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(Excellente) Présentation

  • : Blog de Georges Flipo, auteur
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  • : Dans ce blog : chroniques sur l'actualité littéraire (la mienne et celle des autres), sur l'écriture, sur l'édition, sur les auteurs, et tout ce qui se réclame de lalittérature.
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Il vient d'être entièrement remanié. Tout y est très beau, très chic. Même le chien.

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Des attaches et des liens

Des blogs que je fréquente souvent ou parfois, mais avec plaisir, sans forcément y laisser de commentaires, des blogs dont le tenancier vient parfois faire un coucou en dessous de mes billets, des blogs qui aiguillent vers le mien, des blogs qui ont donné un coup de pouce à un ou plusieurs de mes livres, tout cela crée des liens.

Si vous pensez que votre absence dans cette liste est un scandale, faites un scandale. Ou, plus simple, faites-moi signe.

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Voyage au bout de la lettre (Pitou)

Yspaddaden

Yves Mabon, Prix Orange du Livre
Zoé Lucider
Zoridae

Copinage éhonté.

Voici une rubrique dans laquelle je présente des livres écrits par des auteurs avec lesquels j'entretiens d'amicales relations. Bien entendu, il ne s'agit pas ici d'emplacement publicitaire. C'est beaucoup plus honorable, c'est du copinage. Les livres présentés dans cette rubrique ne seront pas toujours les mêmes : à défaut de renouveler mes copains, mes amis, mes relations, je vais renouveler leurs parutions.

 

Cherche-jeunes-filles-200-x315.jpg

  Le tout dernier de Françoise Guérin

virages-dangereux-copie-1.jpg

La-vieille-dame-du-riad.jpg


Frederique-Martin-Belfond-Le-Vase-ou-meurt-cette-verveine-3.jpg
Tu-ne-mourras-plus-demain.jpg

 

Les pays

Moulins A paroles


L-eau-des-reves.jpg

Lotus Seven

Un homme perdu-copie-1


Langue-de-pub-copie-1.jpg

Livre-Magali-Duru.jpgLe tout dernier de Magali Duru

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      Le tout dernier d'Emmanuelle Urien

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Dominique-Guerin.jpg

 

Quatre carnages..

 

 

 

  Teignes

 

 

 

 

Un escarpin de soie bleue

 

 

Est-ce ainsi

16 avril 2012 1 16 /04 /avril /2012 14:05

 

portrait-robot.jpg

Personnages passagers, vies perdues, romans oubliés

 

Mon prochain recueil de nouvelles est achevé, il va entrer en phase corrections. En attendant, je suis en train d’écrire un nouveau roman. Le cinquième.

 

Et je croise à nouveau le problème des personnages passagers. Je veille de plus en plus à donner du corps et du caractère à mes personnages, et même une histoire qui, parfois, facilite cette entreprise de définition.


Je ne pousse pas la conscience professionnelle jusqu’à imiter les scénaristes américains qui, pour chacun de leurs personnages, créent une fiche d’identité indiquant l’origine, la carrière, les aventures, les problèmes professionnels et sentimentaux et autres turpitudes, car j’en ai trop souffert dans ma vie antérieure, quand j’étais créatif publicitaire. Un de mes clients, admirateur de ces méthodes américaines, s’obstinait à me faire tracer le portrait complet de chaque héros de mes films publicitaires ; l’entreprise était dérisoire, car ces héros ne passaient parfois que cinq secondes dans le film de pub, le temps de s’exclamer « Oh, ça sent bon, j’ai l’impression que tu as changé de lessive ! ». J’avais donc décidé que chacun de mes personnages masculins était second violon aux Concerts Pasdeloup. Cela n'influençait en rien le casting, mais cela désespérait mon client : « Un peu d’imagination, enfin, ils ne peuvent pas être tous seconds violons aux Concerts Pasdeloup » Ce à quoi je lui répondais : « Non, avant il était troisième violon, mais son prédécesseur vient d’être viré par le chef d’orchestre qui ne supportait pas l’odeur de ses chemises ».


Simenon avait une méthode assez proche : il attribuait à chaque personnage une enveloppe sur laquelle il notait son caractère, ses comportements. J’aimerais pouvoir un jour lire ces enveloppes pour voir jusqu’où allait cette fiche d’identité.


Je ne vais pas aussi loin, mais, quand je  commence un roman, j’aime fréquenter (dans ma tête) les différents personnages avant d’agir. J’ai besoin d’imaginer leurs réactions en diverses situations, leurs phrases-fétiches, leur portrait, même si je n’écris rien encore. Pour cela, je m’inspire souvent du physique d’un acteur ou d’une actrice, d’une amie, d’un présentateur de télévision. Le personnage y gagne tout de suite plus de cohérence, je le vois plus aisément en train de prononcer telle ou telle phrase, je supprime certaines répliques en pensant « Non, ça ne lui va pas ».


Parfois, le personnage prend involontairement plus de poids que prévu : la tentation est alors grande d’épaissir aussi sa propre histoire, de lui inventer une vie. Le passage qui devait durer un paragraphe prend ses aises, et occupe bientôt deux ou trois pages. En tant qu’auteur, on se passionne soudain pour cette vie, on lui donne des rebondissements, des contradictions. On devient géniteur émerveillé.


Puis l’on redevient raisonnable : on sabre, on allège, on ne garde que ce qui entre vraiment dans le fil du roman. Pour se consoler, on se dit « Ce personnage, avec son histoire, est vraiment intéressant, je veux lui donner sa chance, je lui consacrerai un roman, plus tard. » – illusion, le projet de roman est vite oublié, ce n’est plus qu’une vie perdue.


J’ai quand même vécu une exception : en 2008, pour un second roman, j’ai repris le personnage d’une de mes toutes premières nouvelles, assez mauvaise, mais l’histoire était intéressante, le héros aussi. Je n’ai pu retrouver la nouvelle dans mon ordinateur, mais je l’avais bien en tête. J’ai écrit « Le film va faire un malheur » en repensant constamment à ce pauvre type, si content de lui, qui creusait avec enthousiasme sa propre tombe. Plus tard, après la sortie du roman, j’ai retrouvé la nouvelle. Grosse surprise : le récit était resté assez fidèle, mais le personnage n’avait plus rien à voir. Il avait changé sans me prévenir. Un pauvre type, vous dis-je.


