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(Excellente) Présentation

  • : Blog de Georges Flipo, auteur
  • Blog de Georges Flipo, auteur
  • : Dans ce blog : chroniques sur l'actualité littéraire (la mienne et celle des autres), sur l'écriture, sur l'édition, sur les auteurs, et tout ce qui se réclame de lalittérature.
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Mais rien ne vous empêche d'aller faire un tour sur le site www.georges-flipo-auteur.com  

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Pour des informations pérennes, impitoyablement classées, allez faire un saut sur mon site d'auteur

Il vient d'être entièrement remanié. Tout y est très beau, très chic. Même le chien.

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Des attaches et des liens

Des blogs que je fréquente souvent ou parfois, mais avec plaisir, sans forcément y laisser de commentaires, des blogs dont le tenancier vient parfois faire un coucou en dessous de mes billets, des blogs qui aiguillent vers le mien, des blogs qui ont donné un coup de pouce à un ou plusieurs de mes livres, tout cela crée des liens.

Si vous pensez que votre absence dans cette liste est un scandale, faites un scandale. Ou, plus simple, faites-moi signe.

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Bibliophagie (Sybilline)
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Vers Minuit, Franck Garot
Voyage au bout de la lettre (Pitou)

Yspaddaden

Yves Mabon, Prix Orange du Livre
Zoé Lucider
Zoridae

Copinage éhonté.

Voici une rubrique dans laquelle je présente des livres écrits par des auteurs avec lesquels j'entretiens d'amicales relations. Bien entendu, il ne s'agit pas ici d'emplacement publicitaire. C'est beaucoup plus honorable, c'est du copinage. Les livres présentés dans cette rubrique ne seront pas toujours les mêmes : à défaut de renouveler mes copains, mes amis, mes relations, je vais renouveler leurs parutions.

 

Cherche-jeunes-filles-200-x315.jpg

  Le tout dernier de Françoise Guérin

virages-dangereux-copie-1.jpg

La-vieille-dame-du-riad.jpg


Frederique-Martin-Belfond-Le-Vase-ou-meurt-cette-verveine-3.jpg
Tu-ne-mourras-plus-demain.jpg

 

Les pays

Moulins A paroles


L-eau-des-reves.jpg

Lotus Seven

Un homme perdu-copie-1


Langue-de-pub-copie-1.jpg

Livre-Magali-Duru.jpgLe tout dernier de Magali Duru

tous-nos-petits-morceaux.jpg

      Le tout dernier d'Emmanuelle Urien

Fouad.jpg

Dominique-Guerin.jpg

 

Quatre carnages..

 

 

 

  Teignes

 

 

 

 

Un escarpin de soie bleue

 

 

Est-ce ainsi

12 mars 2011 6 12 /03 /mars /2011 08:51

La prochaine Chambre des requêtes, c'est pour demain. 


Ce sera la dixième audience. Vous pouvez apporter des fleurs et du champagne pour fêter cela.


Inutile de vous lever tôt : je ne la mettrai en ligne que l'après-midi. Je ne sais encore à quelle heure, ça dépendra de l'inspiration. C'est un peu plus long à écrire qu'une chronique ordinaire.

 

Parlez-en un peu autour de vous ou sur les blogs, faites venir un peu de monde : parler devant une salle à moitié vide, ce n'est pas bon pour le moral.


visu chambre des requêtes

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Published by Georges F.
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11 mars 2011 5 11 /03 /mars /2011 11:10

Amis lycéens et collégiens, avenir de la France, bonjour. Si j'en crois les requêtes Google, vous êtes de plus en plus nombreux à venir sur ce blog pour y trouver votre prochain devoir, emballé, pesé, prêt à copier, écrit sans fautes d'orthographe (en tout cas, il y en aura moins que dans vos requêtes).

J'en suis très honoré, mais un peu chagriné : mon blog est bavard, les chroniques sont parfois mal titrées, vous perdez probablement beaucoup de temps à trouver l'objet de votre quête. Ce temps, vous pourriez le passer à ingurgiter mes inlassables articles promotionnels vous disant tout le bien que je pense de mon nouveau roman policier "La commissaire n'a point l'esprit club".

 

Ne cherchez plus : le voici, le corrigé de votre prochaine dissertation, dont j'ai obtenu le sujet de façon détournée (étant en instance de réception des Palmes académiques, j'ai mes entrées dans l'Education nationale). Et pour ceux qui ne savent pas encore disserter, voici également le corrigé de votre prochain devoir de français. Ne me remerciez pas, contentez-vous de filer lire ce polar qui vous attend chez votre libraire, juste à côté du rayon mangas.

