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(Excellente) Présentation

  • : Blog de Georges Flipo, auteur
  • Blog de Georges Flipo, auteur
  • : Dans ce blog : chroniques sur l'actualité littéraire (la mienne et celle des autres), sur l'écriture, sur l'édition, sur les auteurs, et tout ce qui se réclame de lalittérature.
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Il vient d'être entièrement remanié. Tout y est très beau, très chic. Même le chien.

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Des attaches et des liens

Des blogs que je fréquente souvent ou parfois, mais avec plaisir, sans forcément y laisser de commentaires, des blogs dont le tenancier vient parfois faire un coucou en dessous de mes billets, des blogs qui aiguillent vers le mien, des blogs qui ont donné un coup de pouce à un ou plusieurs de mes livres, tout cela crée des liens.

Si vous pensez que votre absence dans cette liste est un scandale, faites un scandale. Ou, plus simple, faites-moi signe.

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813
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Biblioblog (Laurence)
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C’était demain, Dominique Boudou
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Calipso,
Calibre 47 (Claude Mesplède)
Calou, L’Ivre de lectures
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Caro[line] 5ème de couverture, 
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Valérie (Un fil à la page)
Vers Minuit, Franck Garot
Voyage au bout de la lettre (Pitou)

Yspaddaden

Yves Mabon, Prix Orange du Livre
Zoé Lucider
Zoridae

Copinage éhonté.

Voici une rubrique dans laquelle je présente des livres écrits par des auteurs avec lesquels j'entretiens d'amicales relations. Bien entendu, il ne s'agit pas ici d'emplacement publicitaire. C'est beaucoup plus honorable, c'est du copinage. Les livres présentés dans cette rubrique ne seront pas toujours les mêmes : à défaut de renouveler mes copains, mes amis, mes relations, je vais renouveler leurs parutions.

 

Cherche-jeunes-filles-200-x315.jpg

  Le tout dernier de Françoise Guérin

virages-dangereux-copie-1.jpg

La-vieille-dame-du-riad.jpg


Frederique-Martin-Belfond-Le-Vase-ou-meurt-cette-verveine-3.jpg
Tu-ne-mourras-plus-demain.jpg

 

Les pays

Moulins A paroles


L-eau-des-reves.jpg

Lotus Seven

Un homme perdu-copie-1


Langue-de-pub-copie-1.jpg

Livre-Magali-Duru.jpgLe tout dernier de Magali Duru

tous-nos-petits-morceaux.jpg

      Le tout dernier d'Emmanuelle Urien

Fouad.jpg

Dominique-Guerin.jpg

 

Quatre carnages..

 

 

 

  Teignes

 

 

 

 

Un escarpin de soie bleue

 

 

Est-ce ainsi

26 novembre 2012 1 26 /11 /novembre /2012 21:04

 

 

Pour complaire à Louis, notre visiteur qui s'étonne que, dans mon blog d'auteur, je parle tant de mon activité d'auteur, je vais traiter aujourd'hui un sujet bien différent, en remerciant Wikipedia qui a directement inspiré ces lignes, je vais parler des Monts d'Arrée.

Je m'apprêtais à certifier que les Monts d'Arrée n'ont rien, absolument rien, à voir avec mon activité d'auteur, mais tout a changé il y a une heure, et je dois faire un aveu : en lisant la chronique qui suit, j'ai décidé que, dans mon prochain roman (une nouvelle enquête de "la commissaire") j'enverrai l'un des personnages dans les Monts d'Arrée. Que Louis me pardonne cette egomania ! 

Monts-d-Arree.jpg

Les monts d'Arrée (Menez Are en breton) sont un massif montagneux ancien de la Bretagne occidentale faisant partie du massif armoricain. Composés de roches sédimentaires et métamorphiques datant du Paléozoïque, ils marquaient la limite des évêchés de Cornouaille et de Léon. Leur paysage est très proche de ceux de l'Irlande et du Pays de Galles, avec ses rocs qui émergent de la végétation constituée principalement de landes, qui est typique de l'Argoat.

Les monts d'Arrée sont situés dans le département du Finistère, principalement sur les communes de BerrienBotmeurBrennilisCommanaHuelgoat,La FeuilléeLe Cloître-Saint-ThégonnecLoqueffretPlounéour-MénezSaint-Rivoal et Sizun. C'est le cœur même de la « Bretagne bretonnante » ou Basse-Bretagne (Breizh-Izel en breton) avec ses traditions, ses légendes, son écosystème préservé. Les monts d'Arrée font partie du parc naturel régional d'Armorique créé en 1969. La communauté de communes des Monts d'Arrée regroupe quant à elle les communes de Berrien et Huelgoat, ainsi que BolazecLocmaria-Berrien et Scrignac.

 

Alors, heureux ? Demain, un billet sur la chicorée.

