 

 Avant que le feu de paille ne soit éteint, je publierai discrètement une première revue de presse, si certains sont intéressés,

 

 

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5 janvier 2009 1 05 /01 /janvier /2009 18:44

Mon meilleur ami est un truand cinéphile

 

 


  Dans un peu plus de 48 heures, vous aurez cédé, usés par la pression insidieuse de ce blog. Vous serez tous en train de lire « Le film va faire un malheur ». Si ce n’est pas le cas, refermez votre PC et filez réserver ce roman chez votre libraire, c’est un ordre. Et comme ça, la pression est assez forte ? Bon, je continue.

 

  Je vous présente un nouveau zakouski avant de passer à table, c’est Sammy. En lisant le roman, n’allez pas vous demander si je me projette dans le personnage d’Alexis, le réalisateur, ou de sa copine Clara (sait-on jamais), ou même du commissaire Viard (on en reparlera, celui-là). Le seul héros dans lequel je me projette, c’est Sammy, le truand cinéphile. C’est un cœur simple, un homme qui sait ce qu’il veut et qui l’obtient. Exactement comme moi ; à ce propos, je rappelle que je veux les Palmes académiques et que je ne les ai toujours pas obtenues.

 

  Sammy, le truand, est le personnage dominant du roman. Il est l’homme par qui les caractères se révèlent. Les quelques lignes qui suivent sont extraites du chapitre 3, celui du premier tête-à-tête entre Alexis et Sammy. La scène se passe en prison :

 

¾   Alors, vous aviez des choses intéressantes à me dire, c’est à propos de mon film, je suppose.

Sammy secoua la tête, très horizontalement.

¾   Non, je vous ai déjà dit ce que je pense de votre film, j’en pense du bien.

¾   Et alors, de quoi voulez-vous me parler ?

¾   De votre prochain film. C’était très intéressant, vos explications sur votre façon de chercher un bon sujet.

Sammy plongea son regard dans celui d’Alexis, comme s’il voulait obtenir son adhésion avant même d’avoir parlé. Des mois, des années plus tard, Alexis allait se souvenir des intonations appuyées avec lesquelles le malfrat annonça :

¾   Je suis un bon sujet. Je voudrais que vous fassiez un film sur moi. Sur ma vie. Je voudrais que vous la racontiez de façon très exacte.

 

Il s’exprimait avec un vocabulaire précis, une grammaire correcte, c’était curieux pour un truand.

À l’évidence, l’homme avait préparé toute la nuit son exposé d’étudiant appliqué. Mais deux détails clochaient : il ne cherchait pas à convaincre. Il glissait simplement les précisions qu’il jugeait utiles ; la conviction, il la considérait acquise. Et quand il parlait de lui-même, c’était avec un étrange détachement, une sorte d’objectivité, comme si les qualités décrites n’étaient que faits constatés.

¾    J’ai vécu toute mon enfance à Tunis, élevé dans trois religions : ma nounou était musulmane, ma mère juive, mon père corse.

¾    Corse ? Mais ce n’est pas une religion, corse !

¾    On voit que vous ne l’avez jamais pratiquée.

Il avait dit ça avec le bon sourire de celui qui n’a pas seulement prévu les réponses, mais la façon de faire poser les questions. Et déjà, il débitait ses lieux communs sous le regard d’Alexis consterné : ce Sammy Raggi était une fashion victim, un pur produit de toute l’idéologie médiatique.

 

  Comme moi, Sammy est doué pour l’amitié. Alexis l’est un peu moins, et essaiera de prendre ses distances quand Sammy viendra le retrouver à la sortie de prison. Mais, je vous rassure, on ne se défausse pas si facilement de l’amitié d’un malfrat cinéphile :

 

Son visiteur était déjà entré. Il tenait sous le bras gauche un casque de motard et une enveloppe. De l’autre, il lui tendit une bouteille :

¾        C’est une liqueur de châtaigne, c’est corse. Je suis sûr que ça vous fera plaisir.