J’ai repensé à tout cela ce week-end, en conduisant sous la pluie pour aller à un mariage en Savoie. Je constatais avec inquiétude que l’un des personnages était en train d’envahir mon roman, en devenait le héros. Que faire ? C’est en franchissant le col du Petit-Bornand cerné par la neige que j’ai trouvé la solution : je vais me dépêcher de le tuer. Ca lui apprendra, à faire l’intéressant.

 

Et vous, autres auteurs, comment faites-vous ? Et vous, lecteurs, êtes-vous parfois frustré par le caractère trop abstrait des personnages qui défilent sur vos pages ? Je pose la question mais réfléchissez bien avant de répondre : hé, pas des miens, hein !

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9 avril 2012 1 09 /04 /avril /2012 12:05

« Quant au Condottière, merde pour celui le lira »

(c'est Georges Pérec qui l'a dit, m'sieur, c'est Pérec, c'est pas moi)

  

 Le Condottière

Je suis en train de lire, dans la douleur, « Le Condottière », premier roman d’un jeune auteur nommé Georges Pérec. Il a écrit plusieurs versions de ce roman, avec différents titres, différents découpages, différents nombres de pages, rien n’y a fait : le roman a d’abord été refusé par Le Seuil, puis par Gallimard qui en a rejeté plusieurs versions, après lui avoir versé un premier à-valoir.

 Pendant trois ans, Georges Pérec remaniera ce roman presque entièrement, ne gardant inamovibles que la première phrase "Madera était lourd" et le nom du héros « Gaspard Winckler ». Il veut à tout prix le faire paraître, devenir « écrivain publié ». J’ai d’ailleurs été surpris que Georges Pérec n’ait pas tenté l’envoi à d’autres éditeurs. Le Seuil, Gallimard, rien d'autre. Snobisme ?

Puis tombera enfin le refus définitif de Gallimard. « Quant au Condottière, merde pour celui le lira », conclura sobrement l’auteur dans une lettre à un ami. Et il abandonnera définitivement le manuscrit, qu’il perdra lors d’un déménagement.

Et je suis d’accord avec lui, merde pour moi quand je le lis. Je suis d’accord avec Gallimard, ce livre est prometteur, mais cela ne suffit pas

Il est de bon ton de s’extasier en 2012 sur ce roman, dont le manuscrit vient d’être miraculeusement retrouvé cinquante ans plus tard. On peut y admirer l’esquisse du fameux  « Un cabinet d'amateur » ; d’autres vont jusqu’à y voir un manuscrit avant-coureur des « Choses », ce que j’ai plus de mal à comprendre.

Et vous, si vous avez lu « Le Condottière », qu’en avez-vous pensé ?

Moi j’en pense surtout qu’il ne suffit pas d’être écrit par Pérec pour être brillant. Je ne lis pas des auteurs, je lis des livres. L’âme ou la vie de leur auteur, qu’on perçoit au fil des pages, c’est en plus. Quand j’achète un DVD, il est rare que je visionne les bonus.

J’en pense aussi qu’il y a là une histoire intéressante à méditer pour les auteurs candidats à l’édition. Une seule histoire, plusieurs morales différentes…

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6 avril 2012 5 06 /04 /avril /2012 16:12

étalage marché

 

Je n'écris jamais le mot fin

Je viens de terminer mon quatrième recueil de nouvelles. Je n’ai pas écrit « Fin » à la dernière ligne, car ce serait un peu présomptueux. Entre le moment où l’on remet le manuscrit à son éditeur et celui où il est imprimé, il reste encore trois étapes :

La première

Celle où l’éditeur applaudit. Un bon éditeur commence toujours par applaudir. C’est comme lorsqu’on rend visite à une jeune accouchée, on s’extasie toujours « Oh, quel beau bébé ! ». Si vraiment on n’y parvient pas, il existe des solutions de repli très honorables « Quel regard ! Il a des yeux de conquérant ! » et à la rigueur « Elle a tes oreilles, ce sont vraiment tes oreilles – ou tes pieds, ta bedaine, etc. ». Un éditeur c’est pareil, sauf que le manuscrit n’a pas d’oreilles. S’il n’est pas applaudi, l’auteur n’a plus qu’à ranger son manuscrit dans un tiroir à la cave, puis à se suicider. J’ai de la chance, jusqu’ici tous mes manuscrits ont trouvé preneur, et heureusement : je n’ai aucun meuble à tiroirs à la cave.

 

Je crois qu'ensuite il y a la seconde

Celle des corrections. Ce n’est pas forcément une démolition. Et, quand elle l’est, c’est souvent l’auteur qui se sent démoli plus que son œuvre. Lorsque mon tout premier manuscrit, « La Diablada » est entré en phase de correction, en 2003, j’en ai été désespéré : même si le dialogue avec la correctrice était excellent, je découvrais que la qualité d’écriture demandée par l’édition était vraiment plus élevée que celle qui permettait de gagner des concours de nouvelles. C’est durant ces deux mois de souffrance que j’ai vraiment appris à écrire ou, en tout cas, à « finir » mes nouvelles : je donnais, à cette époque, trop d’importance au récit et pas assez au climat. Or le climat demande une précision de langage que je négligeais. C’est dans la création du climat qu’on travaille en écrivain – le récit, c’est un travail de scénariste, même si j’y attache une grande importance, et je crois que tous mes lecteurs me l’accorderont.

 

Et, en toute logique, on finit par la troisième

La lecture des épreuves. C’est normalement un moment d’angoisse et de bonheur. L’auteur découvre pour la première fois son texte avec un regard différent : la mise en page modifie toute la lecture. Les sauts de page et les retours à la ligne ne sont plus les mêmes, tout le texte en semble transformé. Pour éviter les sursauts cardiaques durant cette phase, j’ai l’habitude de re-calibrer préalablement mon texte définitif sur écran, en lui imposant le gabarit final de l’éditeur et d’en faire une sortie papier (très important aussi, le papier : l’ambiance de lecture en est changée). Mais cela ne suffit pas : les épreuves de lecture ont une propriété magique inimitable : elles viennent de l’extérieur. Le texte n’est plus dans la tête de l’auteur où il a mariné durant des mois, il arrive sous enveloppe, c’est une sorte de cadeau du ciel.

 Tout cela pour dire que la phase applaudissements est achevée, ouf, elle a été délicieuse pour mon ego. J’entre maintenant en phase de corrections.

