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(Excellente) Présentation

  • : Blog de Georges Flipo, auteur
  • Blog de Georges Flipo, auteur
  • : Dans ce blog : chroniques sur l'actualité littéraire (la mienne et celle des autres), sur l'écriture, sur l'édition, sur les auteurs, et tout ce qui se réclame de lalittérature.
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Mais rien ne vous empêche d'aller faire un tour sur le site www.georges-flipo-auteur.com  

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Pour des informations pérennes, impitoyablement classées, allez faire un saut sur mon site d'auteur

Il vient d'être entièrement remanié. Tout y est très beau, très chic. Même le chien.

Archives

Des attaches et des liens

Des blogs que je fréquente souvent ou parfois, mais avec plaisir, sans forcément y laisser de commentaires, des blogs dont le tenancier vient parfois faire un coucou en dessous de mes billets, des blogs qui aiguillent vers le mien, des blogs qui ont donné un coup de pouce à un ou plusieurs de mes livres, tout cela crée des liens.

Si vous pensez que votre absence dans cette liste est un scandale, faites un scandale. Ou, plus simple, faites-moi signe.

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813
Actu du noir (Jean-Marc Laherrère)
Actualitte.com, Nicolas
Alex (Mot à mots)
Amanda Meyre
Annick Dor
Antigone (Les écrits d’Antigone)
Armande 22,  Les livres-bonheur
Aude (Mots dits)
Balmeyer
Biblioblog (Laurence)
BibliObs
Bibliophagie (Sybilline)
Bibliosurf
Biffures chroniques
Blog de Thomas Clément
Bloghotel
Blog-o-book
Boojum
Bookingdom
Bric à book, Leiloona
Brigit Hache
BSC News
C’était demain, Dominique Boudou
Cabinet de curiosités d’Eric Poindron
Cafebook (Emma)
Calipso,
Calibre 47 (Claude Mesplède)
Calou, L’Ivre de lectures
Carnet de lectures
Carnets de Pierre
Carnets de sel (Essel)
Caro[line] 5ème de couverture, 
Catherine (La culture se partage)
Cathulu
Chaperlipopette
Chez Lo
Chiffonnette
Chimère (A livre ouvert)
Choupynette (Y'a d'la joie)
Chroniques littéraires
Clair et net
Clarinesse (L'œil du vent)
Claude Le Nocher
Clopin-clopant (Clopine)  
Comme dans un livre
Cozop
Critico-blog
CulturesFrance
Cunéipage (Cuné)
Daniel Fattore
Danielle, Maux d’auteurs
Dasola
De livres en livres
Digressions (Joseph Vebret)
Ecrivains-voyageurs
Eireann (Yvon)
Eloah (À lire, à croquer)
Emmanuelle Urien
En lisant, en voyageant, (Keisha)
Encres vagabondes, Patricia Châtel
Enna lit, Enna vit
Eric Fouassier
Espaces, CNES
Eulalie
Evene
Extra-ball, (Dorham)
Fabelire
Fabula Bovarya,
Flof 13 (Lire et délires)
Florinette, Les lectures de Florinette,
Fluctuat.net
Forum A vos plumes
Forum Tir Na N’Og et Cie
Frédérique Martin
Gaëlle Pingault
Géothèque
Géraldine (Les coups de cœur)
Gwenaelle (Skriban)
Happy Few, Fashion Victim
Hautefort, club Littérature
Hebdo des notes,
Indications
Initiales
Interlignage
Jean Calbrix
Journal  d’une lectrice (Papillon)
Kalistina
Kathel, Lettres exprès
Kheops
La bibliothèque du dolmen
La caverne d'Ankya
La cuisine des mots (Ciorane)
La Factory
La liseuse (au fil de mes lectures)
La Mère Castor
La Péniche.net ( Bureau des Arts de Sc. Po )
La pile à lire d'Hécléa
La plume et le citoyen
La Revue Littéraire (Blog Leo Scheer)
La scribouillarde
La tête dans les pages
Labyrinthes avec vue
Le bibliomane
Le blog d’Ameleia,
Le goût des livres (Aifelle)
Le retour de l'être aimé
Le Scribe
Lechoixdesbibliothécaires
Lecture & Ecriture
Lectures et autres (Sylvie)
Leo Scheer (La revue littéraire)
Les chroniques de Mandor
Les jardins d’Hélène
Les lectures de Martine,
Les livres de l'Arrajou
Les penchants du roseau
Levraoueg (La tourneuse de pages)
Librairie des voyageurs, Les 5 continents.
Lignes de fuite
L'île, la petite île
Lili (Des livres et moi)
Liliba
Lily et ses livres
Lire et délires (Flof13)
Litote en tête
Livres pour vous
Livres et Cinéma (Yohann)
Lou, My Loubook 
LVE, Lire Voir Entendre
Lyvres (Yv)
Magali Duru
Maïté Bernard (sur Bibliosurf)
Malice
Manu Causse
Marc Sefaris
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Maud et les mots
Mercedes G.F.
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Mille et une pages (Stephie)
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Monde du livre.com,
Mot Compte Double (Françoise Guérin)
Mots en bouche
N.U.L.L.E., Erzebeth
Nicolas Ancion
Nuit blanche
Obiwi
Oceanicus in folio
One big day
Pages à pages
Parfum de livres
Pascal, Le disque 
Pickendorf (Qui hodie agisti)
Pimprenelle
Posuto
Pralineries (Pralines)
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Prudence
Quichottine,
Quoi de 9 Cécile ?
Roseau
Rue des Livres
Salondulivre.net
Saxaoul
Scriptural (Schlabaya)
Serial lecteur
Site de Brigitte Niquet
 