 


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25 novembre 2012 7 25 /11 /novembre /2012 15:13

 

Un visiteur nommé Louis, bonjour Louis, est venu sur ce blog d’auteur, pour se plaindre de ce que l’auteur, au moment de la parution d’un nouveau livre, ose en parler, de ce que l’auteur, présent à une manifestation littéraire à Paris, ose y inviter ses lecteurs. Le Louis, plein de compassion, me demande « si je n’en ai pas marre, de parler toujours de moi ».Il a raison, Louis, je vais tenir compte de son admonestation. Aujourd’hui, je vais parler de l’ornithorynque. Demain, je parlerai des Monts d’Arrée. Après-demain, je parlerai de la chicorée. Si Louis a d’autres idées de chroniques, elles sont les bienvenues, à condition qu’elles intéressent, elles aussi, les 150 à 300 visiteurs qui viennent ici quotidiennement.

 

Aujourd’hui, étalons notre savoir sur le sujet de l’ornithorynque, en remerciant Wikipedia pour la qualité de ses enseignements.

L'ornithorynque (Ornithorhynchus anatinus) est une espèce de petits mammifères  semi-aquatiques endémique de l'est de l'Australie, y compris laTasmanie. C'est l'une des cinq espèces de l'ordre des monotrèmes, seul ordre de mammifères qui ponde des œufs au lieu de donner naissance à des petits complètement formés (les quatre autres espèces sont des échidnés). C'est la seule espèce survivante de la famille des Ornithorhynchidae et du genre Ornithorhynchus bien qu'un grand nombre de fragments d'espèces fossiles de cette famille et de ce genre aient été découverts.

 

Ornithorynque-1.jpg

L'apparence bizarre de ce mammifère pondant des œufs, muni d'aiguillons venimeux, à la mâchoire cornée ressemblant au bec d'un canard, à queue évoquant un castor, qui lui sert à la fois de gouvernail dans l'eau et de réserve de graisse, et à pattes de loutre a fortement surpris les premiers explorateurs qui l'ont découvert ; bon nombre de naturalistes européens ont cru à une plaisanterie. C'est l'un des rares mammifères venimeux : le mâle porte sur les pattes postérieures un aiguillon qui peut libérer du venin capable d'infliger de vives douleurs à un être humain. Les traits originaux de l'ornithorynque en font un sujet d'études important pour mieux comprendre l'évolution des espèces animales et en ont fait un des symboles de l'Australie : il a été utilisé comme mascotte pour de nombreux évènements nationaux et il figure au verso de la pièce de 20 cents australiens.

 

Ornithorynque-2.jpg

Jusqu'au début du xxe siècle, il a été chassé pour sa fourrure mais il est protégé à l'heure actuelle. Bien que les programmes de reproduction en captivité aient eu un succès très limité et qu'il soit sensible aux effets de la pollution, l'espèce n'est pas encore considérée comme en danger.

 

Alors, Louis, heureux ?

 

Ornithorynque-3.jpg

 

 

 

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24 novembre 2012 6 24 /11 /novembre /2012 08:52

 

A   P a r is  ,  a u j o u r d ' h u i   ,  G e o r g e s   F l i p o    p a r l e

 

Aujourd'hui, ce samedi 24 novembre, de 13 h à 20 h, maison de Radio France, de 13 h à 20 h, pour la 2ème édition de "Radio France fête le livre", Georges Flipo parle. Non seulement il parle (uniquement de lui, faut-il le dire, de son dernier livre "Tous sensemble, mais sans plus", de ses sept précédents), mais il écrit (uniquement des dédicaces, très longues, et charmantes - si vous ne me croyez pas, essayez, mais il faudra d'abord l'acheter, ce livre), et même, et même, il écoute, il vous écoute, il vous entend (uniquement des compliments, sur lui, sur ses livres, ou des remerciements pour ces belles dédicaces).

 

Venez nombreux et admiratifs, ne manquez pas cette occasion de rencontrer l'auteur tel qu'en lui-même enfin l'écriture le change : im-bu-va-ble.

Entre deux cents confrères écrivains, les meilleurs de Paris, bien sûr, tout aussi glorieux et vaniteux, tout aussi imbuvables. Des vrais écrivains.

 

De 13 h à 20 h, sous le chapiteau face à Radio France, 116 avenue du Président Kennedy, 16 ème, face  au Pont de Grenelle

 

paon.jpg

 

 


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22 novembre 2012 4 22 /11 /novembre /2012 09:59

 

panneau-travaux.jpg

 

 

Une visiteuse que j’aime bien s’étonne d’une certaine nonchalance dans la gestion de ce blog. Elle a raison. Je suis nonchalant parce que je travaille.

 

Je travaille actuellement sur mon prochain livre, une nouvelle enquête de la commissaire. Pendant plusieurs mois, cette année,  j’ai travaillé dessus sans rien écrire. Un accident de santé m’empêchait de me livrer à tout travail qui demandait de la concentration durable. Or il n’y a pas de travail qui demande autant de concentration de façon aussi durable que l’écriture d’un livre.

