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(Excellente) Présentation

  • : Blog de Georges Flipo, auteur
  • Blog de Georges Flipo, auteur
  • : Dans ce blog : chroniques sur l'actualité littéraire (la mienne et celle des autres), sur l'écriture, sur l'édition, sur les auteurs, et tout ce qui se réclame de lalittérature.
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Actualité brûlante

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Pour des informations pérennes, impitoyablement classées, allez faire un saut sur mon site d'auteur

Il vient d'être entièrement remanié. Tout y est très beau, très chic. Même le chien.

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Des attaches et des liens

Des blogs que je fréquente souvent ou parfois, mais avec plaisir, sans forcément y laisser de commentaires, des blogs dont le tenancier vient parfois faire un coucou en dessous de mes billets, des blogs qui aiguillent vers le mien, des blogs qui ont donné un coup de pouce à un ou plusieurs de mes livres, tout cela crée des liens.

Si vous pensez que votre absence dans cette liste est un scandale, faites un scandale. Ou, plus simple, faites-moi signe.

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813
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Vers Minuit, Franck Garot
Voyage au bout de la lettre (Pitou)

Yspaddaden

Yves Mabon, Prix Orange du Livre
Zoé Lucider
Zoridae

Copinage éhonté.

Voici une rubrique dans laquelle je présente des livres écrits par des auteurs avec lesquels j'entretiens d'amicales relations. Bien entendu, il ne s'agit pas ici d'emplacement publicitaire. C'est beaucoup plus honorable, c'est du copinage. Les livres présentés dans cette rubrique ne seront pas toujours les mêmes : à défaut de renouveler mes copains, mes amis, mes relations, je vais renouveler leurs parutions.

 

Cherche-jeunes-filles-200-x315.jpg

  Le tout dernier de Françoise Guérin

virages-dangereux-copie-1.jpg

La-vieille-dame-du-riad.jpg


Frederique-Martin-Belfond-Le-Vase-ou-meurt-cette-verveine-3.jpg
Tu-ne-mourras-plus-demain.jpg

 

Les pays

Moulins A paroles


L-eau-des-reves.jpg

Lotus Seven

Un homme perdu-copie-1


Langue-de-pub-copie-1.jpg

Livre-Magali-Duru.jpgLe tout dernier de Magali Duru

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      Le tout dernier d'Emmanuelle Urien

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Dominique-Guerin.jpg

 

Quatre carnages..

 

 

 

  Teignes

 

 

 

 

Un escarpin de soie bleue

 

 

Est-ce ainsi

9 octobre 2009 5 09 /10 /octobre /2009 07:29

Billet dédié à ma voisine sur le trajet Lille-Paris, TGV du Jeudi 8, (16 h - 17 h 02)

 

Comme beaucoup d’auteurs, j’ai chez moi, en permanence, une petite réserve de chacun de mes livres. Pour des cadeaux, pour des envois obséquieux, ou pour des ventes à des lecteurs qui souhaitent l’envoi d’un livre dédicacé.

Mon stock personnel de « L’Étage de Dieu » était à zéro depuis la semaine dernière. L’Étage de Dieu, c’est mon recueil de nouvelles, paru en 2006, qui traite de la vie des cadres dans les grandes entreprises. C’est un recueil qui m’est cher, car il m’a valu mon premier prix littéraire, le prix Furet du Nord « Découverte d’un écrivain du Nord - Pas-de-Calais ». A ce titre, il a été co-édité par Le Furet du Nord et Jordan (Belgique). Paragraphe d'auto-glorification dont vous comprendez l'objet à la fin de ce billet.

Pour ceux qui ne savent pas, Le Furet du Nord, c’est comme la Fnac, mais en plus grand, en plus beau, plus présent, dans la région Nord (14 librairies - celle de Lille est la plus grande librairie d’Europe). Et Jordan, c’est un éditeur belge qui ne mérite aucune publicité.

