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Salons prévus...
Plus de salons prévus jusqu'à nouvel ordre. Ce n'est pas que je les boude, mais je ne dois pas me fatiguer. Parce que, si, si, rester assis, écouter et signer, c'est épuisant.
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Pour des informations pérennes, impitoyablement classées, allez faire un saut sur mon site d'auteur
Il vient d'être entièrement remanié. Tout y est très beau, très chic. Même le chien.
Des blogs que je fréquente souvent ou parfois, mais avec plaisir, sans forcément y laisser de commentaires, des blogs dont le tenancier vient parfois faire un coucou en dessous de mes billets, des blogs qui aiguillent vers le mien, des blogs qui ont donné un coup de pouce à un ou plusieurs de mes livres, tout cela crée des liens.
Si vous pensez que votre absence dans cette liste est un scandale, faites un scandale. Ou, plus simple, faites-moi signe.
Voici une rubrique dans laquelle je présente des livres écrits par des auteurs avec lesquels j'entretiens d'amicales relations. Bien entendu, il ne s'agit pas ici d'emplacement publicitaire. C'est beaucoup plus honorable, c'est du copinage. Les livres présentés dans cette rubrique ne seront pas toujours les mêmes : à défaut de renouveler mes copains, mes amis, mes relations, je vais renouveler leurs parutions.
Le tout dernier de Magali Duru

Le tout dernier d'Emmanuelle Urien


Le Monde publie un article intéressant sur les lettres de refus envoyées par les éditeurs aux candidats à la publication. Je vous recommande vivement la lecture de cet article, même si les éditeurs y semblent un peu plus courtois que dans la vraie et triste vie.
Le jour où je cesserai d'écrire pour la publication, je présenterai sur ce blog, s'il existe encore, ma sélection de lettres de refus. C'est une belle collection. Ce que je préfère, c'est le mal que se donnent les émetteurs pour exprimer trois idées contradictoires :
- Par pitié, ne revenez plus. Allez envahir les autres.
- Nous vous trouvons bien sympathique et même talentueux (on ne sait jamais, le candidat pourrait se faire publier, devenir célèbre, gagner le Goncourt et brandir cette lettre devant les caméras)
- Nous aussi, nous sommes des gens très bien (ce candidat est peut-être un gros lecteur de certains de nos auteurs).
Et vous, avez-vous de belles histoires de non merci, de nobles lettres de refus à proposer ? Ne vous gênez pas, les commentaires sont là pour ça.

