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(Excellente) Présentation

  • : Blog de Georges Flipo, auteur
  • Blog de Georges Flipo, auteur
  • : Dans ce blog : chroniques sur l'actualité littéraire (la mienne et celle des autres), sur l'écriture, sur l'édition, sur les auteurs, et tout ce qui se réclame de lalittérature.
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Mais rien ne vous empêche d'aller faire un tour sur le site www.georges-flipo-auteur.com  

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Pour des informations pérennes, impitoyablement classées, allez faire un saut sur mon site d'auteur

Il vient d'être entièrement remanié. Tout y est très beau, très chic. Même le chien.

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Des attaches et des liens

Des blogs que je fréquente souvent ou parfois, mais avec plaisir, sans forcément y laisser de commentaires, des blogs dont le tenancier vient parfois faire un coucou en dessous de mes billets, des blogs qui aiguillent vers le mien, des blogs qui ont donné un coup de pouce à un ou plusieurs de mes livres, tout cela crée des liens.

Si vous pensez que votre absence dans cette liste est un scandale, faites un scandale. Ou, plus simple, faites-moi signe.

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813
Actu du noir (Jean-Marc Laherrère)
Actualitte.com, Nicolas
Alex (Mot à mots)
Amanda Meyre
Annick Dor
Antigone (Les écrits d’Antigone)
Armande 22,  Les livres-bonheur
Aude (Mots dits)
Balmeyer
Biblioblog (Laurence)
BibliObs
Bibliophagie (Sybilline)
Bibliosurf
Biffures chroniques
Blog de Thomas Clément
Bloghotel
Blog-o-book
Boojum
Bookingdom
Bric à book, Leiloona
Brigit Hache
BSC News
C’était demain, Dominique Boudou
Cabinet de curiosités d’Eric Poindron
Cafebook (Emma)
Calipso,
Calibre 47 (Claude Mesplède)
Calou, L’Ivre de lectures
Carnet de lectures
Carnets de Pierre
Carnets de sel (Essel)
Caro[line] 5ème de couverture, 
Catherine (La culture se partage)
Cathulu
Chaperlipopette
Chez Lo
Chiffonnette
Chimère (A livre ouvert)
Choupynette (Y'a d'la joie)
Chroniques littéraires
Clair et net
Clarinesse (L'œil du vent)
Claude Le Nocher
Clopin-clopant (Clopine)  
Comme dans un livre
Cozop
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CulturesFrance
Cunéipage (Cuné)
Daniel Fattore
Danielle, Maux d’auteurs
Dasola
De livres en livres
Digressions (Joseph Vebret)
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Eireann (Yvon)
Eloah (À lire, à croquer)
Emmanuelle Urien
En lisant, en voyageant, (Keisha)
Encres vagabondes, Patricia Châtel
Enna lit, Enna vit
Eric Fouassier
Espaces, CNES
Eulalie
Evene
Extra-ball, (Dorham)
Fabelire
Fabula Bovarya,
Flof 13 (Lire et délires)
Florinette, Les lectures de Florinette,
Fluctuat.net
Forum A vos plumes
Forum Tir Na N’Og et Cie
Frédérique Martin
Gaëlle Pingault
Géothèque
Géraldine (Les coups de cœur)
Gwenaelle (Skriban)
Happy Few, Fashion Victim
Hautefort, club Littérature
Hebdo des notes,
Indications
Initiales
Interlignage
Jean Calbrix
Journal  d’une lectrice (Papillon)
Kalistina
Kathel, Lettres exprès
Kheops
La bibliothèque du dolmen
La caverne d'Ankya
La cuisine des mots (Ciorane)
La Factory
La liseuse (au fil de mes lectures)
La Mère Castor
La Péniche.net ( Bureau des Arts de Sc. Po )
La pile à lire d'Hécléa
La plume et le citoyen
La Revue Littéraire (Blog Leo Scheer)
La scribouillarde
La tête dans les pages
Labyrinthes avec vue
Le bibliomane
Le blog d’Ameleia,
Le goût des livres (Aifelle)
Le retour de l'être aimé
Le Scribe
Lechoixdesbibliothécaires
Lecture & Ecriture
Lectures et autres (Sylvie)
Leo Scheer (La revue littéraire)
Les chroniques de Mandor
Les jardins d’Hélène
Les lectures de Martine,
Les livres de l'Arrajou
Les penchants du roseau
Levraoueg (La tourneuse de pages)
Librairie des voyageurs, Les 5 continents.
Lignes de fuite
L'île, la petite île
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Liliba
Lily et ses livres
Lire et délires (Flof13)
Litote en tête
Livres pour vous
Livres et Cinéma (Yohann)
Lou, My Loubook 
LVE, Lire Voir Entendre
Lyvres (Yv)
Magali Duru
Maïté Bernard (sur Bibliosurf)
Malice
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Marc Sefaris
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Maud et les mots
Mercedes G.F.
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Mille et une pages (Stephie)
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Monde du livre.com,
Mot Compte Double (Françoise Guérin)
Mots en bouche
N.U.L.L.E., Erzebeth
Nicolas Ancion
Nuit blanche
Obiwi
Oceanicus in folio
One big day
Pages à pages
Parfum de livres
Pascal, Le disque 
Pickendorf (Qui hodie agisti)
Pimprenelle
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Pralineries (Pralines)
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Prudence
Quichottine,
Quoi de 9 Cécile ?
Roseau
Rue des Livres
Salondulivre.net
Saxaoul
Scriptural (Schlabaya)
Serial lecteur
Site de Brigitte Niquet
 
Sylire
Tamara (Tamacultire)
Thaïs, Arc-en-ciel, 
Turquoise (Un moment Turquoise)
Valérie (Un fil à la page)
Vers Minuit, Franck Garot
Voyage au bout de la lettre (Pitou)

Yspaddaden

Yves Mabon, Prix Orange du Livre
Zoé Lucider
Zoridae

Copinage éhonté.

Voici une rubrique dans laquelle je présente des livres écrits par des auteurs avec lesquels j'entretiens d'amicales relations. Bien entendu, il ne s'agit pas ici d'emplacement publicitaire. C'est beaucoup plus honorable, c'est du copinage. Les livres présentés dans cette rubrique ne seront pas toujours les mêmes : à défaut de renouveler mes copains, mes amis, mes relations, je vais renouveler leurs parutions.