Sylire
Tamara (Tamacultire)
Thaïs, Arc-en-ciel, 
Turquoise (Un moment Turquoise)
Valérie (Un fil à la page)
Vers Minuit, Franck Garot
Voyage au bout de la lettre (Pitou)

Yspaddaden

Yves Mabon, Prix Orange du Livre
Zoé Lucider
Zoridae

Copinage éhonté.

Voici une rubrique dans laquelle je présente des livres écrits par des auteurs avec lesquels j'entretiens d'amicales relations. Bien entendu, il ne s'agit pas ici d'emplacement publicitaire. C'est beaucoup plus honorable, c'est du copinage. Les livres présentés dans cette rubrique ne seront pas toujours les mêmes : à défaut de renouveler mes copains, mes amis, mes relations, je vais renouveler leurs parutions.

 

Cherche-jeunes-filles-200-x315.jpg

  Le tout dernier de Françoise Guérin

virages-dangereux-copie-1.jpg

La-vieille-dame-du-riad.jpg


Frederique-Martin-Belfond-Le-Vase-ou-meurt-cette-verveine-3.jpg
Tu-ne-mourras-plus-demain.jpg

 

Les pays

Moulins A paroles


L-eau-des-reves.jpg

Lotus Seven

Un homme perdu-copie-1


Langue-de-pub-copie-1.jpg

Livre-Magali-Duru.jpgLe tout dernier de Magali Duru

tous-nos-petits-morceaux.jpg

      Le tout dernier d'Emmanuelle Urien

Fouad.jpg

Dominique-Guerin.jpg

 

Quatre carnages..

 

 

 

  Teignes

 

 

 

 

Un escarpin de soie bleue

 

 

Est-ce ainsi

17 décembre 2008 3 17 /12 /décembre /2008 21:35
A part moi, qu'est-ce qu'il y a de bien à la TV ? T'as le programme ?



J'ai eu droit ce matin à ma première émission littéraire de télévision. Une vraie émission avec une vraie interview, pour moi tout seul. Enfin, pas tout seul, j'espère : c'était non seulement une vraie émission, mais une vraie télé, en couleurs, nationale et tout. J'en suis revenu tout guilleret. Le facteur et les éboueurs ont eu raison de passer cet après-midi, du coup ils ont eu de belles étrennes. Et moi, de beaux calendriers. Je vous raconte ça dans le prochain billet. Ce soir, il faut que je m'en remette.

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16 décembre 2008 2 16 /12 /décembre /2008 11:06

Je suis en retard parce que je veux prendre de l'avance : site ou blog, il faut choisir.



Je suis très en retard dans la publication de mes billets sur ce blog.

Et encore, j'écris "publication" pour faire chic, mais je ne les ai même pas écrits. J'ai trois billets dans ma P.A.E. (Pile à écrire). Un sur le discours de JMG lors de la remise de son Prix Nobel, qui m'a consterné. C'est du discours que je parle, pas de son prix. Mais c'est un billet qui demande un long travail d'analyse, de compilation, un boulot de scribe. A ce propos, si vous ne savez pas où acheter un livre, filez tout droit à la librairie Le Scribe, à Montauban. Elle est tenue par un couple : les Griffault, qui aiment leur métier d'un amour déraisonnable. Si je devais déménager, je deviendrais montalbanais, pour le plaisir de traîner dans cette librairie. Mais c'est un peu loin de Clamart et même de Paris. Je vais donc, un de ces jours, plutôt déménager à Paris. C'est beaucoup plus cher, mais c'est beaucoup plus près. J'arrête là, je suis en pleine digression : je commence par le Prix Nobel, je finis par le prix de l'immobilier à Paris. Et après ça, étonnez-vous que je sois en retard dans mes billets.