 

Quand on écrit en baguenaudant, on n’écrit rien de bon. Il faut une extrême concentration pour écrire correctement. Une concentration qui coupe tous les ponts avec l’entourage, qui fuit toute tentation, y compris celle de l’écriture en blog qui, elle, peut se mener au fil de la plume. En tout cas, moi c’est comme ça.

 

OeufCube-OK.jpgLe pire, c’est que cette concentration doit être opiniâtre, même si rien ne sort, même si ça fait mal. Un peu comme une poule qui essaierait de pondre un œuf cubique. Quand j’écris ainsi concentré, la première heure est souvent stérile. J’écris, je relis, j’efface, ou je classe dans un document parallèle (typo rouge et arial, pour éviter toute confusion) au cas où ça pourrait servir plus tard.

 

Et tout à coup, ça démarre. Il faut alors « se » suivre, en restant encore plus concentré .

 

Ainsi se passe une séance de travail, commençant à 5 heures du matin de préférence.

 

Pendant plusieurs mois, je ne pouvais physiquement pas me livrer à de telles séances. Alors, je me contentais de réfléchir à l’intrigue de la prochaine enquête.  Et Dieu sait si j’y ai réfléchi. Ou j’écrivais des billets de blog, en réfléchissant beaucoup moins.

 

L’écriture d’un livre, c’est comme une séance, à grande échelle.  

 

Je me suis mis à l’écriture de la prochaine affaire de la commissaire Viviane Lancier. J’ai commencé à l’écrire, très lentement car je ne pouvais rester longtemps concentré. Et depuis peu, ça va mieux, alors, ça y est, ça démarre. Je ne pense plus qu’à mon livre, je ne parle à presque personne, et bien sûr je me lève à 4 ou 5 heures. Mais le livre avance. Pas dans la joie, ce serait exagéré, mais dans la fièvre. Je n’écris plus rien d’autre pour ne pas me gaspiller : la pile des « En attente » s’épaissit dans un classeur, à gauche de mon PC, peu importe. Le livre avance, les meurtres  commencent,  joyeusement.

 

Et le reste attend. Cela pour vous dire que je vais donc vous décevoir quelques jours, quelques semaines encore, et je vous remercie pour votre compréhension.

 

A part ça, tout va bien : les échos médias commencent à arriver, les interviews radio s’enchaînent, et il y a eu de bons échos sur les blogs. J’en attends encore quelques-uns (Ohé ? Vous m’entendez ?). Tout cela sera mis à jour bientôt.

 

Et maintenant, j’y retourne.

 

 

 

Ah, j’allais oublier : je fais partie des 200 auteurs invités à la Fête du Livre de Radio France. Ce sera samedi, de 13 à 20 h, devant la maison de Radio France, à Paris.

 

Comment ?  Vous aviez prévu de courir ailleurs dans la cohue, pour faire vos achats de cadeaux pour Noël ? Eh bien, venez plutôt dans la cohue devant mon stand. Des livres dédicacés par l’auteur, cela fait des cadeaux de Noël très présentables.

 

 

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12 novembre 2012 1 12 /11 /novembre /2012 17:24

 

Quelle réussite ! Moi qui, il n’y a pas si longtemps, ne me déplaçais qu’en métro et ne faisais ma toilette qu’avec du savon de Marseille, je suis désormais dans le même élément que la première Dame de France, ou dans celui de la First Lady (l’article joint hésite entre les deux appellations, l'important, c'est qu'il n'ait pas oublié les majuscules), en tout cas, donc, dans le même élément que Valérie Trierweiler.

 

Plus précisément, elle est dans le même élément que moi. Dans le même élément que celui des 400 écrivains invités à la Foire du Livre de Brive, d’où je reviens. C’est elle qui l’a dit, c’est même dans le titre du journal.

 

Brive--La-Montagne--avec-encadres.jpg

 

Avant d’avoir lu cette auto-intronisation, j’avais des doutes. Je la croyais très au-dessus de tout ça. Et nous, très en dessous.

 

Nous, les pauvres écrivains, nous nous contentons d’écrire de misérables livres : des trucs en noir et blanc, qui pèsent quelques centaines de milliers de signes, des histoires péniblement accouchées chaque nuit, chaque aurore, des oeuvres besogneuses qui puent la sueur.

 

Et quand, allant avec ma femme à la campagne, si je prends des photos d’elle, j’ai beau les légender sur mon album Picasa (« Lever de soleil, vu de notre chambre au gîte », « Devant Noiraude, la belle laitière de la fermière » ou « En buvant du petit lait, nous avons bu du petit lait, ha, ha ha ! »), elles n’intéressent personne. Aucun salon du livre ne m’a proposé de présenter ledit album. Aucun éditeur non plus.

 

Elle, elle n’est que grâce, elle a de belles émotions, de grands moments vécus à mettre en dessous de chacune des photos. C'est là son talent, c'est là toute son oeuvre.

