Avant d'entrer. Ou de sortir.

Vous trouverez dans ce blog des billets écrits au fil des jours et des humeurs. Pour une lecture plus structurée, cliquez donc, juste en desous, dans le pavé "pages" ou dans le pavé "catégories". Pour des informations pérennes, impitoyablement classées, allez faire un saut sur mon site . 
Si vous avez aimé ce blog ou ce site, ou si vous l'avez mis en lien sur votre blog, ou si vous avez chroniqué un de mes livres, aurez-vous la gentillesse de me le dire ?
Gratitude et bénédictions assurées.

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Mon site, ce blog, vos ??? et vos !!!

Jeudi 19 novembre 2009 4 19 /11 /2009 11:44

 Il y a des jours où l’on a envie de tout changer. Mais, concrètement, le choix est vite limité. D'autant plus que je viens de changer de voiture, alors que la précédente avait à peine quinze ans : il faut avoir les moyens de ses caprices.


Dans ces conditions, que me restait-il ? J’ai hésité à changer l’intrigue de mon roman en cours, mais j’ai déjà suffisamment de mal à l’écrire. Et maintenant que j’ai à peu près toute ma documentation, il ne faut pas gâcher… Mon PC, j’en change tout le temps, c’est compulsif : changer de PC, ce ne serait donc pas vraiment changer. Changer de métier, oui, bien sûr, mais je ne sais déjà pas quel est le vrai. Changer de liens conjugaux, c’est exclu, je suis très attaché à ceux que j’ai noués. Le chat, je n’aurais pas dit non, mais il a deviné, il se cache dans le jardin.


Alors j’ai changé de bannière. Ai-je bien fait ?


Je vais peut-être changer aussi de photo d’auteur. La photo de la bannière n'est que provisoire, il m'en faut une meilleure, notamment pour mes prochains dossiers de presse et vanités similaires. Mais on m’en a tiré une dizaine, et je ne sais laquelle retenir. Sérieusement, si je vous demande de choisir entre les dix, est-ce que ça va vous faire mauvaise impression ? Aurai-je l’air d’un écrivain dont l’ego est en peine expansion? Je cherche une douzaine de volontaires pour m’aider à me décider ; c’est simple : je vous envoie les photos et vous sélectionnez les deux que vous préférez, les deux que vous détestez.


Vous pouvez vous proposer en utilisant
le lien contact . Merci.
J'offre à tous les votants, par mail, une sulfureuse nouvelle inédite (prévue pour Qui comme Ulysse, mais censurée - je dis ça pour allécher).


S’il y a trop de volontaires, nous organiserons le vote directement sur ce blog. Là, vous ne vous poserez plus de questions : vous saurez que l’ego de l’auteur a explosé. Vous pourrez m’aider à ramasser les débris, ça servira à mon futur musée.
Par Georges F. - Publié dans : Mon site, ce blog, vos ??? et vos !!!
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Lundi 30 mars 2009 1 30 /03 /2009 13:29

Un an, fleurs, reconversion, ombre, chiffres, rencontres, despedida. 

 

Un an. J’ai ouvert ce blog il y a un an. Quand un billet commence par ces mots, on se doute ce ce qui va suivre : c’est généralement pour annoncer une fermeture. Anniversaire et enterrement le même jour, on économise des fleurs.

 

Mais non, ce ne sera pas une fermeture, simplement un changement de registre. Je vais transformer  ce blog d’auteur en faux blog de vrai auteur : en blog d’écrivain. Ce sera très chic.


 

Je l’alimenterai moins souvent, uniquement pour donner quelques nouvelles : signatures, salons, parutions, obtention de prix Femina ou Nobel. Parfois en notes de lecture.

 

Vous pourrez bien sûr y déposer vos commentaires, ils seront les bienvenus (et au diable ceux qui seront malvenus). Mais je ne commenterai plus les commentaires, sauf cas particuliers.

 

Moins d’interactivité, moins d’âme et d’états d’âme, moins de billets d’humeur ou d’humour, moins de ricanements, moins de tendresse. Moins de noir, moins de rose. Plus de prudence. En gros, moins de moi.

 

Pourquoi ce changement de cap ?

 

Il fait un peu suite à mon récent billet sur les quelques lignes d’Alexandre Vialatte. Vous vous souvenez peut-être, l’histoire de l’auteur devenu une ombre qui cherche son homme. Je me disperse trop : un blog d’auteur est une ruine de l’âme, un divertissement pascalien, s’il empêche son auteur d’être auteur.

 

L’énergie et le plaisir de décrire que je consacre à ce blog finissent par faire défaut à l’écriture de mon nouveau roman, qui souffre.

 

Il n’y a pas de mauvaise humeur, pas de déception, dans cette prise de... Prise de quoi, d’ailleurs ? Prise de recul, prise de distance, prise de hauteur ? Chacune de ces idées paraît pompeuse et dérisoire.

 

En un an de blog, j’ai pondu 167 billets (plus une quinzaine de billets supprimés, trop vite écrits, ou générateurs de polémiques poussives), qui ont provoqué 1.705 commentaires, soit un peu plus de 10 commentaires par billet (sans compter ceux que j’ai supprimés, car apporteurs de bisbilles). Et, sauf oubli, j’ai répondu à tous ces commentaires. Voilà pour les chiffres, et merci à ceux qui y ont si bien contribué.

 

Mais les chiffres, ce n’est rien. En un an, j’ai surtout fait de belles rencontres dans la blogochose, parfois prolongées en échanges privés. Des blogueurs d’un réel talent, qui élèvent la chronique bloguesque au rang de genre littéraire. Des critiques de lecture dont les arguments m’ont souvent apporté un nouveau regard sur ma chose écrite. Parfois une amitié, une chaleur, une simplicité, un soutien au moment où l’auteur en a le plus besoin.

 

J’ai aussi rencontré de tristes esprits fielleux, jaloux, parasites. De grands egos et de petites âmes toutes gonflées de suffisance qui rêvent de destin à la madame Verdurin. Faut-il leur donner de l’importance ? Il est vrai que quelques guêpes suffisent parfois à gâcher un dîner d’amis sur la terrasse, le soir en été.

 

Que puis-je vous dire de plus ? Restons amis, ou bons amis. Un roman, ce n’est pas si long à écrire, dès que l’ardeur est revenue.

 

Je me relis : j’ai l’impression de quitter une fête pour monter travailler.

 

Je vais me détacher : Monsieur Wikio, vous pouvez me replonger dans les profondeurs du classement de départ : 1.042ème, c’était très bien. Je me sentais imposteur, quand vous me classiez dans les 30 ou 50 premiers. D’ailleurs, je n’ai jamais réussi à faire figurer ce logo de classement sur mon blog, c’était un signe. Madame Overblog, ce n’est plus la peine de calculer mon PRK auquel je n’ai jamais rien compris. Moins j’avais de visites, plus il montait. Je n’ai toujours pas participé à des swaps et autres jeux de plume, en dehors de l’odieux tag que m’a infligé un blogueur que j’estime. Je ne saurai jamais qui était ce mystérieux Mr Netvibes qui, chaque jour, venait me voir si souvent. Et j’ignorerai toujours ce qu’est un flux RSS, une syndication, une communauté de blog. Je ne m’en suis pas plus mal porté : j’avais, je le confesse, une vision très littéraire du blog littéraire.

