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Plus de salons prévus jusqu'à nouvel ordre. Ce n'est pas que je les boude, mais je ne dois pas me fatiguer. Parce que, si, si, rester assis, écouter et signer, c'est épuisant.


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Il vient d'être entièrement remanié. Tout y est très beau, très chic. Même le chien.

(Excellente) présentation

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Des attaches et des liens

Des blogs que je fréquente souvent ou parfois, mais avec plaisir, sans forcément y laisser de commentaires, des blogs dont le tenancier vient parfois faire un coucou en dessous de mes billets, des blogs qui aiguillent vers le mien, des blogs qui ont donné un coup de pouce à un ou plusieurs de mes livres, tout cela crée des liens.

Si vous pensez que votre absence dans cette liste est un scandale, faites un scandale. Ou, plus simple, faites-moi signe.

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813
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Actualitte.com, Nicolas
Alex (Mot à mots)
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Antigone (Les écrits d’Antigone)
Armande 22,  Les livres-bonheur
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Kathel, Lettres exprès
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La Péniche.net ( Bureau des Arts de Sc. Po )
La pile à lire d'Hécléa
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Lechoixdesbibliothécaires
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Valérie (Un fil à la page)
Vers Minuit, Franck Garot
Voyage au bout de la lettre (Pitou)
Voyager, lire (Cryssilda)
Yves Mabon, Prix Orange du Livre
Zoé Lucider
Zoridae

Copinage éhonté.

Voici une rubrique dans laquelle je présente des livres écrits par des auteurs avec lesquels j'entretiens d'amicales relations. Bien entendu, il ne s'agit pas ici d'emplacement publicitaire. C'est beaucoup plus honorable, c'est du copinage. Les livres présentés dans cette rubrique ne seront pas toujours les mêmes : à défaut de renouveler mes copains, mes amis, mes relations, je vais renouveler leurs parutions.


Livre-Magali-Duru.jpgLe tout dernier de Magali Duru

tous-nos-petits-morceaux.jpg

      Le tout dernier d'Emmanuelle Urien

Fouad.jpg

Dominique-Guerin.jpg

 

Quatre carnages..

 

 

 

  Teignes

 

 

 

 

Un escarpin de soie bleue

 

 

Est-ce ainsi

"La commissaire n'a point l'esprit club"

Jeudi 21 avril 2011 4 21 /04 /Avr /2011 08:39

Demain sur ce blog, billet présentant l'ensemble des chroniques positives concernant "La commissaire n'a point l'esprit club". Ca commence à s'étoffer.

 

soleil_levant.jpg

Par Georges F. - Publié dans : "La commissaire n'a point l'esprit club"
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Vendredi 15 avril 2011 5 15 /04 /Avr /2011 17:48

RECTIFICATIF AVEC MES EXCUSES :

 J'ai mis en ligne, hier soir, le texte des deux critiques les plus critiques concernant "La commissaire n'a point l'esprit club". Cela dans une volonté de transparence (je n'aime pas trop ce mot qui cache souvent des motivations obscures), ou simplement pour faire chic. Cette mise en ligne était in extenso.

Un ami me signale que cette pratique part d'un bon sentiment, mais est contraire aux bonnes manières de la planète blog : un billet de critique est une oeuvre littéraire, sa mise en ligne intégrale lèse son auteur. Je corrige donc le tir ci-dessous, pour ne présenter que des extraits (les passages les plus critiques y figurent, rassurez-vous). L'interview de Boojum, en revanche, y figure sans coupes, puisque j'y ai mis la main à la pâte.

Je demande humblement pardon aux deux auteurs envers lesquels je me suis mal conduit, l'espace d'une nuit : il n'y avait pas d'intention malévole. Excuses, contrition et repentance à Boojum et à Dasola.

 

Texte publié hier soir : 

 

Peut-être suis-je bizarre, mais il m'a paru équitable de publier aussi, sur ce blog, les chroniques moins amènes à l'égard de "La commissaire n'a point l'esprit club". Je crois être le seul auteur-blogueur à donner ainsi la parole à l'accusation, ce sera une façon de me singulariser. 

 

Des critiques plus critiques, désolé, je n'en ai trouvé que deux. Un très bon magazine culturel Boojum, dont j'ai déjà dit grand bien par ailleurs : je vous encourage vivement à le fréquenter en plongeant prioritairement sur les très fins billets de FAL. Et le blog de Dasola, bien connu des blogueurs et blogueuses pour la qualité et l'engagement de ses chroniques. Deux, c'est peu, j'en suis presque navré. Pour meubler, dans le cas de Boojum, j'ai ajouté l'interview qui, elle, n'est pas négative (quand je réponds, j'ai des difficultés à dire trop de mal de moi).

 

Je tiens cependant à préciser deux points : 

 

1. Je ne suis pas fâché avec les deux auteurs de ces chroniques : il m'a été fort agréable de bavarder avec Dasola au salon "Lire à Limoges", et j'ai eu grand plaisir à répondre à l'interview de FAL (Boojum).

 

2. Le reproche que me fait Boojum me chagrine : ce qu'il prend pour une grosse invraisemblance est au contraire un gros indice. Je ne peux en dire plus, de peur de détendre le nerf de l'intrigue, pour ceux qui n'ont pas encore lu le roman. Mais ceux qui l'ont lu comprendront aussitôt ce que je veux dire. Peut-être aurais-je dû clairement le décoder à la fin du roman. En tout cas, ce point ne semble avoir gêné personne d'autre. Ouf !

 

Je mettrai prochainement en ligne les nouvelles chroniques positives. Parce que la mortification a des limites. 

 

bebe-pleure.jpg

 

 

 

 

Le blog de Dasola, 16 mars

http://dasola.canalblog.com/archives/2011/03/16/20582588.html


J'ai été très déçue par ce roman (encore plus que l'autre)  [...]  Je ne vous parlerai pas des personnages aux surnoms génériques ou particuliers [...] je n'ai pas bien compris comment Viviane et Willy arrivaient à démasquer le ou les coupables [...] je n'ai pas trouvé l'enquête clairement menée et décrite. Sinon, moi non plus, je n'ai pas l'esprit club.

S'il vous plaît, Georges, laissez Viviane à ses amours hypothétiques, à son (mauvais) caractère et à ses régimes amaigrissants et réécrivez des nouvelles, genre dans lequel vous êtes tellement doué (lire ici et ). Voilà, c'est dit.

 

PS: tous les goûts sont dans la nature: je dois ajouter que mon ami, qui l'avait lu avant moi, avait ri à plusieurs reprises lors des 30 premières pages...