"J'ai lu votre "Crapaud dormeur" dont le style ne m'enthousiasme pas etc..."
Il aurait bien fait de commencer par lire le titre. Pour le reste, chacun ses goûts. Seulement, mon tourteau n'a pas apprécié qu'on le confonde avec un batracien somnolent.Il s'est caché au fond d'un tiroir et ne veut plus en sortir. Pourtant, j'avais déjà préparé la mayonnaise.
J'aime beaucoup cette histoire, Joël. Et, accessoirement, j'aime bien aussi ce titre avant crapaudisation.
celle de Joël H m'a bien plu !
Ah, à vous aussi, Lystig ? Nous allons finir par convaincre Joël Hamm de publier cet ouvrage en gardant le titre.
Et je crois me souvenir que Gide (responsable du refus) avait ajouté, dans son commentaire à Gallimard : "Je n'y comprends rien, trop de comtesses, trop de marquis".
Je lis votre blog avec beaucoup d'intérêt depuis des mois, mais je n'ai jamais eu l'occasion de me présenter. Aden, 36 ans, candidat à l'édition et fier de l’être (je pense que je le serai un peu moins après avoir accumulé une soixantaine de lettres de refus, mais, pour le moment, j’en suis à cinq, donc l'espoir est encore permis ^_-)
Si j'écris ce commentaire, c'est pour faire part d’une expérience dont je ne sais trop quoi penser. Je viens de recevoir une lettre de refus de la part d'une prestigieuse maison d'édition parisienne qui n'est pas vraiment connue pour son esprit d'ouverture envers les auteurs « inconnus ». Cependant, j'ai été agréablement surpris de constater qu'ils avaient effectivement lu mon manuscrit, car j'ai trouvé une note de lecture manuscrite fort intéressante.
Dans la première partie, l'auteur de la note me rapproche une certaine candeur, alors que je précise expressément dans la présentation de mon projet qu'il s'agit d'un thriller d'aventures destiné principalement à un public jeune. Le fait d'utiliser un langage simple et accessible est donc un avantage plutôt qu'un inconvénient, vu les impératifs du genre.
En revanche, la conclusion est assez élogieuse : « ...l'auteur nous offre une orgie du romanesque, un opéra qui s'achève dans une apocalypse ( ???) mais chevaleresque. Comment (...) ne pas jubiler devant la fougue d'une histoire qui superpose Renaissance et nazisme, (etc.) » (désolé, je n'ai pas pu déchiffrer l'écriture, par moments).
Et, pour couronner le tout, la note finale : 15/20. Est-ce un 11 ? Non, non, c’est bien un 15. Alors, cher Maître, une question (candide, c'est le cas de le dire), comment dois-je le prendre ? Est-ce là un signe encourageant ? D’autres ont-ils eu ce genre d’expérience ? Merci d’avance !
Très cordialement
Aden
Oui, Aden, c'est un signe très encourageant. J'ai rencontré ce genre de clin d'oeil à mes débuts : le plus dur, c'est de savoir quoi en faire. Mais cette réaction prouve au moins une chose : vous ne perdez pas votre temps en écrivant. Ni en cherchant un éditeur. Bon courage, Aden !
Certes, la majorité des premiers romans sont publiés à perte, mais l’éditeur dont je parlais a parfaitement réalisé le potentiel commercial de ce que je lui proposais. S’il a refusé mon projet, ce n’est pas parce qu’il y a décelé des insuffisances, mais simplement parce qu’il ne tient pas le public pour lequel j’écris en haute estime. Il préfère publier pour une sorte d’élite, et c’est son droit. Après tout, chaque maison a sa ligne éditoriale. Sauf qu’après, il ne faudrait pas se plaindre du déclin du marché du livre et affirmer que les gens ne lisent plus.
Bah, les gens, ils aimeraient bien lire plus, à condition que les éditeurs prennent en compte leurs besoins et leurs centres d’intérêt. Si j’arrive à trouver un tel éditeur, je serais comblé. Sinon, tant pis, je me tournerai vers les options autres que la publication à compte d’éditeur, du moins, pour mon premier roman. Peut-être que mon deuxième aura plus de chance !
Au plaisir de vous lire
Aden
Je vais être franc : même si vous pensez "produit marketing", ne le dites pas trop, car la lecture chez l'éditeur en sera différente. Dites-le sans le dire dans la lettre de présentation, et laissez-le en tirer la conclusion, il en sera tout content.Il se sera lmieux approprié le manuscrit après en avoir trouvé la conclusion.
Je suis prête à publier et bien que j'aie déjà une idée (Beaurepaire éditions), je n'ai pas encore définitivement choisi l'éditeur.
Amicalement, bon samedi.
Ma recommandation : ne payez rien.Cela dit, Borges, Proust et quelques autres ont publié leur premier livre à leurs frais.
Merci pour ce conseil, voilà une sage précaution, en effet ! J'en prends bonne note.
Pour rectifier un éventuel malentendu, le roman dont je parlais n'a certainement pas été écrit dans un esprit « commercial », bien au contraire, il se veut rebelle, anticonformiste, animé d'un esprit libertaire.
Ecrire, c'est partager, n'est-ce pas ? Etant un passionné d'histoire, j'ai rassemblé un certain nombre d'informations très intéressantes au cours des 12 dernières années, et ce que j'ai découvert a totalement bouleversé ma perception de notre histoire, et même de notre société. Ayant voulu partager ce que j'ai appris, j'ai décidé de présenter ces informations sous forme d'un roman d'aventures. Associer histoire, philosophie et suspense est un pari risqué, certes, mais ce risque n'est pas déraisonnable.
Si le mythe arthurien nous parle encore, c'est que ce conte éthique véhicule des valeurs intemporelles. Des valeurs de justice et de vérité que nos contemporains semblent avoir mis au second plan au profit des intérêts politiques et économiques, comme le démontrent clairement les évènements récents. Hélas, Orwell est le Nostradamus des temps modernes. Votre humble serviteur n'a pas de telles prétentions, et se considère plutôt comme un amuseur public souhaitant, néanmoins, susciter la réflexion à travers les « orgies romanesques » qu'il voudrait offrir à ses lecteurs.
Pour en revenir au sujet de départ, qui était la réaction d'un écrivain face aux lettres de refus, mon but était simplement de faire remarquer que les relations entre un auteur et une maison d'édition sont, en règle générale, d'ordre professionnel, et qu'il n'y a donc aucune raison de prendre les refus personnellement. En fin de compte, ce qui importe, ce n'est pas l'avis de l'éditeur, mais celui du lecteur. A ce propos, le soutien des lecteurs de mon blog m'a fait chaud au cœur ; l'émotion est donc là, dans le contact entre l'auteur et son public.
A bientôt
Aden
Merci, M. Flipo, pour votre blog si instructif et si sympathique que je lis depuis plus d'un an à présent !