 

Les Argentins ont un mot que j’aime pour parler de la visite que l’on rend à des amis, des parents, avant d’entreprendre un long voyage. C’est la despedida. Mot intraduisible, qu’on utilise aussi pour désigner le dernier couplet d’une chanson. Voilà, c’était la despedida.

Par Georges F. - Publié dans : Mon site, ce blog, vos ??? et vos !!!
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Dimanche 29 mars 2009 7 29 /03 /2009 20:22
Je suis à la veille d'un tournant dans ma carrière d'auteur-blogueur. Vais-je devenir un auteur normal ou un blogueur normal ? Avant de décider, je voudrais savoir ce que ça fait de tenir un blog comme les autres. Voici donc une recette.
C'est celle du clafoutis au  poireau singulier et au maroilles, que je dédie à Balmeyer.

Les ingrédients
sont, pour 4 personnes :
- un poireau singulier, élégant, très vert pour son âge, encore vivant et frétillant de préférence, un beau morceau de fromage de maroilles (ils sont tous beaux), un quart de litre de lait concentré entier non sucré, deux oeufs de couleur mordorée, une jolie cuiller à soupe (en argent, de préférence) de farine de qualité, du sel et du poivre si vous aimez le sel et le poivre, du schmoutt si vous préférez le schmoutt. Une noix de beurre et une pincée de muscade. Vous veillerez à donner à la noix de beurre une forme de noix, car les mots ont un sens.

La recette proprement dite
: vous coupez le poireau en rondelles d'un diamètre égal au poireau initial, et vous lavez lesdites rondelles en chantant Mi Buenos Aires querido, parce qu'il n'y a pas de raison.  Dans une poêle, vous faites fondre le beurre sans le laisser roussir, vous ajoutez, trois par trois, les rondelles de poireau et vous les faites cuire très exactement (sinon l'échec est assuré) 5 minutes et 12 secondes chacune (repérez bien l'ordre de dépose des rondelles, marquez-les au besoin, à l'aide d'un feutre rouge). Salez et poivrez. Ou schmouttez.

Ensuite, dans un saladier de couleur rose et orange, importé d'Angleterre, battez les oeufs en restant insensible à leurs gémissements, battez aussi la farine, la muscade, le sel et le poivre ou le schmoutt pour leur apprendre la solidarité. Ajoutez le lait concentré. Ajoutez les rondelles de  poireau sept par sept, par ordre d'épaisseur décroissante, et mélangez bien. Chantez très fort pour ne pas entendre leurs hurlements. Un lied de Bach, de préférence. Gloria Lasso, c'est bien aussi.
Versez la préparation dans  4 ramequins complètement beurrés et répartissez dessus des dés de maroilles en entonnant "Toi tu es gai comme un Italien quand il sait qu'il aura de l'amour et du vin.." Faites cuire environ 25 minutes. Pendant les 25 minutes, rasez-vous la nuque, restez au garde-à-vous, et psalmodiez quelques émouvants chants de la Légion Etrangère. Vous veillerez à finir par le chant à  Ceux de Cameron.
Quand les clafoutis sont dorés, sortez du four et servez à vos invités. Si vous n'avez pas d'invités, laissez au four et partez en chercher dans la rue en leur promettant un festin. Quand ils arriveront, tout sera brûlé, ça leur apprendra à croire aux promesses des bateleurs de rue. N'ayez pas de regrets, de toute façon, ç'aurait été raté, car pour les 5 minutres 12 secondes, je n'étais pas sûr.
Servez de la bière pour vous faire pardonner. Bière au litre à 4°C si vos invités sont pauvres, c'est bien assez bon pour eux. La bière, c'est inratable. D'ailleurs, je pars m'en servir une pour fêter la première recette sur ce blog.
Je vous mets la photo, mais c'est brûlé. C'est pour ça que j'ai des doutes sur les 5 minutes 12 secondes.
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Mercredi 25 mars 2009 3 25 /03 /2009 09:14

" Vous aurez eu ce bonheur de vous être exprimé ". Parlons-en.

 

 

 

On a beaucoup écrit sur l’écriture. Certains auteurs n’ont même jamais été si délicieux à lire que lorsqu’ils ont écrit leur difficulté à devenir bons à feuilleter. Ou lorsqu’ils ont simplement écrit l’écriture, je pense notamment à Sagan. Mais aussi à Flaubert, à Tchekhov ou à Aragon. Il y en a d’autres, citez-les en commentaires, si vous le voulez bien. Merci. Mais dans toutes les pensées profondes, élégantes, amusantes, ou sybillines qui ont fait de cet exercice un sujet littéraire, il en est une que je mets au-dessus de toutes. Elle est d’Alexandre Vialatte, on la trouve dans une chronique du 6 septembre 1970.

 

“Vous aurez eu ce bonheur de vous être exprimé” dit-on souvent à un écrivain. “Vous laisserez de vous-même ce témoignage.” Est-ce vrai ? Ce que nous avons détaché de nous, et que nous appelons notre œuvre, qui sait si nous n’en demeurons pas à jamais appauvris et si un écrivain n’est pas une créature irréparablement mutilée ? Peut-être Arthur Rimbaud, quand il entre dans le silence, part-il à la recherche de cette part de lui-même qu’il avait arrachée, qu’il avait jetée en pâture à notre génération. Un écrivain, c’est au fond l’homme qui a perdu son ombre - ou plutôt, quand il se survit, quand il n’est plus qu’un vieux moulin broyeur de mots, c’est une ombre “qui a perdu son homme”.

 

La première fois que j’ai lu ces lignes, je commençais à écrire. Le jeu me paraissait alors facile, excitant. Et ces quelques phrases m’ont semblé brillantes, paradoxales, je les ai notées sans percevoir leur importance. Et plus j’ai écrit, plus j’ai fini par les comprendre. Vais-je oser dire : « Mieux j’ai écrit, mieux etc. » ?

 

Le fait est là. Alexandre Vialatte exprime une vérité que j’ai fini par rejoindre. Une vérité douloureuse, essentielle. Dans beaucoup de textes, c’est une partie de moi qui se détache, que je vois s’éloigner, et parfois disparaître. La hantise d’être un zombie de l’écriture dans « Le Vertige des auteurs », la crainte de réussir une vie ratée dans « Le film va faire un malheur ». Et peut-être est-ce pour mieux les voir partir que j’aime les héros peu attirants.