 

Boojum, L’animal littéraire (Chronique de FAL), Mars 2011

http://www.boojum-mag.net/f/index.php?sp=liv&livre_id=2349

 

MALVENUE AU CLUB


Second volet d’une série entamée avec la Commissaire n’aime point les vers, voici la Commissaire n’a point l’esprit club. Ce récit policier de Georges Flipo ne manquera pas de plaire aux habitués des clubs de vacances. Mais il plaira encore plus à ceux qui auraient préféré ne jamais connaître de tels clubs.

 Dans la Commissaire n’a point l’esprit club, l’héroïne se trouve catapultée du jour au lendemain en Grèce dans un club de vacances du style Club Med pour enquêter sur le meurtre du responsable dudit club. Toutefois, [... ] elle est censée être scénariste et vient rechercher là, dit-elle, tout le background qui lui permettra de bâtir l’intrigue d’un téléfilm. [... ] Jusque-là, tout va bien. Mais, comme Madame la Commissaire ne parvient point à se défaire de ses habitudes, pour ne pas dire de ses réflexes de flic, elle se met à poser des questions beaucoup plus précises que celles que poserait un scénariste. [... ] 

    
Il y a donc dans cette Commissaire II tout un second acte auquel il est difficile de croire. Mais il serait malhonnête de bouder son plaisir. Parce que l’humour de Flipo est toujours là. Parce que sa Commissaire, qui ne cesse de se lancer dans des régimes, mais qui trouve constamment tout un tas de raisons — à commencer par son mal-être permanent — pour faire des entorses à ces régimes, ne saurait nous laisser indifférents, puisqu’elle nous renvoie, tous autant que nous sommes, à nos contradictions intérieures....



Interview


 

Boojum. La Commissaire n’aime point… La Commissaire n’a point…Tous les titres de votre série seront-ils négatifs ? Pensez-vous qu’on devienne policier (ou écrivain ?) par insatisfaction ?


G.F. Oui, tous les titres de cette éventuelle série seront construits sur ce mode négatif. Et je remplacerai toujours le « pas », logiquement attendu, par ce « point », qui ressemble à une minauderie d’auteur. C’est un peu pour suggérer la touche littéraire de ces polars ; c’est surtout parce que la formulation « La Commissaire n’aime pas les vers » faisait trop roman de gare. Cela dit, j’ai peut-être tort : si j’en crois les recherches Google menant à mon blog, de nombreux lecteurs récrivent le titre en remplaçant le point par le pas.
J’ai du mal à imaginer qu’on devienne écrivain ou policier par insatisfaction, tant ces métiers sont frustrants. Moi, je le suis devenu par curiosité. Mais il est vrai que la commissaire se définit « par rejets » : elle déteste beaucoup de choses et beaucoup de gens.


Boojum. Certes, tout roman policier est construit sur des faux-semblants, mais… Dans la première aventure de votre Commissaire, on avait un suicide déguisé en crime maquillé en suicide. Ici, vous évoquez une « fausse fausse piste », et l’affaire commence par un mannequin censé représenter un cadavre, mais qui est vraiment le cadavre. Avez-vous une fascination pour le baroque ? Pensez-vous que Victor Hugo était un fou qui se prenait pour Victor Hugo ?


G.F. Je viens d’aller voir sur Internet la définition précise du baroque, et j’en reviens bouleversé : je suis baroque, et je l’ignorais. J’ai toujours aimé les choses qui paraissent ne pas être pour mieux être. Je chéris l’idée du doigt qui montre la lune pour éviter qu’on ne regarde le doigt. 

Victor Hugo, que je révère surtout dans ses excès, était-il un fou qui se prenait pour Victor Hugo ? Oui, sans doute, comme Salvador Dali, comme Léonard de Vinci. Dans les arts, c’est très bien, ça débloque. Quand c’est Khadafi ou Chavez, cela m’amuse moins. 


Boojum. Ne peut-on pas trouver une autre trace de baroque dans la parenté entre la Commissaire et les estivants du Club ? Elle les méprise à cause de leurs jeux idiots et essaie constamment de rester en retrait. Mais ne jouent-ils pas, eux, à ces jeux idiots parce qu’eux aussi, même s’ils ne le disent pas, trouvent leur existence insupportable ?

G.F. La Commissaire, face à cette humanité mollassonne, éprouve à la fois de l’attirance et de la répulsion. Elle sait bien qu’elle est comme eux ; elle en rêve, elle en a peur. Elle s’en rend compte dès qu’elle découvre le troupeau autour de la piscine : « La commissaire sentit tomber sur ses épaules une étrange honte, celle de la solidarité : elle pourrait, sans crainte, quitter son paréo. »


Initialement, j’avais écrit : « elle était nuement comme eux, elle pouvait, sans crainte, quitter son paréo ». Je regrette de l’avoir corrigé. C’est cette nudité partagée qui facilite le rapprochement et qui lui répugne. Chaque estivant est « son semblable, son frère », et je pense à l’admirable poème de Baudelaire :


   C'est le Diable qui tient les fils qui nous remuent.

Aux objets répugnants nous trouvons des appas ;

Chaque jour vers l'Enfer nous descendons d'un pas,

Sans horreur, à travers des ténèbres qui puent.


N’a-t-on pas l’impression qu’il décrit ici les vacanciers d’un village-club ?

Je ne rejoins pas votre analyse concernant les estivants : leur comportement s’explique, je crois, par une aspiration à régresser ensemble, à vivre bêtes ensemble. Bêtes jusqu’au sens animal : lions de mer autour de la piscine, pingouins quand ils partent à la soirée-spectacle...

Boojum. Avez-vous vous-même l’esprit club ? Racontez-nous vos vacances.


G.F. Pour écrire ce livre, j’ai passé huit jours dans un village-club situé à la sortie de Lindos. J’y ai pratiqué toutes les activités, je suis allé à toutes les soirées, je me suis même essayé au karaoké. Il le fallait, car je voulais me documenter. Et ce fut une traumatisante expérience. Comme la Commissaire, j’ai été confronté à l’effet « mon semblable, mon frère ». Mais je suis trop chrétien pour être misanthrope. 


Boojum. À une époque où le roman policier (qui n’est d’ailleurs plus vraiment policier) se complaît dans des histoires de serial killers, vous maintenez une tradition classique, celle du roman policier humoristique, dans la lignée d’Exbrayat. Ce choix est-il le résultat d’une politique concertée ?


