Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

(Excellente) Présentation

  • : Blog de Georges Flipo, auteur
  • Blog de Georges Flipo, auteur
  • : Dans ce blog : chroniques sur l'actualité littéraire (la mienne et celle des autres), sur l'écriture, sur l'édition, sur les auteurs, et tout ce qui se réclame de lalittérature.
  • Contact

Actualité brûlante

Blog au repos

Mais rien ne vous empêche d'aller faire un tour sur le site www.georges-flipo-auteur.com  

Recherche

Avant d'entrer ou de sortir

Pour une lecture plus structurée, cliquez juste en dessous : pavé "pages" ou pavé "catégories".

Pour des informations pérennes, impitoyablement classées, allez faire un saut sur mon site d'auteur

Il vient d'être entièrement remanié. Tout y est très beau, très chic. Même le chien.

Archives

Des attaches et des liens

Des blogs que je fréquente souvent ou parfois, mais avec plaisir, sans forcément y laisser de commentaires, des blogs dont le tenancier vient parfois faire un coucou en dessous de mes billets, des blogs qui aiguillent vers le mien, des blogs qui ont donné un coup de pouce à un ou plusieurs de mes livres, tout cela crée des liens.

Si vous pensez que votre absence dans cette liste est un scandale, faites un scandale. Ou, plus simple, faites-moi signe.

-------
 
813
Actu du noir (Jean-Marc Laherrère)
Actualitte.com, Nicolas
Alex (Mot à mots)
Amanda Meyre
Annick Dor
Antigone (Les écrits d’Antigone)
Armande 22,  Les livres-bonheur
Aude (Mots dits)
Balmeyer
Biblioblog (Laurence)
BibliObs
Bibliophagie (Sybilline)
Bibliosurf
Biffures chroniques
Blog de Thomas Clément
Bloghotel
Blog-o-book
Boojum
Bookingdom
Bric à book, Leiloona
Brigit Hache
BSC News
C’était demain, Dominique Boudou
Cabinet de curiosités d’Eric Poindron
Cafebook (Emma)
Calipso,
Calibre 47 (Claude Mesplède)
Calou, L’Ivre de lectures
Carnet de lectures
Carnets de Pierre
Carnets de sel (Essel)
Caro[line] 5ème de couverture, 
Catherine (La culture se partage)
Cathulu
Chaperlipopette
Chez Lo
Chiffonnette
Chimère (A livre ouvert)
Choupynette (Y'a d'la joie)
Chroniques littéraires
Clair et net
Clarinesse (L'œil du vent)
Claude Le Nocher
Clopin-clopant (Clopine)  
Comme dans un livre
Cozop
Critico-blog
CulturesFrance
Cunéipage (Cuné)
Daniel Fattore
Danielle, Maux d’auteurs
Dasola
De livres en livres
Digressions (Joseph Vebret)
Ecrivains-voyageurs
Eireann (Yvon)
Eloah (À lire, à croquer)
Emmanuelle Urien
En lisant, en voyageant, (Keisha)
Encres vagabondes, Patricia Châtel
Enna lit, Enna vit
Eric Fouassier
Espaces, CNES
Eulalie
Evene
Extra-ball, (Dorham)
Fabelire
Fabula Bovarya,
Flof 13 (Lire et délires)
Florinette, Les lectures de Florinette,
Fluctuat.net
Forum A vos plumes
Forum Tir Na N’Og et Cie
Frédérique Martin
Gaëlle Pingault
Géothèque
Géraldine (Les coups de cœur)
Gwenaelle (Skriban)
Happy Few, Fashion Victim
Hautefort, club Littérature
Hebdo des notes,
Indications
Initiales
Interlignage
Jean Calbrix
Journal  d’une lectrice (Papillon)
Kalistina
Kathel, Lettres exprès
Kheops
La bibliothèque du dolmen
La caverne d'Ankya
La cuisine des mots (Ciorane)
La Factory
La liseuse (au fil de mes lectures)
La Mère Castor
La Péniche.net ( Bureau des Arts de Sc. Po )
La pile à lire d'Hécléa
La plume et le citoyen
La Revue Littéraire (Blog Leo Scheer)
La scribouillarde
La tête dans les pages
Labyrinthes avec vue
Le bibliomane
Le blog d’Ameleia,
Le goût des livres (Aifelle)
Le retour de l'être aimé
Le Scribe
Lechoixdesbibliothécaires
Lecture & Ecriture
Lectures et autres (Sylvie)
Leo Scheer (La revue littéraire)
Les chroniques de Mandor
Les jardins d’Hélène
Les lectures de Martine,
Les livres de l'Arrajou
Les penchants du roseau
Levraoueg (La tourneuse de pages)
Librairie des voyageurs, Les 5 continents.
Lignes de fuite
L'île, la petite île
Lili (Des livres et moi)
Liliba
Lily et ses livres
Lire et délires (Flof13)
Litote en tête
Livres pour vous
Livres et Cinéma (Yohann)
Lou, My Loubook 
LVE, Lire Voir Entendre
Lyvres (Yv)
Magali Duru
Maïté Bernard (sur Bibliosurf)
Malice
Manu Causse
Marc Sefaris
Mary's colors
Maud et les mots
Mercedes G.F.
Mes lectures (Phil)
Mille et une pages (Stephie)
Miss Orchidée 
Monde du livre.com,
Mot Compte Double (Françoise Guérin)
Mots en bouche
N.U.L.L.E., Erzebeth
Nicolas Ancion
Nuit blanche
Obiwi
Oceanicus in folio
One big day
Pages à pages
Parfum de livres
Pascal, Le disque 
Pickendorf (Qui hodie agisti)
Pimprenelle
Posuto
Pralineries (Pralines)
Pr'Ose (Emma Bovary)
Prudence
Quichottine,
Quoi de 9 Cécile ?
Roseau
Rue des Livres
Salondulivre.net
Saxaoul
Scriptural (Schlabaya)
Serial lecteur
Site de Brigitte Niquet
 