Le second billet, ce sera pour vous raconter mon passage à l'émission radio "La librairie francophone", sur France-Inter. Une émission très intelligemment animée par Emmanuel Kherad. C'est pré-enregistré, ça passera le samedi 3 janvier à 11h. Pour l'émission, on a donc fait comme si on sortait des réveillons. L'effet est immédiat, j'en suis sorti tout embarbouillé. D'autant plus qu'on a parlé cuisine italienne et cuisine japonaise. Tout ça en imaginant le foie gras. Du coup, je me mets au régime. J'arrête là, c'est la seconde digression.

Le troisième billet est supposé vous parler de Clara, l'héroïne de mon nouveau roman "Le film va faire un malheur". Les pionniers qui ont lu ce roman en avant-première, sur manuscrit, me font remarquer que les héroïnes de mes romans sont toujours des femmes solides, réalistes, dotées d'une patience qui touche presque à la sainteté, mais qui finit par exploser. Ils me demandent s'il n'y a pas là un problème psychologique, une frustration, une idée fixe. Pourquoi cette idéalisation de la femme ? Pourquoi cette gynécophilie ? Je suis ennuyé, le mot gynécophilie n'existe pas. Il n''y a pas, dans la langue française, de mot pour désigner l'amour des femmes. Le seul vaguement approchant serait gynécocratie, mais ce n'est quand même pas la même chose, on a beau dire : j'aime les femmes, mais de là à leur confier le pouvoir, j'hésite. J'ai alors cherché l'antonyme de mysoginie et je n'en ai trouvé qu'un : mysandrie (détestation de l'homme, en tant que sexe). En France, on sait détester, on ne sait pas aimer. Tout ça pour dire qu'il est difficile d'aimer les femmes si on ne fait pas un effort d'inventivité sémantique. J'arrête ma digression, je vous fais perdre du temps. Alors, pourquoi cette gynécophilie dans mes romans ? Je vous répondrai un autre jour, ça fera un autre billet, un quatrième.

Retour au point de départ : je suis en retard dans l'écriture de mes billets de blog parce que je suis en train de remettre mon site à jour, je veux que ce soit fait avant la sortie de mon roman, et j'aime mieux prendre de l'avance : ce devait être l'affaire de quelques heures, c'est un travail de Maya. J'ai mis Maya pour changer des Romains, il n'y a pas que les Romains qui construisaient des monuments. Les Mayas ont construit de superbes pyramides. J'ai une préférence pour celle de Chichen Itza. J'arrête là, la digression est imminente.

Je mets fin à ce bilet, je suis en train de prendre du retard sur l'avancement de mon site. Jamais je n'ai écrit de billet aussi décousu. S'il bénéficie de quelques commentaires, c'est vraiment inquiétant, ce pourrait être considéré comme une incitation à la digression. Je sais résister à tout sauf à l'incitation. 

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14 décembre 2008 7 14 /12 /décembre /2008 08:21

Comment commencer un roman ?



J’aime commencer mes nouvelles sans introduction, en plongeant le lecteur dans l’action ou dans un court dialogue. Le début d’un roman m’a toujours paru plus délicat, et c’est certainement la page sur laquelle je passe le plus de temps.

J’ai déjà mes habitudes, même si je n’en ai écrit que trois (des romans, pas des pages). Je ne crois pas indispensable de commencer par une description physique du héros, ni par un cadrage de l’action, je m’en occupe un peu plus tard. Je préfère commencer par une anecdote annonciatrice des principaux traits de caractère du héros, ceux qui vont construire l’intrigue. 

 

Ces traits de caractère dominants me sont indispensables. Les caractères des personnages peuvent être complexes (dans mon nouveau roman, "Le film va faire un malheur" *, celui d’Alexis Pirief l’est, c’est presque son principal trait de caractère), mais j’aime qu’ils soient entraînés par quelques idées-force. Les personnages ne sont pas caricaturaux pour autant, ils sont simplement plus compréhensibles. Je suis en cela modeste disciple de Victor Hugo dont chaque personnage incarne une vertu ou un vice.