 

Message au nouvelliste sans complexes

 En relisant la version aboutie de ce prochain recueil de nouvelles, j’ai repensé aux visiteurs qui arrivent sur ce blog en tapant « sujet de nouvelle ». J’aime la foi intrépide du visiteur qui, cherchant à écrire une nouvelle (car qui irait demander des sujets de nouvelles sinon l’homme qui veut en écrire une ?) tape sur Google « sujet de nouvelle ». Bien entendu, il en est sûr, il accèdera aux sites ou blogs d’auteurs prévoyants qui y rangent soigneusement leurs sujets de nouvelles en prévision des jours difficiles. Ou d’écrivains altruistes qui chaque matin placent leurs trésors en étalage et interpellent le visiteur, « et comme sujet de nouvelles, qu’est-ce que je vous sers ? » Il ne restera plus au visiteur qu’à faire son choix, puis à interroger à nouveau le grand Google « Première phrase de nouvelle » – il a raison, c’est capital le début d’une nouvelle. Le reste n’est plus que travail de tâcheron.

 Je voudrais simplement expliquer au visiteur plein de foi qu’il se trompe de religion : il ne faut pas croire aux sujets de nouvelles, ça ne sert pas à grand chose. L’important, c’est le cadre, la situation dans laquelle on installe les personnages. Ce qu’ils y feront, mieux vaut le voir, en gros, ça facilite l’écriture. Mais cela n’a rien d’essentiel. Je me suis amusé à faire le compte : sur les treize nouvelles de mon prochain recueil, plus du tiers ont subi une complète modification de récit en cours d’écriture. Et personne ne le remarquera. En revanche, j’ai toujours veillé à ce que le cadre imaginé au début du récit soit toujours le vrai moteur de l’histoire. Exemple : je dépose dans une chambre d’hôpital deux hommes que presque tout oppose. Deux hommes condamnés à vivre huit jours ensemble dans une effrayante intimité. C’est cela le vrai sujet de la nouvelle. Ce qu’ils se diront, ce qui leur arrivera, on verra ensuite, au fil de l’écriture. Il suffira que ce soit intéressant.

 Fin de la chronique. Avant de partir, chaque habitué de ce blog est prié de laisser ici, en rubrique commentaires, un sujet de nouvelles, pour consoler le visiteur frustré qui ne veut pas repartir le panier vide.  

 

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24 mars 2012 6 24 /03 /mars /2012 17:37

 

 cimetière de PragueCadix


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

J’ai toujours eu une certaine fascination pour les gros livres. Fascination physique plus qu’intellectuelle. Etant enfant, parmi les tout les premiers vrais livres que j’ai lus, figuraient L’Odyssée et Autant en emporte le vent. Je n’y comprenais presque rien, mais je trouvais une certaine volupté à me coucher, de côté, appuyé sur le coude, pour lire ces pavés qui, au fil des pages, finissaient par devenir oreiller. En attendant, ces livres m’offraient un sentiment d’aventure absolue, qui allait m’emporter pendant des heures, des jours. Une impression de tenir toute la littérature en un seul livre. Presque le monde concentré.

 

Si je devais partir un jour sur une île déserte, pour répondre à la question idiote rituelle, je serais très lourdement chargé : les cent livres que j’emporterais seraient presque tous des pavés. Ou tout au moins des œuvres complètes, façon Bouquins. C’est sans doute pourquoi aucune chaloupe n’est prête à me débarquer sur une île déserte. De toute façon, avec ces cent livres, elle ne serait pas déserte.

 

Et pourtant, quand j’écris des romans, je m’enferme chaque fois dans un gabarit invariable : entre 350.000 et 400.000 signes (espaces et blancs inclus). Je n’en suis nullement malheureux, c’est mon espace naturel de narration. Cela se traduit par des livres d’environ 260 pages (là, le chiffre est plus variable car il dépend des calibrages de l’éditeur). En 400.000 signes, j’ai tout dit, et je suis heureux de faire mourir mes personnages ou de les laisser à leurs malheurs.

 

Comment font-ils, les autres, pour nous embarquer dans des traversées de 600 ou 700 pages ? Je me posais la question en lisant ce mois-ci deux romans : Le Cimetière de Prague (Umberto Eco) et Cadix, ou la diagonale du fou (Arturo Pérez-Reverte). 557 pages pour le premier (écrites en petits caractères) et 766 pages pour le second – lui aussi, des petits caractères.

 

Le Cimetière de Prague m’a beaucoup déçu : Umberto Eco prend plaisir à emmêler une pelote de laine en nous invitant à en tirer les fils. Mais on s’ennuie vite de tous ces complots antisémites, anti-francs-maçons, anti-jésuites. Pour raviver notre attention, on nous affirme que tous les faits cités sont authentiques, c’est peut-être vrai, mais ça ne suffit pas. Est-ce moi qui vieillit, ou Umberto Eco ? Je ne retrouve plus, dans tous ses derniers livres, le souffle qui inspirait Le Nom de la rose ou Le Pendule de Foucault. Pire encore, je n’y retrouve plus l’art du conteur.

Cadix, ou la diagonale du fou, c’est mieux, beaucoup mieux, mais c’est pareil. Belle intrigue, formidable cadre (Cadix assiégé par les troupes bonapartistes), personnages bien profilés… mais on finit par se perdre, s’embourber, malgré les jolis rebondissements. En reprenant le livre un soir, il m’a fallu avaler dix pages avant de remarquer que je les avais déjà lues. Je n’ai pas retrouvé l’art de la construction qui faisait la beauté du Tableau du maître flamand.

J’ai pourtant lu ces deux livres jusqu’au bout, ce qui est chez moi tout à fait inhabituel (j’abandonne généralement un livre sur deux, peut-être plus, au bout de cent pages). Pourquoi ? Parce que je voulais voir jusqu’où allaient ces deux grands écrivains dans l’art de la documentation.

 

La qualité de la documentation est le label rouge des vrais auteurs. Je suis toujours consterné par les auteurs qui parachutent leurs personnages dans des décors abstraits, des milieux sans usages, des villes sans lieux. On a l’impression d’écouter une histoire racontée par un enfant : « alors, il y a un méchant qui arrive et il dit au gentil.. ». Pour échapper à cette contrainte, certains auteurs ancrent leurs premiers romans dans leur univers d’origine : la documentation, ils l’ont en tête, elle vient toute seule. C’est ce que j’ai fait en installant mon premier roman dans l’univers des auteurs aspirant à la publication, et mon second dans le milieu de la publicité et du cinéma. D’autres auteurs se lancent dans le roman intimiste où il leur suffit de décrire la couleur de leur canapé, la chevelure de Laurence, ou leur play-list.

