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(Excellente) Présentation

  • : Blog de Georges Flipo, auteur
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  • : Dans ce blog : chroniques sur l'actualité littéraire (la mienne et celle des autres), sur l'écriture, sur l'édition, sur les auteurs, et tout ce qui se réclame de lalittérature.
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Des attaches et des liens

Des blogs que je fréquente souvent ou parfois, mais avec plaisir, sans forcément y laisser de commentaires, des blogs dont le tenancier vient parfois faire un coucou en dessous de mes billets, des blogs qui aiguillent vers le mien, des blogs qui ont donné un coup de pouce à un ou plusieurs de mes livres, tout cela crée des liens.

Si vous pensez que votre absence dans cette liste est un scandale, faites un scandale. Ou, plus simple, faites-moi signe.

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Copinage éhonté.

Voici une rubrique dans laquelle je présente des livres écrits par des auteurs avec lesquels j'entretiens d'amicales relations. Bien entendu, il ne s'agit pas ici d'emplacement publicitaire. C'est beaucoup plus honorable, c'est du copinage. Les livres présentés dans cette rubrique ne seront pas toujours les mêmes : à défaut de renouveler mes copains, mes amis, mes relations, je vais renouveler leurs parutions.

 

Cherche-jeunes-filles-200-x315.jpg

  Le tout dernier de Françoise Guérin

virages-dangereux-copie-1.jpg

La-vieille-dame-du-riad.jpg


Frederique-Martin-Belfond-Le-Vase-ou-meurt-cette-verveine-3.jpg
Tu-ne-mourras-plus-demain.jpg

 

Les pays

Moulins A paroles


L-eau-des-reves.jpg

Lotus Seven

Un homme perdu-copie-1


Langue-de-pub-copie-1.jpg

Livre-Magali-Duru.jpgLe tout dernier de Magali Duru

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      Le tout dernier d'Emmanuelle Urien

Fouad.jpg

Dominique-Guerin.jpg

 

Quatre carnages..

 

 

 

  Teignes

 

 

 

 

Un escarpin de soie bleue

 

 

Est-ce ainsi

29 mai 2012 2 29 /05 /mai /2012 21:19

Langue-de-pub.jpg

 

 

Babette Auvray-Pagnozzi vient de sortir un guide de voyage professionnel, un vademecum de la publicité remarquablement documenté, ce qui ne l’empêche pas d’être facile à lire. La belle écriture, ça aide. Je le recommande à tous ceux qui envisagent de faire carrière dans la publicité, ce qui est un peu moins difficile que d’être admis dans le cercle des auteurs. Il y faut plus d’orgueil, moins d’humilité. Et une ambition de type différent : plus d’impatience, moins de persistance. Sans doute aussi plus de caractère. Ceux qui sont déjà dans le métier le liront aussi avec profit, en souriant aussi souvent que moi.

 

Car j’ai lu cet ouvrage avec plaisir, sinon je n’en recommanderais pas la lecture. Mais votre plaisir ne sera pas le mien. Ce livre me faisait visiter la pub dans une étrange nostalgie du futur qui se construit sans moi : je m’y sentais à la fois chez moi et étranger. Je repensais, toute modestie mise à part, à ma nouvelle Les sources froides, dans « Qui comme Ulysse ». Et, pour voler en orbite supérieure, à Tristesse d’Olympio, de Victor Hugo, œuvre un peu plus connue que la mienne, on se demande pourquoi.

 

" O douleur ! j'ai voulu, moi dont l'âme est troublée,
Savoir si l'urne encor conservait la liqueur,
Et voir ce qu'avait fait cette heureuse vallée
De tout ce que j'avais laissé là de mon cœur !

Que peu de temps suffit pour changer toutes choses !
Nature au front serein, comme vous oubliez !
Et comme vous brisez dans vos métamorphoses
Les fils mystérieux où nos cœurs sont liés !  

 

La publicité n’a pas changé : tout y a changé, les têtes d’affiche ont changé, les tabous ont changé, l’esthétique a changé, même les métiers ont changé. Donc la publicité n’a pas changé, puisqu’elle est par essence changeante, courant d’une mode à l’autre, happant les idées qui flânent dans l’air du temps. Mad Men le montre assez bien, pour ceux qui en suivent les épisodes.

 

Une seule maladresse y traîne, récurrente, celle du publicitaire qui veut devenir écrivain. ( Quand je dis qu'elle y traîne, c'est dans Mad Men, pas dans le livre).

 

Les publicitaires français sont très souvent incultes, gravement incultes. J’ai connu, par exemple, un président d’agence, diplômé d’HEC, qui n’avait jamais assisté à une pièce de théâtre. Jamais, dans toute sa vie longue et dorée. Cela ne le gênait pas, c’est un métier où l’on se méfie des littéraires. Je ne valais pas mieux que les autres : en tant que directeur de création, j’étais toujours plus intéressé par un candidat venant de la vente d’assurances ou de l’enseignement dans le primaire que de la littérature. Avec les littéraires, je n’avais que des ennuis. Il y avait chez eux une incapacité pathologique à aller à l’essentiel, ils y voyaient une sorte de vulgarité de la pensée.