Mon héros, Alexis Pirief est un réalisateur doué, intelligent, à la différence de Sylvain Vasseur, héros du Vertige des auteurs. Mais c’est une intelligence compliquée, et sa complication le guide irrésistiblement vers les mauvais choix. Elle peut le rendre idiot. Nous connaissons tous des gens très intelligents dont la raison s’aveugle parfois. Avec Alexis Pirief, vous en connaîtrez un de plus.

 

Le début de ce roman me laisse, aujourd’hui encore, une petite écharde dans les doigts qui frappent le clavier : le premier long paragraphe aurait dû commencer par «Le iiii était violent, un coton-tige sans ouate qui déchirait le tympan et pénétrait jusqu’à l’os ». Mais mon éditeur est un puriste de l’orthographe, il a exigé « un Coton-Tige sans ouate… » car Coton-Tige est une marque déposée. C’était affreux ce Coton-Tige avec ces arrogantes capitales, dès la première ligne de l’histoire, toute l’esthétique des 249 pages suivantes en aurait été souillée. J’ai donc, la mort dans l’âme, proposé ce bâtonnet. Mais franchement, il n’a pas le même goût. C’est là que j’ai compris que ce roman ne m’apporterait que des malheurs. Assez causé, je vous laisse lire :

 

 

¾  Alexiiiis !

   Le iiii était violent, un bâtonnet sans ouate qui déchirait le tympan et pénétrait jusqu’à l’os. Longtemps, Alexis Pirief garda la certitude que ce iiii avait été la cause – à tout le moins la cause première – des navrants événements dans lesquels il se trouva contraint de jouer le premier rôle. Plus tard, quand l’histoire esquissa une volte farceuse et lui offrit un visage plus avenant, Alexis pardonna ce iiii. Il sut même l’oublier. Après tout, ce destin, c’était lui, lui seul, qui l’avait enfourché, éperonné et guidé. Plus tard, bien plus tard encore, lorsqu’il fallut trouver un coupable à son amère aventure, il n’en vit plus d’autre que lui-même, et il en conserva un sentiment d’injustice commode – de ces injustices qu’on ressasse la nuit, comme un enfant sanctionné, avant de ne pas s’endormir.

¾  Alexiiiis !

   Alexis préféra ignorer ce second appel. Clara ne savait pas crier son nom. Il lui avait souvent expliqué qu’il était plus élégant, peut-être même plus russe, de poser l’accent tonique sur la seconde syllabe, A-leeee-xis ! Clara n’en avait cure ; quand elle criait, elle voulait simplement qu’on l’entendît, il y avait là toute son intelligence utilitariste. Mais ce second appel était-il vraiment désagréable ? Alexis avait une façon bien à lui de dénicher de petits bonheurs dans toute contrariété – l’inverse étant encore plus fréquent ; il aimait qu’on parlât de sa sensibilité paradoxale. Et quand personne n’en parlait, il lui arrivait de glisser les deux mots avec un sourire contrit.

Oui, le second appel avait son charme. Il tombait du dernier étage de l’immeuble et résonnait dans la petite rue Amiral de Maigret avant d’atteindre Alexis qui, sur le trottoir, s’apprêtait à un jogging besogneux. Quelques voisins pointaient le nez à la fenêtre ; on saurait dans la rue que le touriste du quatrième, un certain Alexis, partait courir tôt le matin. Un courageux, ce type, pour aller cavaler à huit heures le long de la plage de Trouville dans le brouillard frisquet d’avril. 

¾  Alexiiiis !

   Il était maintenant raisonnable d’entendre Clara. Esquissant une foulée, Alexis se retourna lentement, comme si le iiii l’avait caressé en l’atteignant enfin.

Très bientôt, dans un prochain billet, je vous présenterai Clara. C'est une fille bien, Clara. Bien trop bien. On se demande ce qu'elle fiche dans ce roman.

* "Le film va faire un malheur", Editions Le Castor Astral, sortie début janvier 09. 15€, 256 pages. Comme vous venez de lire la première, demandez une réduction.

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12 décembre 2008 5 12 /12 /décembre /2008 17:58

Assez parlé de moi, parlons de ceux qui parlent de moi. Ils en parlent beaucoup mieux.

J’étais en train de me livrer à un commentaire de texte perfide sur le discours de réception de JMG Le Clézio au Prix Nobel de littérature : je suis en passe de devenir un vrai écrivain, j’ai compris qu’on ne se grandit qu’en mordillant les chevilles des plus grands que soi.

Et voilà qu’une bombe tombe sur la maison : c’est la première critique, après lecture des épreuves, de mon nouveau roman « Le film va faire un malheur ». Elle est parue dans Livres Hebdo. Vous ne connaissez pas Livres Hebdo ? Dites-le à voix plus basse, vous risquez de faire sourire. Livres Hebdo est l’organe de référence de tous les libraires. Les jaloux disent même que c’est lui qui fait la présélection du Prix Goncourt.