G.F. J’exècre les prétendus thrillers à ressort serial killer ; je voulais faire autre chose. Le choix de l’enquête classique, narrée sur le mode souriant ne résulte d’aucune politique concertée : je ne sais rien écrire d’autre. La Table Ronde a aussitôt approuvé ce choix, relativement innovant, lorsque la directrice littéraire a reçu le manuscrit. Je suis touché de cette référence à Exbrayat, c’est exactement ce que j’avais en tête, toute modestie gardée. Nous sommes, je crois, très peu nombreux sur ce créneau.


Boojum. Vos romans policiers sont la partie de votre production littéraire qui se vend le mieux, mais vous insistez sur le fait que vous n’écrivez pas uniquement des romans policiers. Comme tous les génies, vous êtes incompris ?


G.F. J’écris des nouvelles, et des romans, et des romans policiers. Dès qu’on aime trop un de mes livres, je me sens forcément amoindri. Vous avez raison, je suis un génie incompris, merci de m’avoir compris.


Boojum. TF1 et FR2 et FR3 se déchirent déjà pour vous acheter les droits d’adaptation pour une série télévisée, bien entendu ?


G.F. Et M6, et Arte ! Je serais enchanté que ce roman soit adapté, et les choses se présentent bien. Mais je ne veux pas m’en occuper : un roman est fait pour être trahi, et il y a des gens dont c’est le métier. Je dépose le gamin à la porte de l’école maternelle, et je m’en vais confiant. S’ils ont besoin de moi, pour les dialogues, par exemple, ils appelleront. 


Boojum. Comment avez-vous réglé, et allez-vous régler, s’il y a un vol. III, l’impératif du « changement dans la continuité » en passant d’une enquête de la Commissaire à une nouvelle enquête ? S’il y a un III, nous allons nous retrouver avec une pléthore d’adjoints mâles.


G.F. Je viens de raconter cela sur mon site : Dès la sortie de la Commissaire n'aime point les vers, La Table Ronde m'a demandé de préparer une suite. J’ai très vite eu l’idée du cadre, puis celle de l’intrigue, mais j’ai eu du mal à faire le raccord avec l’enquête précédente. Je voyais à peu près comment écrire des recueils de nouvelles et des romans, mais pas des « suites de livre » : combien de fois fallait-il faire référence au livre précédent ? Fallait-il un faux chapitre de départ, remettant en scène les personnages majeurs ? Fallait-il viser prioritairement les lecteurs du premier livre, ou les nouveaux venus découvrant la Commissaire ? Je suis allé voir comment avaient procédé quelques-uns de mes prédécesseurs, notamment Georges Simenon, puis je me suis rendu compte que c'était stupide. Les glorieux pionniers avaient d'emblée rencontré un gros succès, dans un marché différent. J'en étais loin. J'ai donc écrit « comme pour moi ».


Il y aura un opus III, mais pas cette année. Une pléthore d’adjoints mâles ? Vous posez une bonne question, et je ne sais encore comment y répondre : vais-je offrir de la chair fraîche à la Commissaire pour chaque nouvelle enquête ? La logique le voudrait. La dialectique de chacun des deux romans repose sur l’initiation réciproque : que faire ensuite d’un jeune adjoint dépucelé ? Le jeter du haut de la Tour de Nesle ? Cela dit, j’aime bien Monot, j’aime bien Willy. Viviane aussi, la pauvre. Je vais réfléchir. 


Propos recueillis par FAL

 


 

 

FIN DE LA FLAGELLATION. ET VOUS, CA VA ?

Par Georges F. - Publié dans : "La commissaire n'a point l'esprit club"
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Lundi 11 avril 2011 1 11 /04 /Avr /2011 12:23

Radio-Notre-Dame.jpg Vendredi soir, j'ai manqué une bonne chronique à Radio Notre-Dame : elle parlait de mon roman "La commisssaire n'a point l'esprit club". Quand on me l'a annoncé, je terminais la visite de la collection des Romanov à la Pinacothèque de Paris.

 

J'ai préféré continuer cette visite, qui est très bien aussi (ah, le Portrait de jeune homme au chapeau, par Greuze ! et le petit Brueghel !).

Jean-Baptiste-Greuze-Portrait-de-jeune-homme-au-chapeau-177.jpg

 

Ce lundi matin, on m'a appelé pour me féliciter pour cette émission qui venait d'être rediffusée : je terminais l'installation de ma nouvelle télévision, qui est très bien aussi (ah, euh... ah quoi ?).

Samsung_UE32C6000_LED_Backlit_LCD_TV.jpg


Mais Les dieux et Notre-Dame sont avec moi : l'émission a été podcastée, j'ai pu l'écouter, et j'en ai été tout ému.


C'est une chronique longue, assez chaleureuse, qui ne comporte que de minimes erreurs de lecture. Le genre de chronique qui donne envie d'écrire une troisième enquête de la commissaire Viviane Lanvier. Mais comme elle est actuellement un peu fatiguée, je laisse l'héroïne au repos. L'auteur aussi.

Si vous n'avez rien à écouter, allez donc faire un saut auprès de Notre-Dame.

 

C'est ici, dans l'émission "Des goûts et des couleurs".

 

L'émission est longue : pour trouver la séquence où l'on chronique le roman, déplacez le curseur à mi-parcours : c'est juste après la séquence musicale, Summertime, interprétation genre Miles Davis à la trompette.

Pour les esprits pointilleux : déplacez le curseur "volume" à position moyenne (50%), puis déplacez le curseur de l'émission juste au-dessus.

 

http://www.radionotredame.net/rnd_player_plus.php?date=2011-04-08&url=http://notredameradio.s3.amazonaws.com/desgoutsetdescouleurs_20110408.mp3&title=Des%20go%C3%BBts%20et%20des%20couleurs

 

 

 

Par Georges F. - Publié dans : "La commissaire n'a point l'esprit club"
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Vendredi 1 avril 2011 5 01 /04 /Avr /2011 12:23

Club couvCela fait quatre semaines que La commissaire est revenue du club pour partir à la conquête de son lectorat. Le premier billet de blog avait été franchement négatif, mais je ne saurais en vouloir à la lectrice, puisqu'elle n'avait déjà pas du tout aimé "La commissaire n'aime point les vers" : n'ayant pas apprécié le personnage de la commissaire, il était logique qu'elle supportât mal ces retrouvailles. Désolé pour elle, la commissaire n'a pas changé, moi non plus. Mais nous restons amis, Dasola, et, c'est promis, je continuerai à écrire des nouvelles.


Je ferai quand même, prochainement, un billet présentant l'ensemble des chroniques négatives, il n'y a pas de raisons pour que je vous en prive. Mais actuellement, une seule, c'est trop peu pour un ensemble.