Ce livre n’est proposé qu’en diffusion régionale. Je suis donc allé hier à Lille, pour en chercher une double douzaine, après avoir prévenu.

C’est toujours drôle, pour un auteur, d’acheter son livre. Là, ce fut encore plus drôle : je n’ai pu en acheter que 16 car il n’y en avait plus. Même en faisant remonter les réserves des treize autres Furet, il ne restait plus que 16 exemplaires. Tous les autres exemplaires ont été vendus au fil de ces trois années.


Le tirage était de 2.000, je remercie donc les 1.984 lecteurs qui, par le bouche-à-oreille, ont lancé dans le Nord le jeune auteur que je suis. Mille neuf cent quatre-vingt-quatre exemplaires vendus (en lettres, ça fait plus impôrtant), ce n’est pas mal, pour un livre qu’on ne trouve que dans une seule région. Certes, il été bien mis en avant par les Furet, mais c’est un beau chiffre. Nouveau paragraphe d'auto-glorification dont vous comprendez l'objet à la fin de ce billet.

Le plus beau chiffre, c’est ce zéro. C’est la première fois qu’un de mes livres est épuisé, et j’en étais tout ému. Le sentiment est complexe, un mélange de nostalgie et de fierté scolaire : le livre a réussi, il a fini sa carrière, il n’existe plus (mais je peux récupérer les droits).


Je suis reparti pour Paris avec mon sac Furet du Nord bien rempli. Ma voisine dans le train était bavarde, elle a regardé mon sac rouge plein à craquer :

- Eh bien, vous en avez acheté, des livres, au Furet ! 

La suite s’est passée exactement comme je le craignais. Je lui ai fait un bon sourire, sans répondre, pour éviter toute relance de dialogue, mais rien n’y a fait, elle a poursuivi :

- Et qu’est-ce que vous avez acheté de beau, si ce n’est pas indiscret ?

Evidemment, que c’était indiscret, mais comment le lui dire ? J’ai sorti un exemplaire de mon livre, je le lui ai montré, modeste.

- Et les autres ?

- C’est le même, seize fois le même.

- Ah, vous êtes enseignant ?

Pourquoi devais-je être enseignant ? Parce qu’ils sont les seuls à imposer la lecture d’un même livre à un troupeau de lecteurs appliqués ? J’ai hésité à dire oui, oui, je suis enseignant, mais je voyais mal le mensonge à construire ensuite, j’ai préféré être honnête :

- Non, je suis écrivain.

J’ai pris le petit air arrivé que j’affiche toujours dans ces cas-là, mais ça n’a pas suffi. Elle m’a regardé, soupçonneuse :

- Georges Flipo, c’est vous ?

J’ai hoché la tête, et j’ai vu dans son regard une immense compassion. Peut-être un peu de mépris aussi : le pauvre, il en est réduit à acheter ses propres livres  pour faire croire qu'ils se vendent bien ! Elle a ouvert son magazine, Psychologie, et ne m’a plus rien dit. Peut-être y cherchait-elle un article sur « La psychopathologie de l’échec », ou « Comment parler à un naufragé de la réussite sociale », je ne sais.

Moi, je n’avais pas acheté de magazine. Alors, faute de mieux, j’ai sorti un exemplaire de mon livre, et je l’ai lu pendant tout le voyage. Je l’ai trouvé très bon (si, si !) et il m’est arrivé de sourire en le lisant : je n’osais lever les yeux, car je devinais son regard.

Je me demande comment elle a raconté l’histoire à son mari quand elle est rentrée chez elle. Peut-être qu’elle a cherché mon nom sur Google. Peut-être a-t-elle trouvé mon blog. Peut-être est-elle en train de lire ce billet. C’est pour elle, juste pour elle, que je l’ai écrit, histoire de sauver la face.
Madame, si vous me lisez, laissez un commentaire pour me dire que, maintenant, vous comprenez. Un commentaire pour me rassurer, pour me débarrasser de cette humiliation qui pèse sur mes épaules depuis hier soir. Et, ô madame ma voisine, si vous le voulez, je vous enverrai en remerciement un exemplaire dédicacé*. 