Sylire
Tamara (Tamacultire)
Thaïs, Arc-en-ciel, 
Turquoise (Un moment Turquoise)
Valérie (Un fil à la page)
Vers Minuit, Franck Garot
Voyage au bout de la lettre (Pitou)

Yspaddaden

Yves Mabon, Prix Orange du Livre
Zoé Lucider
Zoridae

Copinage éhonté.

Voici une rubrique dans laquelle je présente des livres écrits par des auteurs avec lesquels j'entretiens d'amicales relations. Bien entendu, il ne s'agit pas ici d'emplacement publicitaire. C'est beaucoup plus honorable, c'est du copinage. Les livres présentés dans cette rubrique ne seront pas toujours les mêmes : à défaut de renouveler mes copains, mes amis, mes relations, je vais renouveler leurs parutions.

 

Cherche-jeunes-filles-200-x315.jpg

  Le tout dernier de Françoise Guérin

virages-dangereux-copie-1.jpg

La-vieille-dame-du-riad.jpg


Frederique-Martin-Belfond-Le-Vase-ou-meurt-cette-verveine-3.jpg
Tu-ne-mourras-plus-demain.jpg

 

Les pays

Moulins A paroles


L-eau-des-reves.jpg

Lotus Seven

Un homme perdu-copie-1


Langue-de-pub-copie-1.jpg

Livre-Magali-Duru.jpgLe tout dernier de Magali Duru

tous-nos-petits-morceaux.jpg

      Le tout dernier d'Emmanuelle Urien

Fouad.jpg

Dominique-Guerin.jpg

 

Quatre carnages..

 

 

 

  Teignes

 

 

 

 

Un escarpin de soie bleue

 

 

Est-ce ainsi

20 février 2010 6 20 /02 /février /2010 16:56

 

 

-

 Visu-double-E.-Urien.jpg

-

 

Les Editions Quadrature ont eu l’excellentissime idée de mettre sur le marché une nouvelle édition du premier recueil d’Emmanuelle Urien, « Court, noir, sans sucre », publié il y a 5 ans par l’éditeur « L’être minuscule ».