 

Pour ne pas vous faire piéger par votre professeur, j'ai écrit ce corrigé dans une langue étrangère. Je vous laisse traduire. Là encore, je vous suggère de ne pas vous fatiguer : le traducteur Google est là pour ça. Alors, heureux ?

 

Bien entendu, cette démarche est pédagogique. Je compte sur vous pour m'envoyer votre fiche de lecture de La commissaire. J'ai confiance en vous : il me suffit de vous regarder les yeux dans les yeux, d'y voir cette lueur joyeuse et franche, propre à notre belle jeunesse, je sais que vous l'écrirez vous-mêmes.

 

파리로 간 이상 : 직선은 원을 살해하였는가 ?
이상(서울1910년 -동경 1937년)은 한국 문학에서 중요한 시인이다. 그는 식민지였던 한국에서 그의 모국어와 당시 점령국가의 언어인 일본어로 글을 썼다.
그러나 그는 수학의 언어로 말하지 않았을까 ?

’직선은 원을 살해하였는가 ?’ 수수께끼와 같은 이 문구는 « 이상한 가역반응 »이라는 그의 시의 한 구절로, 1930년 경에 일본어로 씌어졌다.
더 나아가, 작품 속의 인물들은(특히 그의 ‘연인(amoureuse)’) 라플라스, 나블라, 달랑베르와 같은 수학연산자의 이름을 가지고 있다. 뉴튼, 광속, 랑쥐뱅의 파라독스가 나오며, 아인슈타인의 상대성 이론에 대한 암시도 찾을 수 있다. 만일 그의 소설들이 그와 거의 동시대를 살았던 카프카를 상기시킨다면(이상이 카프카와 들뢰즈처럼 ‘소수 문학’의 주요한 작가였다는 점에 주목) 그의 시는 더 나은 비교를 찾지 못하는 상황에서 할 수 없이 말라르메의 <한번의 주사위 던지기로는 우연이 결코 폐기되지 않는다>와 비슷한 문체로 씌어졌다고 보는 것도 가능하다.
이상은 기이하고 불운한 천재였다. 1910년에 태어난 그는 공학과 건축을 전공했다. 그 후, 일제 식민지 치하의 조국에서 공무원으로 일했다. 그러나 그는 이러한 안정적인 삶을 떠나 복잡한 여성편력과 함께 주변인으로서의 삶을 살게 된다. 그는 동경으로 이주하여 살고자 하였으나 일본의 감옥에서 비참한 최후를 맞이한다.
시의 형태, 타이포그래피, 페이지 배치는 종종 수학적인 외형을 띠고 있다. 그리고 조합적인 것, 수적인 것을 상기시킨다. 그러나 이것은 대체로 부조리하거나 미미한 채로 남아있다. 반면에 전문가들에 의하면, 텍스트 자체와 시 속 한국어의 음성적인 부분이 반복, 대칭 그리고 거울놀이의 엄격한 제약과 규칙에 따라서 매우 미묘한 방식으로 구축되어 있다고 한다. 새로운 형태의 탐구는 수많은 시인들의 공통점이다. 특히 이점은 수학의 영향을 주장하는 사람들에게 더욱 그렇다. 그러나 이상의 깊은 독창성은 아마도 다른 데에 있는 듯하다
이상의 시를 독특하게 만드는 것은 바로 그것에 나타난 그 자체로서의 오브제인 수학이다. 아니 적어도 많은 시 속에서 그렇다. 시인의 기하학, 선, 곡선, 천체의 궤도 등등…그 당시에 엔지니어가 데생 테이블 흑은 주판 앞에서 많은 시간을 보내는 것은 당연하였다. 그러나 아마도 르네 톰에게 소중한 이러한 « 비밀에 관한 계속되는 존재론적 선행성 »을 그가 느끼지 않았을까 ?
이상의 독특한 텍스트는 한국어와 일어 두 가지의 언어로 씌어졌다. 당시 한국 문학은 한문을 많이 썼으며 이것은 현대 한국인들이 이상의 시를 접하는 데 어려움을 야기한다. (그러므로 현대 한국어로 읽는다). 이러한 사실에 더해서 이상이 수많은 불어, 독어, 영어 단어, 라틴 문자 혹은 음성적인 표기를 사용하였다는 점, 그리고 더 나아가 수학의 언어와 상징들이 그의 시에 편재한다는 점은 그의 시를 번역하는 이들에게 커다란 어려움을 주고 있다. 그러므로 이상의 언어는 나와 같은 외국인에게나 한국인에게나 동일하게 낯설다는 사실에 위로를 받기도 한다.
이상은 유럽의 아방가르드를 잘 알고 있었던 것이 명백하며, 유럽과 한국의 문화적 유대의 시초가 될 수도 있었을 것이다. 그러나 역사의 드라마는 이와는 다른 방향으로 그의 운명을 인도하였으며, 그의 지적인 모험은 마치 끊어진 선처럼 지속되지 못하였다.
이상의 작품은 시공간과 관련된 과학적-기하학적 범주로 한정되지 않는다. 그러나 여기 모인 예술가들이 주로 전개시킨 것은 바로 이러한 양상이다. 라 제네랄 건물은 이상과 동시대의 건물이며, 최근에 문화적 랩으로서 3차원적인 방식으로 탈바꿈한 공간이다. 결코 폐기되지 않는다>와 비슷한 문체로 씌어졌다고 보는 것도 가능하다. 