 

Cherche-jeunes-filles-200-x315.jpg

  Le tout dernier de Françoise Guérin

virages-dangereux-copie-1.jpg

La-vieille-dame-du-riad.jpg


Frederique-Martin-Belfond-Le-Vase-ou-meurt-cette-verveine-3.jpg
Tu-ne-mourras-plus-demain.jpg

 

Les pays

Moulins A paroles


L-eau-des-reves.jpg

Lotus Seven

Un homme perdu-copie-1


Langue-de-pub-copie-1.jpg

Livre-Magali-Duru.jpgLe tout dernier de Magali Duru

tous-nos-petits-morceaux.jpg

      Le tout dernier d'Emmanuelle Urien

Fouad.jpg

Dominique-Guerin.jpg

 

Quatre carnages..

 

 

 

  Teignes

 

 

 

 

Un escarpin de soie bleue

 

 

Est-ce ainsi

14 avril 2011 4 14 /04 /avril /2011 22:10

Le Monde publie un article intéressant sur les lettres de refus envoyées par les éditeurs aux candidats à la publication. Je vous recommande vivement la lecture de cet article, même si les éditeurs y semblent un peu plus courtois que dans la vraie et triste vie.

http://www.lemonde.fr/livres/article/2011/04/14/les-lettres-de-refus-ou-l-art-de-dire-non_1507315_3260.html

 

Le jour où je cesserai d'écrire pour la publication, je présenterai sur ce blog, s'il existe encore, ma sélection de lettres de refus. C'est une belle collection.  Ce que je préfère, c'est le mal que se donnent les émetteurs pour exprimer trois idées contradictoires :

- Par pitié, ne revenez plus. Allez envahir les autres.

- Nous vous trouvons bien sympathique et même talentueux (on ne sait jamais, le candidat pourrait se faire publier, devenir célèbre, gagner le Goncourt et brandir cette lettre devant les caméras)

- Nous aussi, nous sommes des gens très bien (ce candidat est peut-être un gros lecteur de certains de nos auteurs).

 

Et vous, avez-vous de belles histoires de non merci, de nobles lettres de refus à proposer ? Ne vous gênez pas, les commentaires sont là pour ça.

 

Titus-et-Berenice.jpg

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13 avril 2011 3 13 /04 /avril /2011 19:42

   Une bonne partie de mes visiteurs arrivent sur ce blog par égarement : il suffit de lire leurs requêtes absconses pour s’en convaincre. Mais il serait inhumain de les laisser repartir dans la détresse : c’est pour eux qu’a été créée cette Chambre des Requêtes. Ils y trouveront réponse à leurs angoisses existentielles.

 

D’autres viennent ici animés par la noble ambition de se faire publier. Le plus simple serait de lire mon premier roman « Le Vertige des auteurs » publié chez Le Castor Astral. Ce roman, co-lauréat du Festival du premier roman, traite exhaustivement du sujet en 273 pages. C’est un roman très sérieux, même s’il n’a raté que d’une voix le Grand Prix de l’Humour noir. Il est assez documenté sur le sujet : tous les aspirants-écrivains qui l’ont lu pourront en témoigner. Plus de renseignements sur mon site : http://www.georges-flipo-auteur.com/pages/24als15.html   Fin du paragraphe promotionnel.

Vous trouverez dans ce blog des conseils plus techniques sur les voies de l’édition :

http://georges-flipo-auteur.over-blog.com/categorie-10494196.html .

Vous en trouverez d’autres sur mon site :

http://www.georges-flipo-auteur.com/pages/24als22.html

      

En résumé : oui, il est possible de se faire publier chez de grands et moyens éditeurs, chez les petits aussi, même si vous n’avez pas de relations dans l’édition, même si vous n’habitez pas Saint-Germain-des-Prés, même si vous ne sortez pas de Normale Sup. L’important, c’est d’avoir un bon manuscrit, un peu de persistance et d'humilité. Plus un zeste de chance.

 

Assez parlé de vos ambitions littéraires. Il y a dans l’antichambre des requérants qui piétinent et qui pleurent : huissiers, tendez-leur des mouchoirs et ouvrez-leur les portes. Je veux de l’ordre et de la joie.

 

 Ouverture de la onzième Chambre des requêtes

 

 Nous rappelons que toutes les requêtes sont citées dans leur formulation et leur orthographe d’origine.

 

 visu chambre des requêtes

Faites entrer les requérants !

 

Requête : « forme manuscrit »

Les auteurs, chère Madame, dans leur quasi-totalité, adoptent la forme rectangulaire. Certains excentriques osent la forme carrée. Il y a là, pour vous, une opportunité à saisir : pourquoi ne pas envoyer un manuscrit rond ? Certes, cela vous donnera un peu plus de travail, notamment pour taper votre texte de façon circulaire, mais le résultat n’en vaut-il pas la peine ? Imaginez l’étonnement de l’éditeur ouvrant l’enveloppe : il fera le tour de la maison en brandissant votre oeuvre, vous deviendrez célèbre avant même d’avoir été lu, vous entrerez dans la grande légende de l’édition. Honneur, puissance et gloire !

 

Requête : « c quoi le meteo »

C’est un monsieur qui vous explique avec de grands mots que le temps qu’il fera demain sera comme celui d’aujourd’hui si tout se passe bien. Les cartes, c’est pour faire joli.

 

 Requête : « c quoi la meteo »

C’est la femme du monsieur. Il faut d’ailleurs dire la metea. La metea fait la pluie et le beau temps.

 

 Requête : « blog question idiotes »

Oui, c’est ici, merci pour votre contribution.

 

Requête : « le temps de retour du manuscrit. très long, bon signe ? »

Très bon signe, mon ami. Je suis sûr que votre manuscrit a pris solidement position sur le bureau de la directrice littéraire. Elle ne le quitte plus des yeux : elle s’en sert pour poser les cafés qu’elle offre aux plus illustres de ses visiteurs. Ah, si votre manuscrit pouvait parler, il en aurait des histoires à vous raconter, autrement plus intéressantes que les vôtres !

 

Requête : « qui suis-je si je ne suis pas moi ? »

Hou la la, quelle question ! Laissez-moi réfléchir. Vous ne seriez pas moi, par hasard ?

 

Requête : « zakouski italien peu couteux »

Ma ! Plous vous en prenez, moins c'est costoso, signore ! E cosi in Italia, ayez confiance ! Luigi, sers deux douzaines de zakouskis au signore qui ne veut pas dépenser beaucoup. Si signore, peu costoso, rassourez-vous !

 

Requête : « je veux gagner un exemplaire plaqué or de la commissaire viviane lancier »

Vous avez raison, mon brave ami : demandez, vous obtiendrez. Mais pourquoi vous contenter d’un plaqué or ? Exigez de l’or massif. Vous l’avez demandé gentiment, vous l’aurez. Mais, si cela ne vous dérange pas, attendez qu’elle ait fini son régime. Hé, au prix où est l’once d’or...

