Maintenant, joli bateau,
il te faut naviguer tout seul. Et bon vent !
Voilà déjà deux mois qu’Ulysse est sorti du
port : le voici bien lancé, il peut affronter l’océan tout seul. Euh… ou presque.
Il doit maintenant passer le difficile cap des deux mois : celui où les libraires commencent à renvoyer aux éditeurs les livres qui ne se vendent pas assez, afin de faire
une place aux nouveaux arrivages de novembre. Passera-t-il ce cap ?
Je suis plutôt optimiste : les vents favorables dont bénéficie ce recueil sont plus puissants que les
défavorables.
Vents défavorables :
- « Qui comme Ulysse » est un recueil de nouvelles, français, ce qui est encore pire : il part donc avec un double handicap de naissance.
- C'est peut-être pour cela qu'il
n’a pas eu droit à la « Sélection rentrée littéraire » de Lire, ni de celle de la Fnac. Les deux ont une
forte influence au sein de la profession.
- « Qui comme Ulysse » n’a pas eu, dans les médias,
un accueil aussi fort que celui qui avait été annoncé après réception de l’exemplaire en tirage numérique, envoyé en juin.
Les promesses de très bonnes critiques dans les grands médias avaient alors été nombreuses, il y en a certaines que j’attends toujours. Il est vrai que de drôles de choses se produisent dans les
magazines en période de rentrée littéraire. En passant au marbre, les critiques découvrent parfois que certains de leurs billets, écrits et dûment programmés, ont disparu, remplacés par d’autres
venus de nulle part.
Vents favorables :
- Les critiques parues ont été plus que bonnes, avec notamment les trois
étoiles du Nouvel Obs, le long article de La Revue
Littéraire, les beaux billets du Magazine Littéraire (novembre), de Femmes, d’Avantages, de la presse quotidienne. D’autres ne vont plus tarder à sortir, il est
temps !
- L’élection de « Qui comme Ulysse » comme
« LE livre du mois » (Octobre) par les Bibliothèques pour
tous (1.000 bibliothèques en France) est une divine surprise qui aura un fort impact sur la notoriété et sur les ventes à court et long
terme.
- L’accueil dans les salons du livre est, jusqu’ici, très bon, en qualité et en quantité. C’est un public qui lance
le bouche à oreille..
- Enfin, l’accueil sur les sites et les
blogs littéraires a apporté à ce recueil un formidable appui (on m’en parle souvent dans les salons).
Rassurez-vous, je ne vais vous saoûler en vous racontant les changements de
voiles, de vents, les calmes plats, les coups de godille, les prises de ris. Je ne parlerai d'Ulysse que pour annoncer des événements imprévus, et je me contenterai de mettre à jour, une
fois par mois, cette page « Revue des blogs », ci-dessous : vous voyez, je vous l’avais bien dit que ce 100e billet serait le
vôtre, écrit par vous, chers amis, chers lecteurs, chers et talentueux blogueurs, ma démagogie me fait peur.
Je ferai cette mise à jour en donnant chaque fois un coup de projecteur sur les
derniers billets sortis. Ces nouveaux billets seront essentiels pour la carrière d’Ulysse. Essentiels aussi les commentaires que vous y apporterez. Parce que c’est sur eux que va maintenant se
construire la carrière du recueil. J’en profite ici pour exprimer un énorme merci à tous ceux qui se sont donné le
mal de dire sur leurs excellents blogs le bien qu’ils avaient pensé de ce livre, même quand il y avait un peu de mal dans ce bien, vous voyez ce que je veux dire.
Alors, de quoi donc un écrivain peut-il parler quand il ne parle plus de son dernier livre ? Eh bien, de son prochain ! Mon second roman « Le film va faire un malheur » sortira en fin décembre. Échéance qui
commence à peser, puisque nous ne nous sommes pas encore mis d’accord sur la quatrième de couv’, et que j’attends toujours les corrections sur épreuves proposées par mon éditeur. Inquiet,
moi ? Non, pas du tout : paniqué, tout au plus, car entre deux, je pars pour l’Argentine et le Chili, où je pense faire avancer mon quatrième roman qui coince. C’est ça aussi la vie
d’auteur !
Ah, j'allais oublier, je parlerai aussi d'autres choses. Des trucs polémiques, si possible. L'art, par exemple.
La tournée des blogs.