Tous les billets suivants sont beaucoup plus positifs, allez voir comme c'est beau, c'est juste en dessous. Je ne me suiciderai donc pas tout de suite. Je vous en donne ici les liens et les extraits. Vous pouvez aller lire le commentaire complet chez eux. C'est encourageant, toutes ces fleurs de printemps. Je n'aurais pas osé me les jeter. Merci de l'avoir fait avec tant de grâce.


Celles qui ne veulent pas écrire peuvent venir m'en parler : je serai tout ce week-end à "Lire à Limoges". Celles qui n'habitent pas Limoges n'ont plus qu'à déménager pour s'exiler à Saint-Louis : j'y serai pour le salon du livre, le mois prochain.


A bientôt. Pour le visuel du jour, n'ayant pas d'idées, je vous propose un crapaud. J'avais hésité avec un okapi, mais tout le monde a déjà vu un okapi. Un crapaud, c'est plus rare.

 

 

 

Franz, Agora des livres,

http ://www.agoradeslivres.com/ftopic21075.php

 Dire que l’on s’amuse à la lecture des aventures de la commissaire Viviane Lancier est un euphémisme. Si le mot n’était tant galvaudé aujourd’hui, on pourrait dire sans ambages que l’on jubile et cela, dès la première phrase... [...]  le lecteur découvre une commissaire futée, fragile qui doute mais qui avance en dépit des rebuffades, qu’elles viennent de son supérieur, le Tout-Puissant, de Monot et un lieutenant, fort attachant. L’enquête est idéalement entrecoupée d’extraits d’Alcools, d’Apollinaire, des bons vers pour aider à tenir le cap.

 

Liliba

http://liliba.canalblog.com/archives/2011/04/01/20683389.html

 Bref, un roman policier diablement sympathique, qui m'a fait éclater de rire plus d'une fois, et dont l'intrigue est extrêmement bien ficelée. Impossible de dénouer les fils avant la fin ni de deviner lequel ou laquelle de tous ces Chéris, Cocos et Hétoilàs est le ou la méchante. Je me suis totalement régalée de la satire de ces clubs de vacances, que j'ai très peu fréquentés, mais qui ne sont pas vraiment ma tasse de thé, tant je déteste la promiscuité, et surtout la bêtise, la mauvaise éducation et le ploucisme intense des vacanciers...

 

Keisha, En lisant, en voyageant

http://en-lisant-en-voyageant.over-blog.com/article-la-commissaire-n-a-point-l-esprit-club-70213203.html

Le ton du roman demeure vif, acerbe parfois, souvent humoristique (mais je m'étais plus amusée avec les deux romans précédents), et j'ai une petite préférence pour les moments de grâce, avec le tango ("et Viviane était heureuse") ou le saut en hauteur ("Viviane l'observait, fascinée : c'était beau et lent comme une danse nuptiale").

 

Magali Duru

http://magali.duru.over-blog.com/article-georges-flipo-la-commissaire-n-a-point-l-esprit-club-68436343.html

Avant de débrouiller les fils d'une intrigue labyrinthique à souhait (il n'y a que Georges Flipo pour oser transformer une pendaison dans un  amphithéâtre de plein air en mystère de la chambre close) il lui faudra affronter, dans son petit ensemble vert olive, bien des épreuves.

Dont une redoutable initiation au tango, la rencontre récurrente avec un infernal chat empaillé et le piège d'un buffet de desserts digne de Tantale. Si encore elle pouvait embarquer pour Cythère avec le beau Willy qui danse si bien la salsa... avec les autres.

 

 


 

batracien.jpg

 

Par Georges F. - Publié dans : "La commissaire n'a point l'esprit club"
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Vendredi 11 mars 2011 5 11 /03 /Mars /2011 11:10

Amis lycéens et collégiens, avenir de la France, bonjour. Si j'en crois les requêtes Google, vous êtes de plus en plus nombreux à venir sur ce blog pour y trouver votre prochain devoir, emballé, pesé, prêt à copier, écrit sans fautes d'orthographe (en tout cas, il y en aura moins que dans vos requêtes).

J'en suis très honoré, mais un peu chagriné : mon blog est bavard, les chroniques sont parfois mal titrées, vous perdez probablement beaucoup de temps à trouver l'objet de votre quête. Ce temps, vous pourriez le passer à ingurgiter mes inlassables articles promotionnels vous disant tout le bien que je pense de mon nouveau roman policier "La commissaire n'a point l'esprit club".

 

Ne cherchez plus : le voici, le corrigé de votre prochaine dissertation, dont j'ai obtenu le sujet de façon détournée (étant en instance de réception des Palmes académiques, j'ai mes entrées dans l'Education nationale). Et pour ceux qui ne savent pas encore disserter, voici également le corrigé de votre prochain devoir de français. Ne me remerciez pas, contentez-vous de filer lire ce polar qui vous attend chez votre libraire, juste à côté du rayon mangas.

 

Pour ne pas vous faire piéger par votre professeur, j'ai écrit ce corrigé dans une langue étrangère. Je vous laisse traduire. Là encore, je vous suggère de ne pas vous fatiguer : le traducteur Google est là pour ça. Alors, heureux ?

 

Bien entendu, cette démarche est pédagogique. Je compte sur vous pour m'envoyer votre fiche de lecture de La commissaire. J'ai confiance en vous : il me suffit de vous regarder les yeux dans les yeux, d'y voir cette lueur joyeuse et franche, propre à notre belle jeunesse, je sais que vous l'écrirez vous-mêmes.

 

파리로 간 이상 : 직선은 원을 살해하였는가 ?
이상(서울1910년 -동경 1937년)은 한국 문학에서 중요한 시인이다. 그는 식민지였던 한국에서 그의 모국어와 당시 점령국가의 언어인 일본어로 글을 썼다.
그러나 그는 수학의 언어로 말하지 않았을까 ?