이상은 기이하고 불운한 천재였다. 1910년에 태어난 그는 공학과 건축을 전공했다. 그 후, 일제 식민지 치하의 조국에서 공무원으로 일했다. 그러나 그는 이러한 안정적인 삶을 떠나 복잡한 여성편력과 함께 주변인으로서의 삶을 살게 된다. 그는 동경으로 이주하여 살고자 하였으나 일본의 감옥에서 비참한 최후를 맞이한다.

시의 형태, 타이포그래피, 페이지 배치는 종종 수학적인 외형을 띠고 있다. 그리고 조합적인 것, 수적인 것을 상기시킨다. 그러나 이것은 대체로 부조리하거나 미미한 채로 남아있다. 반면에 전문가들에 의하면, 텍스트 자체와 시 속 한국어의 음성적인 부분이 반복, 대칭 그리고 거울놀이의 엄격한 제약과 규칙에 따라서 매우 미묘한 방식으로 구축되어 있다고 한다. 새로운 형태의 탐구는 수많은 시인들의 공통점이다. 특히 이점은 수학의 영향을 주장하는 사람들에게 더욱 그렇다. 그러나 이상의 깊은 독창성은 아마도 다른 데에 있는 듯하다
이상의 시를 독특하게 만드는 것은 바로 그것에 나타난 그 자체로서의 오브제인 수학이다. 아니 적어도 많은 시 속에서 그렇다. 시인의 기하학, 선, 곡선, 천체의 궤도 등등…그 당시에 엔지니어가 데생 테이블 흑은 주판 앞에서 많은 시간을 보내는 것은 당연하였다. 그러나 아마도 르네 톰에게 소중한 이러한 « 비밀에 관한 계속되는 존재론적 선행성 »을 그가 느끼지 않았을까 ?
이상의 독특한 텍스트는 한국어와 일어 두 가지의 언어로 씌어졌다. 당시 한국 문학은 한문을 많이 썼으며 이것은 현대 한국인들이 이상의 시를 접하는 데 어려움을 야기한다. (그러므로 현대 한국어로 읽는다). 이러한 사실에 더해서 이상이 수많은 불어, 독어, 영어 단어, 라틴 문자 혹은 음성적인 표기를 사용하였다는 점, 그리고 더 나아가 수학의 언어와 상징들이 그의 시에 편재한다는 점은 그의 시를 번역하는 이들에게 커다란 어려움을 주고 있다. 그러므로 이상의 언어는 나와 같은 외국인에게나 한국인에게나 동일하게 낯설다는 사실에 위로를 받기도 한다.
이상은 유럽의 아방가르드를 잘 알고 있었던 것이 명백하며, 유럽과 한국의 문화적 유대의 시초가 될 수도 있었을 것이다. 그러나 역사의 드라마는 이와는 다른 방향으로 그의 운명을 인도하였으며, 그의 지적인 모험은 마치 끊어진 선처럼 지속되지 못하였다.
이상의 작품은 시공간과 관련된 과학적-기하학적 범주로 한정되지 않는다. 그러나 여기 모인 예술가들이 주로 전개시킨 것은 바로 이러한 양상이다. 라 제네랄 건물은 이상과 동시대의 건물이며, 최근에 문화적 랩으로서 3차원적인 방식으로 탈바꿈한 공간이다.