Wikipedia le décrit sobrement : « Livres-Hebdo est une revue hebdomadaire française publiée par le Cercle de la librairie et destinée aux professionnels du livre, principalement aux libraires et aux bibliothécaires. Elle est tirée à environ dix mille exemplaires ». C’est pour dire.

Eh bien, vous savez ce qu’il a écrit, Livres Hebdo ? Lisez vous –mêmes, je suis incapable de le recopier : mes mains bégaient sur le clavier. Si j’avais su, c’est à Livres Hebdo que je l’aurais demandée, cette quatrième de couv’.

Je vous offre le champagne ce soir. Achetez-le vous-même, buvez-le sans moi : dans mon état, ce serait imprudent. Envoyez-moi la facture : je rembourse la première bouteille achetée à partir de 17h53, le ticket de caisse faisant foi. Et puis non, pas de champagne, du crémant, ce sera plus raisonnable. Cinq euros, pas plus. Le champagne, je le garde pour le film.

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11 décembre 2008 4 11 /12 /décembre /2008 20:08

A défaut des Palmes Académiques, je serais volontiers preneur du Prix Nobel de Littérature, Je prépare déjà mon discours.
-
Ma vraie ambition dans la vie, c'est de recevoir les Palmes Académiques. Je harcèle mes amis influents, je vais jusqu'à m'en faire de nouveaux tout exprès, mais ça ne donne rien. J'en ai même parlé au Vice-Chancelier de la Sorbonne, si, si, c'est vrai, mais sans résultats. J'avais quelques espérances du côté de la brave petite Ségolène, mais il me semble qu'elle n'ait pas la tête à ça. Vous connaissez quelqu'un, vous ? Merci de faire suivre. Je veux les Palmes toutes simples, sans flonflon, sans ministre (sauf si c'est indispensable), sans réception, pas de petits fours, pas de champagne, pas de cahouètes, juste les bêtes petites palmes, on épingle, on se donne l'abrazo, et ciao, merci pour tout. J'offre mes oeuvres complètes longuement dédicacées au visiteur influent qui pourrait...

A quel titre ? me demanderez-vous en ricanant. J'en ai un, et un beau : je suis le seul enseignant conférencier à avoir fait cadeau à l'Université de mes émoluments. Une série de six cours d'une heure trente, donnés à Dauphine, sur le thème des "Stratégies de communication globale", tout ça à l'oeil, pour les bonnes oeuvres de l'Université. J'avais tellement de dossiers à remplir pour me faire payer que j'ai fini par renoncer. J'ai écrit une belle lettre à l'Université pour leur annoncer ce royal cadeau. Mais, sur un post-it, j'avais dûment ajouté qu'un petit retour d'ascenseur me ferait plaisir, et j'ai proposé les palmes. Je suis toujours en bas de l'ascenseur en attendant qu'on me le renvoie. Le post-it a dû se perdre. ou peut-être qu'il circule dans les ministères depuis 15 ans. Je ne désespère pas.

Alors, faute de mieux, je ne cracherais pas sur le Nobel de Littérature. Là, je suis plus optimiste. En tout cas, je commence à préparer mon discours. Je sais déjà ce que je ne veux pas écrire, c'est un discours façon Le Clézio. Jean Marie Gustave, tu m'as terriblement déçu. Tiens, mon prochain billet parlera de ça, en attendant les extraits de mon roman "Le Film va faire un malheur". 

Le billet, ce sera peut-être même pour demain. Les extraits, pour ce week-end.

Et les Palmes, c'est pour quand ?

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9 décembre 2008 2 09 /12 /décembre /2008 11:04

Une photo ? Une image ? Une couverture ?

Une machine à vendre ? Vos réactions ?

 

 

Voilà, c’est la couverture de mon prochain roman. Vous ne vous en rendez pas compte, mais vous tenez — même pas entre les mains, juste sous votre regard négligemment posé sur l’écran — vous tenez la vie d’un homme. Presque toute la vie : un an d’écriture, un an de souffrances éditoriales, peut-être un suicide d’auteur pour conclure. Et vous, vous continuez à regarder, toujours aussi négligemment.

Je vous la laisse regarder un peu moins négligemment avant de continuer :

…………………………………………… ! 
…………………………………………… ? 
 ………………………………………… !!!
…………………………………………… ? 
…………………………………………… !!!!!