’직선은 원을 살해하였는가 ?’ 수수께끼와 같은 이 문구는 « 이상한 가역반응 »이라는 그의 시의 한 구절로, 1930년 경에 일본어로 씌어졌다.
더 나아가, 작품 속의 인물들은(특히 그의 ‘연인(amoureuse)’) 라플라스, 나블라, 달랑베르와 같은 수학연산자의 이름을 가지고 있다. 뉴튼, 광속, 랑쥐뱅의 파라독스가 나오며, 아인슈타인의 상대성 이론에 대한 암시도 찾을 수 있다. 만일 그의 소설들이 그와 거의 동시대를 살았던 카프카를 상기시킨다면(이상이 카프카와 들뢰즈처럼 ‘소수 문학’의 주요한 작가였다는 점에 주목) 그의 시는 더 나은 비교를 찾지 못하는 상황에서 할 수 없이 말라르메의 <한번의 주사위 던지기로는 우연이 결코 폐기되지 않는다>와 비슷한 문체로 씌어졌다고 보는 것도 가능하다.
이상은 기이하고 불운한 천재였다. 1910년에 태어난 그는 공학과 건축을 전공했다. 그 후, 일제 식민지 치하의 조국에서 공무원으로 일했다. 그러나 그는 이러한 안정적인 삶을 떠나 복잡한 여성편력과 함께 주변인으로서의 삶을 살게 된다. 그는 동경으로 이주하여 살고자 하였으나 일본의 감옥에서 비참한 최후를 맞이한다.
시의 형태, 타이포그래피, 페이지 배치는 종종 수학적인 외형을 띠고 있다. 그리고 조합적인 것, 수적인 것을 상기시킨다. 그러나 이것은 대체로 부조리하거나 미미한 채로 남아있다. 반면에 전문가들에 의하면, 텍스트 자체와 시 속 한국어의 음성적인 부분이 반복, 대칭 그리고 거울놀이의 엄격한 제약과 규칙에 따라서 매우 미묘한 방식으로 구축되어 있다고 한다. 새로운 형태의 탐구는 수많은 시인들의 공통점이다. 특히 이점은 수학의 영향을 주장하는 사람들에게 더욱 그렇다. 그러나 이상의 깊은 독창성은 아마도 다른 데에 있는 듯하다
이상의 시를 독특하게 만드는 것은 바로 그것에 나타난 그 자체로서의 오브제인 수학이다. 아니 적어도 많은 시 속에서 그렇다. 시인의 기하학, 선, 곡선, 천체의 궤도 등등…그 당시에 엔지니어가 데생 테이블 흑은 주판 앞에서 많은 시간을 보내는 것은 당연하였다. 그러나 아마도 르네 톰에게 소중한 이러한 « 비밀에 관한 계속되는 존재론적 선행성 »을 그가 느끼지 않았을까 ?
이상의 독특한 텍스트는 한국어와 일어 두 가지의 언어로 씌어졌다. 당시 한국 문학은 한문을 많이 썼으며 이것은 현대 한국인들이 이상의 시를 접하는 데 어려움을 야기한다. (그러므로 현대 한국어로 읽는다). 이러한 사실에 더해서 이상이 수많은 불어, 독어, 영어 단어, 라틴 문자 혹은 음성적인 표기를 사용하였다는 점, 그리고 더 나아가 수학의 언어와 상징들이 그의 시에 편재한다는 점은 그의 시를 번역하는 이들에게 커다란 어려움을 주고 있다. 그러므로 이상의 언어는 나와 같은 외국인에게나 한국인에게나 동일하게 낯설다는 사실에 위로를 받기도 한다.
이상은 유럽의 아방가르드를 잘 알고 있었던 것이 명백하며, 유럽과 한국의 문화적 유대의 시초가 될 수도 있었을 것이다. 그러나 역사의 드라마는 이와는 다른 방향으로 그의 운명을 인도하였으며, 그의 지적인 모험은 마치 끊어진 선처럼 지속되지 못하였다.
이상의 작품은 시공간과 관련된 과학적-기하학적 범주로 한정되지 않는다. 그러나 여기 모인 예술가들이 주로 전개시킨 것은 바로 이러한 양상이다. 라 제네랄 건물은 이상과 동시대의 건물이며, 최근에 문화적 랩으로서 3차원적인 방식으로 탈바꿈한 공간이다. 결코 폐기되지 않는다>와 비슷한 문체로 씌어졌다고 보는 것도 가능하다. 

이상은 기이하고 불운한 천재였다. 1910년에 태어난 그는 공학과 건축을 전공했다. 그 후, 일제 식민지 치하의 조국에서 공무원으로 일했다. 그러나 그는 이러한 안정적인 삶을 떠나 복잡한 여성편력과 함께 주변인으로서의 삶을 살게 된다. 그는 동경으로 이주하여 살고자 하였으나 일본의 감옥에서 비참한 최후를 맞이한다.

시의 형태, 타이포그래피, 페이지 배치는 종종 수학적인 외형을 띠고 있다. 그리고 조합적인 것, 수적인 것을 상기시킨다. 그러나 이것은 대체로 부조리하거나 미미한 채로 남아있다. 반면에 전문가들에 의하면, 텍스트 자체와 시 속 한국어의 음성적인 부분이 반복, 대칭 그리고 거울놀이의 엄격한 제약과 규칙에 따라서 매우 미묘한 방식으로 구축되어 있다고 한다. 새로운 형태의 탐구는 수많은 시인들의 공통점이다. 특히 이점은 수학의 영향을 주장하는 사람들에게 더욱 그렇다. 그러나 이상의 깊은 독창성은 아마도 다른 데에 있는 듯하다
이상의 시를 독특하게 만드는 것은 바로 그것에 나타난 그 자체로서의 오브제인 수학이다. 아니 적어도 많은 시 속에서 그렇다. 시인의 기하학, 선, 곡선, 천체의 궤도 등등…그 당시에 엔지니어가 데생 테이블 흑은 주판 앞에서 많은 시간을 보내는 것은 당연하였다. 그러나 아마도 르네 톰에게 소중한 이러한 « 비밀에 관한 계속되는 존재론적 선행성 »을 그가 느끼지 않았을까 ?
이상의 독특한 텍스트는 한국어와 일어 두 가지의 언어로 씌어졌다. 당시 한국 문학은 한문을 많이 썼으며 이것은 현대 한국인들이 이상의 시를 접하는 데 어려움을 야기한다. (그러므로 현대 한국어로 읽는다). 이러한 사실에 더해서 이상이 수많은 불어, 독어, 영어 단어, 라틴 문자 혹은 음성적인 표기를 사용하였다는 점, 그리고 더 나아가 수학의 언어와 상징들이 그의 시에 편재한다는 점은 그의 시를 번역하는 이들에게 커다란 어려움을 주고 있다. 그러므로 이상의 언어는 나와 같은 외국인에게나 한국인에게나 동일하게 낯설다는 사실에 위로를 받기도 한다.
이상은 유럽의 아방가르드를 잘 알고 있었던 것이 명백하며, 유럽과 한국의 문화적 유대의 시초가 될 수도 있었을 것이다. 그러나 역사의 드라마는 이와는 다른 방향으로 그의 운명을 인도하였으며, 그의 지적인 모험은 마치 끊어진 선처럼 지속되지 못하였다.
이상의 작품은 시공간과 관련된 과학적-기하학적 범주로 한정되지 않는다. 그러나 여기 모인 예술가들이 주로 전개시킨 것은 바로 이러한 양상이다. 라 제네랄 건물은 이상과 동시대의 건물이며, 최근에 문화적 랩으로서 3차원적인 방식으로 탈바꿈한 공간이다.