Pour les suivants, les deux premières aventures de La commissaire, il m’a fallu partir à la recherche de cette documentation. Documentation livresque dans le premier cas (tout, tout, tout sur Baudelaire), documentation vécue dans le second (huit jours au Club Lookea dans l’île de Rhodes).


Quand elle est bien utilisée, cette documentation ne sert à rien : on ne doit pas la remarquer, elle doit s’insérer naturellement dans le récit. Elle sert surtout à donner plus d’aisance à l’auteur : il sait de quoi il parle, il peut imaginer, visuellement imaginer, ce qu’il décrit.


C’est d’ailleurs ce qui m’a gêné dans les pavés d’Eco et de Pérez-Reverte : ils font trop montre de l’abondance de leur documentation, il y a environ 150 pages de documentation dans le livre de chacun d'eux. Je vois bien que Pérez-Reverte a avalé de nombreux manuels de navigation du début du XIXème siècle, est-ce une raison pour obliger le lecteur à les feuilleter avec lui ? J’ai la chance d’avoir certaines connaissances en navigation, je peux imaginer ce qui arrive quand, dans un combat naval, la trinquette est déchirée et le mat d’artimon abattu, mais je compatis à la perplexité du lecteur terrien qui lit cela. Même en compulsant le dictionnaire, il ne peut rien imaginer. Ces dégoulinades de références techniques (ou historiques, ou géographiques) tourne vite à la cuistraillerie.

N.B. La cuistraillerie, c’est comme la cuistrerie en beaucoup plus chic.

 

APPEL AU SECOURS

 

Et pourtant, pour continuer à écrire mon prochain roman, il va me falloir avaler encore beaucoup de documentation : sur les techniques de peinture (époque contemporaine et au Siècle des Lumières), sur la condition des peintres ambulants, et sur l’ésotérisme le plus fumeux possible. Accessoirement, j’aurais besoin de quelques procès-verbaux de la maréchaussée, dans les années 1770, sur l’arrestation de vagabonds sans feu ni lieu. Des vrais rapports, (pas des pastiches) écrits dans le style des pandores de l’époque.

 

Si l’un de vous est historien, ou étudiant en histoire, ou très débrouillard sur internet, pourrait-il me trouver les textes d’un ou plusieurs de ces procès verbaux ? Il ou elle aurait droit à ma gratitude éternelle, ce qui est peu. J’y ajouterai toutes mes œuvres dédicacées, la dédicace au vrai sens du terme, de ce prochain roman, et toutes sortes de bénédictions urbi et orbi valables jusqu'à la troisième génération. Je lui prêterai aussi mon chat cet été, si le chat est d’accord. Ce sera très chic d’avoir chez vous un chat d’écrivain. Imaginez la jalousie de vos voisins.

 

C’était mon appel au secours. Un vrai. Si vous ne pouvez pas y répondre, merci de faire passer dans les blogs ou forums appropriés. Et puis, tenez, je vous prête tout de suite mon chat pour vous remercier.

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19 mars 2012 1 19 /03 /mars /2012 16:54

Tisserand_indien.jpg

Une des requêtes qui conduit le plus souvent les visiteurs à s'égarer sur ce blog est "Récrire, ré-écrire", je n'ai jamais su pourquoi. Je vais donc consacrer une chronique à ce sujet, les visiteurs ne viendront plus pour rien.

Cette chronique sera d'un opportunisme éhonté, puisque je suis précisément en train de récrire, ou de réécrire, mais certainement pas de ré-écrire, puisque c'est interdit : ce verbe n'existe pas. Ré-écrire serait un gaspillage d'espace dans votre cortex littéraire, il ne servirait à rien, il y a déjà deux très bons verbes pour cela.

Deux verbes au sens rigoureusement identique. J'ai cru jadis que récrire se disait dans le sens d'écrire de nouveau, et ré-écrire dans le sens d'écrire à nouveau, mais il n'en est rien.

J'en profite pour signaler que de nouveau et à nouveau n'ont pas le même sens : "à nouveau", c'est quand on repart à zéro car le travail est raté. Quand on écrit une nouvelle par exemple, on peut avoir une belle idée de départ, et trouver le résultat consternant. Dans ce cas, il ne reste plus qu'à l'écrire à nouveau. Donc une idée de correction.

"De nouveau", c'est quand on fait une nouvelle fois la chose. La chose littéraire, par exemple. J'ai écrit une nouvelle, je la trouve excellente. Je vais de nouveau écrire une nouvelle. Donc une idée de répétition.


Tout cela pour vous permettre de briller en société si vous happez au passage un "de nouveau" qui traîne. Vous me verserez un euro de royalties, je compte sur vous.


Tout cela pour vous dire aussi que j'ai repris l'écriture. Et j'ai commencé par un recueil de nouvelles ; je l'ai écrit quasiment en cachette cet hiver. Il sortira l'automne prochain. 


Je vais aussi reprendre l'animation épisodique de ce blog. Je remercie au passage les visiteurs obstinément fidèles qui, depuis plusieurs mois, viennent hanter  ce décor désertique. Attention, ne rêvez pas, je vais animer, mais prudemment, car il faut aussi que je m'anime, moi.


Il le faudra, parce que je vais aussi revivre. Vivre de nouveau ou vivre à nouveau ? Allez donc savoir.


Le visuel, c'est un tisserand qui cent fois sur le métier remet son ouvrage. Et maintenant, interro orale avec réponse immédiate : le met-il à nouveau, ou le met-il de nouveau ?

Remarque : le tisserand est indien, mais ça ne change rien. S'il était inuit, la réponse serait la même. Mais je n'ai pas trouvé d'image de tisserand inuit.


Et vous, ça va ?

 

 

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31 décembre 2011 6 31 /12 /décembre /2011 17:11

 


En-noir--jpg

 

Quand je retourne de temps en temps sur ce blog, je vois revenir l’étrange culpabilité qui m’envahissait chaque fois que, dans mon enfance, à la fin des vacances, j’entrais dans ma chambre où régnait un prodigieux foutoir : « Il faudrait quand même que je fasse quelque chose… ». Et je repartais précipitamment jouer chez mes cousins.


Voilà exactement sept mois que je n’ai plus écrit une chronique dans ce blog. Maigre consolation : pendant six mois, je n’ai plus rien écrit du tout.  Et je ne m’en suis pas porté plus mal – je me portais suffisamment mal comme ça.


Depuis un mois, j’ai repris l’écriture. Il était temps, je ne retrouvais plus les lettres sur mon clavier.