Roman_dun_tricheur.jpg

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9 mars 2011 3 09 /03 /mars /2011 07:00

J'ai fait la tournée des blogs littéraires. J'ai fait le tri entre les meilleurs et les pires, les sympa et les distants, et voici le résultat : aucun de ces blogs n'a publié le moindre billet depuis la sortie de "La commissaire n'a point l'esprit club". Il y en a un, un seul, qui a écrit un beau billet, la veille de la sortie * . Il est donc le premier. C'est celui de Magali Duru.  Vaut la visite. Je vous laisse l'apprendre par coeur. Vous noterez que j'écris des romans très "trendy" : quand je dirai ça à mes enfants, ils me regarderont d'un autre oeil et me parleront avec déférence.

 

Pour ne vexer personne, je classerai provisoirement tous les autres blogs seconds ex-aequo. C'est merveilleux, cette certitude que l'on ne peut que progresser.

 

Merci de me signaler les billets que vous publieriez sur vos blogs après avoir lu "La commissaire n'a point l'esprit club", ou sans l'avoir lu - je ne veux pas vous compliquer la vie. Signalez-moi aussi ceux que vous trouveriez en fréquentant la blogochose.

 

Le visuel du dessous, c'est Charlemagne séparant les bons et les mauvais écoliers. N'en parlez pas autour de vous, ça pourrait donner des idées à certains. 

 

Charlemagne1.jpg

 

 

      * Avant la sortie, il y a quelques "services presse" qui circulent. On les trouve même, parfois, dans quelques librairies ou sites ad hoc. Roooh.

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8 mars 2011 2 08 /03 /mars /2011 09:50

Mon roman précédent, "La commissaire n'aime point les vers" m'a apporté quelques bonheurs et une petite déception : il n'a gagné aucun prix littéraire. Pauvre commissaire !

 

Peut-être les gagnera-t-elle en Italie, en Allemagne, aux Etats-Unis d'Amérique ou en Russie, puisqu'elle a été traduite en ces quatre langues, éditée dans ces quatre pays. Je suis d'ailleurs impatient de lire la traduction du poème inconnu de Baudelaire. Il est aussi question qu'elle soit traduite dans un autre langage, celui du cinéma ou de la télévision. On en reparlera.

 

En attendant, ce roman a permis à un autre auteur de gagner un prix, c'est celui de la meilleure critique 2010 en roman policier (univers des blogs). J'en suis heureux pour la blogueuse Liliba. La commissaire aussi applaudit et lui fait la bise. Mais peut-être Liliba préférerait-elle que la commissaire laisse le lieutenant Monot se charger de la commission.


La chronique de Liliba est d'une grande qualité. J'en profite pour signaler que, lorsque Liliba ne fait pas de beaux travaux d'écriture pour son blog, elle en fait pour les autres.

 

Le billet de Liliba, c'est juste en dessous

 

http://unpolar.hautetfort.com/archive/2011/02/16/la-gagnante-du-concours-2011-de-la-meilleure-critique-d-un-p.html

 

La sélection des billets concernant "La commissaire n'a point l'esprit club", sorti depuis 5 jours, c'est pour bientôt, mais ça ne dépend que de vous. Signalez-moi les chroniques sorties sur les blogs que vous fréquentez. Ou écrivez-les sur les vôtres.

 

Le visuel juste en dessous n'a aucun rapport, mais je n'ai rien trouvé d'autre : c'est le "fardier de Cugnot, première machine autopropulsée" à parcourir 4 kilomètres. Ensuite, on simplifia, on diminua, on appela ça une auto. J'aurais préféré qu'on gardât l'appellation "Fardier". "Chérie, je reviens, je vais porter le fardier en révision des quatre kilomètres", ça aurait eu plus d'allure.


fardier-de-Cugnot.jpg

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7 mars 2011 1 07 /03 /mars /2011 09:56

Voici la chronique de Jean-Claude Perrier dans Livres-Hebdo. Vous ne trouverez probablement pas Livres-Hebdo dans les kiosques : c'est LE magazine des libraires et des éditeurs. Une bonne critique dans Livres-Hebdo, c'est toujours un bon coup de pouce lors du lancement d'un livre. 


Quand vous irez chez votre libraire, plutôt que de lui demander "Avez-vous la nouvelle enquête de la commissaire ? " demandez-lui plutôt "Avez-vous lu le dernier numéro de Livres-Hebdo ?" Cela fera de vous un client beaucoup plus chic, pas loin du délit d'initié. 


Demain, je vais commencer un premier pointage des blogs ayant déjà parlé de "La commissaire n'a point l'esprit club". Si c'est le cas du vôtre, merci de me le signaler.