Roman_dun_tricheur.jpg

Par Georges F. - Publié dans : "La commissaire n'a point l'esprit club"
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Mercredi 9 mars 2011 3 09 /03 /Mars /2011 07:00

J'ai fait la tournée des blogs littéraires. J'ai fait le tri entre les meilleurs et les pires, les sympa et les distants, et voici le résultat : aucun de ces blogs n'a publié le moindre billet depuis la sortie de "La commissaire n'a point l'esprit club". Il y en a un, un seul, qui a écrit un beau billet, la veille de la sortie * . Il est donc le premier. C'est celui de Magali Duru.  Vaut la visite. Je vous laisse l'apprendre par coeur. Vous noterez que j'écris des romans très "trendy" : quand je dirai ça à mes enfants, ils me regarderont d'un autre oeil et me parleront avec déférence.

 

Pour ne vexer personne, je classerai provisoirement tous les autres blogs seconds ex-aequo. C'est merveilleux, cette certitude que l'on ne peut que progresser.

 

Merci de me signaler les billets que vous publieriez sur vos blogs après avoir lu "La commissaire n'a point l'esprit club", ou sans l'avoir lu - je ne veux pas vous compliquer la vie. Signalez-moi aussi ceux que vous trouveriez en fréquentant la blogochose.

 

Le visuel du dessous, c'est Charlemagne séparant les bons et les mauvais écoliers. N'en parlez pas autour de vous, ça pourrait donner des idées à certains. 

 

Charlemagne1.jpg

 

 

      * Avant la sortie, il y a quelques "services presse" qui circulent. On les trouve même, parfois, dans quelques librairies ou sites ad hoc. Roooh.

Par Georges F. - Publié dans : "La commissaire n'a point l'esprit club"
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Lundi 7 mars 2011 1 07 /03 /Mars /2011 09:56

Voici la chronique de Jean-Claude Perrier dans Livres-Hebdo. Vous ne trouverez probablement pas Livres-Hebdo dans les kiosques : c'est LE magazine des libraires et des éditeurs. Une bonne critique dans Livres-Hebdo, c'est toujours un bon coup de pouce lors du lancement d'un livre. 


Quand vous irez chez votre libraire, plutôt que de lui demander "Avez-vous la nouvelle enquête de la commissaire ? " demandez-lui plutôt "Avez-vous lu le dernier numéro de Livres-Hebdo ?" Cela fera de vous un client beaucoup plus chic, pas loin du délit d'initié. 


Demain, je vais commencer un premier pointage des blogs ayant déjà parlé de "La commissaire n'a point l'esprit club". Si c'est le cas du vôtre, merci de me le signaler.

 

Pendant que je suis là, je voudrais signaler au professeur de français ayant donné comme sujet de dissertation " Lire un roman, c'est faire l'effort d'entrer dans un univers différent. qu'apporte cette démarche ? " qu'il peut mettre un zéro à tous ses élèves. Ils sont déjà plus de 40 à être venus trouver la réponse chez moi, si j'en crois les requêtes Google. Si ça continue, je vais ouvrir une nouvelle rubrique "Corrigés de dissertations", je vais faire fortune. Je demanderai simplement à tous les lycéens intéressés de s'engager sur l'honneur à me verser 10 euros à chaque consultation. J'ai confiance en l'honnêteté de ces petits gars.


Copie-de-Commissaire-Club-Livres-Hebdo.jpg

Par Georges F. - Publié dans : "La commissaire n'a point l'esprit club"
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Dimanche 6 mars 2011 7 06 /03 /Mars /2011 06:40

Le dimanche, c'est le meilleur jour pour lire le journal. Surtout le soir.


"La commissaire n'a point l'esprit club" est sorti jeudi. Les premiers articles dans les médias sont parus : le roman bénéficie dès maintenant d'un prodigieux accueil dans d'innombrables médias français et internationaux : un article en France, un autre en Belgique. Jusqu'ici, c'est bon. C'est bon dans Le Soir, le grand quotidien belge. Pierre Maury lui accorde même les deux étoiles (les * * à côté du titre, ce sont des étoiles). Et c'est bon dans Livres-Hebdo, le magazine des libraires et de l'édition. 


Je mets déjà en ligne l'article du Soir, et je prépare le montage de l'article de Livres-Hebdo. Je l'avais fait, mais je l'ai perdu dans mon P.C. Ce sera en ligne demain.

 

Je vous laisse, c'est l'heure de mon premier café noir Ricoré.


Le-Soir--club.jpg


Par Georges F. - Publié dans : "La commissaire n'a point l'esprit club"
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Mercredi 2 mars 2011 3 02 /03 /Mars /2011 05:59

Club couv"La commissaire n'a point l'esprit club" sort demain, jeudi 3 mars, en librairie. Ainsi se terminera une année douloureuse. Je ne sais pourquoi, je n'ai jamais été aussi impatient de connaître les réactions de la planète blog.


Puisqu'on parle de réactions, j'ai reçu hier deux mails de fidèles de ce blog. Il et elle trouvent dommage de proposer, comme je le fais, quelques extraits de ce livre, en zakouski, avant sa sortie. Quelques commentaires, sur ce blog, vont dans le même sens. D'autres semblent apprécier. Le tout est dit très gentiment, merci.


Que leur répondre ? Que je ne sais pas ? C'est à peu près ça. Je le fais simplement parce que c'est un usage dans l'édition, c'est ce qu'on appelle les "bonnes feuilles". On envoie ça aux journalistes pour les mettre en bouche avant la sortie. Je ne vois pas pourquoi les blogs devraient être moins bien traités que les médias classiques. C'est comme les zakouski, ils ne sont pas obligés de les avaler.


Alors, pour ceux qui aiment ça, je repasse un dernier service avant la sortie du livre. Pour changer des zakouski, antipasti et tapas, je vous propose des mezze. Ne vous goinfrez pas, gardez une petite place pour le plat principal. N'oubliez pas que c'est censé vous donner faim. 


Les mezze de la photo, juste en dessous, je n'ai pas la recette. Pour les extraits, en dessous du dessous, je suis prêt à vous donner toutes les explications, dès la sortie du livre. Je les donnerai de préférence une fois que vous l'aurez lu.


Mezze_libanais.jpg


* * *

Viviane s’était arrêtée pour lire les consignes de sécurité figurant sur l’étiquette collée au dernier barreau.