* Euh, remerciement, c'est trop vite dit :  attention,  c'est 11,50 € plus 3,07 € de frais de port. Hé, remerciement mais pas de cadeau, je ne suis pas assez fortuné pour jouer les mécènes.

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24 octobre 2008 5 24 /10 /octobre /2008 17:26

L'Etage de Dieu est sorti en diffusion régionale : on ne le trouvait que dans le Nord-Pas-de-Calais. Mais on l' y trouvait bien, et il s'en trouvait bien : il a obtenu, dans cette région, une belle couverture presse. C'est sans doute ce qui explique les chiffres de vente, et l'épuisement du tirage.
VDN-Jury-avec-legende--L-Etage-de-Dieu.jpg


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31 mars 2008 1 31 /03 /mars /2008 19:41

Ces blogs sont rares, car ce recueil n'était diffusé que dans la région Nord-Pas-de-Calais, ce qui était un frein à tout buzz bloguesque. Mais il y a quand même eu de bonnes surprises, comme en témoignent les quelques billets ci-dessous.
couv-L-Etage-de-Dieu-.jpg


Cathulu

http://cathulu.hautetfort.com/nouvelles-fran%C3%A7aises/

Vous l'aurez compris ces "Douze nouvelles à la gloire de la libre entreprise" sont aussi grinçantes et cyniques qu'une comédie de Jean Yanne des années 70. De coups de griffes " il n'y avait jamais eu de jolies filles au département comptable, la directrice administrative y veillait et montrait d'ailleurs le bon exemple." en réflexions lucides sur les relations humaines "J'ai alors compris que j'étais l'autre des  autres: ils ne m'avaient rien expliqué du tout. "

 

Cuné, Cunéipage

http://www.cuneipage.com/archive/2007/01/24/me-demande-si-je-vais-retravailler-un-jour-moi.html

Ce serait acerbe si ce n’était spirituel, attristant si ça ne suintait pas la tendresse. C’est en tous les cas bien vu, bien amené, une chouette récréation à s’offrir [….] On les enchaîne, on en relit une, on en raconte une autre à monsieur qui a déjà vécu exactement ça. On se dit que vraiment, ce qu’écrit Georges Flipo, ça nous plait, et ça nous réconcilie avec le plaisir de lire.

 

Monde du Livre

http://www.mondedulivre.com/modules/extcal/event.php?event=454

C’est avec le même humour acide qui le caractérise que le récent lauréat du prix du Furet 2007 (« A la découverte d’un écrivain du Nord Pas de Calais ») signe ici son troisième recueil de nouvelles. Après avoir exploré le monde de l’entreprise (L’étage de Dieu) et celui des écrivains en quête de reconnaissance (Le Vertige des auteurs), Georges Flipo nous emmène en voyage, nous emportant chaque fois un peu plus loin que prévu…

 

Stéphane Laurent

http://slaurent.over-blog.com/article-5135239.html

Un constat s'impose d'emblée: l'auteur sait de quoi il parle et la plupart des textes - délicieusement féroces - qui composent l'ouvrage sont marqués du sceau de l'authenticité. .. (..... .) Georges Flipo ne nous épargne aucune des tares de l'entreprise et brosse donc, par touches successives, un tableau à la fois crédible, signifiant et jouissif.

 

Zazieweb

http://www.zazieweb.fr/site/blog/afficherItems.php?numBlogItem=15204&ib=1

Le  texte file, sans acrimonie ni aigreur, chacun reconnaît au  passage un collègue où un chefaillon...  Quelques bouffées de tendresse néanmoins dans  ce recueil très équilibré où chaque texte m'a donné son content de plaisir. Un petit bonheur à s'offrir.