 

Il arrive aussi que des personnages, notamment dans les nouvelles, s’en aillent en emportant, presque en dérobant, des fragments de personnalité si infimes mais si denses qu’on ne les voit pas s’éclipser. C’est ensuite qu’on se sent bizarrement appauvri.

 

Voilà d’ailleurs pourquoi je déteste l’auto-fiction : je crains trop de constater ma soudaine inexistence à la dernière page.

 

États d’âme d’auteur en mal d’introspection à étaler aux quatre vents ? Non, je me pose vraiment la question. Et fréquemment. J’écris trop. On se croit en train de construire une œuvre et l’on se délite. Aucune écriture n’est inoffensive pour un auteur, dès qu’il est sincère. Même ce blog ? Oui, même ce blog. À trop le tenir, l’auteur devient une ombre qui a perdu son homme.

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Mardi 27 janvier 2009 2 27 /01 /2009 14:59

Un billet pour annoncer que mon site a explosé, un autre pour annoncer que j'ai réussi à tout recoller, mon site est réparé, (enfin, il me semble...si vous trouvez des ratés, dites-le moi), deux billets pour un non-événement, c'est une façon commode d'occuper l'espace, j'en conviens.

Mais, une fois réparé, ce site me semble mériter un lifting. Je vais m'y attaquer en février.



Je ne sais pas à quoi sert exactement un site d'auteur . Il paraît que c'est sa vitrine. L'image me paraît assez bonne. La vitrine présente le boulot réalisé par le patron, elle offre assez de transparence pour qu'on puisse aussi avoir une idée de ce qu'on trouvera à l'intérieur.

Mais attention, l'intérieur d'un auteur, ce n'est pas l'auteur. Ce n'est que l'ensemble de ses livres. Et heureusement.

Le blog d'un auteur, c'est différent. C'est le patron sur le pas de sa porte. C'est tout le problème. C'est bien ou c'est mal, mais ce n'est que le patron sur le pas de sa porte. Parfois, il parle de n'importe quoi, on taille une bavette, parfois il parle du boulot. C'est encore plus le problème.

Mais ceci est une autre histoire.

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Lundi 19 janvier 2009 1 19 /01 /2009 10:07

Je ne suis pas en grève, j’ai simplement beaucoup de travail.

 


Non, ce serait trop beau, ce blog n’est pas en grève : j’ai simplement beaucoup de travail. Et le billet sur la conférence de Le Clézio à la remise de son Nobel, c’est facile à annoncer, mais ça demande pas mal d’heures de boulot pour peu de résultat.

Je ne suis donc pas en grève. J’ai fait une fois grève dans ma vie, j’en étais même le meneur involontaire. J’avais 20 ans, je travaillais l’été en Angleterre comme cueilleur dans une plantation de houblon, qui avait organisé une sorte de camp international. Nous étions nombreux, venus de différents pays, attirés par une paie correcte, eu égard à la nature du travail - épuisant. On était nourris. Mais mal, de plus en plus mal. Le troisième jour, au réfectoire, j’ai protesté publiquement, en menaçant d’une grève générale. J’avais lancé ça comme ça, sous le coup de la colère, en gueulant, face à l'intendant qui m'avait répondu qu'il n'y avait pas de rab : nous n’avions eu pour nourriture qu’une soupe, du pain, et une sorte de peanuts butter. Même pas assez de pain (ne riez pas, c’est vrai).

Le lendemain, j’ai été convoqué par le whipmaster du camp : une sorte de colonel à la retraite, un casting qu’on aurait refusé dans n’importe quel film, tant il aurait paru exagéré. Grand, sec, les lèvres serrées, remuant d’un bras nerveux une badine imaginaire, il m’a annoncé « You’re sacked ». En bon français « vous êtes viré ».

Je ne savais que faire dans ces situations, je n’avais aucune expérience révolutionnaire. J’ai donc fait mes bagages, penaud, j’ai annoncé ça aux quelques copains de ma chambrée, et, sur place, dans le camp désert, j’ai attendu ma paie qui ne devait être prête que l’après-midi.

L’après-midi, j’ai été appelé à nouveau. Non par le comptable ni par le colonel, mais par son adjoint, un jeune flic très sympa : il m’a expliqué, amusé, que mon licenciement était annulé : tous les ramasseurs de houblon s’étaient mis en grève, sur le lieu de travail.

Et, bonheur suprême, le repas du soir a été correct.

Je n’ai plus jamais fait grève de ma vie : après ça, toute grève m’aurait paru dérisoire.

 

Tout ça pour dire que je ne suis pas en grève. Le coupable, c’est Le Clézio : son discours est bien trop long, il me donne trop de travail. Je veux dire "de travail supplémentaire", car j'en ai déjà beaucoup.

Tous ensemble, faisons grève contre les conditions de travail inhumaines imposées par Le Clézio. Tous ensembleu, tous ensembleu, wheh, wheh, tous ensembleu, tous ensembleu, wheh, wheh. Je ne sais pas comment écrire wheh, wheh . Ouais, ouais, ça manque d’allure, de tonus. Wheah, Wheah, ça fait trop américain. Comment vous l’écririez-vous ?

 

Je relis ce billet, je me demande si je ne l'ai pas déjà raconté. En tout cas, c’est n’importe quoi. Attention, pas de commentaires politiques, hein ! Sinon, je me mets en grève.

 


Par Georges F. - Publié dans : Mon site, ce blog, vos ??? et vos !!!
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Mercredi 7 janvier 2009 3 07 /01 /2009 19:55





Les blogs sont la vitrine des blogueurs, la vitrine de leur passion ou de leur activité professionnelle, les deux pouvant être confondues.
  Les blogueurs photographes y présentent leurs photos de couchers de soleil, les passionnés de pâtisserie présentent leurs tartes aux pommes, les dingues de sexe y présentent, euh... ce qu’ils ont sous la main, les mordues de lectures y présentent leurs lectures et leurs critiques. Et personne n’y trouve rien à redire (avec quelques nuances dans le troisième cas).


Et quand on est auteur ? Quand on publie des livres ? Eh bien, c’est pareil, on y parle de ses livres, et notamment de ceux que l’on publie.  


C’est mon cas. Le rapace du tableau qui figure en bannière (un grand-duc),  tient dans ses serres des pages de tapuscrit, pas des photos ou des tartes aux pommes. Et le titre ne présente aucune équivoque « Georges Flipo, auteur ». C'est un blog d'auteur, avec tout ce que ça implique. J’annonce donc la couleur, je ne piège pas les visiteurs. La preuve, c’est qu’ils reviennent souvent avec des copains.

 

La sortie d’un livre n’a lieu, quand tout se passe bien, qu’une fois par an : c’est un temps fort dans la vie d’un auteur, c’est un temps fort dans la vie de son blog.  Faudrait-il que je m’impose une obligation de réserve pendant cette période ? J’ai beau réfléchir, je ne vois pas pourquoi.