 

Nous, les pauvres écrivains, quand nous sommes transportés à Brive en Trans Europe Express, nous sommes tout ébaubis. Nous prenons des photos comme un Bidochon prenant l’apéritif au salon du Grand Hôtel.  C’est notre jour de gloire. Nous nous faisons même apporter une deuxième bouteille de Graves, hi, hi,, c’est gratuit. Notre consœur est très au-dessus de tout ça. Elle est venue sans nous, discrète. Comment ? Par téléportage, je suppose.

Brive--TEE.jpg

 

Quand nous nous asseyons derrière notre stand, pas de rush de la télé, pas de foule de photographes (hé, il fallait qu’ils fassent vite, la personne n’allait pas y passer la journée, hein !). Pas de gardes du corps, nous n’avons que nos piles de livre derrière lesquels nous abriter. Et quand nous apprenons que nous aurons, qui un pavé dans La Montagne, qui une interview à Chérie F.M, nous rosissons bêtement de vanité.

 

Le soir, quand nous trouvons, dans notre chambre d’hôtel, un joli petit sac offert par Sothys (contenant un Elixir nourrissant pour le corps, et une crème de gommage ressourçante) nous sommes éperdus de gratitude et nous gardons précieusement les troublants onguents pour nos soins égoïstes (il  y a 50 ans que je rêve de me gommer le corps).

 

Brive--Sothys.jpg

 

Notre consœur est au-dessus de tout ça. Ou en dessous, ou à côté, je ne sais. En tout cas, elle n’a pas trouvé pas son petit sac en regagnant sa chambre d’hôtel, la nuit venue. Peut-être même qu’elle n’a pas trouvé d’hôtel (mais où a-t-elle dormi ? Qui, en Corrèze, la connaît suffisamment pour lui offrir l'hospitalité ?). Elle a donc dû affronter l’humiliation de réclamer chez Sothys son petit sac. Et même plusieurs, « des cosmétiques » paraît-il, elle ne pouvait pas deviner qu’on avait droit à juste un joli petit sac, la pauvre chère consoeur .

 

 Tout cela pour qui, pour quoi ? Pour offrir à son conjoint ? Non pas : pour offrir à des femmes et mères célibataires touchées par la précarité. Elle a raison, c’est important que ces personnes dans la misère puissent conserver l’estime de soi. Moi qui, avant d’aller au salon de Brive, n’avais jamais pu m’offrir un élixir nourrissant pour mon corps délaissé, je peux vous confirmer que mon estime de moi en a été toute regonflée.

 

Je suis rentré de Brive transfiguré. Certes, je ne suis toujours qu’un pauvre écrivain, me glorifiant de mes voyage en TEE et me réjouissant de me ressourcer après la douche, mais je sais que j’ai à mon côté, une consœur, presque une sœur, qui, s’abaissant avec simplicité à partager le même élément, m’a montré la voie vers des cimes plus nobles.  

 

Tiens, je vais commencer par faire don de mon élixir nourrissant. Ah caramba ! Voilà que ça commence mal, je ne sais où aller : cela se fera par des associations qu’elle n’a pas encore identifiées. Bon, pas grave, je vais faire porter ça à son attention, aux bons soins de l’Elysée.

 


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8 novembre 2012 4 08 /11 /novembre /2012 13:25

 

Je vois arriver de nombreux visiteurs avec une requête de la plus grande gravité : comment préparer un beau gâteau d’anniversaire ? Certains précisent même : original et réussi.

 

Ne cherchez plus de recette de gâteau d'anniversaire : celle proposée ci-dessous annule et remplace toutes les recettes antérieures. Virez-moi ces liens vers les sites concurrents. 

 

Oui, vous êtes bien tombés, chers visiteurs : ce blog est réputé pour ses recettes de pâtisserie.  Il est connu dans toute la blogochose par la recette de son fameux gâteau d’anniversaire-par-le-haut, contribution majeure à la gastronomie et à la littérature culinaire. Il a, accessoirement, beaucoup contribué au réchauffement des relations franco-externomongolesques. Encore plus acccessoirement, ce blog est aussi spécialiste des pantoufles et des formules d’accompagnement ( Ah les « veuillez trouver ci-joints les documents comme convenus… »). C'est peut-être moins intéressant, mais sait-on jamais. C'est aussi un blog d'écrivain à succès, mais je reste modeste. Le succès aussi. Revenons à notre sublime gâteau d'anniversaire par le haut.


gateau-anniversaire-par-le-haut.jpg

 

    Je dis bien par le haut.Tous les grands chefs le savent, le secret d’un bon gâteau d’anniversaire, c’est de commencer par le haut.

 

    La recette est très simple. Je ne vous donne pas les ingrédients, vous irez les chercher au fur et à mesure de vos besoins. En cas de manque, allez chez mon épicier tunisien : ouvert 24 h /24, il a tout, à prix compétitif face aux hyper-marchés (bon, d'accord, la compétition, il la perd, mais c'est beau d'avoir essayé). Revenons à notre sujet, revenons à la première étape, revenons au haut du haut.  