  Vous savez compter, lieutenant ? Poids maximum : 150 kilos, mais seulement 120 kilos en position de rallonge, au-delà de quatre mètres. 120 kilos, c’était le poids de King, nous a précisé Reine. Et quatre mètres, c’est la hauteur des murs. Votre assassin aurait pesé 30 kilos au maximum ? Un petit hercule, le gars, 30 kilos de pur muscle, pour réussir à hisser 120 kilos sur une échelle.

Le lieutenant ne répondit pas ; il boudait. Viviane aussi avait envie de bouder. Elle aurait aimé une solution avec l’échelle. Une belle solution, ingénieuse comme les jeux de logique pour enfants. Les histoires de seaux de cinq litres et de trois litres, ou de barque avec un loup, une chèvre et une salade, elle avait toujours adoré ça.

 

 (La commissaire n’a point l’esprit club)

* * *

 

Coco L’Anime apporta un panier de pommes et en remit une à chaque couple. Le jeu était simple : ils devaient danser, les mains derrière le dos, la pomme serrée entre leurs deux fronts, et la faire descendre sans qu’elle tombe. Les premiers à tenir la pomme coincée entre leurs nombrils seraient les vainqueurs.

On lança un slow gluant et la danse commença. À quelques mètres, Willy ondulait avec application. Sa pomme était déjà au niveau des bouches. La brune semblait heureuse, et Viviane éprouva une obscure jalousie. Fredo, lui, se trémoussait contre la commissaire. Elle sentait son haleine mêlée d’ail, de pastis, et les odeurs indiscrètes de son corps. Il tentait de faire rouler la pomme contre la joue de Viviane en la maintenant avec sa langue. Il semblait à la commissaire qu’elle dansait avec tous les hommes de l’Esprit Club, que toutes leurs panses venaient s’échauffer contre son ventre, c’était atroce. Elle pensa à Reine, dans le lit conjugal, et aux cent vingt kilos de King qui s’affairaient contre elle. Comment une femme pouvait-elle supporter cela, pas une soirée, mais des années ?

La langue de Fredo lui effleura la joue. Elle ne put contenir un sursaut de dégoût. S’écartant brusquement, elle laissa rouler la pomme à ses pieds. Elle remonta les gradins quatre à quatre. Il fallait absolument qu’elle quitte les lieux avant qu’on ne la voie pleurer.

Elle se coucha en larmes. Demain, elle appellerait Monot. Demain, tout irait mieux.   

 

 (La commissaire n’a point l’esprit club)

* * *

 

Kiki Muscule annonça que c’était l’heure du step, et Viviane lui emboîta le pas, pour découvrir avec effroi qu’elle aurait droit à une leçon particulière. Jamais elle ne sentit aussi seule que durant la demi-heure d’exercice que la jeune femme lui infligea. La commissaire monta sur son plateau, descendit, monta, un, deux, très bien, devant, derrière, et deux V step, sur le côté, à droite, à gauche, trois, quatre, voilà, comme ça, deux basic, deux, avec les genoux, cinq, six, twist, sept, huit, en se promettant de ne plus jamais manger de frites, en tout cas pas avant le lendemain. Elle termina la séance chancelante, et eut à peine la force de sourire lorsque Kiki Muscule lui lança :

— Demain matin, je t’attends à la séance abdos-fessiers !

Viviane était allée vers les autres, et cela lui faisait mal partout.

 

 (La commissaire n’a point l’esprit club)

* * *

 

Alcools n’est pas ce que je préfère chez Apollinaire, lâcha enfin Augustin Monot. J’aime mieux les Poèmes à Lou. Toutefois, je ne sais pas si ça vous plairait, les vers sont parfois assez audacieux, voire érotisants.

Elle se sentit rougir, son cœur battait bizarrement. De l’autre côté de la fenêtre, elle voyait arriver Willy, en grande conversation avec un Hétoilà, mais cela n’empêchait rien, au contraire. C’en était encore plus drôle.

 Oh, je ne suis plus une oie blanche. Érotisant, c’est quoi, par exemple ? Vous en connaissez un par cœur ?

— C’est un peu gênant, commissaire, ce que vous me demandez là.

Devant le silence insistant de Viviane, il comprit qu’il n’avait guère le choix.

— Il y a celui que je récitais souvent à une copine. Je me souviens de quelques vers, attendez, voilà :

Corps délicieusement élastique je t’aime

Vulve qui serre comme un casse-noisette je t’aime

Sein  gauche si rose et si insolent je t’aime

Sein droit si tendrement rosé je t’aime

Monot reprit son souffle et conclut, sur un ton léger :

— Ensuite, il y avait des histoires de mamelon couleur de champagne, de fesses et de toison, vous voyez...

Viviane affirma gaiement qu’elle voyait. Elle ne voyait rien du tout, elle voyait trouble, elle ne voyait plus que Willy qui passait innocemment la tête par la porte pour l’arracher aux moiteurs de la chose littéraire.

— Je vous laisse, Monot, on m’attend. Elle est très jolie, votre poésie. Quand la mémoire vous sera revenue, vous me réciterez la fin.

Elle marchait, rêveuse. À son côté, Willy ne disait plus un mot. Il semblait deviner qu’on venait de livrer à la commissaire un élément nouveau, dérangeant.

Oui, c’était une révélation importante qu’elle ressassait en son for intérieur : il y avait eu un poète qui, un siècle plus tôt, avait pu écrire de tels vers à la femme qu’il aimait. Il y avait eu un lieutenant de police qui avait pu les réciter à sa copine. Et à elle, pourquoi ne disait-on jamais rien ?

 

 (La commissaire n’a point l’esprit club)

* * *

Par Georges F. - Publié dans : "La commissaire n'a point l'esprit club"
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Lundi 28 février 2011 1 28 /02 /Fév /2011 14:11

 

 

Je vois souvent arriver sur ce blog des visiteurs ayant tapé "zakouski" dans la zone de recherche Google. Je n'ai jamais su pourquoi Google s'obstinait à me les envoyer : ils doivent, chaque fois, repartir consternés, en proie à la plus noire des solitudes, celle du grand désert internet. Ils vont désormais se sentir moins seuls, ils repartiront en compagnie des amateurs de tapas, de kemia, d'antipasti, et d'apéritifs (je sais, je sais, en italien, antipasti, ce sont des hors d'oeuvre, et pas des trucs pour apéritifs).

antipasti--tapas--kemia--zakouski.jpg

Tout ça pour vous dire que, juste avant la sortie de "La commissaire n'a point l'esprit club" (prévue dans 60 heures, ce jeudi 3 mars matin), je vous en sers quelques extraits pour vous mettre en bouche. Attention, ces tapas, kemia, antipasti, zakouski et apéritifs sont pour vous, mais défense de les emporter : il faut les consommer sur place. Ces textes sont interdits de diffusion. Ils sont protégés par un copy-right, un ©, ça ne rigole pas. 