 

Je présente donc mes livres dans le même registre que celui de mes billets tout le long de l’année. Avec auto-dérision diront les uns, avec une vanité burlesque, ou pire, diront les autres.  Ils en pensent ce qu'ils veulent, et moi aussi. Je les présente à ma façon, comme une strip-teaseuse : un peu à la fois, en commençant par l’extérieur. Puis en effeuillant quelques pages, en invitant quelques héros à faire trois petits pas en scène avant de repartir en coulisse. Après tout, ce n’est pas si loin de la présentation des classiques dans le Lagarde & Michard : résumé, extraits, zoom sur les personnages majeurs. Est-ce que ça donnait envie de les lire ? Cela dépendait des collégiens.

   

Je sais qu’il y a, sur d’autres blogs d’auteurs, d’autres façons de présenter leurs livres, leurs œuvres. Ou même leurs œuvres qu’ils ne parviennent pas à transformer en livres. Il y en a pour tous les goûts. Je les fréquente assez peu : il y en a très agréables à lire, d’autres assez coincés, voire pénibles, même quand ce sont des blogs d’auteurs que j’apprécie.  Quand je n’aime pas, je sors sans pour autant faire pipi sur la porte d’entrée. Et je n’ai jamais prétendu soumettre le tenancier à mes injonctions : il est chez lui, il fait ce qu’il veut.

 

Chez moi, il y a un climat plus bordélique : j’admets la critique, et j’en tiens parfois compte. J’insiste sur ce point, car il n’y a pas beaucoup de blogs d’auteurs où sont publiés des commentaires désagréables, surtout quand on touche à l’œuvre du tenancier : œuvre en papier ou œuvre en ligne. Aller donc voir ailleurs. Non seulement j’admets cette critique, mais je l’appelle. Avec une démagogie sans pudeur, je demande l’avis des visiteurs sur certains points discutables. Je trouve même parfois qu’ils ont raison.

 

Il y a pour moi trois limites à cette ouverture des bouches et des cœurs.

 

1. Eviter la lancinance : si un truc déplaît au visiteur, qu’il le dise. Mais inutile de revenir plusieurs fois à la charge, c’est inutile, c’est déplaisant. C’est comme à la brasserie Chez Georges : si le client trouve son jambon persillé trop poivré, il le dit à Georges, ça peut lui être utile. Mais inutile de revenir chaque fois pour commander le même jambon persillé et lui répéter qu’il est trop poivré. Le patron est chez lui, il ne changera pas la recette du jambon pour faire plaisir à 3% de clients critiques, si 97% le préfèrent comme il est. Il le servira comme il le souhaite, avec plus ou moins de clients dans le restaurant.
 

2. Rester courtois. Si les plats déplaisent au visiteur, il peut le signaler sans crier : chez Georges, le patron n’est pas sourd. Mais si vraiment les plats donnent la nausée au visiteur, qu’il aille vite gerber dehors, ne serait-ce que par respect pour les autres convives. Et qu’il ne revienne plus expliquer qu'il lui a plu de gerber: il y a d’autres restaurants où la cuisine lui conviendra mieux. Et s’il veut qu’on lui serve de la cuisine comme chez lui, qu’il reste chez lui, dans sa petite cuisine.

3. Eviter la polémique. Le consensus ennuie : on peut bien sûr discuter, surtout quand on est pas d'accord. Mais des clients qui s'engueulent entre eux, qui ne veulent  même plus s'écouter, ça plombe l'ambiance du restaurant. Le patron a raison de les fiche à la porte, les autres clients ne sont pas venus pour ça.


Fin de la parabole. Cela dit, il est très bon, le jambon persillé à 9 € de Chez Georges.

 

C’est un blog, un blog d'auteur, pas un forum. Je n'ai pas fait d'études littéraires, j'ai appris à écrire tout seul, tardivement, sans doute après avoir lu de bons auteurs. Quand j'écris mes livres, il m'arrive de demander conseil : j'en reçois de très précieux, mais c'est moi qui vais les chercher, qui les choisis. Mon blog, c'est pareil, mais en pire : je ne demande aucun conseil. Je ne comprends rien à la logique des blogs, aux communautés, aux RSS, aux flux, tags et swaps, pas plus qu'aux classements wikio et PRK, j'écris mes billets comme il me convient, je ne cherche pas de coach auto-proclamé pour savoir quel contenu donner à ce blog.
 
Les billets, c’est moi qui les écris. Dans un climat plutôt relâché, j’en conviens.  Mes livres, c’est moi aussi qui les écris. Dans la souffrance, ceux qui me connaissent le savent. Mais au bout, il y a quelques bonheurs, dont celui de les présenter sur mon blog comme je l'entends, et ce sans le laisser gâcher par des commentaires trop directifs, si amicaux soient-ils -  et je ne parle pas des fielleux qui laissent derrière eux un long et pesant effluve. L'autre bonheur, c'est celui de lire les critiques, bonnes ou sévères, dans les médias ou dans les blogs. Si, pour avoir droit à de bonnes critiques, ou même à plus de visiteurs, il faut jouer au gentil auteur docile, il ne faut pas compter sur moi. Je suis entré en écriture, pas en soumission.

 

Vous avez lu ce billet jusqu’au bout, vous êtes sympa.  C'est un autre bonheur. Avec tout ça, j’allais oublier : vous savez ce qui se passe le 8 ? Chuuutttt !

 

 

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Mardi 16 décembre 2008 2 16 /12 /2008 11:06

Je suis en retard parce que je veux prendre de l'avance : site ou blog, il faut choisir.



Je suis très en retard dans la publication de mes billets sur ce blog.

Et encore, j'écris "publication" pour faire chic, mais je ne les ai même pas écrits. J'ai trois billets dans ma P.A.E. (Pile à écrire). Un sur le discours de JMG lors de la remise de son Prix Nobel, qui m'a consterné. C'est du discours que je parle, pas de son prix. Mais c'est un billet qui demande un long travail d'analyse, de compilation, un boulot de scribe. A ce propos, si vous ne savez pas où acheter un livre, filez tout droit à la librairie Le Scribe, à Montauban. Elle est tenue par un couple : les Griffault, qui aiment leur métier d'un amour déraisonnable. Si je devais déménager, je deviendrais montalbanais, pour le plaisir de traîner dans cette librairie. Mais c'est un peu loin de Clamart et même de Paris. Je vais donc, un de ces jours, plutôt déménager à Paris. C'est beaucoup plus cher, mais c'est beaucoup plus près. J'arrête là, je suis en pleine digression : je commence par le Prix Nobel, je finis par le prix de l'immobilier à Paris. Et après ça, étonnez-vous que je sois en retard dans mes billets.