…………………………………………… ?  
…………………………………………… !!!!! …………………………………………… !!!!!!!

 Je reprends :

 

Cette couverture est née dans la douleur. Tout ce roman n’a été que naissance dans la douleur, et personne ne va s’en rendre compte, alors je préfère insister. Le visuel de couverture, proposé au début de l’été par l’éditeur, ne me convenait pas. Il me semblait enfermer le roman dans un registre qui n’était pas le sien. L’éditeur m’a alors demandé ce que je proposais. J’ai passé mon été à proposer. Avec du recul, j’aurais dû faire un appel au peuple sur ce blog, j’aurais passé un meilleur été. Finalement, j’ai fait appel à mon fils puîné, qui m’a apporté quelques esquisses, et cette photo, trouvée sur internet.

Conclusion : si vous voulez devenir écrivain, ayez d’abord un fils puîné (il faudra donc commencer par un aîné), et offrez-lui un PC et l’ADSL. Ce sont des choses auxquelles on ne pense pas avant de se lancer dans la carrière.

 

La sculpture est l’œuvre d’un sculpteur africain, qui en a négocié les droits auprès d’un agent qui les a délégués auprès d’un autre agent, si j’ai bien compris. J’espère que le sculpteur touchera quelque chose, disons de quoi acheter le roman. Mon fils, lui, ne touchera rien : le plus beau cadeau du monde, c'est son papa, il a compris ça depuis longtemps. Je me tue à le lui répéter. Mais merci Barth !

J’espère surtout que cette couverture vous donnera envie d’ouvrir le livre. De l’ouvrir directement, sans même passer par la quatrième qui ne fait pas l’unanimité, si j’ai bien interprété vos commentaires fielleux.  Vos réactions ?


Si elles sont bonnes, je vous donnerai prochainement quelques passages de ce roman. Attendez, ne sortez pas, revenez, revenez !

 

 

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7 décembre 2008 7 07 /12 /décembre /2008 06:08

Leçon d’humilité au 27 rue Saint-Guillaume.

 

-

 

J’ai passé hier une après-midi délicieuse à la (demi) journée Dédicaces de Sciences Po. L’accueil était chaleureux, l’organisation excellente, l’étudiante qui veillait à ma félicité et à ma comptabilité était délicate, intelligente, charmante, elle donnait envie de redevenir étudiant, les visiteurs - de Sciences Po pour la plupart, posaient plein de questions, ils étaient intéressants et drôles, et moi aussi, bien sûr. Bref, le bonheur. Mais.

 

J’ai dédicacé six livres en quatre heures. Quand je suis en forme, c’est ce que je signe en une heure. Et je suis quand même rentré content. Humilié mais content.

 

On ne le dit pas assez : le but d’un salon n’est pas forcément de « vendre » des livres. Il est de discuter avec des lecteurs. Et même avec des lecteurs qui ne vous lisent pas. De ce côté-là, j’ai été servi.

J’avais oublié qu’on est fauché lorsqu’on est étudiant, surtout à l’époque des fêtes.

 

Comme quoi j’ai bien fait de venir déguisé en auteur désabusé du 7ème, avec une mine désabusée : comme ça, je n’ai pas eu besoin de me changer pour rentrer à la maison avec une mine désabusée.

 

Mais j’ai été heureux de faire la connaissance de la chère Idle, qui a fait 45 km rien que pour Ulysse. Et moi qui grogne quand il faut faire 400 mètres pour acheter le pain…

 

Si je ne me suis pas suicidé d'ici là, lundi soir ou mardi matin, je vous parlerai de la couverture de mon prochain roman. Je ne sais pas si je dois remettre ma mine désabusée dans la penderie.
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6 décembre 2008 6 06 /12 /décembre /2008 09:14

Cet a.m., rendez-vous à Sciences Po, mais ne vous trompez pas de F.

Je vous rappelle que je vous attends cet après-midi, de 14 heures à 18 heures, à Sciences-Po, 27 rue Sait-Guillaume, Paris, pour la journée "dédicaces". Comme ce n'est en fait qu'une demi-journée, vous n'aurez droit qu'à des demi-dédicaces, mais ça a déjà beaucoup de valeur. Une dédicace de futur Renaudot, c'est le seul investissement sûr en temps de crise. A ce propos, qui pourrait s'arranger pour me faire avoir le Renaudot ?