Désolé, ce Grvr?ezt %$eto!$y)/àe d'Overblog refuse de publier l'article complet : il
paraîtrait qu'il compte plus de 64.000 caractères HTML. Moi je n'en compte que 14.000. Je n'y comprends rien. Voici le début, je publierai la suite cette semaine par tronçons.
Cette tournée des blogs présente d’abord les
excellents blogs qui ont écrit un billet spécifique et original sur Qui comme
Ulysse, et glisse un résumé du billet presque aussi fallacieux et orienté qu’un résumé
d’article sur une affiche de film. Ne vous laissez pas manœuvrer, défendez-vous, cliquez pour voir le vrai billet complet.
Puis les sites et blogs qui, sans en faire un billet spécifique, ont eu quelques mots plus que sympathiques pour Qui comme Ulysse.
Puis quelques sites des médias (tous n’en
ont pas).
Puis enfin les sites, littéraires ou marchands, sur lesquels on a repris les excellents billets des uns, ou lu les affriolants commentaires des autres.
Les excellents blogs qui ont écrit un billet spécifique
Certains blogs sont en gras, d'autres en maigre, je ne parviens pas à corriger ça.
Je ne sais pas ce qu'il a ce soir, le bon génie Overblog, mais il est pénible.
Amanda
Meyre, le 15/09/08
Au-delà des voyages,
des histoires et des anecdotes, il y a dans ce recueil une toute autre balade que nous offre Georges Flipo : une peinture très subtile de toutes ces petites choses et pensées qui révèlent
l’âme humaine, des fragments d’humanité touchants, émouvants, parfois poignants ou révoltants…
Antigone, le
27/10/08
Ces contes modernes, légers et fins, ont été une
agréable bouffée d'oxygène après quelques lectures bien denses. J'ai un peu dérapé sur un ou deux récits frôlant l'onirisme (Et à l'heure de notre mort), mais ai été largement conquise par
l'ironie de certains autres (La route de la soie, Rapace).
Aude (Mots
dits), le 19/09/08 et 21/09/08
Et bien voilà, j'ai le livre de Georges Flipo qui
m'attend. J'ai commencé à tourner quelques pages pour l'apprivoiser, je l'ai humé. Je crois qu'on va bien s'entendre lui et moi.
A vos plumes, le 03/09/08
Des histoires
passionnantes, savamment teintées de couleur locale lorsque c’est nécessaire, dans lesquelles les personnages, à l’occasion d’une « partance » se découvrent, se redécouvrent …prennent un nouveau
départ, des leçons de vie.
L'écriture de Georges Flipo enrobe tout
cela avec merveille : sans ostentation mais avec une poésie discrète et tenace, elle nous fait parcourir des kilomètres pour nous obliger à regarder au plus profond de nous. Et c'est toujours là,
que le voyage est le plus beau.
« Vous l'aurez compris, Georges Flipo est un formidable conteur, une
véritable découverte pour moi que je suis très heureux de pouvoir partager avec vous.
Cafebook (Emma), le 10/11/08
Vous lisez son blog, vous
êtes plongé avec délice dans Qui comme Ulysse, son dernier recueil de nouvelles...
Calipso, le 23/09/08
Nouvelle après nouvelle, Georges Flipo
invite le lecteur à entendre les voix de ce périple intérieur, à percevoir l’incessante errance de l’homme dans la nuit terrestre, son besoin de franchir les frontières, de les déplacer, de les
détruire… et à mesurer combien est grande son obstination à les reconstruire.
Calou, L’Ivre de
lectures, septembre 08
On se régale car il a l’acuité du regard, la bonne prise de vue et sait planter le décor en quelques touches élégantes. Ensuite, c’est selon son humeur, soit
il décoche des flèches meurtrières en salves dans des dialogues percutants, soit il caresse en douceur et nous fait pleurer.
Caro[line] 5ème de couverture, le 27/09/08
Vous l’aurez bien compris, ce
recueil n’est pas seulement un voyage vers l’ailleurs, mais aussi un voyage vers les autres et vers soi... En conclusion, voilà un recueil de nouvelles
que je trouve très réussi et que je vous recommande chaudement !
Cathulu, le
15/09/08
Mais tout n'est pas noir pour
autant et de jolies bulles de nostalgie ou de tendresse viennent réconforter le lecteur embarqué dans un périple qui nous conduit en Amérique Latine, en Asie, à Venise ou bien plus
près de chez nous...
J'ai eu le
grand plaisir de trouver l'Ulysse et ses valises, et de pouvoir me plonger dans des histoires qui m'ont fait voyager de par le monde et dans l'âme humaine par les odeurs, les goûts, les couleurs
et l'imagination.