Et, c’est promis, en 2012, je vais écrire un peu plus souvent sur ce blog. J'ai bien dit "un peu". Par contre (oui, je dis bien par contre et non "en revanche" comme le voudraient de menaçants puristes : je n'ai aucune revanche à prendre sur qui que ce soit), par contre, je ne répondrai aux commentaires que de façon exceptionnelle. 


Bref, les affaires reprennent.


En annonçant cela, une joie indicible m’envahit. Je suis si heureux que j’ai changé la couleur du papier peint de ce blog. J’ai repeint en noir pour faire plus gai : le noir, c’est une couleur de réveillon.


Et merci pour tous les messages d'amitié ou d'encouragement reçus pendant cette triste année.

 

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30 mai 2011 1 30 /05 /mai /2011 10:08

Blog de rien

 

Ce blog est normalement un blog d’auteur. Que devient un blog d’auteur quand l’auteur n’écrit rien ? Un auteur qui n'écrit rien n'est plus rien. Son blog devient un blog de rien. Le blog fait alors comme l’auteur : il se repose.

 

Je vais donc laisser ce blog en friche pour quelque temps : je le ranimerai quand je serai fatigué de me reposer.

Par correction envers les blogonautes, je reviendrai parfois mettre à jour quelques chroniques, notamment la revue des blogs pour « La commissaire n’a point l’esprit club ».  Ce sera fait cette semaine.

 

Pour des renseignements plus précis sur la vie, l'oeuvre et la pensée du type qui dort dans sa chaise longue, je vous suggère d'aller faire un tour sur son site : http://www.georges-flipo-auteur.com . Ce n'est pas plus trépidant que ce blog, mais les sites ne sont pas faits pour trépider. Finalement, c'est bien, les sites.

 

Merci à tous ceux et celles qui persistent à venir sur ce blog, à m'y faire parfois l’amitié d’un commentaire. Je les embrasse du fond de ma chaise longue. Mais la chaise longue, ce n’est qu’une image, je vous rassure.

 

fauteuil-de-repos.jpg

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22 avril 2011 5 22 /04 /avril /2011 10:59

Voici, comme promis, la revue des blogs qui, après lecture de "La commissaire n'a point l'esprit club", en ont publié une chronique plutôt favorable. Si vous en connaissez d'autres (le vôtre, par exemple), merci de me les signaler. Tous ces blogs gagnent un séjour d'UNE semaine dans un village "L'Esprit Club". Les deux blogs ayant publié des chroniques plutôt sévères gagnent, eux, un séjour de DEUX semaines. J'en ai publié les extraits dans le billet précédent.

Conformément aux bons usages, je ne publie aucune chronique complète : je vous invite à cliquer sur le lien pour aller lire, sur ces blogs, la chronique in extenso. Vous pourrez y vérifier que l'extrait va dans le sens du texte intégral.

Il manque une chronique parue sur le très inflluent Hebdo des Notes bibliographiques, très lue par les librairies et les bibliothèques (notamment les 1.000 "Bibliothèques pour tous") : les chroniqueurs m'y ont accordé les trois esperluètes : & & & (le maximum possible étant quatre). Ces mêmes trois esperluètes avaient déjà été attribuées à "La commissaire n'aime point les vers" et à "Le film va faire un malheur". 

 

 

La caverne d’Ankya, 13 avril

 

http://lacavernedankya.canalblog.com/archives/2011/04/13/20870410.html

 

Avis :♥ ♥ ♥

 

 " Fidèle à lui-même, Georges Flipo fait déborder son roman d'humour, parfois noir, toujours de manière bienvenue. L'enquête s'emberlificote tout en gardant de la cohérence. A un moment donné, on n'espère plus vraiment le nom du meurtrier, mais plutôt le nouvel élément, indice de l'enquête, révélation remettant tout le processus d'identification du meurtrier en cause. Et c'est de la trépignation qui agite le lecteur lorsque tout s'éclaire. Ah, si je pouvais lire plus vite et avoir tous les éléments en même temps ! "

 

 

Le blog de Didouchka, 4 avril 2011

 

http://didouchka.over-blog.com/article-la-commissaire-n-a-point-l-esprit-club-70893493.html

 

" L’évocation du club de vacances est une vraie réussite, caustique à souhait et criante de vérité. On touche du doigt le degré zéro des vacances, le loisir stérile, la bêtise érigée en dogme, l’influence abrutissante du groupe, la vulgarité, la laideur. Tout cela est un peu cruel mais néanmoins très drôle parce que Georges Flipo possède une plume acerbe qui éreinte sans jamais tomber dans la méchanceté, avec toujours cette pointe de tendresse qui affleure ça et là. Car au fond, aucun d’entre nous n’est jamais totalement à l’abri de ce qu’il dénonce, et cela crée une certaine complicité avec le lecteur. "

 

 

Les lectures de Lili  (Liliba), 1er avril 2011

 

http://liliba.canalblog.com/archives/2011/04/01/20683389.html

 

" ... bref, un roman policier diablement sympathique, qui m'a fait éclater de rire plus d'une fois, et dont l'intrigue est extrêmement bien ficelée. Impossible de dénouer les fils avant la fin ni de deviner lequel ou laquelle de tous ces Chéris, Cocos et Hétoilàs est le ou la méchante. Je me suis totalement régalée de la satire de ces clubs de vacances, que j'ai très peu fréquentés, mais qui ne sont pas vraiment ma tasse de thé [ ... ]

Je vous conseille de lire au plus vite ce roman, que vous dévorerez pour connaître le dénouement, et qui vous mettra surtout vraiment de bonne humeur ! "

 

 

L’Agora des livres (Chronique de Franz), 1er avril 2011 

http://www.agoradeslivres.com/ftopic21075.php

 

 

" Dire que l’on s’amuse à la lecture des aventures de la commissaire Viviane Lancier est un euphémisme. Si le mot n’était tant galvaudé aujourd’hui, on pourrait dire sans ambages que l’on jubile et cela, dès la première phrase [ ... ]  Le cadre a beau être idyllique, le paysage enchanteur, les bassesses humaines, les petites combines n’en prennent que plus de démesure. Sous l’apparente jovialité, l’exploitation des uns par les autres va bon train [ ... ]  Dans ce capharnaüm humain, Viviane va devoir se faire violence d’autant que la beauté, la sensualité et l’innocence de son lieutenant l’attirent malgré elle. Si elle n’a pas l’esprit club, l’atmosphère du club de vacances commence à déteindre sur elle. "

 

 