Alexis regarda la bouteille, gravement. Il existait donc des individus capables d’extraire une liqueur d’un tas de châtaignes sèches et dures. Il essayait d’imaginer le processus, il ne voyait pas. Sammy, lui, ne semblait pas se poser la question. C’était un homme qui savait comment extraire la liqueur des châtaignes, un homme capable de tout.

¾        C’est très gentil, merci. Si j’avais le temps, je vous aurais proposé que nous l’ouvrions pour boire un verre, mais…

¾        Non merci, je ne bois jamais d’alcool et vous n’avez pas le temps. Voilà, vous aviez dit que vous alliez réfléchir à mon idée, donc vous avez réfléchi. Moi aussi : vous vouliez des faits marquants ? Je vous en apporte. Vous vous inquiétiez du financement du projet ? Je m’en occupe.

Sammy était donc encore plus bizarre qu’Alexis ne l’avait imaginé : quand on lui opposait un problème, il ne s’y arrêtait pas pour en contempler l’arduité, il préférait le résoudre. Un primaire.

 

  On ne me reprochera plus de ne mettre en scène que des menteurs : Sammy est un maniaque de l’exactitude, un modèle de parler-vrai. Comme moi, vous dis-je.

 

  Voilà, les trois personnages majeurs sont en place, la tragédie peut commencer. Chacun peut aller au bout de son tragique destin. Mais, je vais être franc : après avoir lu ces extraits, vous n’avez plus besoin d’acheter le roman. Sans l'avoir lu, vous pourrez déjà en parler très brillamment dans les dîners en ville. Mais qui va encore dans les dîners en ville ?

 

  Le seul truc qui vous manquera, c’est dans le reste du livre, c’est peut-être le plus important...: il paraît que ce livre fait rire, c’est ce que disent les premières critiques. Je ne vous ai pas proposé d’extraits du roman dans ce registre, car je n’en ai pas trouvé. Ce livre est noir et, méchant, il n’est absolument pas drôle. Comme moi, vous dis-je.

 

 

 

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4 janvier 2009 7 04 /01 /janvier /2009 15:33

Moi et les femmes et moi. Toute la vérité et quelques mensonges.

 

Plus que quatre jours avant la sortie en librairie de mon nouveau roman « Le film va faire un malheur ». Quelques exemplaires sont déjà en circulation, mais ce sont seulement les « services de presse ». Il faut donc que je dépêche de vous servir mes zakouskis avant que vous n’en ayez plein la bouche.

 

Le zakouski d’aujourd’hui sera une femme, Clara, l’héroïne du roman. En fait, pas vraiment l’héroïne, puisque j’avais déjà les grandes lignes de l’intrigue, alors boiteuse, avant que je ne l’y glisse. Et soudain, tout s’est merveilleusement compliqué et l’intrigue a commencé à marcher droit. C’est le personnage-clef plutôt que l’héroïne. Ce qui est amusant, c’est que, dans l’histoire, ça se passe vraiment comme ça : en arrangeant tout, elle complique tout. Elle est comme ça, Clara. Et si j’étais héros de roman ; j’en tomberais amoureux.

 

Un lecteur attentif m’a déjà fait remarquer que les femmes de mes romans sont assez différentes de celles de mes nouvelles. Dans mes nouvelles, me dit-on, elles n’ont pas souvent le beau rôle : facilement dépassées par les événements, ballottées par la vie, souvent victimes, et parfois même un peu cloche. Une nouvelle est une histoire éphémère : ce doit être ainsi que j’imagine les histoires éphémères avec les femmes. L’écriture d’une nouvelle, c’est un flirt de quelques semaines, on s’émoustille en sachant que ça ne va pas durer – je relis, c’est affreux ce que j’écris là, tant pis, je continue. Tandis que l’écriture d’un roman, c’est une longue et ravageuse passion, ça ne peut pas être pareil. Les femmes qui débarquent sur le clavier ne peuvent pas être les mêmes.
 