 

Requête : « ne pas gagner concours novelles  »

Votre ambition me semble raisonnable. Je vous vois bien parti.

 

Requête : « emplacement du coeur humain»

Nous sommes ici dans un blog littéraire, mais vous avez bien fait de me poser la question : je suis devenu, à mon coeur défendant, spécialiste de la chose. Mettez-vous face à moi, monsieur et ne bougez plus tandis que je bande mon arc et que je vise. Je vous préviens, la flèche va faire un peu mal. Ayé ! Et maintenant, vous me récitez le monologue du Cid, acte I, scène 6.

Percé jusques au fond du coeur 
D'une atteinte imprévue aussi bien que mortelle, 
Misérable vengeur d'une juste querelle, 
Et malheureux objet d'une injuste rigueur, 
Je demeure immobile, et mon âme abattue 
Cède au coup qui me tue.
 

Avant de mourir, regardez bien où est plantée la flèche : le coeur, c’était là, tout au fond. Huissiers, emportez cette dépouille après lui avoir rendu les honneurs !

 

 Requête : « quiitt e de pose pour pave verres »

Vous prenez le pavé et vous le posez. Voilà, comme ça, mais non, pas sur mon durillon, imbécile !

 

Requête : « comment ecrire un mot accompagnant un cadeau »

Je vous donne le mot, et vous me donnez le cadeau, ça vous va ?

 

Requête : « interdit de clacsoné »

Comment ? Qu’est-ce que vous dites ? Parlez plus fort, je n’entends rien, j’ai mis la sono de mon autoradio à fond, je fais toujours ça dès que j’écoute du Tchaïkovski. Que dites-vous ? Ah oui, bien sûr, ne craignez rien, je ne supporte pas le bruit d’un klaxon quand j’écoute Tchaïkovski.

 

Requête : « derniere autobiographie avant de mourir »

J’y travaille, mon vieux, je me dépêche. Comment « J’ai toute la vie devant moi ? » Eh bien non, justement.

 

Requête : « sequence lettres roman et accueil ecrivain auteur »

Votre histoire me dit quelque chose, j’ai déjà lu ça quelque part. C’est fort, c’est très fort, mais je ne vois pas qui a pu écrire ça. Ah, j’y suis, c’est moi, dans « Le Vertige des auteurs ».

 

Requête : « comment ecrir un recit ou le personnage est insensible »

Ecrivez un roman animalier.

 

Requête : « c`est le printemps ! »

Ah, quelle nouvelle ! Revenez dans trois mois, et trouvez quelque chose de plus original.

 

Re quête : « j'ai du male a lir et écrire »

Mais non mais non, pas du tout, vous êtes dans la bonne moyenne. Vous l’aurez, ce bac.

 

Requête : « mon blog etait tres bien »

Oh, ma pauvre, vous venez nous raconter une histoire triste. Asseyez-vous là, chère petite madame, mouchez-vous et narrez-nous la chose en parlant bien fort, pour que tout le monde puisse rigoler.

 

Requête : « je lève la main ouverte »

Oh, incroyable, quelle souplesse, quelle acrobate vous faites ! Venez près de moi, et recommencez. Bravo, restez comme ça et ne bougez plus, je ne savais pas où poser ma perruque.

 

Requête : « ne sommes nous pas en train de créer une nouvelle élite… commentaire »

Moi, oui, mais pas avec vous. Non mais, quelle gourgandine ! Huissiers, saisissez-vous de cette intrigante ! 

 

Requête : « copié collé intelligent livre documentaliste »

COMMENT ? Vous me racontez que la documentaliste a fait un copié-collé d’un livre intelligent ? Vous avez très bien fait de la dénoncer : il s’agit certainement du mien, et je ne vais pas me laisser dépouiller de 1,8 euro de droits d’auteur. Huissiers, allez me chercher la contrevenante au C.I.D. 

 

Requête : « peintu est  ecritur  lire »

Ah, Monsieur n’est pas seulement un artiste, c’est un littéraire. Eh bien, développez le propos, mon vieux, brodez, brodez, on vous écoute. Car j’imagine que vous savez aussi broder.

 

Requête : « michel drucker a une perruque »

Vous êtes certaine ? Comment peut-on porter la perruque à son âge, c’est d’un ridicule !

 

Requête : « quand est née ulysse et quand est mort ulysse gratuit »

Si je vous comprends bien, Ulysse était une petite fille quand elle est née, et il est devenu un gros et fort gaillard solidement membré en vieillissant. Le mérou est le seul animal à connaître une telle évolution : serait-ce à dire qu’Ulysse est un mérou ? Quelle histoire, mais quelle histoire !

 

Requête : « vous en reprendrez bien encore un peu »

Oui volontiers, mais pourquoi un peu ?

 

Clôture de la onzième chambre des requêtes,

revenez le mois prochain.

( ou plus tôt si le coeur vous en dit)

 

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Published by Georges F. - dans Chambre des requêtes
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11 avril 2011 1 11 /04 /avril /2011 12:23

Radio-Notre-Dame.jpgVendredi soir, j'ai manqué une bonne chronique à Radio Notre-Dame : elle parlait de mon roman "La commisssaire n'a point l'esprit club". Quand on me l'a annoncé, je terminais la visite de la collection des Romanov à la Pinacothèque de Paris.

 

J'ai préféré continuer cette visite, qui est très bien aussi (ah, le Portrait de jeune homme au chapeau, par Greuze ! et le petit Brueghel !).

Jean-Baptiste-Greuze-Portrait-de-jeune-homme-au-chapeau-177.jpg

 

Ce lundi matin, on m'a appelé pour me féliciter pour cette émission qui venait d'être rediffusée : je terminais l'installation de ma nouvelle télévision, qui est très bien aussi (ah, euh... ah quoi ?).

Samsung_UE32C6000_LED_Backlit_LCD_TV.jpg


Mais Les dieux et Notre-Dame sont avec moi : l'émission a été podcastée, j'ai pu l'écouter, et j'en ai été tout ému.


C'est une chronique longue, assez chaleureuse, qui ne comporte que de minimes erreurs de lecture. Le genre de chronique qui donne envie d'écrire une troisième enquête de la commissaire Viviane Lanvier. Mais comme elle est actuellement un peu fatiguée, je laisse l'héroïne au repos. L'auteur aussi.

Si vous n'avez rien à écouter, allez donc faire un saut auprès de Notre-Dame.