Le second billet, ce sera pour vous raconter mon passage à l'émission radio "La librairie francophone", sur France-Inter. Une émission très intelligemment animée par Emmanuel Kherad. C'est pré-enregistré, ça passera le samedi 3 janvier à 11h. Pour l'émission, on a donc fait comme si on sortait des réveillons. L'effet est immédiat, j'en suis sorti tout embarbouillé. D'autant plus qu'on a parlé cuisine italienne et cuisine japonaise. Tout ça en imaginant le foie gras. Du coup, je me mets au régime. J'arrête là, c'est la seconde digression.

Le troisième billet est supposé vous parler de Clara, l'héroïne de mon nouveau roman "Le film va faire un malheur". Les pionniers qui ont lu ce roman en avant-première, sur manuscrit, me font remarquer que les héroïnes de mes romans sont toujours des femmes solides, réalistes, dotées d'une patience qui touche presque à la sainteté, mais qui finit par exploser. Ils me demandent s'il n'y a pas là un problème psychologique, une frustration, une idée fixe. Pourquoi cette idéalisation de la femme ? Pourquoi cette gynécophilie ? Je suis ennuyé, le mot gynécophilie n'existe pas. Il n''y a pas, dans la langue française, de mot pour désigner l'amour des femmes. Le seul vaguement approchant serait gynécocratie, mais ce n'est quand même pas la même chose, on a beau dire : j'aime les femmes, mais de là à leur confier le pouvoir, j'hésite. J'ai alors cherché l'antonyme de mysoginie et je n'en ai trouvé qu'un : mysandrie (détestation de l'homme, en tant que sexe). En France, on sait détester, on ne sait pas aimer. Tout ça pour dire qu'il est difficile d'aimer les femmes si on ne fait pas un effort d'inventivité sémantique. J'arrête ma digression, je vous fais perdre du temps. Alors, pourquoi cette gynécophilie dans mes romans ? Je vous répondrai un autre jour, ça fera un autre billet, un quatrième.

Retour au point de départ : je suis en retard dans l'écriture de mes billets de blog parce que je suis en train de remettre mon site à jour, je veux que ce soit fait avant la sortie de mon roman, et j'aime mieux prendre de l'avance : ce devait être l'affaire de quelques heures, c'est un travail de Maya. J'ai mis Maya pour changer des Romains, il n'y a pas que les Romains qui construisaient des monuments. Les Mayas ont construit de superbes pyramides. J'ai une préférence pour celle de Chichen Itza. J'arrête là, la digression est imminente.

Je mets fin à ce bilet, je suis en train de prendre du retard sur l'avancement de mon site. Jamais je n'ai écrit de billet aussi décousu. S'il bénéficie de quelques commentaires, c'est vraiment inquiétant, ce pourrait être considéré comme une incitation à la digression. Je sais résister à tout sauf à l'incitation. 

Par Georges F. - Publié dans : Mon site, ce blog, vos ??? et vos !!!
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Samedi 1 novembre 2008 6 01 /11 /2008 11:11

Maintenant, joli bateau, il te faut naviguer tout seul. Et bon vent !

  

 Voilà déjà deux mois qu’Ulysse est sorti du port : le voici bien lancé, il peut affronter l’océan tout seul. Euh… ou presque.

 Il doit maintenant passer le difficile cap des deux mois : celui où les libraires commencent à renvoyer aux éditeurs les livres qui ne se vendent pas assez, afin de faire une place aux nouveaux arrivages de novembre. Passera-t-il ce cap ?

 Je suis plutôt optimiste : les vents favorables dont bénéficie ce recueil sont plus puissants que les défavorables.

 
          Vents défavorables :

-          « Qui comme Ulysse » est un recueil de nouvelles, français, ce qui est encore pire : il part donc avec un double handicap de naissance.

-           C'est peut-être pour cela qu'il n’a pas eu droit à la « Sélection rentrée littéraire » de Lire, ni de celle de la Fnac. Les deux ont une forte influence au sein de la profession.

-          « Qui comme Ulysse » n’a pas eu, dans les médias, un accueil aussi fort que celui qui avait été annoncé après réception de l’exemplaire en tirage numérique, envoyé en juin. Les promesses de très bonnes critiques dans les grands médias avaient alors été nombreuses, il y en a certaines que j’attends toujours. Il est vrai que de drôles de choses se produisent dans les magazines en période de rentrée littéraire. En passant au marbre, les critiques découvrent parfois que certains de leurs billets, écrits et dûment programmés, ont disparu, remplacés par d’autres venus de nulle part.

Vents favorables :

-          Les critiques parues ont été plus que bonnes, avec notamment les trois étoiles du Nouvel Obs, le long article de La Revue Littéraire, les beaux billets du Magazine Littéraire (novembre), de Femmes, d’Avantages, de la presse quotidienne. D’autres ne vont plus tarder à sortir, il est temps !

-          L’élection de « Qui comme Ulysse » comme « LE livre du mois » (Octobre) par les Bibliothèques pour tous (1.000 bibliothèques en France) est une divine surprise qui aura un fort impact sur la notoriété et sur les ventes à court et long terme.

-          L’accueil dans les salons du livre est, jusqu’ici, très bon, en qualité et en quantité. C’est un public qui lance le bouche à oreille..

-          Enfin, l’accueil sur les sites et les blogs littéraires a apporté à ce recueil un formidable appui (on m’en parle souvent dans les salons).

 
Rassurez-vous, je ne vais vous saoûler en vous racontant les changements de voiles, de vents, les calmes plats, les coups de godille, les prises de ris. Je ne parlerai d'Ulysse que pour annoncer des événements imprévus, et je me contenterai de mettre à jour, une fois par mois, cette page « Revue des blogs », ci-dessous  : vous voyez, je vous l’avais bien dit que ce 100e billet serait le vôtre, écrit par vous, chers amis, chers lecteurs, chers et talentueux blogueurs, ma démagogie me fait peur.

 

Je ferai cette mise à jour en donnant chaque fois un coup de projecteur sur les derniers billets sortis. Ces nouveaux billets seront essentiels pour la carrière d’Ulysse. Essentiels aussi les commentaires que vous y apporterez. Parce que c’est sur eux que va maintenant se construire la carrière du recueil. J’en profite ici pour exprimer un énorme merci à tous ceux qui se sont donné le mal de dire sur leurs excellents blogs le bien qu’ils avaient pensé de ce livre, même quand il y avait un peu de mal dans ce bien, vous voyez ce que je veux dire.

Alors, de quoi
donc un écrivain peut-il parler quand il ne parle plus de son dernier livre ?
Eh bien, de son prochain ! Mon second roman « Le film va faire un malheur » sortira en fin décembre. Échéance qui commence à peser, puisque nous ne nous sommes pas encore mis d’accord sur la quatrième de couv’, et que j’attends toujours les corrections sur épreuves proposées par mon éditeur. Inquiet, moi ? Non, pas du tout : paniqué, tout au plus, car entre deux, je pars pour l’Argentine et le Chili, où je pense faire avancer mon quatrième roman qui coince. C’est ça aussi la vie d’auteur !


