Lundi 2 juin 2008

Je viens de découvrir un magnifique article de Nathalie sur son blog Clopin-clopant. il est magnifique parce qu'il dit sur mon roman des choses qui me vont droit au cœur. Allez faire un tour sur son blog, qui était déjà très agréable à fréquenter avant cet article. Et laissez-y un commentaire, ça lui fera plaisir autant qu'à moi.

http://clopinclopan.over-blog.com/article-20093330.html

 

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Lundi 19 mai 2008

 Je reviens enchanté du Festival du Premier Roman (Chambéry). Enchanté comme les 13 autres auteurs français, et comme les 4 étrangers. Enchanté parce que nous sommes tous vainqueurs (j’avais mal compris le principe de ce festival) : il n’y avait pas de premier prix, ni de médailles en nougatine  Le trophée, c'était de faire partie des 14 invités. Et cette absence de compétition a créé une formidable ambiance, et facilité les échanges.

Comment expliquer ce Festival ? Le plus simple est de le faire dans l’ordre des découvertes et émotions.

C’est d’abord très valorisant d’y être invité. Très doux  pour l’ego inassouvi. Pouvoir se dire que son premier roman fait partie des 14 meilleurs parmi les 300 ou 500 de l’année (je n’ai pas pu savoir quel était finalement le bon chiffre). 14 romans *sélectionnés par un jury, par des comités de lecture qui, depuis quinze ans, ont toujours eu le nez subtil pour butiner dans la floraison des éditeurs : il n’y a pas de grands noms qui leur ait échappé. Le mien reste petit, mais ça rassure.

Ensuite le plaisir de se découvrir entre auteurs, d’âges différents, d’éditeurs différents, de genres littéraires différents (j’étais le seul dans la mouvance ironique), de renommées déjà différentes. Pas de compétition, pas de couteaux sortis ou cachés, on était là pour parler littérature (voir liste plus bas). Ou de plein d’autres choses.

Très vite l’impression d’un partage plus large : toute la ville et même la région sont mobilisées autour de l’événement. Les rencontres sont multiples, qui nous permettent de discuter avec des publics très différents, des publics qui ont lu nos œuvres avec une attention qui va très loin. On va, à Chambéry et dans la région, d’une bibliothèque à un club de lecture, d’un amphi de lycée à une petite classe de primaire ou à un dîner avec des lectrices. Sans oublier le grand auditorium où, pendant toute une soirée, nous avons tous été présentés au grand public . J’ai aussi participé à une rencontre dans un hôpital spécialisé et en centre de détention (expérience impressionnante). Et toujours, chez les interlocuteurs, cette avidité de lecture, ce besoin d’en savoir plus.

Les organisateurs, les bénévoles, n'aiment pas seulement les livres, ils aiment les auteurs. Ils se sont comportés pendant quatre jours en amis prévenants, attentifs. Ils ont compté pour beaucoup dans la création de ce climat d'euphorie. C'est agréable, cette sensation de se sentir aimés, certains salons pourraient en prendre de la graine.
 
En fin de séjour, le regret de quitter des amis, parmi les auteurs, parmi les organisateurs. Oui, je sais, c’est un cliché, mais c’est quand même vrai. L’impression d’être devenu écrivain ? Oh, je n’irais pas jusque là. Mais l’impression de faire partie d’une bande d’écrivains, oui, je le confesse.

Je souhaite à tous les jeunes auteurs, à tous les primo-parturients, de pouvoir être un jour invités à Chambéry.

Je me relis : pas une once de méchanceté ou d’ironie dans ce billet. Ca m’inquiète : les aurais-je oubliées à Chambéry ? Je vais les glisser ci-dessous dans le deuxième **.

* José, de Richard Andrieux. La Boîte à orages, de Christophe Bouquerel. Perla, de Frédéric Brun. Vermicelle au pays des sourds, de Caroline Capossela. Je suis morte et je n’ai rien appris, de Solenn Colleter. Le Vertige des auteurs, de Georges Flipo. L’Obscur, de Jeanne Labrune. Le Cœur cousu, de Carole Martinez. Les inattendus, de Eva Kristina Mindszenti, La Donation, de Florence Noiville. Le Cœur des enfants léopards, de Wilfrid N’Sondé. Bleu poussière, de Jennifer D. Richard. La Princesse et le pêcheur, de Minh Tran Huy. La dernière sonate de l’hiver, de Béatrice Wilmos. Sans oublier les auteurs étrangers : Berta Tabor (La pértiga del funambulista), Luigi Cojazzi (Alluminio), Emma Braslavsky (Aus dem sinn), et Héléna Marienské (Le degré suprême de la tendresse).

**  Au moment où l’on me présente, sur la scène, la lumière du projecteur tombe sur moi et m’éblouit, la voix ironique de Xavier Houssin l’animateur de la soirée (salut Xavier !) m’interpelle sur ma vocation d’écrivain, silence respectueux dans la salle, et soudain, panique : j’ai l’impression de revivre très exactement la tragique séquence, la presque dernière, du Vertige des auteurs, celle où Sylvain Vasseur ouvre enfin les yeux, face aux caméras, sur la vacuité de sa vocation. Croa, croa, le héros revenait se poser sur mon épaule.

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Lundi 31 mars 2008

C'est mon premier roman, sorti en janvier 2007 aux éditions Le Castor Astral. Comme d'habitude, pour plus de détails, allez faire un tour sur mon site, il y a une page qui lui est consacrée :

http://www.georges-flipo-auteur.com/pages/24als6pag.html 

Ce roman a été battu de très peu en finale du Grand Prix de l'Humour noir. il faut donc en rire.
Il vient à nouveau d'être battu d'extrême justesse pour le Prix de la Société Bordelaise de Lunetterie. Pour m'éviter le suicide, on m'a attribué le Prix Spécial du Jury, et j'irai le recevoir dimanche 6 avril à Bordeaux dans le cadre d'Escales du Livre.
Et il est actuellement en sélection finale du Prix du Premier Roman
.
Vos commentaires, vos questions, sont donc plus que jamais d'actualité. Je les attends, là, juste en-dessous ("commentaires")
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