 

Pendant que je suis là, je voudrais signaler au professeur de français ayant donné comme sujet de dissertation " Lire un roman, c'est faire l'effort d'entrer dans un univers différent. qu'apporte cette démarche ? " qu'il peut mettre un zéro à tous ses élèves. Ils sont déjà plus de 40 à être venus trouver la réponse chez moi, si j'en crois les requêtes Google. Si ça continue, je vais ouvrir une nouvelle rubrique "Corrigés de dissertations", je vais faire fortune. Je demanderai simplement à tous les lycéens intéressés de s'engager sur l'honneur à me verser 10 euros à chaque consultation. J'ai confiance en l'honnêteté de ces petits gars.


Copie-de-Commissaire-Club-Livres-Hebdo.jpg

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6 mars 2011 7 06 /03 /mars /2011 06:40

Le dimanche, c'est le meilleur jour pour lire le journal. Surtout le soir.


"La commissaire n'a point l'esprit club" est sorti jeudi. Les premiers articles dans les médias sont parus : le roman bénéficie dès maintenant d'un prodigieux accueil dans d'innombrables médias français et internationaux : un article en France, un autre en Belgique. Jusqu'ici, c'est bon. C'est bon dans Le Soir, le grand quotidien belge. Pierre Maury lui accorde même les deux étoiles (les * * à côté du titre, ce sont des étoiles). Et c'est bon dans Livres-Hebdo, le magazine des libraires et de l'édition. 


Je mets déjà en ligne l'article du Soir, et je prépare le montage de l'article de Livres-Hebdo. Je l'avais fait, mais je l'ai perdu dans mon P.C. Ce sera en ligne demain.

 

Je vous laisse, c'est l'heure de mon premier café noir Ricoré.


Le-Soir--club.jpg


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3 mars 2011 4 03 /03 /mars /2011 09:13

Il est sorti !

Ce matin, je me suis levé tôt, je savais qu'il serait là.

Effectivement, il était sorti, il m'attendait. comme s'il voulait que je sois le premier à le découvrir.

J'ai, de loin, admiré sa belle couleur un peu flashy.

Je me suis penché sur lui, j'ai caressé tendrement ses feuilles, une à une, j'ai humé sa fragrance.

Et je me suis senti envahi par un bonheur tout bête et doux.

C'était un grand jour : un crocus était sorti.


 


crocus.jpg

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Published by Georges F.
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3 mars 2011 4 03 /03 /mars /2011 09:04

 

Ce soir, vous allez sortir ; et je vais même vous dire où : vous irez au vernissage de l'exposition du sculpteur Gilles Blanchard, à Paris. Cela se passera à la galerie Images de fer, tout en bas de la rue de Seine, donc côté Seine. Gilles Blanchard a créé la superbe sculpture en couverture de Qui comme Ulysse. Il vous montrera bien d'autres merveilles lors de cette exposition. 

Vous trouverez une invitation sur son blog, en rubrique "Quelques nouvelles" (http://www.gillesblanchard-artiste.com/)

Il vous faudra un solide alibi pour ne pas y aller. Du genre "Je suis en train de lire un roman policier, je veux savoir comment ça finit ". En tout cas, je vous souhaite un bon soir.

 .Blanchard 3

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2 mars 2011 3 02 /03 /mars /2011 05:59

Club couv"La commissaire n'a point l'esprit club" sort demain, jeudi 3 mars, en librairie. Ainsi se terminera une année douloureuse. Je ne sais pourquoi, je n'ai jamais été aussi impatient de connaître les réactions de la planète blog.


Puisqu'on parle de réactions, j'ai reçu hier deux mails de fidèles de ce blog. Il et elle trouvent dommage de proposer, comme je le fais, quelques extraits de ce livre, en zakouski, avant sa sortie. Quelques commentaires, sur ce blog, vont dans le même sens. D'autres semblent apprécier. Le tout est dit très gentiment, merci.


Que leur répondre ? Que je ne sais pas ? C'est à peu près ça. Je le fais simplement parce que c'est un usage dans l'édition, c'est ce qu'on appelle les "bonnes feuilles". On envoie ça aux journalistes pour les mettre en bouche avant la sortie. Je ne vois pas pourquoi les blogs devraient être moins bien traités que les médias classiques. C'est comme les zakouski, ils ne sont pas obligés de les avaler.


Alors, pour ceux qui aiment ça, je repasse un dernier service avant la sortie du livre. Pour changer des zakouski, antipasti et tapas, je vous propose des mezze. Ne vous goinfrez pas, gardez une petite place pour le plat principal. N'oubliez pas que c'est censé vous donner faim. 