 

C'est ici, dans l'émission "Des goûts et des couleurs".

 

L'émission est longue : pour trouver la séquence où l'on chronique le roman, déplacez le curseur à mi-parcours : c'est juste après la séquence musicale, Summertime, interprétation genre Miles Davis à la trompette.

Pour les esprits pointilleux : déplacez le curseur "volume" à position moyenne (50%), puis déplacez le curseur de l'émission juste au-dessus.

 

http://www.radionotredame.net/rnd_player_plus.php?date=2011-04-08&url=http://notredameradio.s3.amazonaws.com/desgoutsetdescouleurs_20110408.mp3&title=Des%20go%C3%BBts%20et%20des%20couleurs

 

 

 

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9 avril 2011 6 09 /04 /avril /2011 12:11

Je prépare activement l'ouverture de la Chambre des requêtes.

auteur endormi

 

 

Je ne sais pourquoi, les requêtes d'arrivée sur ce blog deviennent de plus en plus raisonnables. C'est peut-être ce Club-couv-avec-retouche.jpgblog qui devient trop sage. Du coup, il m'est difficile de donner un peu de contenu à la prochaine "Chambre des requêtes". Je lance donc le grand jeu le plus stupide du mois : comment arriver sur mon blog par la requête la plus bizarre, la plus absurde ? Attention, c'est sans y inclure le mot "Flipo", sinon ce serait trop facile.

 

Indiquez ici, en commentaire, la requête que vous aurez effectuée avec succès. Le gagnant recevra un exemplaire dédicacé de "La commissaire n'a point l'esprit club". Le jeu prendra fin le 10 mai 2011.

C'est moi qui désignerai le gagnant, ça m'occupera.

 

Merci de signaler cette bouleversante opération promotionnelle ici ou là dans la planète blogs.

 

En attendant, je prépare cette Chambre comme je peux. Je cherche, j'imagine, je rêve, je joue à l'écrivain angoissé.  Bref, je n'en fiche pas une.

 


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7 avril 2011 4 07 /04 /avril /2011 15:18

Aujourd'hui, je publie un billet à hauts risques. Et après, on reprochera aux écrivains de ne pas s'engager.

 

Je publie, en gros caractères bien flashy un commentaire récemment paru sur ce blog.

 

 

Bonjour,

 

Directrice de collection régionale PACA pour les éditions Kirographaire, je suis à la recherche de nouveaux auteurs à lancer. Nous publions tout type de fictions ainsi que des témoignages. Si vous souhaitez nous proposer un de vos romans ou si vous comptez parmi vos connaissances et votre entourage d'autres auteurs désireux de se faire publier, n'hésitez pas à me contacter.

 

Catherine Le-Huu

 

http://www.edkiro.fr/

 

 

Généralement, quand on lit une annonce de ce type, il convient de renifler : on perçoit vite une petiteiiimage-le-vertige-des-auteur.jpg

fragrance d'éditeur à compte d'auteur. On devine déjà le remake du Vertige des auteurs, avec son cortège d'espoirs étranglés et de gémissements littéraires et d'arnaque à trois zéros.

 

Eh bien non, Catherine Le-Huu m'a écrit pour me confirmer qu'elle était un vrai éditeur à compte d'éditeur.

 

Si vous avez un manuscrit qui hiberne dans votre PC, c'est peut-être le moment de le sortir de sa couette, de le dépoussiérer et de l'envoyer aux Editions Kirographaire.

 

Je prends énormément de risques en suggérant cet envoi, mais je ne suis pas le seul.

 

Je prends le risque de voir revenir vers moi, furibards, les futurs recalés, les futurs déçus qui ne trouveront pas leur chef-d'oeuvre sur la table "Nouveautés" de la Fnac, qui n'auront pas droit au plus petit entrefilet dans Lire, qui passeront des journées à ne rien dédicacer au salon du livre d'Hénin-Liétard. Je précise donc d'emblée que je ne touche aucun pourcentage sur les milliers de vente que provoquera la publication de ce billet. Je ne connais pas Madame Catherine Le-Huu, je n'ai jamais entendu parler des éditions Kirographaire - il y a plein de petits éditeurs régionaux très honorables dont je n'ai jamais entendu parler.

 

Madame Le Huu prend le risque de voir déferler chez elle des sacs de manuscrits dont elle devra lire au moins la première page avant de répondre, les larmes aux yeux, que malgré les  évidentes qualités de ce manuscrit, le comité éditorial a finalement décidé, à l'issue d'un vote serré, de ne pas.... Elle sera harcelée au téléphone par certains auteurs hargneux qui menaceront de se suicider ou, pire encore, d'aller porter leur manuscrit chez Grasset. Elle pleurera chaque soir en me maudissant. Elle l'aura voulu.

 

Vous prenez le risque de vivre le chemin de croix de l'auteur presque publiable (tout auteur qui envoie un manuscrit est presque publiable, ne me dites pas le contraire). Je ne vais pas décrire ici ce chemin de croix, j'ai déjà écrit un roman sur le sujet. C'est douloureux. Votre pire ennemi, dans cette épreuve, ce sera vous-même, avec votre ambition, votre surdité, et surtout "l'espoir, le sale espoir".

 

Et pourtant, si j'étais vous, je tenterais le coup. Ne vous obnubilez pas sur les grands éditeurs parisiens : de nombreux auteurs ont commencé en publiant leur premier livre chez un petit éditeur régional et s'en sont bien portés. On peut vendre 2.000 exemplaires, en ne bénéficiant que d'une diffusion régionale, que d'un soutien presse régional. La fois suivante, on devient un candidat plus crédible auprès des grandes maisons.

 

image-saint-jude.jpg

 

Je vous ai tout dit, à vous de jouer.image sainte rita

 

Avant d'expédier votre manuscrit, donnez-lui toutes ses chances : suivez les conseils de mise en page que je donne sur ce blog (rubriques Arduité de la publication), récrivez votre première page (je suis sûr que vous valez mieux que ça), peaufinez votre lettre d'accompagnement. Et allez porter un cierge à Saint Jude ou Sainte Rita (ce ne sont pas les patrons des aspirants écrivains, ce sont juste les saints à implorer pour les cas désespérés).

 

 

Il ne vous reste plus qu'à trouver une statue de Saint Jude ou Sainte Rita et à jouer des coudes pour passer déposer votre cierge parce qu'il y aura du monde. 

 


 

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5 avril 2011 2 05 /04 /avril /2011 18:23

Je reviens de Limoges, où j'ai passé deux jours sous un chapiteau : je participais à "Lire à Limoges". Je n'ai vu de Limoges que ce grand chapiteau blanc, et le soleil qui dardait au-dessus.