Ah, j'allais oublier, je parlerai aussi d'autres choses. Des trucs polémiques, si possible. L'art, par exemple.
 


La tournée des blogs. 

 

Désolé, ce Grvr?ezt %$eto!$y)/àe d'Overblog refuse de publier l'article complet : il paraîtrait qu'il compte plus de 64.000 caractères HTML. Moi je n'en compte que 14.000. Je n'y comprends rien. Voici le début, je publierai la suite cette semaine par tronçons. 

Cette tournée des blogs présente d’abord les excellents blogs qui ont écrit un billet spécifique et original sur Qui comme Ulysse, et glisse un résumé du billet presque aussi fallacieux et orienté qu’un résumé d’article sur une affiche de film. Ne vous laissez pas manœuvrer, défendez-vous, cliquez pour voir le vrai billet complet.
Puis les sites et blogs qui, sans en faire un billet spécifique, ont eu quelques mots plus que sympathiques pour Qui comme Ulysse. 
Puis quelques sites des médias (tous n’en ont pas).
Puis enfin les sites, littéraires ou marchands, sur lesquels on a repris les excellents billets des uns, ou lu les affriolants commentaires des autres. 



Les excellents blogs qui ont écrit un billet spécifique

Certains blogs sont en gras, d'autres en maigre, je ne parviens pas à corriger ça.
Je ne sais pas ce qu'il a ce soir, le bon génie Overblog, mais il est pénible.

 

Amanda Meyre, le 15/09/08

Au-delà des voyages, des histoires et des anecdotes, il y a dans ce recueil une toute autre balade que nous offre Georges Flipo : une peinture très subtile de toutes ces petites choses et pensées qui révèlent l’âme humaine, des fragments d’humanité touchants, émouvants, parfois poignants ou révoltants…

Antigone, le 27/10/08

Ces contes modernes, légers et fins, ont été une agréable bouffée d'oxygène après quelques lectures bien denses. J'ai un peu dérapé sur un ou deux récits frôlant l'onirisme (Et à l'heure de notre mort), mais ai été largement conquise par l'ironie de certains autres (La route de la soie, Rapace).


 
Aude (Mots dits), le 19/09/08 et 21/09/08

Et bien voilà, j'ai le livre de Georges Flipo qui m'attend. J'ai commencé à tourner quelques pages pour l'apprivoiser, je l'ai humé. Je crois qu'on va bien s'entendre lui et moi.

 

A vos plumes, le 03/09/08

Des histoires passionnantes, savamment teintées de couleur locale lorsque c’est nécessaire, dans lesquelles les personnages, à l’occasion d’une « partance » se découvrent, se redécouvrent …prennent un nouveau départ, des leçons de vie. 

Biblioblog (Laurence) le 30/09/08

L'écriture de Georges Flipo enrobe tout cela avec merveille : sans ostentation mais avec une poésie discrète et tenace, elle nous fait parcourir des kilomètres pour nous obliger à regarder au plus profond de nous. Et c'est toujours là, que le voyage est le plus beau.

Blog de Thomas Clément, le 22/10/09  Coup de cœur Y

« Vous l'aurez compris, Georges Flipo est un formidable conteur, une véritable découverte pour moi que je suis très heureux de pouvoir partager avec vous.

Cafebook (Emma), le 10/11/08
Vous lisez son blog, vous êtes plongé avec délice dans Qui comme Ulysse, son dernier recueil de nouvelles...

 Calipso, le 23/09/08

Nouvelle après nouvelle, Georges Flipo invite le lecteur à entendre les voix de ce périple intérieur, à percevoir l’incessante errance de l’homme dans la nuit terrestre, son besoin de franchir les frontières, de les déplacer, de les détruire… et à mesurer combien est grande son obstination à les reconstruire. 

 Calou, L’Ivre de lectures, septembre 08

On se régale car il a l’acuité du regard, la bonne prise de vue et sait planter le décor en quelques touches élégantes. Ensuite, c’est selon son humeur, soit il décoche des flèches meurtrières en salves dans des dialogues percutants, soit il caresse en douceur et nous fait pleurer.


Caro[line] 5ème de couverture
, le 27/09/08

Vous l’aurez bien compris, ce recueil n’est pas seulement un voyage vers l’ailleurs, mais aussi un voyage vers les autres et vers soi... En conclusion, voilà un recueil de nouvelles que je trouve très réussi et que je vous recommande chaudement !


 
Cathulu, le 15/09/08

Mais tout n'est pas noir pour autant et de jolies bulles de nostalgie ou de tendresse viennent  réconforter le lecteur embarqué dans un périple qui nous conduit  en Amérique Latine, en Asie, à Venise ou bien plus près de chez nous... 


Chiffonnette
, le 29/09/08

J'ai eu le grand plaisir de trouver l'Ulysse et ses valises, et de pouvoir me plonger dans des histoires qui m'ont fait voyager de par le monde et dans l'âme humaine par les odeurs, les goûts, les couleurs et l'imagination.


 
Clarinesse, le 21/10/08

Et je ne me vois pas causer à la place d’un monsieur qui cause bien mieux lui-même. S’il est mauvais, (ce qui n’est pas le cas ici, et il semblerait que je ne sois pas seule à le penser dans ces parages du blogo-cosme), cela m’évitera la peine de le descendre.  Voici donc un petit florilège de Qui comme Ulysse, recueil de nouvelles publié par Georges Flipo chez Anne Carrière, et qu’on ne présente plus.

 Clopin-clopant, le 25/09/08

Dans les nouvelles de Georges, on trouve tous les ingrédients qui donnent de la vie à un texte bref: humour - réflexion - sensibilité - pertinence - mouvement. 


Culture France
,
page 34, sélection rentrée littéraire pour le salon de Francfort, octobre 08

The subtitle, Nouvelles en partance, provides further detail on the particular interest of this book, the opposite of two-bit folklorism and rarely-met promises of escapism. For Flipo trains his lively, lucid, sometimes merciless, sometimes warm, often humorous eye on the other and the elsewhere..


 
Culturofil, le 06/09/08

On a plaisir à suivre le rythme imposé par l’auteur et on n’hésite pas à revenir sur un passage, un extrait ou même une nouvelle dans son intégralité. Tout simplement parce qu’elle est belle ! Est-ce cela qu’on appelle le talent ?


Cunéipage,
le 26/08/08

Quatorze nouvelles qui nous emmènent en voyage, ou plus exactement dans la tête d'un voyageur. Jamais le même, et dans des horizons très différents les uns des autres, pour nous distraire, nous émouvoir, nous écœurer ou nous interroger.


Daniel Fattore
, le 22/09/08

Ses textes s'éteignent souvent dans le calme, calme de la mort parfois, et laissent le lecteur rêver dans des conclusions souvent ouvertes. Une bonne nouvelle a-t-elle besoin d'une bonne chute? Avec talent, Georges Flipo démontre que non.