      Préparez d’abord les bougies, en y ajoutant une si la personne fêtée a moins de 20 ans, en en retranchant une par dizaine d’années de la personne fêtée si elle en a plus de 30. Oui, je sais, c'est complexe, mais c’est un usage qu’il serait malséant d’oublier. En tout cas, c’est comme ça qu’on fait pour un gâteau d’anniversaire vraiment réussi. Surtout s'il s'agit du gâteau d'anniversaire-par-le-haut.

 

Allumez les bougies dès le début de la préparation du gâteau, cela porte chance. Vous en aurez bien besoin pour la suite.

 

Sous les bougies, préparez une couche de sucre glace ou mieux, une couche de sucre fondu coloré. Bleu pour les garçons, rose pour les filles, je ne sais pas pour les je ne sais pas. Cette couche de sucre sert à recueillir la cire fondue qui ne doit pas tomber dans la pâte. De toute façon, cette couche de sucre, personne ne la mange, on la laisse sur le bord de l’assiette. A la différence du reste, bien sûr.

 

Sous la couche de sucre, vient la couche de rhubarbe. Les bâtons de rhubarbe, posés serrés, doivent être crus, bien rosés, comme une fesse de jeune fille timide. L’idéal est de les faire cueillir à la pleine lune par la jeune fille timide qui pourra ainsi comparer en permanence la validité du coloris ; cette cueillette s’effectue sans témoin – à la rigueur la personne fêtée, à condition qu’elle soit discrète. Je signale que j'ai de la rhubarbe au fond du jardin, au cas où. Et je suis très discret.

 

Sous la rhubarbe, vous disposerez une pâte molle et gluante, de couleur grisâtre et d’odeur fétide, obtenue en mélangeant quatre œufs d’oie, 215 g de maïzena, 345 g de maté (uruguayen de préférence), ajoutez-y un truc fétide ad libitum pour obtenir l’odeur requise, et deux verres de champagne. Videz cul-sec le reste du champagne, et poursuivez le travail en entonnant l’hymne national de la Mongolie Extérieure dont je rappelle les paroles ci-dessous *.

 

Dès que le champagne a fait son effet, commencez à faire n’importe quoi avec la plus grande attention. Malaxez la durée exacte, c’est essentiel. Laissez reposer et vous aussi. Quand votre sieste est achevée, mettez le tout dans un moule ennéagone. Le nanogone est toléré, faute de mieux.  Glissez le tout dans un four à chaleur tournante ; si le vôtre est un four normal, tournez le four vous-même, la chaleur tournera ipso facto. Tout cela se fera en veillant bien sûr à ce que les bougies ne s’éteignent pas. La température en degrés est la racine cubique de 9.938.375. On peut arrondir à 10.000.000, mais le calcul devient plus compliqué - c'est comme vous voulez.

 

A la fin de la cuisson, si vous êtes toujours là, ajoutez-y les deux louches de beurre clarifié, comme indiqué ci-dessus. Ah zut, à  la relecture, je n’ai plus trouvé la préparation du beurre clarifié ci-dessus. Cherchez vous-même. Si le beurre clarifié vous paraît trop gras, ne le versez pas sur le gâteau : gardez-le pour votre shampoing. Vous obtiendrez ainsi la belle chevelure soyeuse et luisante qui fait le charme des jeunes mariées de Mongolie extérieure.

 

Vous sortez le gâteau exactement dix minutes après avoir commencé à sentir l’odeur de brûlé. Ne trichez pas.

 

Bien entendu, vous ne devez pas cesser de chanter l’hymne national de la Mongolie extérieure avant la fin de la recette. En apportant à table, vous pouvez remplacer l’hymne par un « Happy birthday » du meilleur effet.

 

Ce sera même le seul bon effet du gâteau d’anniversaire apporté.

 

Après soufflement, inutile de garder les bougies du gâteau pour l’anniversaire de l’an prochain : on ne vous demandera plus jamais de préparer un gâteau d’anniversaire. On ne vous invitera même plus. Consolez-vous en vous shampouinant de beurre clarifié et en vous gorgeant de champagne. Ou vice versa, c’est selon.

 

Ah, les paroles, j'allais les oublier ! Les voici :

 

 

Dar khan manai khuvsgalt ulas
Dalaar mongolyn ariun golomtoo
Daisny khold khezeech orokhgui
Dandaa enkhzhizh uurd monkhzhene.
Refrain
Khamag delkhiin shudarga ulastai
Khamtran negdsen egneeg bekhzhuulzhee
Khatan zorig bukhii chadlaaraa
Khairtai mongol ornoo manduuliaa.
Zorigt mongolyin zoltoi arduud
Zovlong tonilgozh zhargalyg edlev
Zhargalyn tulkhuur khogzhliin tulguur
Zhavkhlant manai oron mandtugai.
Refrain

N'est-ce pas joli, poétique et entraînant ? Surtout le refrain : 
Dar khan manai khuvsgalt ulas, Dalaar mongolyn ariun golomtoo, Daisny khold khezeech orokhgui Dandaa enkhzhizh uurd monkhzhene.  Ca y est, je l'ai en tête, ce sera pour toute la journée.