Les mezze de la photo, juste en dessous, je n'ai pas la recette. Pour les extraits, en dessous du dessous, je suis prêt à vous donner toutes les explications, dès la sortie du livre. Je les donnerai de préférence une fois que vous l'aurez lu.


Mezze_libanais.jpg


* * *

Viviane s’était arrêtée pour lire les consignes de sécurité figurant sur l’étiquette collée au dernier barreau.

  Vous savez compter, lieutenant ? Poids maximum : 150 kilos, mais seulement 120 kilos en position de rallonge, au-delà de quatre mètres. 120 kilos, c’était le poids de King, nous a précisé Reine. Et quatre mètres, c’est la hauteur des murs. Votre assassin aurait pesé 30 kilos au maximum ? Un petit hercule, le gars, 30 kilos de pur muscle, pour réussir à hisser 120 kilos sur une échelle.

Le lieutenant ne répondit pas ; il boudait. Viviane aussi avait envie de bouder. Elle aurait aimé une solution avec l’échelle. Une belle solution, ingénieuse comme les jeux de logique pour enfants. Les histoires de seaux de cinq litres et de trois litres, ou de barque avec un loup, une chèvre et une salade, elle avait toujours adoré ça.

 

 (La commissaire n’a point l’esprit club)

* * *

 

Coco L’Anime apporta un panier de pommes et en remit une à chaque couple. Le jeu était simple : ils devaient danser, les mains derrière le dos, la pomme serrée entre leurs deux fronts, et la faire descendre sans qu’elle tombe. Les premiers à tenir la pomme coincée entre leurs nombrils seraient les vainqueurs.

On lança un slow gluant et la danse commença. À quelques mètres, Willy ondulait avec application. Sa pomme était déjà au niveau des bouches. La brune semblait heureuse, et Viviane éprouva une obscure jalousie. Fredo, lui, se trémoussait contre la commissaire. Elle sentait son haleine mêlée d’ail, de pastis, et les odeurs indiscrètes de son corps. Il tentait de faire rouler la pomme contre la joue de Viviane en la maintenant avec sa langue. Il semblait à la commissaire qu’elle dansait avec tous les hommes de l’Esprit Club, que toutes leurs panses venaient s’échauffer contre son ventre, c’était atroce. Elle pensa à Reine, dans le lit conjugal, et aux cent vingt kilos de King qui s’affairaient contre elle. Comment une femme pouvait-elle supporter cela, pas une soirée, mais des années ?

La langue de Fredo lui effleura la joue. Elle ne put contenir un sursaut de dégoût. S’écartant brusquement, elle laissa rouler la pomme à ses pieds. Elle remonta les gradins quatre à quatre. Il fallait absolument qu’elle quitte les lieux avant qu’on ne la voie pleurer.

Elle se coucha en larmes. Demain, elle appellerait Monot. Demain, tout irait mieux.   

 

 (La commissaire n’a point l’esprit club)

* * *

 

Kiki Muscule annonça que c’était l’heure du step, et Viviane lui emboîta le pas, pour découvrir avec effroi qu’elle aurait droit à une leçon particulière. Jamais elle ne sentit aussi seule que durant la demi-heure d’exercice que la jeune femme lui infligea. La commissaire monta sur son plateau, descendit, monta, un, deux, très bien, devant, derrière, et deux V step, sur le côté, à droite, à gauche, trois, quatre, voilà, comme ça, deux basic, deux, avec les genoux, cinq, six, twist, sept, huit, en se promettant de ne plus jamais manger de frites, en tout cas pas avant le lendemain. Elle termina la séance chancelante, et eut à peine la force de sourire lorsque Kiki Muscule lui lança :

— Demain matin, je t’attends à la séance abdos-fessiers !

Viviane était allée vers les autres, et cela lui faisait mal partout.

 

 (La commissaire n’a point l’esprit club)

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Alcools n’est pas ce que je préfère chez Apollinaire, lâcha enfin Augustin Monot. J’aime mieux les Poèmes à Lou. Toutefois, je ne sais pas si ça vous plairait, les vers sont parfois assez audacieux, voire érotisants.

Elle se sentit rougir, son cœur battait bizarrement. De l’autre côté de la fenêtre, elle voyait arriver Willy, en grande conversation avec un Hétoilà, mais cela n’empêchait rien, au contraire. C’en était encore plus drôle.