L’Armitière (Chronique de Jean-François Delapré, libraire) 30 mars 2011

 

http://www.armitiere.com/libraire/details/index/id/53/

 

" Eh bien, elle nous revient cette année, toujours aussi drôle, jonglant entre sa balance et ses parts de frites, pour de nouvelles aventures à Rhodes où le directeur d'un club de vacances a eu le malheur de se faire trucider. [ ... ]  Evidemment, rien ne se passe comme il devrait. Le lieutenant est beau comme un Apollon, Viviane traîne sa cellulite entre l'Aquagym et le Step, et me direz-vous, ça meurt tout autour!!! C'est toujours aussi drôle, inventif avec des dialogues épatants, des situations cocasses. Ne boudez pas votre plaisir, cette commissaire n'a peut-être pas l'Esprit Club, mais on en redemande... "

 

 

Bibliosurf, (chronique de Maïté Bernard), 30 mars

 

http://www.bibliosurf.com/La-commissaire-n-a-point-l-esprit#forum5486

 

" Bref, on se moque bien de savoir qui nous a débarrassés d’un tel être, mais Georges Flipo s’amuse et nous amuse avec ses mots, sa facétie, son mélange de cruauté et de gentillesse et sa commissaire et son lieutenant[ ... ]  Peu importent les indices savamment distillés, les erreurs des policiers, les retours en arrière et les bonds en avant de l’intrigue. Ce qui garde notre intérêt, c’est l’extravagance de la commissaire, sa mauvaise humeur, ses soudains attendrissements. On espère qu’elle ne se rendra pas compte trop tard de la valeur de son lieutenant, on veut croire à un baiser, on peste des occasions manquées et on finit le roman satisfait par les explications du dénouement [ ... ] "

 

 

Miktokusto (Chronique d’Anne Roscoff), mars 2011

 

http://fr.microkusto.com/detail/2710368021

* * * * * 

 

" Viviane, commissaire, se voit confier une drôle de mission : trouver un meurtrier en s'arrangeant pour qu'on ne sache pas qu'il y a eu meurtre. 

Voici notre commissaire , rondouillarde, hyper-professionnelle et psycho-rigide, envoyée "en vacances" sur cette île, obligée de passer par le port du paréo, le stage step, le cours d'aquagym, l'étape karaoké, et même... même... la boite de nuit ! Et tout ça non pas avec son cher Monot (donc la longue silhouette et l'érudition la subjuguent), mais avec Willy. Willy le tas de muscles qui sent le vétiver ! "

 

 

Le Grand Livre du Mois, mars 2011

 

http://www.grandlivredumois.com/glm/standard.php?page=catalogue/fiche.php&refstock=415489

 

" Exquise police


La commissaire Viviane Lancier est envoyée incognito sur l'île de Rhodes, où le chef d'un village de vacances a été assassiné, [ ... ]  Sur les lieux, l'adjoint de Viviane, [ ... ]  va de conquête en conquête, tandis qu'elle-même - qui désespère de figurer sur le tableau de chasse de son collaborateur... - voit s'allonger la liste des morts - un chat, le jardinier turc, une touriste droguée retrouvée dans la piscine... Elle doit de surcroît affronter la dignité outragée de la veuve du chef de village, à qui l'on prête quelques romances... La commissaire sent que la tête lui tourne ! Parodie délicieuse des romans policiers, où le suspense est intact et l'humour ravageur. "

 

 

En lisant, en voyageant (Keisha), 29 mars 2011

 

http://en-lisant-en-voyageant.over-blog.com/article-la-commissaire-n-a-point-l-esprit-club-70213203.htmldéfauts (ou à

 

" De l'incursion de la commissaire Viviane Lancier dans un club de vacances de l'île de Rhodes, je sors confirmée dans mon manque total d'envie de connaître les joies des activités obligatoires, l'initiation aux danses de salon, les soirées "où on rigole" sous la houlette d'un animateur et les buffets tentateurs...

 

Le ton du roman demeure vif, acerbe parfois, souvent humoristique (mais je m'étais plus amusée avec les deux romans précédents), et j'ai une petite préférence pour les moments de grâce, avec le tango ("et Viviane était heureuse") ou le saut en hauteur ("Viviane l'observait, fascinée : c'était beau et lent comme une danse nuptiale"). "

 

 

Blog de Magali Duru, 2 mars 2011

 

http://magali.duru.over-blog.com/article-georges-flipo-la-commissaire-n-a-point-l-esprit-club-68436343.html

 

 

" Là voilà [ La commissaire ]  envoyée au débotté enquêter sur le meurtre (déguisé en suicide, ou bien est-ce le contraire) d'un directeur de Club sur l'île de Rhodes. Une occasion en or de partager sa chambre avec l'adorable Augustin, son lieutenant ? Rien n'est moins sûr [ ... ] 

 

Avant de débrouiller les fils d'une intrigue labyrinthique à souhait (il n'y a que Georges Flipo pour oser transformer une pendaison dans un  amphithéâtre de plein air en mystère de la chambre close) il lui faudra affronter, dans son petit ensemble vert olive, bien des épreuves.

Dont une redoutable initiation au tango, la rencontre récurrente avec un infernal chat empaillé et le piège d'un buffet de desserts digne de Tantale. Si encore elle pouvait embarquer pour Cythère avec le beau Willy qui danse si bien la salsa... avec les autres."

 


 

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Published by Georges F.
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21 avril 2011 4 21 /04 /avril /2011 08:39

Demain sur ce blog, billet présentant l'ensemble des chroniques positives concernant "La commissaire n'a point l'esprit club". Ca commence à s'étoffer.

 

soleil_levant.jpg

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15 avril 2011 5 15 /04 /avril /2011 17:48

RECTIFICATIF AVEC MES EXCUSES :

 J'ai mis en ligne, hier soir, le texte des deux critiques les plus critiques concernant "La commissaire n'a point l'esprit club". Cela dans une volonté de transparence (je n'aime pas trop ce mot qui cache souvent des motivations obscures), ou simplement pour faire chic. Cette mise en ligne était in extenso.

Un ami me signale que cette pratique part d'un bon sentiment, mais est contraire aux bonnes manières de la planète blog : un billet de critique est une oeuvre littéraire, sa mise en ligne intégrale lèse son auteur. Je corrige donc le tir ci-dessous, pour ne présenter que des extraits (les passages les plus critiques y figurent, rassurez-vous). L'interview de Boojum, en revanche, y figure sans coupes, puisque j'y ai mis la main à la pâte.