Il vous sera facile de me trouver : ce sera le seul stand où la foule se pressera. Mon carnet de rendez-vous est presque complet, mais il me reste une dédicace disponible à 15h10, une autre à 16h25, et une dernière à 17h50. Vous pouvez m'en demander plusieurs, mais il faut alors acheter plusieurs "Qui comme Ulysse". Vous serez ainsi débarrassée de la corvée des cadeaux : un recueil de Flipo, ça fait toujours plaisir. En tout cas, dans ma famille, tout le monde aime bien. C'est là qu'on mesure l'esprit de famille.

Je ne sais pas comment seront organisés les emplacements. Peut-être par ordre alphabétique. Dans ce cas, je devrais être entre Flaubert et Foenkinos. Bon voisinage, Foenkinos : il plaît beaucoup aux jeunes filles nubiles. La foule piaillante se massera devant son stand. Du coup, les jeunes femmes un peu plus mûres, déjà nubiles confirmées, contourneront l'obstacle et seront ravies de me découvrir. J'imagine déjà leurs commentaires extatiques "Finalement, dans le genre, il est bien aussi, Flipo".

Pour mieux les accueillir, je m'habillerai façon septième arrondissement, et j'afficherai une mine  désabusée façon "auteur du septième arrondissement", on ne sait jamais, Gallimard est juste à côté. J'ai fait des essais d'habillage et de mine désabusée, ça donnerait ça, regardez la photo.

Si avec ça je ne dédicace pas tout mon lot de "Qui comme Ulysse", ce sera vraiment à désespérer. Je compte sur votre présence, ne serait-ce que pour créer un effet de foule à faire pâlir d'envie Foenkinos. Et Flaubert, bien sûr.
J'allais oublier Flaubert.

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5 décembre 2008 5 05 /12 /décembre /2008 14:41

Avant de lire ce billet, descendez lire le billet précédent, il était là avant. Et demain il sera périmé.
Puis revenez lire ce billet qui, lui, n'a pas de date de péremption. C'est comme Proust.

Vous n'aimez pas Proust ? Eh bien, justement.





Je n'aime guère Proust, ses minauderies et ses pensées de dentellier. Mais j'aime bien Clopine Trouillefou. 

Clopine a le verbe haut et rieur. Même quand elle parle intelligemment de sujets bien trop intelligents pour moi, et notamment de Michel Onfray. Elle en parle avec la vraie intelligence, celle qui consiste à rendre claires des idées complexes, sans avoir besoin de convoquer des hordes de substantifs inconnus et qui méritent de le rester. Bref, elle en parle d'une façon qui permet au lecteur de sortir du billet un peu plus intelligent. en tout cas, avec moi, ça marche.

Et voilà que Clopine me fait une blague perfide : elle publie un livre sur Marcel Proust, qu'elle semble révérer. Elle saura, j'en suis sûr, mettre de la limpidité dans le mouvement brownien des pensées de Marcel, elle saura donner un peu de linéarité à son comportement sinueux. Peut-être même saura-t-elle le rendre sympathique, ce qui serait vraiment odieux.

Vous imaginez le dilemme ?

Tant pis, je me mouille : je vous recommande ce livre sur Marcel Proust. Je ne l'ai pas lu, mais j'ai souvent lu l'auteur, et j'ai même lu Proust, tout Proust, ça restera mon exploit de l'année. Oui, toutes les 700 pages de la Recherche du temps perdu. 700 pages, me direz-vous, mais il y en a 5.000 ? C'est là qu'est l'exploit, je l'ai lu en version condensée, et c'est bien plus indigeste que la version intégrale. Quand vraiment ça me restait sur l'estomac, je lisais quelques pages de Proust version Pléiade, petites notes comprises, histoire de faire descendre. Tout ça pour dire que, connaissant Clopine et Proust, je crois la première capable de faire apprécier le second.

Et pendant ce temps, le second ne fait rien pour la première : il doit être occupé à jouer avec les garçons d'ascenseur du Grand Hôtel. C'est pour ça que je n'aime pas Proust. Un égoïste. Contorsionniste de surcroît, car dans les ascenseurs du Grand Hôtel, ce ne doit pas être commode. Et quand il raconte, il continue ses contorsions.

Tout ça pour vous dire que, si vous n'aimez pas Proust, lisez Clopine pour savoir pourquoi on devrait aimer Proust.
Au pire, vous aimerez Clopine en sortant.

Allez vous renseigner ici :

http://www.ilv-edition.com/librairie/la_recherche_racontee_a_mes_potes.html

et là :
http://clopinet.canalblog.com/archives/2008/11/20/11439046.html#comments

C'est juste en dessous de son billet de solidarité avec l'Education Nationale. Encore un cas de solidarité mal placée, c'est une manie chez Clopine : la solidarité avec les gens qui ne renvoient pas l'ascenseur*. Son altruisme la perdra.