Je valide l’inscription de ce blog au service Paperblog sous le pseudo georgesf
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31 mars 2008 1 31 /03 /mars /2008 19:24

 

C’est une histoire très peu parisienne. Comme moi.

 

 Etant nordiste resté incurablement nordiste malgré 30 ans de vie parisienne, je m’étais inscrit au Prix Littéraire "Découverte d’un écrivain du Nord – Pas-de-Calais", organisé par Le Furet du Nord et La Voix du Nord.

Le Furet du Nord, pour ceux qui l’ignorent, c’est une librairie située sur la Grand’Place de Lille, la plus grande d’Europe. C’est de la librairie que je parle, pas de la Grand’Place qui n’est pourtant pas ridicule. Et comme la Grand’Place ne lui suffisait pas, Le Furet du Nord a essaimé dans les 14 principales autres villes du Nord – Pas-de-Calais.

 

Ce Prix littéraire est réputé dans la région, donc tentant pour un auteur : j’avais envoyé au Furet du Nord, un recueil de nouvelles entièrement consacré à la vie en entreprise, alors intitulé Des paniers et des crabes("12 nouvelles à la gloire de la libre entreprise"). La concurrence est rude pour un prix aussi important, auquel participent les ouvrages édités et non édités, et je me faisais donc peu d’illusions.

 

  Au début de l’automne, Le Furet du Nord m’appela pour m’annoncer... que l’écrivain découvert, c’était moi ! Et quelques jours plus tard, je déjeunais avec les jurés au Pot Beaujolais, rue de Paris à Lille. Un repas qui me laisse un grand souvenir, car la gentillesse des convives semblait aussi inépuisable que leur culture : on parla beaucoup de l’actualité littéraire, et je n’étais guère à l’aise (je ne lis presque jamais les livres qui viennent de sortir). On parla aussi de ma propre actualité littéraire, et j’étais encore moins à l’aise : comment parler de ses œuvres juste après celles de Jonathan Littell ou de Nancy Huston ?

Je me suis donc contenté d’écouter et de sentir gonfler mes chevilles, car les jurés n’avaient que des mots aimables. Ils m’ont cependant demandé de changer le titre du recueil et m’ont proposé de retenir celui de la première nouvelle, L'Étage de Dieu.

 

Avec quelque recul, je pense que ce changement était une erreur : l’aspect ironique du contenu disparaît, et le titre peut aiguiller sur une fausse piste (les questions des visiteurs lors des salons montrent que beaucoup croient à un ouvrage de spiritualité). Mais le choix du titre est le privilège de l’éditeur, celui de la couverture aussi, on ne le sait pas toujours. Et c’est ainsi que les crabes ont laissé place à Dieu. 

 

Ce recueil a un avantage : il est vraiment thématique, entièrement centré sur l’entreprise. Chacune de ces nouvelles me semblait tendre, ou amusée. Rassemblées dans un même recueil, elles deviennent, me dit-on, mordantes, et souvent féroces. Je ne le savais pas, c’est dans les premières interviews, les premières critiques de presse, que je l’ai découvert.

 

Ce recueil a mené une belle vie. L’appui du Furet du Nord et celui de la Voix du Nord y ont été pour beaucoup : conférence-débat au Furet de Lille pour le lancement, journées de dédicaces dans différents Furet, bonne mise en place dans les magasins, chaleureuse couverture presse dans la Voix du Nord, interviews dans la presse parlée et écrite. Un tel appui a donné des ailes aux ventes : le tirage de 2.000 exemplaires s’est trouvé épuisé le 8 octobre 2009 à 15 h. La date ne fait aucun doute, j’y étais.

 

2.000 exemplaires, pour une distribution limitée à une seule région, cela fait une jolie fin pour cette belle histoire.  

On me dit que j'ai une tête de delco. Est-ce un compliment ?


 

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