Je demande humblement pardon aux deux auteurs envers lesquels je me suis mal conduit, l'espace d'une nuit : il n'y avait pas d'intention malévole. Excuses, contrition et repentance à Boojum et à Dasola.

 

Texte publié hier soir : 

 

Peut-être suis-je bizarre, mais il m'a paru équitable de publier aussi, sur ce blog, les chroniques moins amènes à l'égard de "La commissaire n'a point l'esprit club". Je crois être le seul auteur-blogueur à donner ainsi la parole à l'accusation, ce sera une façon de me singulariser. 

 

Des critiques plus critiques, désolé, je n'en ai trouvé que deux. Un très bon magazine culturel Boojum, dont j'ai déjà dit grand bien par ailleurs : je vous encourage vivement à le fréquenter en plongeant prioritairement sur les très fins billets de FAL. Et le blog de Dasola, bien connu des blogueurs et blogueuses pour la qualité et l'engagement de ses chroniques. Deux, c'est peu, j'en suis presque navré. Pour meubler, dans le cas de Boojum, j'ai ajouté l'interview qui, elle, n'est pas négative (quand je réponds, j'ai des difficultés à dire trop de mal de moi).

 

Je tiens cependant à préciser deux points : 

 

1. Je ne suis pas fâché avec les deux auteurs de ces chroniques : il m'a été fort agréable de bavarder avec Dasola au salon "Lire à Limoges", et j'ai eu grand plaisir à répondre à l'interview de FAL (Boojum).

 

2. Le reproche que me fait Boojum me chagrine : ce qu'il prend pour une grosse invraisemblance est au contraire un gros indice. Je ne peux en dire plus, de peur de détendre le nerf de l'intrigue, pour ceux qui n'ont pas encore lu le roman. Mais ceux qui l'ont lu comprendront aussitôt ce que je veux dire. Peut-être aurais-je dû clairement le décoder à la fin du roman. En tout cas, ce point ne semble avoir gêné personne d'autre. Ouf !

 

Je mettrai prochainement en ligne les nouvelles chroniques positives. Parce que la mortification a des limites. 

 

bebe-pleure.jpg

 

 

 

 

Le blog de Dasola, 16 mars

http://dasola.canalblog.com/archives/2011/03/16/20582588.html


J'ai été très déçue par ce roman (encore plus que l'autre)  [...]  Je ne vous parlerai pas des personnages aux surnoms génériques ou particuliers [...] je n'ai pas bien compris comment Viviane et Willy arrivaient à démasquer le ou les coupables [...] je n'ai pas trouvé l'enquête clairement menée et décrite. Sinon, moi non plus, je n'ai pas l'esprit club.

S'il vous plaît, Georges, laissez Viviane à ses amours hypothétiques, à son (mauvais) caractère et à ses régimes amaigrissants et réécrivez des nouvelles, genre dans lequel vous êtes tellement doué (lire ici et ). Voilà, c'est dit.

 

PS: tous les goûts sont dans la nature: je dois ajouter que mon ami, qui l'avait lu avant moi, avait ri à plusieurs reprises lors des 30 premières pages...


 

Boojum, L’animal littéraire (Chronique de FAL), Mars 2011

http://www.boojum-mag.net/f/index.php?sp=liv&livre_id=2349

 

MALVENUE AU CLUB


Second volet d’une série entamée avec la Commissaire n’aime point les vers, voici la Commissaire n’a point l’esprit club. Ce récit policier de Georges Flipo ne manquera pas de plaire aux habitués des clubs de vacances. Mais il plaira encore plus à ceux qui auraient préféré ne jamais connaître de tels clubs.

 Dans la Commissaire n’a point l’esprit club, l’héroïne se trouve catapultée du jour au lendemain en Grèce dans un club de vacances du style Club Med pour enquêter sur le meurtre du responsable dudit club. Toutefois, [... ] elle est censée être scénariste et vient rechercher là, dit-elle, tout le background qui lui permettra de bâtir l’intrigue d’un téléfilm. [... ] Jusque-là, tout va bien. Mais, comme Madame la Commissaire ne parvient point à se défaire de ses habitudes, pour ne pas dire de ses réflexes de flic, elle se met à poser des questions beaucoup plus précises que celles que poserait un scénariste. [... ] 

    
Il y a donc dans cette Commissaire II tout un second acte auquel il est difficile de croire. Mais il serait malhonnête de bouder son plaisir. Parce que l’humour de Flipo est toujours là. Parce que sa Commissaire, qui ne cesse de se lancer dans des régimes, mais qui trouve constamment tout un tas de raisons — à commencer par son mal-être permanent — pour faire des entorses à ces régimes, ne saurait nous laisser indifférents, puisqu’elle nous renvoie, tous autant que nous sommes, à nos contradictions intérieures....



Interview


 

Boojum. La Commissaire n’aime point… La Commissaire n’a point…Tous les titres de votre série seront-ils négatifs ? Pensez-vous qu’on devienne policier (ou écrivain ?) par insatisfaction ?


G.F. Oui, tous les titres de cette éventuelle série seront construits sur ce mode négatif. Et je remplacerai toujours le « pas », logiquement attendu, par ce « point », qui ressemble à une minauderie d’auteur. C’est un peu pour suggérer la touche littéraire de ces polars ; c’est surtout parce que la formulation « La Commissaire n’aime pas les vers » faisait trop roman de gare. Cela dit, j’ai peut-être tort : si j’en crois les recherches Google menant à mon blog, de nombreux lecteurs récrivent le titre en remplaçant le point par le pas.
J’ai du mal à imaginer qu’on devienne écrivain ou policier par insatisfaction, tant ces métiers sont frustrants. Moi, je le suis devenu par curiosité. Mais il est vrai que la commissaire se définit « par rejets » : elle déteste beaucoup de choses et beaucoup de gens.


Boojum. Certes, tout roman policier est construit sur des faux-semblants, mais… Dans la première aventure de votre Commissaire, on avait un suicide déguisé en crime maquillé en suicide. Ici, vous évoquez une « fausse fausse piste », et l’affaire commence par un mannequin censé représenter un cadavre, mais qui est vraiment le cadavre. Avez-vous une fascination pour le baroque ? Pensez-vous que Victor Hugo était un fou qui se prenait pour Victor Hugo ?


G.F. Je viens d’aller voir sur Internet la définition précise du baroque, et j’en reviens bouleversé : je suis baroque, et je l’ignorais. J’ai toujours aimé les choses qui paraissent ne pas être pour mieux être. Je chéris l’idée du doigt qui montre la lune pour éviter qu’on ne regarde le doigt. 

