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(Excellente) Présentation

  • : Blog de Georges Flipo, auteur
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  • : Dans ce blog : chroniques sur l'actualité littéraire (la mienne et celle des autres), sur l'écriture, sur l'édition, sur les auteurs, et tout ce qui se réclame de lalittérature.
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Des attaches et des liens

Des blogs que je fréquente souvent ou parfois, mais avec plaisir, sans forcément y laisser de commentaires, des blogs dont le tenancier vient parfois faire un coucou en dessous de mes billets, des blogs qui aiguillent vers le mien, des blogs qui ont donné un coup de pouce à un ou plusieurs de mes livres, tout cela crée des liens.

Si vous pensez que votre absence dans cette liste est un scandale, faites un scandale. Ou, plus simple, faites-moi signe.

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Copinage éhonté.

Voici une rubrique dans laquelle je présente des livres écrits par des auteurs avec lesquels j'entretiens d'amicales relations. Bien entendu, il ne s'agit pas ici d'emplacement publicitaire. C'est beaucoup plus honorable, c'est du copinage. Les livres présentés dans cette rubrique ne seront pas toujours les mêmes : à défaut de renouveler mes copains, mes amis, mes relations, je vais renouveler leurs parutions.

 

Cherche-jeunes-filles-200-x315.jpg

  Le tout dernier de Françoise Guérin

virages-dangereux-copie-1.jpg

La-vieille-dame-du-riad.jpg


Frederique-Martin-Belfond-Le-Vase-ou-meurt-cette-verveine-3.jpg
Tu-ne-mourras-plus-demain.jpg

 

Les pays

Moulins A paroles


L-eau-des-reves.jpg

Lotus Seven

Un homme perdu-copie-1


Langue-de-pub-copie-1.jpg

Livre-Magali-Duru.jpgLe tout dernier de Magali Duru

tous-nos-petits-morceaux.jpg

      Le tout dernier d'Emmanuelle Urien

Fouad.jpg

Dominique-Guerin.jpg

 

Quatre carnages..

 

 

 

  Teignes

 

 

 

 

Un escarpin de soie bleue

 

 

Est-ce ainsi

30 octobre 2009 5 30 /10 /octobre /2009 14:20

 

Je complète, en quelque sorte, la série des chroniques sur les cent façons de trouver un éditeur. Euh, cent façons, c’est peut-être optimiste : je n’en connais encore que deux, car je n’ai trouvé comment me faire éditer que depuis quelques années. Depuis six ans et demi, très exactement. Avant, je ne cherchais pas car je n’avais rien à leur proposer : je n’écris que depuis sept ans.

Les deux façons, ce sont toujours les mêmes : par la poste, ou par réseau. Les deux sont honorables : il n’y en a pas une plus chic ou plus inavouable que l’autre, elles sont simplement plus ou moins efficaces selon les contextes. Car les deux sont efficaces.

La poste m’a toujours paru préférable, même pour un auteur édité. C’est d’ailleurs par la poste que je suis, arrivé, au fil des ans, chez chacun des trois éditeurs avec lesquels je travaille : Anne Carrière, Le Castor Astral, et La Table Ronde.

 

Précision : quand j’écris « par la poste », c’est pour simplifier. On peut aussi déposer son manuscrit, comme un simple coursier anonyme, directement chez l’éditeur, sans rendez-vous, sans ôter son casque pour se présenter : cela coûte moins cher quand on habite la région parisienne. J’appelle quand même cela « par la poste », car rien ne distingue le tapuscrit lambda ainsi parvenu de celui déposé par le facteur. Il est ajouté à la même pile.

 

Je suis placé pour le savoir, c’est ce qui s’est passé avec mon premier roman « Le Vertige des auteurs ». Passé et même très mal passé. Aujourd’hui, j’avoue tout :

 

Voici la véridique et affligeante histoire du Vertige des auteurs.

 

Elle n’est pas très glorieuse, et je l’ai longtemps celée.

Avec mon premier recueil, La Diablada, tout s’était trop bien passé. Je l’avais envoyé par la poste à une vingtaine d’éditeurs. L’un avait dit « peut-être », une autre avait dit « oui », c’était Anne Carrière (chantons son nom jusqu’à la septième génération). Le temps de corriger le manuscrit (il en avait diantrement besoin, l’infâme), le recueil était dans le pipe-line, programmé pour une sortie neuf mois plus tard (avril 2004).

 

Et j’en avais conclu qu’il était assez facile de se faire publier. Ha, ha, ha !

 

Mon éditrice m’ayant proposé « Et maintenant, pourquoi ne pas écrire un roman, en, attendant la sortie de la Diablada ? », je m’y suis lancé en chantant. Le sujet, je l’avais : c’était le roman d’un premier roman. Un thème dangereux, usé, rebattu, on m’avait prévenu. Mais j’avais en tête un traitement original : c’était l’histoire du moi que je n’avais pas voulu être, de mon fantôme noir, c’était l’histoire d’un ahuri qui ne parvient ni à écrire ni à se faire publier. Je rêvais d’en faire le roman archétypal du candidat à l’édition, sans savoir que j’allais cauchemarder.


Il n’y avait pourtant aucun risque que le lecteur y voie une autobiographie, puisque tout allait bien pour le jeune et vaniteux auteur que j’étais. Et c’est là que le cauchemar a commencé : le roman a rejoint ma vie, je suis devenu la biographie du roman. 