 

L’idée n’est pas si excellentissime que ça, parce qu’elle va faire baisser mon  capital : je détenais ce recueil qui, devenant introuvable, prenait de plus en plus de valeur. Tant pis pour moi, tant mieux pour elle, et tant plus mieux pour vous - encore une fois ce problème grammatical du comparatif et du superlatif de mieux. Mieux que mieux, c’est quand même précis comme idée, pourquoi le Bescherelle n’a-t-il rien prévu dans ce cas-là ?

 

Je commence par le plus important, c’est la photo. Au début, j’ai cru que la photo de la couverture suffisait : vous devriez comprendre que les nouvelles du genre court, noir, sans sucre, seraient peu longues, assez noires, et pas spécialement édulcorées. Moi, pour être sincère, je l’ai compris bien plus tard, mais je ne suis pas vif quand on parle de littérature.

 

Mais j’ai été pris d’un doute : avec un titre pareil (et je n’ai pas encore parlé du contenu), on risque d’imaginer une drôle de bouille à l’auteur : genre visage raviné par les haines et les pensées sombres, enfoui sous une chevelure ébouriffée par endroits (aux autres endroits, il n’y a plus de cheveux tant la triste femme se les est arrachés – bizarre, ce pluriel à arrachés).

 

Mais c’est comme ça, Emmanuelle n’a pas une tête à écrire des livres courts, noirs, sans sucre, il faut vous y habituer. Elle a une tête à chanter comme la dame de la photo, et tant mieux, car c’est elle. Le type à côté, qui l’accompagne à la guitare, c’est Manu Causse, et c’est justement le type qui l’accompagne. Très bien, d’ailleurs. Et en plus, lui aussi, il écrit très bien, mais si j’en parle, on va encore me reprocher mes abus de digressions.

 

Revenons au sujet : il est très bien ce recueil introuvable. Tous ceux qui l’ont trouvé l’ont trouvé très bien. Ceux qui ne l’ont pas trouvé aussi, car ils gardaient espoir. C’est pour eux que j’écris ce billet. Les autres, vous pouvez rester pour chauffer la salle.

 

Les idées d’Emmanuelle sont simples et noires. Et elle les raconte d’un petit ton léger pour que le drame soit vraiment simple et noir. Mais elle les raconte de façon de moins en moins souriante, tandis qu’elle écrit en spirale. Car Emmanuelle Urien écrit en spirale : j’ai trouvé ça un jour, et depuis je le place chaque fois que je parle d’elle. Donc souvent.

 

La plupart des bons nouvellistes ont une écriture rectiligne : ils commencent une histoire au début, la content, puis la terminent à la fin. Moi, par exemple, je fais ça comme quelques milliers qui font bien ça. Même les mauvais font comme ça, parce que c’est plus facile.

 

Emmanuelle, elle, avance en spirale. Elle ne raconte pas une histoire, elle décrit une situation. Celle d’une femme qui fait sa valise, celle d’un fils occupé aux W.C., alors il répond « Occupé » au père qui tambourine. Celle d’un taxi qui accueille ses clients. Du quotidien. Puis, tandis qu’elle décrit doucement la situation, la spirale se resserre, on sent qu’il y a quelque chose qui ne va pas, elle tourne autour d’un drame, de plus en plus vite : la situation devient histoire, et à la fin de l’histoire, on ne peut plus tourner, on est arrivé au coeur de la noire spirale.  On est tombé dans la chute. Une vraie chute, pas une pirouette comme on fait dans l’école française de la nouvelle. Une chute qui donne tout son drame au drame, tout son sens à ce qu’on vient de lire et qui nous laisse bouche bée, juste assez pour dire bravo.

 

Et tout cela est brossé à petits coups de pinceau légers, presque transparents, c’est de l’aquarelle. Chaque phrase se superpose sur la précédente, elle crée une transition infime vers le centre de la spirale. C’est très fort, c’est bien joli, comme disent les passants devant les aquarellistes sur les quais à Honfleur, car ils ne savent pas quoi dire. Moi, je le dis parce que c’est exactement ça.

 

C’est très difficile à bien construire une nouvelle en spirale. J’ai voulu en écrire quelques-unes, en une sorte de coup de chapeau à Emmanuelle Urien. Le chapeau était tout poisseux, il m'est resté dans la main : je me suis chaque fois planté. Sauf une fois, quand j’ai écrit « L’Île Sainte-Absence », dans Qui comme Ulysse. Mais si ça tombe, Emmanuelle l’a lue sans remarquer que c’était du Urien. Une bonne spirale, ça ne se voit pas.