 Oh, je ne suis plus une oie blanche. Érotisant, c’est quoi, par exemple ? Vous en connaissez un par cœur ?

— C’est un peu gênant, commissaire, ce que vous me demandez là.

Devant le silence insistant de Viviane, il comprit qu’il n’avait guère le choix.

— Il y a celui que je récitais souvent à une copine. Je me souviens de quelques vers, attendez, voilà :

Corps délicieusement élastique je t’aime

Vulve qui serre comme un casse-noisette je t’aime

Sein  gauche si rose et si insolent je t’aime

Sein droit si tendrement rosé je t’aime

Monot reprit son souffle et conclut, sur un ton léger :

— Ensuite, il y avait des histoires de mamelon couleur de champagne, de fesses et de toison, vous voyez...

Viviane affirma gaiement qu’elle voyait. Elle ne voyait rien du tout, elle voyait trouble, elle ne voyait plus que Willy qui passait innocemment la tête par la porte pour l’arracher aux moiteurs de la chose littéraire.

— Je vous laisse, Monot, on m’attend. Elle est très jolie, votre poésie. Quand la mémoire vous sera revenue, vous me réciterez la fin.

Elle marchait, rêveuse. À son côté, Willy ne disait plus un mot. Il semblait deviner qu’on venait de livrer à la commissaire un élément nouveau, dérangeant.

Oui, c’était une révélation importante qu’elle ressassait en son for intérieur : il y avait eu un poète qui, un siècle plus tôt, avait pu écrire de tels vers à la femme qu’il aimait. Il y avait eu un lieutenant de police qui avait pu les réciter à sa copine. Et à elle, pourquoi ne disait-on jamais rien ?

 

 (La commissaire n’a point l’esprit club)

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28 février 2011 1 28 /02 /février /2011 14:11

 

 

Je vois souvent arriver sur ce blog des visiteurs ayant tapé "zakouski" dans la zone de recherche Google. Je n'ai jamais su pourquoi Google s'obstinait à me les envoyer : ils doivent, chaque fois, repartir consternés, en proie à la plus noire des solitudes, celle du grand désert internet. Ils vont désormais se sentir moins seuls, ils repartiront en compagnie des amateurs de tapas, de kemia, d'antipasti, et d'apéritifs (je sais, je sais, en italien, antipasti, ce sont des hors d'oeuvre, et pas des trucs pour apéritifs).

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Tout ça pour vous dire que, juste avant la sortie de "La commissaire n'a point l'esprit club" (prévue dans 60 heures, ce jeudi 3 mars matin), je vous en sers quelques extraits pour vous mettre en bouche. Attention, ces tapas, kemia, antipasti, zakouski et apéritifs sont pour vous, mais défense de les emporter : il faut les consommer sur place. Ces textes sont interdits de diffusion. Ils sont protégés par un copy-right, un ©, ça ne rigole pas. 

Ne vous empiffrez pas, il y en aura d'autres très bientôt, si vous y prenez goût. Ensuite, il y aura le livre.

Et avec ça, qu'est-ce que je vous sers ? 

 

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  Quelques jours, dans une île grecque, celle de Rhodes. Avec le décoré de ce soir, votre lieutenant Monot. Je dois vous préciser, ajouta le Tout-Puissant, l’œil fripon, qu’il s’agit d’une enquête complexe, que vous mènerez dans des conditions inhabituelles : vous partirez tous deux incognito. L’idéal serait d’ailleurs que vous passiez pour un couple. Pour la crédibilité de la chose, il faudrait que vous partagiez la même chambre, avec lits séparés, je vous rassure. Cela vous paraît-il envisageable ?

   Viviane ne répondit pas. Elle envisageait. Oh, c’était si doux, Monot et elle dans la même chambre... Quelle tenue allait-elle choisir pour la nuit ? Un pyjama, façon copain-copain. Noir pour l’amincir. Et puis non, une nuisette, ce serait plus naturel : elle était femme, après tout. Rose et à mi-cuisse. Jusqu’à mi-cuisse, elle avait de belles jambes. Et lui, le cher ange, que porterait-il ? Un pyjashort en coton, vert pâle, assorti à ses yeux ? Et quand il ferait très chaud ? Ah, sous les draps, quand il ferait très chaud... Elle envisageait aussi la petite salle de bains qu’ils partageraient. Les frôlements exquis quand ils s’y croiseraient. La porte qu’elle laisserait distraitement mi-close quand elle prendrait sa douche, le petit courant d’air qui ferait bien les choses, oh, excusez-moi... Et le soir, après la plage. Il devait avoir la peau fragile, ce bêta, il allait rentrer avec des coups de soleil. Augustin, dans quel état vous êtes-vous mis... Ôtez-moi ce tee-shirt et allongez-vous sur le ventre, que je vous passe de la crème hydratante, n’ayez pas peur, je ne vous mangerai pas, là, vous voyez comme ça fait du bien, décontractez-vous, je ne fais que vous effleurer, comme ça, tout doucement... Et maintenant, tournez-vous, que je vous en mette aussi sur le devant des épaules. Oooh, quel gamin vous faites...