Quand le soleil dardait bien, il faisait chaud. Plus de 30°C le premier jour. Les auteurs étaient en chemisette et buvaient abondamment. Merci au tenancier de la librairie Anecdotes de nous avoir royalement abreuvés d'eau de source de Limoges. C'est le sang limousin qui remonte, tout Limougeaud a un éleveur parmi ses ancêtres : ces gens-là savent poupouner leur troupeau.vaches-abreuvoir.JPG

 

Quand le soleil dardait mal, il faisait froid. 12°C le lendemain. Nous étions en gros pull, espérant un vin chaud toutes les heures. Mais le libraire est resté fidèle à l'eau de Limoges : la grande source n'était pas encore à sec. Nous étions heureux quand même. Les auteurs sont de bonnes bêtes, ils sont vite heureux.

 

Ils sont heureux parce que le public de Limoges est un bon public. Il ne se contente pas de demander des dédicaces, il aime parler avec les auteurs, mais il aime aussi leur parler de ce qu'il a lu cette année. S'il parle d'un livre à son auteur, ça devient plus intéressant. Il leur est fidèle d'année en année, il les aborde avec un large sourire "Vous me reconnaissez ? Ah, je vous ai lu, il faut que je vous raconte..." Le lecteur limougeaud me raconte très bien mes propres livres, je vais en embaucher un ou deux pour écrite mes quatrièmes de couverture.

 

Ils sont heureux parce qu'ils sont bien nourris. Deux dîners royaux, deux déjeuners princiers. En rentrant de Limoges, j'avais pris 3 kilos. Il va falloir que je demande conseil à la commissaire.

 

Ils sont heureux car ils se font des copains autour de la mangeoire, surtout quand c'est une table ronde. J'ai fait connaissance avec trois auteurs de la maison : Laurence Jyl, Jacques de Miribel, et Pierre-Emmanuel Scherrer. Si bien connaissance qu'on ne s'est plus quittés.


9782260018346.gifIls sont heureux car la ville de Limoges aime distribuer des prix. Elle en a donné un beau à mon ami Fouad Laroui, et c'est un très bon choix. Je n'ai pas lu son "Une année chez les Français", mais je garde un beau souvenir de "Tu n'as rien compris à Hassan II". J'ai dîné avec lui (Fouad, pas Hassan II), j'en garde aussi bon souvenir, c'était très gai, mais je ne me souviens de rien, ce doit être le muscadet. Limoges a donné un autre prix, un demi-prix, à Claude Durand pour son truc "J'étais N°1". Je n'ai pas dîné avec lui et c'est tant mieux, car le muscadet est bien meilleur avec Fouad. Ah, je me souviens, le muscadet d'avec Fouad, c'était du Meursault. Je me disais aussi...

 

Ils sont heureux car les visiteurs leur apportent de bonnes nouvelles. J'ai découvert grâce à eux (si, si !)  que mon recueil "La diablada" venait de faire l'objet d'une ré-édition, en février 2011. "Qui comme Ulysse" aussi, mais je ne sais plus quand : j'ai perdu le post-it où j'avais noté cela. Je crois que c'était en 2010. Cela n'a l'air de rien, mais c'est très important pour moi : cela veut dire que tous mes recueils de nouvelles ont épuisé leur premier tirage (c'était aussi le cas pour "L'Etage de Dieu"). Je vais devenir riche, je pourrai manger des raviolis fraisarton2619-7c5c9.jpg tous les jours. En attendant, je vais commencer à préparer un quatrième recueil, c'est si beau à voir l'épuisement d'un tirage ; c'est un peu comme l'arrivée d'un marathon. Gloire, souffrance et promesses. J'aurai au moins une lectrice, puisque Dasola est venue à mon stand pour me confirmer qu'elle me donnait ordre d'écrire un nouveau recueil. C'était demandé si gentiment que je n'ai pas osé refuser.


Tout cela pour vous dire que les auteurs sont heureux quand ils rentrent de Limoges. Surtout quand on leur signale, au retour, de nouveaux billets sur "La commissaire n'a point l'esprit club".

 

C'est le lundi qui est difficile.

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1 avril 2011 5 01 /04 /avril /2011 12:23

Club couvCela fait quatre semaines que La commissaire est revenue du club pour partir à la conquête de son lectorat. Le premier billet de blog avait été franchement négatif, mais je ne saurais en vouloir à la lectrice, puisqu'elle n'avait déjà pas du tout aimé "La commissaire n'aime point les vers" : n'ayant pas apprécié le personnage de la commissaire, il était logique qu'elle supportât mal ces retrouvailles. Désolé pour elle, la commissaire n'a pas changé, moi non plus. Mais nous restons amis, Dasola, et, c'est promis, je continuerai à écrire des nouvelles.


Je ferai quand même, prochainement, un billet présentant l'ensemble des chroniques négatives, il n'y a pas de raisons pour que je vous en prive. Mais actuellement, une seule, c'est trop peu pour un ensemble.


Tous les billets suivants sont beaucoup plus positifs, allez voir comme c'est beau, c'est juste en dessous. Je ne me suiciderai donc pas tout de suite. Je vous en donne ici les liens et les extraits. Vous pouvez aller lire le commentaire complet chez eux. C'est encourageant, toutes ces fleurs de printemps. Je n'aurais pas osé me les jeter. Merci de l'avoir fait avec tant de grâce.


Celles qui ne veulent pas écrire peuvent venir m'en parler : je serai tout ce week-end à "Lire à Limoges". Celles qui n'habitent pas Limoges n'ont plus qu'à déménager pour s'exiler à Saint-Louis : j'y serai pour le salon du livre, le mois prochain.


A bientôt. Pour le visuel du jour, n'ayant pas d'idées, je vous propose un crapaud. J'avais hésité avec un okapi, mais tout le monde a déjà vu un okapi. Un crapaud, c'est plus rare.

 

 

 

Franz, Agora des livres,

http ://www.agoradeslivres.com/ftopic21075.php

 Dire que l’on s’amuse à la lecture des aventures de la commissaire Viviane Lancier est un euphémisme. Si le mot n’était tant galvaudé aujourd’hui, on pourrait dire sans ambages que l’on jubile et cela, dès la première phrase... [...]  le lecteur découvre une commissaire futée, fragile qui doute mais qui avance en dépit des rebuffades, qu’elles viennent de son supérieur, le Tout-Puissant, de Monot et un lieutenant, fort attachant. L’enquête est idéalement entrecoupée d’extraits d’Alcools, d’Apollinaire, des bons vers pour aider à tenir le cap.