Clarinesse, le 21/10/08
Et je ne me vois pas causer à la place
d’un monsieur qui cause bien mieux lui-même. S’il est mauvais, (ce qui n’est pas le cas ici, et il semblerait que je ne sois pas seule à le penser dans ces parages du blogo-cosme), cela m’évitera
la peine de le descendre. Voici
donc un petit florilège de Qui comme Ulysse, recueil de
nouvelles publié par Georges Flipo chez Anne Carrière, et qu’on ne présente plus.
Clopin-clopant, le
25/09/08
Dans les nouvelles de Georges, on trouve tous les ingrédients qui donnent de la vie à un texte bref: humour - réflexion - sensibilité -
pertinence - mouvement.
Culture France, page 34, sélection rentrée littéraire pour le salon de Francfort, octobre
08
The subtitle, Nouvelles en partance, provides further detail on the particular interest of this book, the opposite of two-bit folklorism and rarely-met promises of escapism. For Flipo trains his
lively, lucid, sometimes merciless, sometimes warm, often humorous eye on the other and the elsewhere..
On a plaisir à suivre le rythme imposé
par l’auteur et on n’hésite pas à revenir sur un passage, un extrait ou même une nouvelle dans son intégralité. Tout simplement parce qu’elle est belle ! Est-ce cela qu’on appelle le talent
?
Quatorze nouvelles qui nous
emmènent en voyage, ou plus exactement dans la tête d'un voyageur. Jamais le même, et dans des horizons très différents les uns des autres, pour nous distraire, nous émouvoir, nous écœurer ou
nous interroger.
Ses textes s'éteignent souvent dans le calme, calme de la mort
parfois, et laissent le lecteur rêver dans des conclusions souvent ouvertes. Une bonne nouvelle a-t-elle besoin d'une bonne chute? Avec talent, Georges Flipo démontre que
non.
Point n’est besoin de vanter la qualité du style de Georges
Flipo et sa maîtrise de la délicate technique de la nouvelle. Atterrissage en douceur ou chute bluffante, dans les deux cas, pour le lecteur, bonheur et nostalgie du voyage achevé et envie de
prendre sans tarder son billet pour le suivant.
Dasola, le 07/10/08
Maintenant ce livre confirme un talent d'écrivain qui sort des
sentiers battus.
En
lisant, en voyageant, ( Keisha) le 30/08/08
Voilà, le menu est varié et copieux, et disons-le, savoureux.
Style musclé, sans graisse inutile. J'aurais bien aimé un peu de "rab" de nouvelles que j'ai qualifiées de souriantes.
Eric Fouassier, le 10/11/08
...jamais sans doute autant que dans son dernier livre intitulé Qui comme Ulysse, il n'aura fait preuve d'une telle maîtrise dans le récit court, d'une
telle densité. Presque toutes les nouvelles méritent d'être citées tant elles nous bouleversent, nous emportent, nous intriguent ou nous dérangent...
Le tout est servi par un style souvent piquant, parfois acéré et toujours fluide.
Un très bon recueil : je vous conseille d'embarquer à votre tour à la suite de ces voyageurs, sans quitter
votre fauteuil (ou votre lit, ne soyons pas sectaires), ce qui est quand même la meilleure façon de voyager !
Quel plaisir de retrouver Georges Flipo après le corrosif et
drolatique « Le vertige des auteurs »
!…Tantôt risibles, tantôt émouvantes, les nouvelles de ce recueil
dépaysant au rythme enlevé se dégustent.
Fluctuat.net 20 octobre 08
Un recueil de nouvelles franchement excellentes, sur le thème du voyage [… ] Elles sont très
variées, du périple au long cours au voyage intérieur, en passant par les pérégrinations du blog-trotteur qui fait le tour du monde sans bouger de son fauteuil...
Ayant placé quelques attentes dans cette lecture, je n’ai pas
été déçue. Ces nouvelles sont pour la plupart courtes, écrites avec concision, précision, l’émotion affleure au détour d’une petite phrase
J'avais beaucoup lu de jolies chroniques sur G.
Flipo et je dois avouer que sa belle réputation de nouvelliste est loin d'être usurpée! Mon voyage a été d'une grande diversité et c'est avec un immens
plaisir que j'ai visité une riche partie du monde, encore à explorer, qu'est la nature humaine!