 

Dans les feuilletons, les romans-photos et les romans-romans, on parle souvent des créatifs publicitaires comme d’écrivains refoulés. C’est presque toujours un mythe, car dès que l’animal se sent vraiment trop refoulé, il cesse d’écrire pour la pub et commence à écrire pour l’édition. Ce qui est complètement différent.

 

Certes, il est de bon ton d’avoir dans son tiroir deux ou trois nouvelles, ou un début de roman, mais ça n’a rien à voir. C’est juste pour en parler, d’un ton désabusé, pour annoncer qu’un jour on plaquera tout ça pour écrire sérieusement. Plus on en cause, moins on s’y prépare, je l’ai déjà remarqué.  Ceux qui se croient vraiment porteurs d’un destin littéraire gèrent ça discrètement, comme on prépare une évasion.

 

Pourquoi cette discrétion ? Parce que la publicité, comme l’écriture littéraire sont deux professions qu’on ne peut exercer qu’avec passion, sinon l’on devient fou. Les plus perfides objecteront qu’on devient également fou en les exerçant avec passion, mais c’est une autre histoire.

 

Comment aimer fougueusement, équitablement, deux activités qui s’excluent ? L’écriture publicitaire et l’écriture littéraire sont aux antipodes l’une de l’autre. Dans la première, un vocabulaire de 800 mots est recommandé. Non seulement pour se faire comprendre du public, mais aussi de ses collègues. Il faut s’exprimer vite, en mettant en avant une idée, une seule. On sait qu’on ennuie le public, il faut se dépêcher de lui fourguer l’idée pour laquelle on a été missionné, avant qu’il ne bâille ou zappe. Pour se faire pardonner, on ajoute un gag, un jeu de mot, ou de l’esthétisme.

En littérature, on essaie de s’exprimer le plus longtemps possible sans ennuyer, c’est toute la différence. L’esthétisme ou l’humour ne sont pas ajoutés, ils font – ou pas – partie du langage.

 

Passer de la pub à l’écriture littéraire est une aventure éprouvante. On est tenté de faire des manières, des affèteries, pour faire littéraire, d’ajouter des mots saugrenus pour faire cultivé. On est surtout tenté d’emmerder pour bien montrer qu’on s’est affranchi des contraintes publicitaires.  La plus grande différence, c’’est qu’on écrit pour 10.000 personnes et non plus pour une ou deux dizaines de millions. On peut déplaire. Mais pas aux 10.000, sinon il ne restera rien de votre travail. Tandis qu’un film qui passe à 20 h 30, même s’il déplaît, offre une consolation : il en restera toujours quelque chose chez quelques millions d’individus dociles, prêts à tout avaler.

 

Je n’ai pas pu exercer longtemps les deux métiers : dès que l’écriture littéraire a donné quelques résultats, j’ai laissé tomber la publicité. Les quelques résultats de la première, c’étaient les premiers petits concours, quelques centaines d’euros. La seconde, c’était beaucoup plus. Mais beaucoup plus fastidieux.

 

Et pourtant, la publicité m’a aidé lors de mes premiers pas dans l’écriture. J’y ai rencontré des personnages extrêmes, des héros littéraires, en quelque sorte, à l’ego surdimensionné, à l’hubris grandiose, aux petitesses prodigieuses. Des personnes qui m’ont laissé des souvenirs forts. Des personnes que je continue à fréquenter, mais dans mes livres : je pille leur souvenir pour camper des personnages, dans mes romans comme dans mes nouvelles.

 

Si, après avoir lu ce billet ou le livre de Babette Auvray-Pagnozzi, vous décidez de vous introduire dans le cercle des publicitaires, cherchez à frayer avec les personnages insupportables. Ce sera souvent avec eux que vous vous amuserez le plus.

 

Je me relis : ce billet est complètement décousu. Tant pis, je me recoudrai dans un prochain billet.   

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commentaires

Lystig 30/06/2012 08:59

bonne couture, alors !

et je me demande même ce que certains publicitaires ont dans la tête... et la marque pour accepter cela !!!!!

Georges F. 11/07/2012 18:56



Merci !



didouchka 30/05/2012 11:02

"Ceux qui se croient vraiment porteurs d’un destin littéraire gèrent ça discrètement, comme on prépare une évasion". Je ne sais pas pourquoi mais j'adore cette phrase. C'est une image qui traduit
bien l'état d'esprit de tout ceux qui écrivent secrètement, sans oser en parler autour d'eux, en particulier dans leur milieu professionnel. Bon, sur ce, je retour creuser mon tunnel avec ma petite
cuillère :-)

Georges F. 01/06/2012 12:05



Creusez, creusez, Didouchka. Si nécessaire, faites-moi signe le jour où votre petite cuiller sera usée jusqu'au manche. Je vous en ferai parvenit une autre dans
une fougasse aux lardons.



LVE 30/05/2012 08:46

Je tenais à vous rassurer, pour les fréquenter quotidiennement, ils n'ont pas changé. Pas d'un poil :))

Georges F. 01/06/2012 12:06



Vous me rassurez, LVE, merci !



Joël H 30/05/2012 07:36

Quand il y a trop de coutures, il y a plus de difficultés à rester le petit doigt dessus...
Reste décousu, on aperçoit mieux la peau et la chair.

Georges F. 01/06/2012 12:07



Conseil bien reçu, merci Joël. C'est d'accord, je vais de ce pas re-découdre la re-couture.