 

(La commissaire n’a point l'esprit club © )

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   Des corps. Elle ne vit d’abord que des corps. Des corps et des chairs de toutes les nuances, du blême mortuaire au rouge thermidor. Hébétée, elle se planta sur la terrasse qui surplombait les deux piscines cernées par la masse humaine. Que venaient faire là tous ces Chéris ? Rien. Ils étaient venus  avec un objectif précis : ne rien faire. Ils ne nageaient pas, ne s’agitaient pas. Ils étaient. Viviane les contempla, inquiète : comment les humains étaient-ils devenus si laids, les corps si relâchés, si difformes depuis ses dernières vacances  ? Bien sûr, il y en avait de beaux, elle voyait passer des seins fermes, des ventres plats, mais ils semblaient encore plus sinistres, « Voilà ce que vous avez été, repentez-vous », rappelaient-ils aux défaits, aux avachis. La commissaire sentit tomber sur ses épaules une étrange honte, celle de la solidarité : elle était nuement comme eux, elle pouvait, sans crainte, quitter son paréo.

 

 (La commissaire n’a point l'esprit club © )

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   Viviane resta pensive. La situation était ridicule : elle, à genoux en nuisette, son lieutenant debout, torse nu, la fille dévêtue couchée entre eux. Tant pis, elle avait besoin de réfléchir. Elle finit par se relever.

  Je ne sais pas qui a maquillé cette mort, mais il a eu raison. Il s’est simplement trompé d’endroit : tout le monde va la découvrir trop tôt. Pas de trouble à l’ordre public, vous vous souvenez ? Vous allez la porter tout au bout de la plage, au pied de la falaise, celle de la boîte de nuit. Vous la déposerez au bord des vagues, en laissant ses vêtements sur le sable. Et faites semblant de la découvrir durant votre jogging matinal. Vous irez demander qu’on appelle un médecin. J’espère qu’il ne sera pas trop féru de médecine légale.

  Vous ne voulez pas m’aider, commissaire ?

  Pas question. Vous m’imaginez faire du jogging en nuisette ? Je vais me changer et aller expliquer la situation à Reine.

Elle le vit partir, portant la défunte dans ses bras. Elle se dit brièvement que la jeune morte avait bien de la chance.

 

 (La commissaire n’a point l'esprit club  ©)

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  Et vous étiez déjà venus, ici ? leur demanda-t-il.

   Ah oui, répondirent-ils en chœur, ils connaissaient déjà Lindos. Mais le club avait changé. Il y avait eu la mort de King, il y avait l’ambiance, plus pesante, moins festive. Sans parler de Coco Clown, un peu moins drôle, ajouta une blonde frisottée. Avant, qu’est-ce qu’il pouvait nous faire rire, celui-là, avec son fameux toast !

  Santé ! lança le plus âgé de la table en levant son verre.

  Mais pas des pieds ! répondit la tablée.

  Sentez, mais pas des pieds ! répéta la frisottée. Coco Clown nous faisait la blague chaque fois qu’il venait s’installer à une table. On ne s’en lassait pas.

Ils semblaient effectivement ne pas s’en lasser. Chacun répéta à son tour l’impérissable toast. Viviane lança un regard effaré à son lieutenant qui l’ignora. Il n’en avait pas fini.

 

(La commissaire n’a point l'esprit club © )

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   Reine traduisait les questions, mais Viviane avait à peine besoin d’elle pour les réponses. Le Turc les accompagnait de gestes, de mimiques très expressives, il se traduisait tout seul : il avait commencé à planter des fleurs le long de l’escalier menant vers l’amphi, en attendant son tour.

  On pourrait lui dire d’arrêter son sous-titrage, c’est perturbant, proposa le lieutenant à Reine.

   Impossible, il parle toujours comme ça, à cause de son fils sourd-muet. Et, pour nous, au club, c’est bien pratique.

 

(La commissaire n’a point l'esprit club © )

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