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2 novembre 2012 5 02 /11 /novembre /2012 07:30

Ni Mac Do, ni laveurs de vitres, ni sonos de voitures beuglant à faire palpiter le corazon, la plus belle rue de la ville était hier la Rue des Livres. Rue des Livreshttp://blogs.ruedeslivres.com/ ) est un très bon site littéraire.

 

La preuve, hier le recueil "Tous ensemble, mais sans plus" était à la fois, dans cette rue, "Le livre du jour" et "Coup de coeur" *. Pour illustrer ça, je n'ai pas trouvé de beau visuel  de rue. Alors j'ai mis un gâteau. Comment, rien à voir ? Mais si, mais si, hier, c'était  mon anniversaire. Ce cadeau de Rue des Livres, on ne pouvait mieux choisir. 


 

Gateau-d-anniversaire.jpg

 J'en verrai peut-être arriver d'autres du même genre ce week-end et la semaine prochaine.

 

En attendant, j'ai ce gâteau sur les bras.

 

Pour ceux qui ne savent quoi m'offrir, un billet, une réaction de lecture, concernant le même recueil, sur un blog littéraire, ou sur ce blog, ou par mail, ça me fait toujours plaisir. Ou dans les médias, c'est bien aussi.

 

Comment vous remercier ? Je vais vous donner une part de gâteau, je vous en prie, je vous en prie, servez-vous, il a l'air moche comme tout, ce gâteau. Et il y manque quelques bougies, les plus belles, celles des années où j'ai commencé à écrire.

 

* N.B. Hier, le livre du jour (le mien), c'était hier. Aujourd'hui, c'est un autre jour, donc un autre livre. Tout était mieux hier, on ne le dira jamais asses.

 

 


 


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30 octobre 2012 2 30 /10 /octobre /2012 14:29

 

 

C’est agaçant, ce correcteur orthographique qui prétend que les pinchots-mangouins n’existent pas. Mais si, ils existent : la preuve, les preuves, ce sont toutes les attentions dont ils sont l’objet dans la planète blog.

 

J’ai donné hier la liste des blogs qui ont donné leurs réactions de lecture sur « Tous ensemble, mais sans plus ». C’est encourageant. Merci à toutes celles et à tout celui qui y ont contribué.

 

Comme annoncé hier, voici donc quelques « extraits » de ces billets. J’ai choisi les passages louangeurs, car ils feront du bien à mes palmidés. L’honnêteté m’oblige cependant à indiquer qu’un des billets, celui de Sagnessy sur Libfly, a peu apprécié les cinq premières nouvelles, mais beaucoup plus les suivantes. Suffisamment beaucoup plus pour que la note globale m’évite un départ en exil sur la banquise.

 

Bon, en visuel, qu’est-ce que je vais leur faire danser, aux pinchots-mangouins, pour fêter ça ? J’aurais bien proposé un tango, mais ils risquent de se marcher sur les palmes, ce qui est la pire faute de goût quand on danse le tango. Du coup, je les fais danser la zumba zumba. C’est moins sensuel, mais plus guilleret. Voir en bas.

 

Voici donc la tournée des blogs, en commençant par les plus récents.

 

Philisine (Je me livre) (29 octobre 2012)

 « Quatorze nouvelles réjouissantes, d’un gentil cynisme et d’une corrosivité modérée sur notre société bien imprégnée des diktats sociologiques. Rares sont les recueils aussi réguliers sur le contenu littéraire et la qualité narrative [… …] Une galerie de portraits parfaitement maîtrisée avec un discours limpide et abordable. »

 

Blog de Yv (27 octobre 2012) et Les 8 plumes de L’Express

 « Quatorze nouvelles très bien écrites, tour à tour tendres, drôles, dures, réalistes, parfois tout en même temps, pas forcément avec des chutes tragiques ou comiques. Parfois juste des tranches de vie. J’ai une tendresse particulière pour celles qui, justement finissent sans chute et qui font s’interroger tout le monde, lecteurs et personnages et peut-être même auteur. »

 

Les nouvelles lectures de Martine (19 octobre 202) (reprise de son article dans Le Dauphiné Libéré)

 « Le charme agit immédiatement et les nouvelles, très bonnes et même excellentes, s’enchaînent les unes après les autres pour notre plus grand bonheur de lecteur… […] Le plus simple est de vous rappeler le style alerte, un brin provocateur, un brin fataliste, de Georges Flipo. » 

 

Libfly (Sagnessy) (16 octobre 2012)  En page  3 (« lire la suite »). Mauvaise appréciation sur les 5 premières nouvelles, mais très bonne appréciation d'ensemble.