* Inutile de me faire la plaisanterie du genre "On ne peut pas renvoyer l'ascenseur, il est bloqué par monsieur Proust qui est lui-même occupé par un liftier". J'y ai pensé avant vous.

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5 décembre 2008 5 05 /12 /décembre /2008 07:43

Deux choses essentielles, surtout la première. La seconde aussi.

 

 

 

Le visuel, c’est la photo des étudiants de Sciences Po qui, dès ce matin, font la queue

 pour être les premiers à obtenir une dédicace de Qui comme Ulysse.

Ils ont raison, il n’y en aura pas pour tout le monde.

Les exemplaires du recueil, ça ira. Mais les dédicaces, c’est plus dur à trouver.

 

Je serai présent demain, samedi 6, à la Journée Dédicaces de Sciences Po. C’est à 14 heures au 27 rue Saint Guillaume, métro rue du Bac, à Paris. La Journée Dédicaces se finit à 18h, le cocktail aura lieu à 18H30 mais je suis pas sûr de pouvoir vous y faire inviter. Je suis même sûr du contraire. Venez en ayant déjà bu, ce sera mieux.

 

Ce sera très bien, plein d’écrivains chic, d’académiciens et de cadavres (moi je serai dans les écrivains chic), vraiment très bien, il suffit de regarder la bande-annonce :

 

http://www.dailymotion.com/relevance/search/teaser+journ%C3%A9e+d%C3%A9dicaces/video/x7g7s8_journe-ddicaces-61-teaser_creation

 

Les étudiants de Sciences Po ne citent pas mon nom dans le film, ils préfèrent citer Florian Zeller et Jean d’Ormesson, je me demande ce qu’ils leur trouvent. Mais ils présentent mon « Qui comme Ulysse » (si, si, regardez sous les pieds du pendu) et je ne peux que les en féliciter : finalement le jugement de ces jeunes gens est excellent.

 

Venez nombreux, il n’y aura pas de « Qui comme Ulysse » pour tout le monde. Enfin, je dis ça, ça dépendra du monde. Tous les gens ne viendront peut-être pas que pour moi. Mais vous, venez en ne venant que pour moi. Je rembourse les frais kilométriques dans la limite de 5 km (à vélo). Vous verrez, je suis charmant. Je raconte des histoires marseillaises aux messieurs, je fais des compliments aux dames sur leur coiffure, je bénis les enfants en bas âge, et j’improvise des souvenirs de guerre pour les plus seniors des seniors. Mieux encore, j’écris des dédicaces pour mes lecteurs. J’en ai un vaste assortiment : dédicaces pour lecteurs voyageurs (ah, ce livre est fait pour vous !), dédicaces pour les lecteurs ennemis des voyages (ah, ce livre est fait pour vous !), dédicaces pour les amis à qui on l’offrira, et même dédicaces pour l’ami à qui on l’offrira sans savoir encore qui (et c’est quand même personnalisé).

 

Ce sera le dernier salon où je chouchouterai mon « Qui comme Ulysse ». Ensuite, je chouchouterai mon « Le film va faire un malheur ». C’est comme ça, on chouchoute toujours son petit dernier.

 

J’ai bien noté l’enthousiasme unanime que suscite la quatrième de couverture. En vous lisant, je me dis que j’ai bien fait de vous raconter comment se mène ce travail d’équipe, ma lâcheté fera toujours mon admiration. Loïs, Pascale, Françoise et les quelques persifleuses qui sont sorties peuvent revenir sur ce blog, elles sont pardonnées.

Je vais les rassurer : les quelques journalistes qui ont reçu les épreuves de lecture ont beaucoup aimé le roman, ils le trouvent très drôle. Ca va même commencer par une interview à la télé, la vraie, la hertzienne nationale et sans pub, je serai le premier à y refaire de la pub, je vous raconterai.  Ils n’ont pas compris, les pauvres, il est déchirant ce roman. Ce doit être parce que les épreuves leur ont été envoyées sans la quatrième. Sans elle, forcément, on ne sait pas quoi aimer.

Comme si je pouvais écrire un roman drôle ! Pouah !

 

La couverture, vous l’aurez lundi soir. Elle me plaît, et là j’en suis entièrement responsable (sauf la charte graphique, qui est imposée). Celles qui ont l’intention de ne pas aimer peuvent repartir tout de suite. Loïs, Pascale, Françoise, vous vous êtes donné le mot, ou quoi ? 


 

 

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