Ne vous empiffrez pas, il y en aura d'autres très bientôt, si vous y prenez goût. Ensuite, il y aura le livre.

Et avec ça, qu'est-ce que je vous sers ? 

 

* * * 

  Quelques jours, dans une île grecque, celle de Rhodes. Avec le décoré de ce soir, votre lieutenant Monot. Je dois vous préciser, ajouta le Tout-Puissant, l’œil fripon, qu’il s’agit d’une enquête complexe, que vous mènerez dans des conditions inhabituelles : vous partirez tous deux incognito. L’idéal serait d’ailleurs que vous passiez pour un couple. Pour la crédibilité de la chose, il faudrait que vous partagiez la même chambre, avec lits séparés, je vous rassure. Cela vous paraît-il envisageable ?

   Viviane ne répondit pas. Elle envisageait. Oh, c’était si doux, Monot et elle dans la même chambre... Quelle tenue allait-elle choisir pour la nuit ? Un pyjama, façon copain-copain. Noir pour l’amincir. Et puis non, une nuisette, ce serait plus naturel : elle était femme, après tout. Rose et à mi-cuisse. Jusqu’à mi-cuisse, elle avait de belles jambes. Et lui, le cher ange, que porterait-il ? Un pyjashort en coton, vert pâle, assorti à ses yeux ? Et quand il ferait très chaud ? Ah, sous les draps, quand il ferait très chaud... Elle envisageait aussi la petite salle de bains qu’ils partageraient. Les frôlements exquis quand ils s’y croiseraient. La porte qu’elle laisserait distraitement mi-close quand elle prendrait sa douche, le petit courant d’air qui ferait bien les choses, oh, excusez-moi... Et le soir, après la plage. Il devait avoir la peau fragile, ce bêta, il allait rentrer avec des coups de soleil. Augustin, dans quel état vous êtes-vous mis... Ôtez-moi ce tee-shirt et allongez-vous sur le ventre, que je vous passe de la crème hydratante, n’ayez pas peur, je ne vous mangerai pas, là, vous voyez comme ça fait du bien, décontractez-vous, je ne fais que vous effleurer, comme ça, tout doucement... Et maintenant, tournez-vous, que je vous en mette aussi sur le devant des épaules. Oooh, quel gamin vous faites...

 

(La commissaire n’a point l'esprit club © )

* * *

 

   Des corps. Elle ne vit d’abord que des corps. Des corps et des chairs de toutes les nuances, du blême mortuaire au rouge thermidor. Hébétée, elle se planta sur la terrasse qui surplombait les deux piscines cernées par la masse humaine. Que venaient faire là tous ces Chéris ? Rien. Ils étaient venus  avec un objectif précis : ne rien faire. Ils ne nageaient pas, ne s’agitaient pas. Ils étaient. Viviane les contempla, inquiète : comment les humains étaient-ils devenus si laids, les corps si relâchés, si difformes depuis ses dernières vacances  ? Bien sûr, il y en avait de beaux, elle voyait passer des seins fermes, des ventres plats, mais ils semblaient encore plus sinistres, « Voilà ce que vous avez été, repentez-vous », rappelaient-ils aux défaits, aux avachis. La commissaire sentit tomber sur ses épaules une étrange honte, celle de la solidarité : elle était nuement comme eux, elle pouvait, sans crainte, quitter son paréo.

 

 (La commissaire n’a point l'esprit club © )

* * *

   Viviane resta pensive. La situation était ridicule : elle, à genoux en nuisette, son lieutenant debout, torse nu, la fille dévêtue couchée entre eux. Tant pis, elle avait besoin de réfléchir. Elle finit par se relever.

  Je ne sais pas qui a maquillé cette mort, mais il a eu raison. Il s’est simplement trompé d’endroit : tout le monde va la découvrir trop tôt. Pas de trouble à l’ordre public, vous vous souvenez ? Vous allez la porter tout au bout de la plage, au pied de la falaise, celle de la boîte de nuit. Vous la déposerez au bord des vagues, en laissant ses vêtements sur le sable. Et faites semblant de la découvrir durant votre jogging matinal. Vous irez demander qu’on appelle un médecin. J’espère qu’il ne sera pas trop féru de médecine légale.

  Vous ne voulez pas m’aider, commissaire ?

  Pas question. Vous m’imaginez faire du jogging en nuisette ? Je vais me changer et aller expliquer la situation à Reine.

Elle le vit partir, portant la défunte dans ses bras. Elle se dit brièvement que la jeune morte avait bien de la chance.

 

 (La commissaire n’a point l'esprit club  ©)

* * *

 

  Et vous étiez déjà venus, ici ? leur demanda-t-il.

   Ah oui, répondirent-ils en chœur, ils connaissaient déjà Lindos. Mais le club avait changé. Il y avait eu la mort de King, il y avait l’ambiance, plus pesante, moins festive. Sans parler de Coco Clown, un peu moins drôle, ajouta une blonde frisottée. Avant, qu’est-ce qu’il pouvait nous faire rire, celui-là, avec son fameux toast !

  Santé ! lança le plus âgé de la table en levant son verre.

  Mais pas des pieds ! répondit la tablée.

  Sentez, mais pas des pieds ! répéta la frisottée. Coco Clown nous faisait la blague chaque fois qu’il venait s’installer à une table. On ne s’en lassait pas.

Ils semblaient effectivement ne pas s’en lasser. Chacun répéta à son tour l’impérissable toast. Viviane lança un regard effaré à son lieutenant qui l’ignora. Il n’en avait pas fini.

 

(La commissaire n’a point l'esprit club © )

* * *

 

   Reine traduisait les questions, mais Viviane avait à peine besoin d’elle pour les réponses. Le Turc les accompagnait de gestes, de mimiques très expressives, il se traduisait tout seul : il avait commencé à planter des fleurs le long de l’escalier menant vers l’amphi, en attendant son tour.

  On pourrait lui dire d’arrêter son sous-titrage, c’est perturbant, proposa le lieutenant à Reine.

   Impossible, il parle toujours comme ça, à cause de son fils sourd-muet. Et, pour nous, au club, c’est bien pratique.

 

(La commissaire n’a point l'esprit club © )

* * *

Par Georges F. - Publié dans : "La commissaire n'a point l'esprit club"
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