Danielle, Maux d’auteurs
, le 02/09/08

Point n’est besoin de vanter la qualité du style de Georges Flipo et sa maîtrise de la délicate technique de la nouvelle. Atterrissage en douceur ou chute bluffante, dans les deux cas, pour le lecteur, bonheur et nostalgie du voyage achevé et envie de prendre sans tarder son billet pour le suivant.


 
Dasola, le 07/10/08

Maintenant ce livre confirme un talent d'écrivain qui sort des sentiers battus.


 
En lisant, en voyageant, ( Keisha) le 30/08/08

Voilà, le menu est varié et copieux, et disons-le, savoureux. Style musclé, sans graisse inutile. J'aurais bien aimé un peu de "rab" de nouvelles que j'ai qualifiées de souriantes.

Eric Fouassier, le 10/11/08
...jamais sans doute autant que dans son dernier livre intitulé Qui comme Ulysse, il n'aura fait preuve d'une telle maîtrise dans le récit court, d'une telle densité. Presque toutes les nouvelles méritent d'être citées tant elles nous bouleversent, nous emportent, nous intriguent ou nous dérangent...

Fashion victim (Happy Few)), le 08/09/08

Le tout est servi par un style souvent piquant, parfois acéré et toujours fluide. Un très bon recueil  : je vous conseille d'embarquer à votre tour à la suite de ces voyageurs, sans quitter votre fauteuil (ou votre lit, ne soyons pas sectaires), ce qui est quand même la meilleure façon de voyager !


Florinette, Les lectures de Florinette
, le 12/10/08

Quel plaisir de retrouver Georges Flipo après le corrosif et drolatique « Le vertige des auteurs » !…Tantôt risibles, tantôt émouvantes, les nouvelles de ce recueil dépaysant au rythme enlevé se dégustent.

 

Fluctuat.net 20 octobre 08

Un recueil de nouvelles franchement excellentes, sur le thème du voyage [… ] Elles sont très variées, du périple au long cours au voyage intérieur, en passant par les pérégrinations du blog-trotteur qui fait le tour du monde sans bouger de son fauteuil...

 

Kathel, Lettres exprès, le 13/09/08

Ayant placé quelques attentes dans cette lecture, je n’ai pas été déçue. Ces nouvelles sont pour la plupart courtes, écrites avec concision, précision, l’émotion affleure au détour d’une petite phrase

 

Katell, Chatperlipopette, le 01/10/08

J'avais beaucoup lu de jolies chroniques sur G. Flipo et je dois avouer que sa belle réputation de nouvelliste est loin d'être usurpée! Mon voyage a été d'une grande diversité et c'est avec un immens
plaisir que j'ai visité une riche partie du monde, encore à explorer, qu'est la nature humaine!
 

Le bibliomane, le 21/09/08

Le lecteur aura découvert, au cours de ces différents récits, les multiples facettes du voyage telles qu'elles se déclinent dans notre monde contemporain mais il aura aussi et surtout effectué un magnifique voyage dans le cœur des hommes, un voyage poétique et burlesque, parfois cruel, parfois émouvant…

 

Les jardins d’Hélène, le 26/08/09

Des nouvelles très différentes, variées, touchantes ou drôles, il y en a vraiment pour tous les goûts, et forcément quelques unes qui vous plairont, si ce n’est toutes !

 

 

Liliba, le 16/10/08

Qui comme Ulysse a traversé notre blogosphère telle une étoile filante, laissant derrière lui de le scintillement de son sillage, et une petite lumière au fond de mon cœur, une douce chaleur, comme quand on a fait un vœu et qu’on souhaite qu’il réussisse…

 

Lou, My Loubook,  le 21/09/08

Ce que j’ai apprécié c’est avant tout la richesse de ce recueil : les histoires sont toutes uniques et les personnages très différents. Chaque nouvelle est une surprise et crée le dépaysement, entraînant souvent le lecteur là où il ne s’y attendait pas. 

 

LVE, Lire Voir Entendre, le 15/09/08

Manifestement, Georges Flipo s’amuse. Il s’amuse à plomber l’ambiance et à mettre au net les travers de personnages très enclins à foncer dans des murs qu’ils pensent invisibles. Des personnages qui s’égarent, qui sont à leur propre recherche en regardant les autres, ceux qui vivent, même mal.

Marc Sefaris, le 04/09/08

En homme qui a beaucoup voyagé et beaucoup observé, Georges Flipo n'est dupe de rien, et surtout pas de lui-même, traînant derrière lui un don de conteur très habile et un humanisme sans niaiserie.


Monde du livre.com
, octobre 08

Un recueil de nouvelles franchement excellentes, sur le thème du voyage….Elles sont très variées, du périple au long cours au voyage intérieur, en passant par les pérégrinations du blog-trotteur qui fait le tour du monde sans bouger de son fauteuil...

 

Mot Compte Double (animé par Françoise Guérin), le 01/09/08

[L’île Sainte-Absence…] pour l’histoire, un seul mot : bouleversante. Oui, elle est triste, mais écrite avec douceur, empathie, respect et légèreté, bref, écrite avec intelligence.

 

Nouvelle Donne, fin septembre 08

Toutes ces nouvelles ont le goût tranquille et sûr d’une écriture maîtrisée et, même si l’une ou l’autre de ces histoires frôle le lieu commun ou la facilité de scénario, l’ensemble est une belle réussite, un invitation non seulement au(x) voyage(s) mais aussi aux plaisirs de l’imagination.

 

Papillon, Le journal d’une lectrice, 3/09/08

La plume de Georges Flipo m’a enchantée par son inventivité et son acidité. Il croque avec ironie tous les petits travers humains, c’est drôle, piquant, souvent féroce

 

Posuto, le 06/09/08

L’auteur nous emmène en tribulations parfois exotiques, c’est un fait. Mais en plus, il nous emmène dans la peau d’autres, pas toujours estimables, pas forcément des héros, mais des personnages avec assez de corps pour nous tendre un solide miroir. Ça n’arrive pas très souvent, des voyages comme ceux-là.

 

Quichottine, le 01/09/08

Je dis que l'art de ce texte réside dans le passage entre le rêve que l'on se donne et la réalité que l'on vit. Merci, MonsieurFlipo. Je retourne à vos histoires, elles me plaisent beaucoup.
 

 

Rue des Livres, 20/09/08, Coup de cœur Y

Ce que j'ai apprécié, c'est avant tout la richesse de ce recueil : si certains lieux reviennent plus souvent, les histoires sont toutes uniques et les personnages très différents. Chaque nouvelle est une surprise et crée le dépaysement, entraînant souvent le lecteur là où il ne s'y attendait pas.

 

Scriptural (Schlabaya), le 15/10/08

Ce recueil de nouvelles, dont le titre fait référence au poème de Du Bellay  "Heureux qui comme Ulysse", comporte quatorze nouvelles étincelantes. J'en ai adoré la plupart.