 « Je voudrais trouver les mots pour exprimer le réel plaisir que j’ai pris à lire Gracieusette, par exemple, où l’analyse des sentiments mêlés est tellement fine  [… …] Tout ceci témoigne non seulement des réelles qualités d’observateur de l’auteur mais aussi, sans l’ombre d’un doute, d’une culture nourrie et particulièrement étendue… »

 

Librairie Saint-Christophe (16 octobre 2012)

 « Attention danger, ce G.Flipo est vraiment un de ces auteurs qui ne ressemble à aucun autre [ …]  sinon j’allais dire à mon cher Woody Allen. […] quand on fouille, quand on se laisse embringuer par la prose de G.Flipo, on se dit qu’il est un des rares à savoir comment vous trousser des nouvelles qui allient bonheur de lecture et méchanceté du propos. »

 

Aifelle (15 octobre 2012)

 « J'ai fort apprécié les quatorze nouvelles, d'une qualité égale, bourrée d'humour, de causticité et d'une justesse d'observation bluffante. Il regarde autour de lui, cet auteur-là ! [ ... ] J'ai savouré le plalsir de ces histoires courtes, à la fois tendres et drôles. Faites-en autant. »

 

Liliba (10 octobre 2012). Voir aussi l’interview qui suit le billet.

 «  Sous un ton léger, le fond est là. G. Flipo ne se permet pas de juger, jamais, non, il constate, il témoigne, il partage. […..]. A la fin de la lecture, en plus du plaisir immense de retrouver cet auteur proche des gens et de leurs souffrances, de la vie de tous les jours, se pose une question : sommes-nous donc tous des pingouins ? »

 

Kathel (Lettres Exprès) (7 octobre 2012)

 « Elles sont plutôt du genre à être englouties les une à la suite des autres, tels les carrés de chocolat d'une plaque qui n'a pas eu le temps de réintégrer le placard... [...] Beaucoup de sourires et quelques grincements de dents plus tard, on s'étonne de quitter avec regrets cette foule pas si sentimentale... A lire et à faire lire ! »

 

Keisha (Enlisant, en voyageant) (4 octobre 2012)

 « L'ironie caustique fait mouche, bien que l'on sente que l'auteur les aime, ses personnages, et qu'il suffirait de peu pour que change leur sort. Sainte Pauline des Tandas, qui fait la part belle au tango, L'heure du bain, et La montée vers le ciel, offrent des échappées vers un Ensemble c'est tout... »

 

Cathulu   (4 octobre 2012)

« Les nouvelles rassemblées dans ce recueil corrosif font exploser les faux-semblants et craquer le vernis ! [...] En tout cas, tous ceux qui aiment la causticité et l'humour féroce, dévoreront comme moi tous ces textes , tout sauf sentencieux et donneurs de leçons, d'une seule traite ! »

 

 

 

pingouins-dansent.jpg

 

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29 octobre 2012 1 29 /10 /octobre /2012 10:09

 

Je suis très désordonné. Depuis mon enfance, j'ai toujours eu une stupeur admirative devant les chambres bien rangées de mes copains. C'est pour cela que je suis devenu écrivain, et non archéologue. Durant mon enfance et mon adolescence, j'avais une vision très claire de mon avenir : j'étais fait pour être archéologue.

 

Un professeur de français m'a un jour averti : "Archéologue, toi, Flipo ? Tu es bien trop désordonné". J'ai, cette semaine-là, tenté de ranger ma chambre, pour me prouver que si je voulais, je pouvais. Je n'ai pas pu vouloir : en rangeant, je trouvais partout des livres oubliés dans lesquels je me plongeais aussitôt. Pourquoi ranger quand on peut lire ? J'ai renoncé à l'archéologie.


ar-archeo-et-cavalerie.jpg

 

Je n'ai pas changé, je ne suis toujours pas archéologue, je suis toujours aussi désordonné. Il y a toujours mieux à faire que ranger. Ce matin, par exemple, je m'étais promis de ranger mon bureau qui ressemble de plus en plus à un chantier archéologique. Il m'a fallu soudain allumer mon PC. Et je me suis dit qu'il était plus urgent d'écrire un billet faisant le point sur les blogs et leur accueil de  "Tous ensemble, mais sans plus". Pourquoi ranger quand on peut écrire ?


Cet accueil est chaleureux. Chaleureux à faire fondre la banquise des pinchots-mangouins. Aujourd'hui, je ne donne que les liens vers ces billets. Demain, je donnerai des extraits. Il faut quand même que je range, etc.

 

Voici, en commençant par les derniers parus, en rouge (les premiers ayant déjà été signalés ici). Cliquez, cliquez donc, cela vaut le voyage. 