 

Liliba

http://liliba.canalblog.com/archives/2011/04/01/20683389.html

 Bref, un roman policier diablement sympathique, qui m'a fait éclater de rire plus d'une fois, et dont l'intrigue est extrêmement bien ficelée. Impossible de dénouer les fils avant la fin ni de deviner lequel ou laquelle de tous ces Chéris, Cocos et Hétoilàs est le ou la méchante. Je me suis totalement régalée de la satire de ces clubs de vacances, que j'ai très peu fréquentés, mais qui ne sont pas vraiment ma tasse de thé, tant je déteste la promiscuité, et surtout la bêtise, la mauvaise éducation et le ploucisme intense des vacanciers...

 

Keisha, En lisant, en voyageant

http://en-lisant-en-voyageant.over-blog.com/article-la-commissaire-n-a-point-l-esprit-club-70213203.html

Le ton du roman demeure vif, acerbe parfois, souvent humoristique (mais je m'étais plus amusée avec les deux romans précédents), et j'ai une petite préférence pour les moments de grâce, avec le tango ("et Viviane était heureuse") ou le saut en hauteur ("Viviane l'observait, fascinée : c'était beau et lent comme une danse nuptiale").

 

Magali Duru

http://magali.duru.over-blog.com/article-georges-flipo-la-commissaire-n-a-point-l-esprit-club-68436343.html

Avant de débrouiller les fils d'une intrigue labyrinthique à souhait (il n'y a que Georges Flipo pour oser transformer une pendaison dans un  amphithéâtre de plein air en mystère de la chambre close) il lui faudra affronter, dans son petit ensemble vert olive, bien des épreuves.

Dont une redoutable initiation au tango, la rencontre récurrente avec un infernal chat empaillé et le piège d'un buffet de desserts digne de Tantale. Si encore elle pouvait embarquer pour Cythère avec le beau Willy qui danse si bien la salsa... avec les autres.

 

 


 

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20 mars 2011 7 20 /03 /mars /2011 07:05

Je dédicacerai mes deux derniers romans policiers ce dimanche, de 14 h 30 à 17 h 30 *. Cela se passera au stand de mon éditeur "La Table ronde" - c'est le R 25 (commme la voiture). Et c'est bien sûr au Salon du livre de Paris. Quand on est auteur, on dit juste "le salon", c'est plus chic.


Queue au salon du livre1


Bien sûr, devant mon poste de travail, il y aura la queue. Les gens trépigneront, grogronneront contre les resquilleurs, pesteront contre l'auteur qui passe beaucoup trop de temps à bavarder avec l'auteur. Certes, pour les faire patienter, j'enverrai de charmants éphèbes vous servir des coupes de champagne et d'accortes hôtesses vous proposer des macarons salés. Il y aura peut-être des violons tziganes, des danseuses aux sept voiles, je proposerai même à Amélie Nothomb d'aller vous raconter des histoires drôles. Mais tout cela suffira-t-il à calmer votre impatience ?


Restez fermes dans votre espérance : après quelques heures, vous contemplerez l'auteur. Il vous parlera. Il vous écoutera. Il vous sourira, puis écrira quelques mots pour vous. Des mots abscons, tracés d'une écriture mystérieuse, des verbes rares, presque indéchiffrables. Vous passerez ensuite de longues heures à tenter de les comprendre, cela leur donnera encore plus de valeur. Chéri, qu'est-ce qu'il a voulu dire, je crois que c'est "Avec les compléments de l'acteur" ?   


Vous rentrerez heureux. Ce sera une belle journée dont vous vous souviendrez longtemps. Peut-être même vous serez-vous fait des amis dans la queue. Vous les inviterez à déjeuner chaque dimanche pour mieux vous remémorer cette inoubliable séquence de bonheur. Vous pourrez comparer vos dédicaces. Oh, c'est drôle, il nous a fait exactement la même, quelle étrange coïncidence !


P.S. Pour ceux qui souhaiteraient passer avant 14 h 30 ou après 17 h 30, la Table ronde pourra m'appeler sur mon portable, entre 13 h et 18 h 30.





 



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16 mars 2011 3 16 /03 /mars /2011 11:53

 

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Demain soir, jeudi 17 mars, le Salon du livre ouvrira ses portes. Il les entr’ouvrira, pour être plus exact, puisque seuls seront invités les auteurs, les éditeurs, les critiques littéraires, bref, tout le petit monde de l’édition qui, pour une fois, coïncidera avec la vision wrathienne de l’édition : des gens qui se saluent en buvant une coupe de champagne et se lancent des « appelle-moi, il faut qu’on se parle », car on ne va pas au salon pour se parler, ce serait trop facile. On convient de s'appeler. Quand on s'appellera, on ne se parlera pas. On conviendra de se parler. C'est pour ça qu'on écrit, c'est plus facile

 

Au fait, pourquoi va-t-on à l'inauguration du Salon du livre ?

 

Je n’ai jamais su, mais il m’a toujours paru important d’y être, parfois en solitaire, parfois en couple, surtout pour la soirée d’ouverture. Je n’en ai jamais manqué une depuis que je suis publié (mon Dieu, sept ans déjà !). En sept ans, j’ai appris beaucoup de choses.

 

J’ai appris à ne pas arriver à l’heure. Au début, je faisais la queue dans la foule qui veut être là dès la première heure d’ouverture. J’ai fini par comprendre que ce sont les presque ploucs, les auteurs primo-parturients, les invités pas vraiment invités qui ont obtenu le carton d’un autre, les goinfres qui veulent être sûrs d’être là à l’ouverture des buffets, quand il y a encore le choix dans les canapés (ensuite, on ne peut que choisir ses cacahuètes). Maintenant, je viens une heure ou deux après l’ouverture. Tellement plus chic, non ?

 

J’ai appris à saluer les auteurs que je connais en leur adressant un chaleureux « Bravo pour ton livre ». Les plus sceptiques demandent alors « Tu l’as lu ? » – ce qui est une faute de goût de leur part. Si vous êtes bien élevés, vous devez répondre « Non, mais on vient de me l’offrir, et je crois que je vais me régaler ». Il convient alors de s’enfuir très vite avant qu’on ne vous demande « Et le titre ? Que penses-tu du titre ? » 

 

J’ai appris à choisir mes oasis. De plus en plus d’exposants adoptent l’odieuse pratique du corral. Vous pouvez entrer sur leur stand, mais il faut connaître quelqu’un. Je ne connais évidemment personne, surtout dans les stands des éditeurs aux buffets les plus alléchants. Je n’en fais plus de complexe : je franchis le contrôle d’un air ennuyé en lâchant un « Je dois voir Nicolas ». Parfois, le cerbère grogne « Nicolas Qui ? ». À question idiote, réponse idiote : « Nicolas, l’auteur. Il publie chez vous et vous ne le connaissez pas ? Nous nous sommes rencontrés au Salon de Bondues, il était convenu que... » C’est très important de préciser ce de Bondues. C’est le détail qui vous légitime.