Victor Hugo, que je révère surtout dans ses excès, était-il un fou qui se prenait pour Victor Hugo ? Oui, sans doute, comme Salvador Dali, comme Léonard de Vinci. Dans les arts, c’est très bien, ça débloque. Quand c’est Khadafi ou Chavez, cela m’amuse moins. 


Boojum. Ne peut-on pas trouver une autre trace de baroque dans la parenté entre la Commissaire et les estivants du Club ? Elle les méprise à cause de leurs jeux idiots et essaie constamment de rester en retrait. Mais ne jouent-ils pas, eux, à ces jeux idiots parce qu’eux aussi, même s’ils ne le disent pas, trouvent leur existence insupportable ?

G.F. La Commissaire, face à cette humanité mollassonne, éprouve à la fois de l’attirance et de la répulsion. Elle sait bien qu’elle est comme eux ; elle en rêve, elle en a peur. Elle s’en rend compte dès qu’elle découvre le troupeau autour de la piscine : « La commissaire sentit tomber sur ses épaules une étrange honte, celle de la solidarité : elle pourrait, sans crainte, quitter son paréo. »


Initialement, j’avais écrit : « elle était nuement comme eux, elle pouvait, sans crainte, quitter son paréo ». Je regrette de l’avoir corrigé. C’est cette nudité partagée qui facilite le rapprochement et qui lui répugne. Chaque estivant est « son semblable, son frère », et je pense à l’admirable poème de Baudelaire :


   C'est le Diable qui tient les fils qui nous remuent.

Aux objets répugnants nous trouvons des appas ;

Chaque jour vers l'Enfer nous descendons d'un pas,

Sans horreur, à travers des ténèbres qui puent.


N’a-t-on pas l’impression qu’il décrit ici les vacanciers d’un village-club ?

Je ne rejoins pas votre analyse concernant les estivants : leur comportement s’explique, je crois, par une aspiration à régresser ensemble, à vivre bêtes ensemble. Bêtes jusqu’au sens animal : lions de mer autour de la piscine, pingouins quand ils partent à la soirée-spectacle...

Boojum. Avez-vous vous-même l’esprit club ? Racontez-nous vos vacances.


G.F. Pour écrire ce livre, j’ai passé huit jours dans un village-club situé à la sortie de Lindos. J’y ai pratiqué toutes les activités, je suis allé à toutes les soirées, je me suis même essayé au karaoké. Il le fallait, car je voulais me documenter. Et ce fut une traumatisante expérience. Comme la Commissaire, j’ai été confronté à l’effet « mon semblable, mon frère ». Mais je suis trop chrétien pour être misanthrope. 


Boojum. À une époque où le roman policier (qui n’est d’ailleurs plus vraiment policier) se complaît dans des histoires de serial killers, vous maintenez une tradition classique, celle du roman policier humoristique, dans la lignée d’Exbrayat. Ce choix est-il le résultat d’une politique concertée ?


G.F. J’exècre les prétendus thrillers à ressort serial killer ; je voulais faire autre chose. Le choix de l’enquête classique, narrée sur le mode souriant ne résulte d’aucune politique concertée : je ne sais rien écrire d’autre. La Table Ronde a aussitôt approuvé ce choix, relativement innovant, lorsque la directrice littéraire a reçu le manuscrit. Je suis touché de cette référence à Exbrayat, c’est exactement ce que j’avais en tête, toute modestie gardée. Nous sommes, je crois, très peu nombreux sur ce créneau.


Boojum. Vos romans policiers sont la partie de votre production littéraire qui se vend le mieux, mais vous insistez sur le fait que vous n’écrivez pas uniquement des romans policiers. Comme tous les génies, vous êtes incompris ?


G.F. J’écris des nouvelles, et des romans, et des romans policiers. Dès qu’on aime trop un de mes livres, je me sens forcément amoindri. Vous avez raison, je suis un génie incompris, merci de m’avoir compris.


Boojum. TF1 et FR2 et FR3 se déchirent déjà pour vous acheter les droits d’adaptation pour une série télévisée, bien entendu ?


G.F. Et M6, et Arte ! Je serais enchanté que ce roman soit adapté, et les choses se présentent bien. Mais je ne veux pas m’en occuper : un roman est fait pour être trahi, et il y a des gens dont c’est le métier. Je dépose le gamin à la porte de l’école maternelle, et je m’en vais confiant. S’ils ont besoin de moi, pour les dialogues, par exemple, ils appelleront. 


Boojum. Comment avez-vous réglé, et allez-vous régler, s’il y a un vol. III, l’impératif du « changement dans la continuité » en passant d’une enquête de la Commissaire à une nouvelle enquête ? S’il y a un III, nous allons nous retrouver avec une pléthore d’adjoints mâles.


G.F. Je viens de raconter cela sur mon site : Dès la sortie de la Commissaire n'aime point les vers, La Table Ronde m'a demandé de préparer une suite. J’ai très vite eu l’idée du cadre, puis celle de l’intrigue, mais j’ai eu du mal à faire le raccord avec l’enquête précédente. Je voyais à peu près comment écrire des recueils de nouvelles et des romans, mais pas des « suites de livre » : combien de fois fallait-il faire référence au livre précédent ? Fallait-il un faux chapitre de départ, remettant en scène les personnages majeurs ? Fallait-il viser prioritairement les lecteurs du premier livre, ou les nouveaux venus découvrant la Commissaire ? Je suis allé voir comment avaient procédé quelques-uns de mes prédécesseurs, notamment Georges Simenon, puis je me suis rendu compte que c'était stupide. Les glorieux pionniers avaient d'emblée rencontré un gros succès, dans un marché différent. J'en étais loin. J'ai donc écrit « comme pour moi ».


Il y aura un opus III, mais pas cette année. Une pléthore d’adjoints mâles ? Vous posez une bonne question, et je ne sais encore comment y répondre : vais-je offrir de la chair fraîche à la Commissaire pour chaque nouvelle enquête ? La logique le voudrait. La dialectique de chacun des deux romans repose sur l’initiation réciproque : que faire ensuite d’un jeune adjoint dépucelé ? Le jeter du haut de la Tour de Nesle ? Cela dit, j’aime bien Monot, j’aime bien Willy. Viviane aussi, la pauvre. Je vais réfléchir. 


Propos recueillis par FAL

 


 

 

FIN DE LA FLAGELLATION. ET VOUS, CA VA ?

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