 

Lisez Court, noir sans sucre, même si vous l’avez déjà lu : il y a trois nouvelles nouvelles dans ce recueil réédité. Lisez-le, lisez-les, laissez-vous emporter dans la spirale, et criez au secours quand vous serez arrivé au milieu. Personne ne viendra vous rechercher : on est toujours très seul à la fin d’une nouvelle d’Emmanuelle Urien.

 

Un peu comme devant un tableau du Caravage : on y plonge, fasciné, on se laisse tomber dedans.


Court, noir,sans sucre, 15 euros.

Nouvelles d’Emmanuelle Urien.

Deuxième édition, revue et augmentée

Editions Quadrature (http://www.editionsquadrature.be )


Ah, j’allais oublier la carte de visite, si vous le commandez en librairie :
  ISBN : 978-2-930538-08-2

On peut commander le recueil directement (et sans frais de port) en écrivant à quadraturelib@gmail.com. On peut même payer par chèque après la réception du livre.  

 

 

Partager cet article

Repost 0

commentaires

plombier paris 15eme 26/01/2015 14:44

J'apprécie votre blog , je me permet donc de poser un lien vers le mien .. n'hésitez pas à le visiter.
Cordialement

Franck 01/03/2010 23:45


"cassent", évidemment, ils s'y mettent à plusieurs.


Georges F. 02/03/2010 07:43


Oh, les lâches !


Franck 01/03/2010 23:43


Je confirme, l'île Sainte-Absence, ce n'est pas du Urien, non, c'est du 100% Flipo. Et du bon Flipo (je ne répondrai à la question "et c'est quoi du mauvais Flipo ?" qu'en présence de mon avocat
!).

Et non, Georges, ceux qui ont la première édition ne sont pas là que pour chauffer la salle, parce que cette réédition, ils la veulent, ils espèrent que les quelques coquilles (notamment de typo)
ont été corrigées, et sont impatients de lire les nouvelles nouvelles, car ils savent de quoi elle est capable !

Je voulais aussi te signaler un point important, parce que bon, tu parles de Honfleur, alors il faut être précis : les passants quand ils font C'est très fort, c'est très joli, ils ne sont pas
devant les aquarellistes, mais derrière. En général, l'aquarelliste peint la Lieutenance, au bord du quai, et il a posé ses œuvres autour de son chevalet, si bien que si tu es devant lui,
premièrement, tu l'empêches de voir la Lieutenance, deuxièmement, tu ne vois pas ce qu'il peint ni ce qu'il a peint et troisièmement tu risques de tomber dans le vieux bassin vu que l'aquarelliste
est placé au bord. Ceci dit, les aquarellistes, moi, ils me les casse, alors je passe devant exprès pour les emmerder, et je vais à l'Albatros, pour boire devine quoi, un café court, noir, mais
avec du sucre.


Georges F. 02/03/2010 07:41


Franck, tu as provoqué chez moi le premier rire de la journée. Un gros rire de 7 h 41, aussi long que sonore !


Schlabaya 23/02/2010 15:27


Voilà comment on met les lecteurs à contribution ! Je retourne à mes bacchanales et à mes histoires à dormir debout ;-) et que le cidre, le vin, la bière et le nectar coulent à flots...


Georges F. 24/02/2010 09:40


N'oubliez pas l'hydromel, et la cervoise, et le poiré ! 


Schlabaya 22/02/2010 20:23


Les crêpes sont meilleures avec du cidre, voyons ! On voit bien que vous n'êtes pas breton...


Georges F. 23/02/2010 07:09


1. Je ne suis pas breton ; sympathisant tout au plus.
2. Jusqu'à dix ans, j'ignorais l'existence du cidre. Celle de la Bretagne aussi, j'étais convaincu que c'était une légende.
3. PUisque vous semblez vous y connaître, je vous charge de préparer crêpes et cidre pour les assaillants. Prévoyez quand même de la bière. Pas trop forte, pas trop fraîche, s'il vous
plaît.