 

J’ai appris à saluer les journalistes. Il ne faut surtout pas leur demander « Avez-vous lu mon dernier livre ? », ils n’ont pas que ça à faire. Annoncez plutôt « Je suis impatient de lire votre critique sur mon dernier livre ; si on vous l’a piqué à l’accueil, dites-le-moi, je viendrai personnellement vous porter un exemplaire d’auteur. Votre opinion est d’une grande importance pour moi. ». Au début, je jouais ça très bien, mais je plantais là le journaliste en oubliant de me présenter.

 

J’ai appris à fouiner. J’ai un attachement extrême pour les petits stands perdus et vides, généralement dans les allées W, X, Y, ou Z. Les imprimeurs du Kazakhstan, la délégation de la République Populaire de Chine, un éditeur paraguayen. Je leur affirme mon extrême amitié pour leur pays. S’ils m’offrent une bière et des chips, je leur promets de parler d’eux dans un prochain billet de mon blog « My blog is very famous, as famous as me, you know who I am ? Georges Flipo, I am the famous author of the famous « The commissary doesn’t like the verses » Je n’ose pas parler de « La commissaire n’a point l’esprit club », je ne suis pas sûr de la traduction. On s’installe, on cause, on chante l’amitié entre les peuples et l’amour de la chose écrite. Parfois, le dialogue est rustique « Ti Vi is not good, books much better, yes, yes », on fait ce qu’on peut avec le vocabulaire qu’on a. S’ils finissent par sortir le champagne, je leur annonce ma ferme résolution de publier mon prochain livre chez eux. « An essay, a metaphysical essay, very promising ».

 

Je finis par rentrer, légèrement gris, en me promettant de ne pas revenir l’an prochain. Promesse d’ivrogne.

 

Peu importe, le temps d'une soirée, j’ai été auteur, intensément auteur, je me suis senti de la confrérie. Homme seul mais tellement communautaire. Je me suis tenu au chaud, entre tous ces proches inconnus. Tous ensemble, nous étions dans la citadelle. Demain, elle allait ouvrir ses portes. Mais la vraie citadelle, c’est nous. Nous avec notre vilain petit plaisir de nous savoir à l’intérieur, alors que tant de désespérés cognent à nos portes.


      Offre promotionnelle réservée aux tenanciers/ères de blogs littéraires

 

P.S. Demain, j’irai donc. Je dispose d’un carton pour deux personnes, mais mon accompagnatrice légitime ne sera pas là. Si quelqu’un (une condition : tenancier ou tenancière d’un vrai blog littéraire dont il/elle indiquera le lien) est intéressé par cette soirée inaugurale pleine d'écrivains très chic, si cette personne veut entrer avec moi à 18h30, qu’il/elle se manifeste en commentaires. La première main qui se lèvera sera la bonne, l’heure de réponse faisant foi (répondez sur ce blog).

Je précise que c'est en tout bien tout honneur, toute vertu et respectabilité, sans engagement d'aucune sorte, bonjour bonsoir, je précise même que ce sera juste pour entrer ensemble, ensuite on se séparera pour toujours, pas de photos, pas de film surprise youtube, et d'ailleurs je porterai une fausse barbe et une grande cape grise. On peut tout au plus se croiser à l’Union des écrivains gabonais en faisant semblant de ne pas se reconnaître.

 

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13 mars 2011 7 13 /03 /mars /2011 12:19

 

Cette chronique a pour vocation de répondre aux requêtes Google par lesquelles certains visiteurs débarquent sur ce blog.


 Les requêtes les plus fréquentes concernent la légitime ambition de se faire éditer. Vous avez le droit de demander « Je veux faire publier mon roman » ou « Comment se faire éditer » chez Gallimard, Grasset, Le Seuil, Albin Michel, Flammarion, Actes Sud et quelques autres. Mais, si j'étais vous, je lirais d’abord « Le Vertige des auteurs », publié chez Le Castor Astral. Ce roman n’est pas autobiographique – même si j’en suis l’auteur, mais il est, hélas, assez bien documenté sur le sujet (les retours de lecture des candidats à l’édition me l’ont confirmé). C’est quand même un vrai roman : il a été co-lauréat du Festival du premier roman et a raté d’une voix le Grand Prix de l’Humour noir.


 Vous pouvez aussi trouver dans ce blog ou sur mon site des avis plus techniques, des  conseils concrets et sérieux destinés aux auteurs désirant transformer un bon manuscrit en bon livre publié. Votre projet est réalisable même si vous n’avez pas de relations dans l’édition, même si vous n’habitez pas Saint-Germain-des-Prés, même si vous ne sortez pas de Normale Sup. L’important, c’est d’avoir un bon manuscrit, un peu de persistance et d'humilité. Plus un zeste de chance.


 Plus de renseignements sur mon site ou sur ce blog 

Et maintenant, assez pleuré, passons aux choses plus sérieuses.

Huissiers, qu’attendez-vous pour ouvrir l’huis, vous êtes payés pour ça, non ?

Ouverture de la dixième Chambre des requêtes

visu chambre des requêtes


 Nous rappelons que toutes les requêtes sont citées dans leur formulation et leur orthographe d’origine.

 

 

Faites entrer les requérants !

 

Requête : « elle enlève le haut »

Qu’est-ce que c’est que cette histoire ? Allons, laissez-moi voir.

 

Requête : « elle enlève tout »   

Laissez-moi voir, je vous dis. Bougez-vous de ce trou de serrure, que je puisse examiner l’objet de votre requête. Eh bien, c’est très clair : cette dame est en train de vider son lave-vaisselle . Elle a déjà enlevé le contenu du panier du haut, et maintenant elle vide celui du bas. Était-il bien nécessaire de mobiliser la dixième Chambre des requêtes pour une anecdote aussi insignifiante ?

Requête : « je ne sais pas quoi chercher »

Effectivement, vous avez raison de fouiner sur internet, vous avez trouvé la réponse : c’est moi ! Je vais vous aider. Eh bien, par exemple, cherchez donc la démonstration de la conjecture de Lagarde, selon laquelle il existe un nombre premier entre n2 et (n+1)2 pour tout entier n. Prenez votre temps, il y a plus deux siècles que les mathématiciens sont dessus.