Dans mes romans, l’héroïne (ou le personnage-clef) doit être mentalement très solide, et forte de caractère. Elle donne de sa force aux héros même quand elle n’en a pas. Même quand ils ne le méritent pas. Je le précise même en parlant de Clara :

 

Celle-ci sortait justement de la réunion fatiguée, tendue, et Alexis pensa que même ainsi, elle lui plaisait. Clara était une femme forte, elle avançait durement en portant ses ennuis, et parfois ceux des autres. Il les lui confia donc tandis qu’elle conduisait la Golf qui les menait vers la projection :

¾        Clara, j’ai de gros soucis, il faut que je te raconte.

 

Le lecteur qui m'écrit a l'air de savoir de quoi il parle, il faudrait que je me relise avant de pouvoir lui répondre, tant je me sens introspecté de l'extérieur (si, si, c'est possible). Je suis, paraît-il, féministe. J’en doute, mais j’aime mes héroïnes, et je ne veux pas qu’elles soient poire, ni même patientes. Ou alors, pas longtemps : il y a souvent une ou deux scènes d’explosion au début des romans. Tiens, je vous sers juste un extrait qui vous donne la couleur des rapports entre le héros, Alexis, jeune réalisateur obsédé par son film « Zoubeida l’Africaine », et sa copine, Clara, directrice commerciale dans une agence de publicité.

 

Alexis observait la scène comme s’il la filmait : Clara au volant, lui, impassible, à son côté. Le dialogue allait monter en puissance.

¾ Comment, à côté de toi ? Mais tu vas dire non, Alexis ! On était bien d’accord, c’est notre semaine. De toute façon, nos places pour le concert de guitare et violoncelle, c’est demain soir.

Dialogue encore un peu flottant. Mais elle allait exploser à la prochaine réplique, et lui resterait calme, gentil. Un beau contraste.

¾ Ah, Clara, ne sois pas comme ça, possessive...

¾ Possessive ! Putain, moi, possessive ? C’est toi qui veux tout : Zoubeida l’Africaine et Clara la conne ! Clara la conne et, en prime, Clara la coach, Clara la grande sœur, Clara la bonniche, Clara la baise-moi et Clara la nounou !

Elle improvisait, elle était formidable dans les scènes de colère. Et lui, toujours très calme. Il avait préparé son texte, les mots, même le merde, les chiffres, lui aussi était parfait :

¾ Enfin, merde ! Cette projection, c’est une petite chance de plus pour que mon film soit primé. Une chance sur dix, mais je la prends, comme chaque fois. Dix fois une chance sur dix, ça fait dix chances sur dix que ça marche.

¾ Non ! En proba, dix fois une chance sur dix, ça fait un peu moins de sept sur dix.

Clara devait avoir appris ça à HEC, on accumulait les connaissances inutiles dans cette école ; cela donnait des répliques de fin qui vous gâchaient les plus belles scènes.

 

Il paraît qu’un auteur de romans construit toujours les personnages féminins à partir de sa mère ou de sa femme, sans oublier ses femmes. Désolé, je ne vois dans ces personnages ni similitude ni antinomie. Et des femmes, je n’en ai qu’une, je suis donc sûr de ce que je dis. Je ne dois pas être un vrai auteur de romans.

 

Il reste un rattrapage, c’est le coup du « Monsieur Bovary c’est moi ». Désolé, ça ne marche pas non plus : je m’aime à la folie, alors que je n’ai aucune amitié pour les héros de mes romans. Tout au plus une certaine compassion, vu ce qui leur arrive. Nous n’avons, eux et moi, rien à voir. Un exemple : le lecteur attentif me fait remarquer que mes héros de romans sont d’invétérés menteurs (sauf Sammy, dont je vous parlerai dans le prochain zakouski). Des menteurs, disais-je. C’est vrai, c’est plus fort qu’eux, plus fort que moi. Donc rien à voir avec moi qui ne mens jamais.

 

Sauf dans ce blog, lorsque je parle de ce que j’écris.


P.S. Merci à tous pour vos commentaitres bloguesques ou privés concernant le passage sur France-Inter : le moral remonte.

 

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