 

 

Philisine (Je me livre) frais du jour

 

Blog de Yv et L’Express, Les huit plumes frais du week-end

 

Libfly (Sagnessy)  frais de la semaine (en bas de page 2, ou page 3, cliquer sur « lire la suite »)

 

Les nouvelles lectures de Martine  (chronique parue dans Le Dauphiné Libéré)

 

Librairie Saint-Christophe

 

Aifelle

 

Liliba , Les lectures de Lili

 

Keisha, En lisant, en voyageant,

 

Kathel,  Lettres exprès  


Cathulu  

 

Merci, ô blogueuses et blogueur. Cet accueil de la blogochose me fait d'autant plaisir que les médias, de leur côté, tardent à se dégeler. Je les attends comme un général attend la cavalerie dans les films de guerre. Actuellement, côté médias, il y a encore beaucoup de bourrage, me dit-on : la rentrée littéraire de septembre n'a pas encore été digérée. Je patiente donc, puisque on entend de chez eux, concernant ce recueil, des premiers échos prometteurs.


Ah, il y a déjà un écho qui vient de se faire entendre, c'est celui des "Notes Bibliographiques". Vous ne pourrez pas le lire, c'est un mensuel qui n'est lu que par les gestionnaires de bibliothèques et médiathèques, et même par des libraires. Il a accordé les & & &  à "Tous ensemble, mais sans plus". J'en rougis.



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25 octobre 2012 4 25 /10 /octobre /2012 15:53

 

J'ai une profonde admiration pour l'oeuvre de Gilles Blanchard. C'est l'artiste qui, il y a quatre ans, a réalisé la sculpture pour la couverture de Qui comme Ulysse.

 

Qui-comme--Vignette-1-copie-1.jpg

 

Gilles dessine aussi très bien, comme doivent le faire les grands sculpteurs. Avez-vous déjà vu les dessins de Rodin ? C'est tellement beau, notamment ses corps (de mémoire, il ne dessinait rien d'autre), que l'on se demande pourquoi il se donnait la peine de les mettre en volume.


Michel-Ange aussi, Michel-Ange bien sûr. J'ai eu la chance de pouvoir compulser ses carnet de croquis à la Bibliothèque du British Museum, et c'était bouleversant. Emouvant. Même si, sur la galerie juste au-dessus de nous, deux vigiles ne nous quittaient pas du regard, ma femme et moi, au cas où nous aurions voulu discrètement garder juste une petite page bouleversante pour encadrer et poser sur le mur du salon.

 

Gilles Blanchard aussi, dans un autre genre. Allez donc faire un tour sur son site, www.gillesblanchard.tumblr.com,  (clic) il y expose des dessins ou croquis. Il n'y a pas seulement du talent, mais aussi des idées, de l'humour. Bon, ça aussi, c'est du talent.


 

2-dessins-blanchard.jpg

 

Allez-y donc, : www.gillesblanchard.tumblr.com, (clic) allez-y plutôt que de continuer à lire ce billet.

 

cochon-autrui.jpg

 

Ah, vous êtes restés pour comprendre comment je peux comparer la sculpture et le dessin à l'écriture ? Allons-y :


L'artiste, sculpteur ou dessinateur, a un avantage, un privilège dont nous, pauvres écrivains, ne pourrons jamais complètement jouir. Un avantage qu'il ne perçoit même pas, ce vilain enfant gâté : le sculpteur ou le dessinateur peut contempler et juger la totalité de chaque oeuvre d'un seul regard. Il en voit donc plus aisément les défauts, il en jouit de la perfection d'une façon globale. GLOBALE. 


Le romancier n'a qu'une vision discursive, dans le temps, par fragments, même s'il se relit d'une seule traite. Il a du mal à percevoir les erreurs de rythme, les ruptures de ton. Son oeuvre ne sera jamais que 240 petites oeuvres, 240 pages. Quand il écrit une nouvelle, ça marche presque (privilège et bonheur du nouvelliste que le romancier ne pourra jamais entrevoir). Ne nous réjouissons pas trop vite : si une nouvelle est presque envisageable en perception globale, pour ce qui concerne un recueil, que nenni ! Et pourtant, Dieu sait si un recueil a, lui aussi, besoin de rythme entre les nouvelles. Il m'a fallu là un gros travail de finalisation sur "Tous ensemble, mais sans plus". Et si ça ne voit pas, tant mieux, c'est que c'est réussi.


Mais le nouvelliste, comme le romancier, garde une consolation que l'artiste ne connaît pas : même quand une de ses oeuvres n'a pas de succès, l'écrivain a quand même un peu de succès : quelques centaines de lecteurs ou, au pire, des voisins qui l'ont lu à la bibliothèque municipale. 


L'artiste, lui, le pauvre, ne connaît que le tout ou rien. L'oeuvre n'est jamais "un peu vendue" : elle trouve son acheteur ou elle lui reste sur les bras. Il me serait impossible de vivre une telle situation : je brûlerais tout ce qui me resterait sur le bras. C'est le syndrome de Sardanapale. Tiens, j'en parlerai dans mon prochain roman.


 


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