Je suis sympa, je vais vous mettre sur la piste : cette conjecture est liée à l'hypothèse de Riemann.  Le reste, je vous laisse le chercher. Alors, heureux ?

 Requête : « déçu m'emmerdez avec vos questions »

Bon, j’aurai essayé, n’en parlons plus. Bizarre, ce type, il était venu me dire la même chose à l’audience précédente.

 

Requête : « nuisette désert »

Je comprends votre angoisse, chère madame. Je ne peux vous donner que mon expérience : dans le désert, je portais une nuisette rose à mi-cuisse en pilou, avec dentelles couleur chair. J’avais essayé le satin, mais je trouvais que ça me donnait mauvais genre, surtout dans le désert. Imaginez qu’un chamelier me surprenne au bivouac, hein ?

 

Requête : « trouver un éditeur au salon du livre ?»

Oui, oui, vous devriez en trouver trois ou quatre cents.

 

Requête : « declaration de travaux pour la création d'une piece »

Vous avez raison, c’est la procédure, il faut la respecter : avant de créer votre pièce de théâtre, le premier travail consistera à la déclarer à la commission du visa. Vous demandez le formulaire « comédie », « tragédie » ou « héroïcomédie », vous donnez le sujet de votre future oeuvre en cent mots, pas un de plus. Vous décrivez les personnages, vous exposez les enjeux moraux de cette pièce, et vous déposez cela à la sous-commission d’accueil qui transmettra à la commission après validation des pièces jointes dont je vous donne la liste.... ah bah zut, il est parti ! Voilà comment on brise une vocation, ça me fera un concurrent de moins.

 

Requête : «comment on ecrire; mon billet liest du ? »

Comme ça se prononce, mon brave. Ah, que feriez-vous sans moi !

 

Requête : « poser des maux sur du papier skyblog »

Eh bien, posez donc ! Et maintenant, ces maux, ça va mieux ?

 

Requête : « abstrait labyrinthe peinture colorée »

Je ne suis pas sûr de bien comprendre. Soyez gentil, précisez-moi cela de façon très concrète. Vous aurez beau y mettre de la peinture colorée (colorée ! Il ne manquerait plus que ça, vous en avez déjà vu, de la peinture pas colorée ?), je sens que je vais m’y perdre, dans votre labyrinthe, surtout s’il est abstrait.

 

Requête : «a quel moment l'auteur ecrit-il la 4ème de couverture»

Il ne l’écrit pas, c’est l’éditeur qui s’en charge. Au suivant !

 

Requête : « comment faire un recueille de roman »

"Un recueille de roman..." bon, je vais essayer de rester calme... je prends sur moi, sois zen, Georges.

 

Requête : « réparer une orchidée cassée »

C’est très simple : vous prenez un tube dentifrice, vous le videz sur le bord de votre lavabo, puis vous remettez la pâte dentifrice dans le tube... mais non, je ne me fiche pas de vous, c’est le début de la réparation. Ensuite, c'est un peu compliqué, c’est tout.

 

Requête : « blague de soeur »

J’en ai une, ha, ha, ha, non pas de sœur, mais de blague, ha, ha, ha, elle est bonne ! Vous avez compris, la blague de sœur, elle est bonne, bonne sœur, bonne sœur, ha, ha, n’est-ce pas qu’elle est bonne, c’est à se tordre, pas vrai ? Eh bien, riez un peu !

 

Requête : «un filme un francai des sirenes »

Formidable pitch, bravo mon vieux. Ne laissez pas traîner sur le net, Spielberg va vous le piquer.

 

Requête : «un squelette je semble »

Oh non, madame, vous lisez trop Ronsard, ce n’est pas à ce point, vous êtes quand même un peu dodue, mais si, là... ah, c’est un goitre, oh, pardon, où avais-je la tête !

 

Requête : « rébus facile de 8 mots »

Euh,jeune homme, vous n’avez pas compris, un rébus, ce n’est pas des mots, c’est... ah, comment vous expliquer... huissier, faites-lui un dessin ! Pssst, faites simple, pas plus de 8 mots.

 

Re quête : « à l'ombre des jeunes filles en fleurs commentaire mon plaisir… »

Grand dégoûtant ! Vous pourriez au moins faire ça au soleil !

 

Requête : « couronne mortuaire humour »

Hi, hi ! C’est à mourir de rire !

 

Requête : « christine angot seins »

Deux, je crois. Vous savez, elle et moi, nous nous connaissons, mais sans plus.

 

Requête : « quesqu'il y a à buenos aires »

Magnifique question !

Sachez. À main droite du poteau routinier

(En venant bien sûr du Nord Nord-Ouest)

Un squelette s’ennuie. ― Couleur ? Blanc céleste ―

qui donne à l’enclos aux brebis allure d’ossuaire.

Ne prenez pas cet air étonné, non, je ne n’esquive pas la question, je suis pile dedans, c’est le poème de Carlos Argentino, dans L’Aleph de Borges. Ah, vous ne savez pas ce que c’est qu’un aleph ? Et un borges non plus ? C’est bien la peine de se mettre en peine pour un inculte pareil ! Bon, puisque c’est comme ça, allez voir vous-même à Buenos Aires. Habillez-vous léger, il y fait 42°C en ce moment.

 

Requête : « avez-vous 5 minutes pour cette enquête »

La dernière fois que j’ai répondu oui à cette question, je me suis finalement retrouvé avec une encyclopédie en 18 volumes et 18 mensualités sur les bras. Non, je n’ai pas 5 minutes pour les enquêtes, allez en piéger d’autres, malotru !

 

Requête : « j'ai besoin de savoir comme est-ce que je peux descendre le film la tourneuse de pages »

Si vous voulez le descendre, demandez à la monteuse. Hi, hi, n'est-ce pas qu'elle est cocasse, ma réponse, descendre, la monteuse, vous comprenez ? Non ? Bon, tant pis. Huissiers, faites monter monsieur chez la descendeuse.

 

Requête : « pantoufles ridicules »

Comment, ridicules, mes pantoufles ? Vous êtes très vexante, madame. Et vous, avec vos bottes de soudard, vous vous êtes regardée ? Bon, puisqu’il en est ainsi, je me retire, avec mes ridicules pantoufles ridicules. L’audience est close !

 

Clôture de la dixième chambre des requêtes,

revenez le mois prochain.

( ou plus tôt si ma littérature vous intéresse, sait-on jamais )

 


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Published by Georges F. - dans Chambre des requêtes
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