 

Tamara, le 29/10/08

Moderne, certes, ce recueil l'est. Mais aussi terriblement humain, avec tout ce que l'humanité compte de déchets mais aussi de générosité et de diversité. Alors je ne puis que vous recommander de vous laisser bercer par la jolie plume de l'auteur et de vous envoler vers d'autres horizons.

 

Thaïs, Arc-en-ciel, le 04/09/08

G. Flipo nous fait voyager à travers les continents, oui bien sûr, mais surtout il nous entraîne dans des voyages insolites auxquels on ne s'attend pas. On flirte avec l'interdit, les racines, le temps, la mort, les femmes, l'inspiration... L'analyse des personnages, faite en trois coups de phrases, est efficace et subtile.

 

Cette revue est aussi complète que possible, mais peut être imparfaite, n’hésitez pas à me signaler les éventuels absents (j’en demande pardon aux oubliés).
Par Georges F. - Publié dans : Mon site, ce blog, vos ??? et vos !!!
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Samedi 25 octobre 2008 6 25 /10 /2008 20:42

 En montant mes placards,
j’ai construit cette réflexion sur les blogs

  

J’ai vu arriver cette semaine deux mails qui m’ont plongé dans un gouffre de réflexions. J’y ai repensé tout le temps en construisant mes placards. Je résume ces mails, car ils étaient décorés de multiples gentillesses qui ne regardent que moi – mais merci aux émetteurs.

 

1er mail, d’une blogueuse. « J’ai lu votre « Qui comme Ulysse », que j’ai beaucoup aimé » –excellent début de mail, continuons… « … Mais je ne crois pas que je vais en faire un  billet sur mon blog, car il y en a déjà eu tellement sur la blogosphère que je ne vois pas quoi dire d’original ».

2ème mail, que je vais ré-écrire car il était formulé de façon tellement complexe qu’on s’y perdait : en gros « Les blogs, c’est une illusion, pour les auteurs : ils croient toucher beaucoup de monde, mais ce sont presque toujours les mêmes cent ou deux cents personnes. C’est un petit monde qui tourne en rond : ce sont les mêmes qui tiennent un blog, qui fréquentent le deuxième, qui déposent un commentaire sur le troisième. Il suffit de voir les noms des commentaires, ce sont toujours les mêmes. »

 

Il y a là une apparence de vérité. Une apparence seulement, comme le montre le croquis dessiné ci-dessus. C’est une fleur. Ne riez pas, dans notre couple, ce n’est pas moi l’artiste. C’est ma femme, elle peint franchement mieux que moi. Je croyais que c’était connu de toute la blogosphère, grâce à son site. Mais nous venons de découvrir que ce site est fermé depuis plusieurs mois : nous avions oublié de payer la facture de l’hébergeur. Je dis « nous », car quand il y a une bêtise, c’est toujours nous, même si c’est moi qui avais promis de m’en occuper. C’est ainsi qu’on construit les couples inaltérables.

Tiens, pour que ce paragraphe serve à quelque chose et rattrape les dégâts, allez donc y faire un tour, c’est bien mieux qu’à la FIAC. Je ne m’étends pas sur le sujet, car je pondrai bientôt un billet sur la FIAC.

 

Revenons à nos blogs. Où est l’erreur de mes correspondants ? Dans la fleur.

 

Il y a effectivement une apparence de pistil jaune sur lequel viendraient brouter les abeilles (oui, brouter, elles ne vont pas toujours butiner, ça ferait cliché). Ce pistil jaune serait le petit monde des blogs littéraires : le dessin ne doit pas oublier qu’environ 90% des personnes qui fréquentent les blogs ne laissent pas de commentaires. Ceux qui commentent sont très majoritairement des blogueurs qui, s’ils sont connus,  se saluent entre eux pour se sentir un peu moins seuls, ou pour laisser un lien dans l’espoir d’une visite, dans le cas de blogs qui se lancent.

 

Il y a donc aussi des pétales, sur ce pistil. Ce sont les trucs rose saumon que j’ai dessinés. Ces pétales, ce sont les visiteurs propres à chaque blog. Pas forcément des visiteurs exclusifs, ils peuvent fréquenter deux ou trois blogs. Ces visiteurs, on ne les voit presque jamais, sauf dans les statistiques : ils passent, ils lisent, ils s’en vont. Ils aiment leur blog, ils lui sont fidèles sans forcément être accros.

 

Or, ces visiteurs-pétales, c’est pour eux que le blogueur doit écrire ses billets, et non pour ses collègues, les gestionnaires d’autres blogs. L’objectif ne doit pas être de faire l’original par rapport aux collègues, mais d’être intéressant pour ses fidèles. Croyez-vous que les critiques des magazines, (Le Magazine Littéraire, par exemple, et plus précisément le numéro de novembre page 38, je lance ça au hasard) écrivent en se souciant de ce qu’ont pondu les autres magazines ? Bien sûr que non, ils les lisent à peine : ils étalent leurs idées dans leur style pour leurs lecteurs, et peu importe le reste.

 

Voilà, avec tout ça, j’ai répondu aux deux mails qui me turlupinaient.

>>  Blogueuse du mail N°1, écris comme tu le sens. Juste pour tes visiteurs à toi (et pour moi). Dépêche-toi, l’excellence t’attend.

>>  Blogueur du mail N°2, tu as raison mais tu as tort : le petit monde, c’est uniquement celui des commentateurs-blogueurs. C’est le petit bout de l’iceberg qui fait saillie dans le grand océan.

 

Quelles preuves, me direz-vous ? Eh bien, je les compte sur les salons : je dédicace beaucoup, et de nombreux visiteurs arrivent de la part de tel ou tel blog. Ils y sont inconnus, y compris sur le mien. Rares sont ceux qui me signalent qu’ils m’ont vu sur plusieurs blogs. Plus rares encore sont ceux qui ont leur propre blog.

 

Les boules fuschia ajoutées, ce n’est pas pour faire joli : ce sont les autres communautés que fréquentent les lecteurs de chaque pétale. Quand un blog réputé comme celui de Thomas Clément me consacre cette semaine un (joli) billet, je vois arriver des visiteurs que je n’aurais normalement jamais aperçus jusqu’ici : autres profils, autres fréquentations. Asseyez-vous, je prépare les cafés : quelles couleurs, les capsules Nespresso ? J’ai de vieilles tuiles aux mandes dans la boîte en fer, ça vous ferait plaisir ?

 

 

P.S.1. La tige et les feuilles vertes, par contre, c’était uniquement pour faire joli. Là, l’échec est total. 
P.S.2. Un ami à qui j'envoie ce billet en pré-lecture me fait remarquer que j'enfonce des portes ouvertes. Et alors ? Tu crois que ça ne fait pas plaisir des portes ouvertes qui s'ouvrent, quand on monte un placard ? Les miennes, d'habitude, elles coincent toujours.

Par Georges F. - Publié dans : Mon site, ce blog, vos ??? et vos !!!
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