Le bibliomane, le 21/09/08
Le lecteur aura découvert, au cours de ces différents récits, les multiples
facettes du voyage telles qu'elles se déclinent dans notre monde contemporain mais il aura aussi et surtout effectué un magnifique voyage dans le cœur des hommes, un voyage poétique et burlesque,
parfois cruel, parfois émouvant…
Des nouvelles très différentes, variées, touchantes ou drôles, il y en a vraiment pour tous
les goûts, et forcément quelques unes qui vous plairont, si ce n’est toutes !
Liliba, le 16/10/08
Qui comme Ulysse
a traversé notre blogosphère telle une étoile filante, laissant derrière lui
de le scintillement de son sillage, et une petite lumière au fond de mon cœur, une douce chaleur, comme quand on a fait un vœu et qu’on souhaite qu’il réussisse…
Ce que j’ai apprécié c’est avant tout la richesse de ce recueil : les
histoires sont toutes uniques et les personnages très différents. Chaque nouvelle est une surprise et crée le dépaysement, entraînant souvent le lecteur là où il ne s’y attendait pas.
Manifestement, Georges Flipo s’amuse. Il
s’amuse à plomber l’ambiance et à mettre au net les travers de personnages très enclins à foncer dans des murs qu’ils pensent invisibles. Des personnages qui s’égarent, qui sont à leur propre
recherche en regardant les autres, ceux qui vivent, même mal.
Marc Sefaris, le 04/09/08
En homme qui a
beaucoup voyagé et beaucoup observé, Georges
Flipo n'est dupe de rien, et surtout pas de lui-même, traînant derrière lui un don de conteur très habile et un humanisme sans niaiserie.
Un recueil de nouvelles franchement excellentes, sur le thème du voyage….Elles sont très variées, du
périple au long cours au voyage intérieur, en passant par les pérégrinations du blog-trotteur qui fait le tour du monde sans bouger de son fauteuil...
Mot Compte Double (animé par Françoise Guérin), le
01/09/08
[L’île Sainte-Absence…] pour l’histoire, un seul mot : bouleversante. Oui, elle est
triste, mais écrite avec douceur, empathie, respect et légèreté, bref, écrite avec intelligence.
Toutes ces nouvelles ont le goût tranquille et sûr d’une écriture maîtrisée et,
même si l’une ou l’autre de ces histoires frôle le lieu commun ou la facilité de scénario, l’ensemble est une belle réussite, un invitation non seulement au(x) voyage(s) mais aussi aux plaisirs
de l’imagination.
La plume de Georges Flipo m’a enchantée par son inventivité et son acidité. Il croque avec
ironie tous les petits travers humains, c’est drôle, piquant, souvent féroce
L’auteur nous emmène en tribulations parfois exotiques, c’est un fait. Mais en
plus, il nous emmène dans la peau d’autres, pas toujours estimables, pas forcément des héros, mais des personnages avec assez de corps pour nous tendre un solide miroir. Ça n’arrive pas très
souvent, des voyages comme ceux-là.
Je dis que l'art de ce texte réside
dans le passage entre le rêve que l'on se donne et la réalité que l'on vit. Merci, MonsieurFlipo. Je retourne à vos histoires, elles me plaisent beaucoup.
Rue des
Livres, 20/09/08, Coup de cœur
Y
Ce que
j'ai apprécié, c'est avant tout la richesse de ce recueil : si certains lieux reviennent plus souvent, les histoires sont toutes uniques et les personnages très différents. Chaque nouvelle est
une surprise et crée le dépaysement, entraînant souvent le lecteur là où il ne s'y attendait pas.
Ce recueil de nouvelles, dont le titre fait référence au poème de Du Bellay "Heureux qui comme Ulysse", comporte quatorze nouvelles étincelantes. J'en ai
adoré la plupart.
Moderne, certes, ce recueil l'est. Mais aussi terriblement humain, avec tout ce que l'humanité compte de déchets
mais aussi de générosité et de diversité. Alors je ne puis que vous recommander de vous laisser bercer par la jolie
plume de l'auteur et de vous envoler vers d'autres horizons.
G. Flipo nous fait voyager à travers les
continents, oui bien sûr, mais surtout il nous entraîne dans des voyages insolites auxquels on ne s'attend pas. On flirte avec l'interdit, les racines, le temps, la mort, les femmes,
l'inspiration... L'analyse des personnages, faite en trois coups de phrases, est efficace et subtile.
Cette revue est aussi complète que possible, mais peut être imparfaite, n’hésitez pas à me signaler les éventuels absents
(j’en demande pardon aux oubliés).
Derniers Commentaires