J’ai apporté à Anne ce « Vertige des auteurs », tout chaud de 9 mois de travail, peu avant la sortie de La Diablada. Une des lectrices d’Anne Carrière (celle qui avait sorti La Diablada du sac postal) l’a détesté, l’autre l’adoré. Et, à ma grande surprise, Anne l’a finalement refusé : elle le trouvait vraiment trop méchant. Mais elle m’a rassuré : ce roman était bon, il allait facilement trouver preneur ailleurs.


J’ai cherché.


Et j’ai commencé à vivre le chemin de croix de mon héros entièrement imaginaire : je lui ai ressemblé de plus en plus, tous les éditeurs refusaient ce manuscrit. Souvent avec des paroles encourageantes (du genre « C’est bien écrit, drôle, mais vraiment trop noir, nous ne voulons pas avoir de suicide sur la conscience »). Mais entre un refus encourageant et un refus, la seule différence c’est l’espoir, « le sale espoir » qu’on entretient sadiquement. Après avoir collectionné pendant 7 mois les lettres de refus, j’ai fini, comme mon héros, par me faire une raison : je n’avais pas les tripes d’un romancier, j’ai classé le dossier, et je me suis remis aux nouvelles.

C’est alors que j’ai reçu l’appel de Jean-Yves Reuzeau, directeur éditorial du Castor Astral : « Je viens de retrouver votre manuscrit, je l’avais commencé il y a quelques mois et je l’avais perdu. Est-il encore disponible ? » 

Comme mon héros, j’ai minaudé « Euh, il est encore en discussion avec trois autres décideurs, mais rien n’est signé, on peut encore en causer ». On en a vite causé, on a signé, on a bu la Blanquette de Limoux  (plus adaptée à mes droits d’auteur), et j’ai respiré : pour la petite histoire, Le Castor Astral avait été... un des premiers éditeurs auxquels j’avais écrit !

 

J’ai longtemps gardé la conviction qu’il y avait là une vengeance des dieux : j’avais osé me moquer de l’acte sacré de l’écriture, il avait gagné le droit se moquer de moi. Je garde un affreux souvenir de ces mois de galère et de leur fin burlesque.

 

L’histoire s’est bien terminée : le roman a obtenu un bel accueil dans les médias puis dans les blogs. Et, pour se faire pardonner, il a même fini lauréat du Prix du Premier Roman.  Mais j’ai toujours gardé pour lui une tendresse suspicieuse, douloureuse, comme un adolescent envers une petite amie qui l’aurait trompé.

 

J’en ai aussi gardé une grande confiance envers la poste. Lorsque j’ai cherché, en 2009, un nouvel éditeur pour mon premier polar, c’est, une fois encore, en jouant, au facteur que je l’ai trouvé. Mais ceci est une autre histoire...

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Published by Georges F.
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commentaires

annette Lellouche 19/06/2014 18:02

Oh que je vous crois ! J'ai été publiée pour mon premier recueil de nouvelles par Edilivre. No comment !
Mes 5 autres romans ont été publiés par A5 Editions, donc par MOI ! Mon 7ème je m'essouffle de me battre toute seule même si les résultats sont non négligeables. Si Dieu compte les larmes des
femmes, il ne me trouvera pas sur son chemin, je ne sais pas pleurer ! Mais j'aime beaucoup la citation. Merci de vos témoignages. Le blog de kinine.

Marie-Laetitia 09/11/2009 10:16


C'est plus qu'un aphorisme : il me semble que c'est issu de la Kabbale. Cette phrase est magnifique, je suis heureuse de vous l'avoir "offerte", elle m'est précieuse.


Georges F. 10/11/2009 10:53


Merci pour ce cadeau. Un jour, je lirai la Kabbale. Dans le texte, bien sûr.


Marie-Laetitia 06/11/2009 10:50


Le sang et la sueur je connais bien, ça ne me fait pas peur ! Les larmes ... "Dieu compte les larmes des femmes" et je n'économise pas les miennes ;)


Georges F. 08/11/2009 15:00


"Dieu compte les larmes des femmes" je ne connaissais pas ce superbe aphorisme, je ne l'oublierai pas. Merci, Marie-Laetitia.


Mariléti 04/11/2009 19:03


Ah vous avez suivi un bon chemin ! Je n'écris pas depuis aussi longtemps mais j'ai déjà essuyé autant de refus, quelques "non mais" et des "oui mais" finalement prometteur mais chez de petits
éditeurs. J'espère un jour suivre vos traces !


Georges F. 06/11/2009 10:10


Ne suivez surtout pas mes traces, vous y trouverez tant de sang, de larmes et de sueur que vous risquez de faire demi-tour,
dégoûtée !


PhA 03/11/2009 23:24


Patrick Dupuis a sûrement raison, Georges, et pourtant votre histoire ressemble bigrement à... la mienne ! (Sauf qu'apparemment, pour moi ça a été encore plus facile pour le premier et encore plus
ardu pour le deuxième. Il doit y avoir une loi mathématique là derrière.) (Et tout pareil pour la Poste - remplacée une fois par le "coursier économique".)


Georges F. 04/11/2009 14:44


Oui,  en vous lisant, je ne me plains plus, c'est promis.