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(Excellente) Présentation

  • : Blog de Georges Flipo, auteur
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  • : Dans ce blog : chroniques sur l'actualité littéraire (la mienne et celle des autres), sur l'écriture, sur l'édition, sur les auteurs, et tout ce qui se réclame de lalittérature.
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Voici une rubrique dans laquelle je présente des livres écrits par des auteurs avec lesquels j'entretiens d'amicales relations. Bien entendu, il ne s'agit pas ici d'emplacement publicitaire. C'est beaucoup plus honorable, c'est du copinage. Les livres présentés dans cette rubrique ne seront pas toujours les mêmes : à défaut de renouveler mes copains, mes amis, mes relations, je vais renouveler leurs parutions.

 

Cherche-jeunes-filles-200-x315.jpg

  Le tout dernier de Françoise Guérin

virages-dangereux-copie-1.jpg

La-vieille-dame-du-riad.jpg


Frederique-Martin-Belfond-Le-Vase-ou-meurt-cette-verveine-3.jpg
Tu-ne-mourras-plus-demain.jpg

 

Les pays

Moulins A paroles


L-eau-des-reves.jpg

Lotus Seven

Un homme perdu-copie-1


Langue-de-pub-copie-1.jpg

Livre-Magali-Duru.jpgLe tout dernier de Magali Duru

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      Le tout dernier d'Emmanuelle Urien

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Quatre carnages..

 

 

 

  Teignes

 

 

 

 

Un escarpin de soie bleue

 

 

Est-ce ainsi

3 février 2010 3 03 /02 /février /2010 08:57

semi-marathon.jpg



Pour passer le dernier jour avant le lâcher de La Commissaire dans la nature, je vais parler d’un sujet qui n’a rien à voir : les concours de nouvelles.

 

On m’a donné un bon prétexte : le café littéraire Calipso  (café web qui est aussi sociologique et philosophique, mais je préfère quand il est littéraire) me signale qu’il lance, comme chaque année, son concours de nouvelles.

 

 Pour 2010, le thème sera « Entre chien et loup ». Il est vrai que j’ai de plus en plus l’impression de quitter la civilisation du chien pour revenir à celle du loup, mais je ne veux pas faire de sociologie ni de philosophie.

 

Pour ceux que la plume démange, je leur suggère de participer à ce concours : je ne l’ai jamais fait mais son organisateur, Patrick L’Ecolier est un homme respectable et son concours a bonne réputation.  Il offre toutes les garanties de sérieux et une publication à la clé. Faites ce concours, puis faites-en d’autres si ça marche ou si ça vous amuse ; c’est comme ça que j’ai commencé à écrire.

 

Pourquoi participer aux concours de nouvelles ?

 

Si vous pensez qu’un bon palmarès en concours vaut un passeport avec visa pour entrer chez les éditeurs, laissez à la porte toute espérance,  [en italien dantesque c’est plus chic : lasciate ogni speranza, voi ch'entrate ] y compris celle d’ entrare.
Les éditeurs ne se fichent même pas des concours de nouvelles, ils les ignorent, tout simplement.

 

Et pourtant, nous sommes de nombreux auteurs à venir de la filière « Concours de nouvelles » (il y a notamment  Gavalda. Bon, me direz-vous, Gavalda... mais à l’époque des concours, elle écrivait de très bonnes choses.)

 

Comment l’expliquer ?

 

>> Parce que les concours sont une incitation permanente à écrire.  Le plus souvent leur thème est imposé, mais  ce n’est pas un frein, au contraire. Incitation parce qu’on se met la pression en raison des délais. Incitation parce qu’on a envie de gagner, et pas seulement pour la gloire. Les bons concours sont agréablement dotés : mille euros par ci, mille autres par là, certains peuvent aller jusqu’à trois ou quatre mille. On gagne beaucoup plus avec douze bonnes nouvelles dans les concours pour amateurs qu’avec un recueil gagnant le Goncourt de la nouvelle pour un auteur publié. Ce n’est pas une plaisanterie, je tiens le calcul à la disposition des intéressés.

 

>> Parce que beaucoup de concours permettent d’avoir des commentaires sur texte. Des commentaires intelligents quand ce sont des jurés intelligents, de stupides commentaires dans le cas contraire. On est en tout cas lu et relu, ce qui n’est pas si fréquent quand on est auteur amateur. Et parfois même lu par des centaines d’autres amateurs quand on gagne un concours se terminant par l’édition d’un mini-recueil envoyé aux participants. Une remarque sur les commentaires des jurés : attention, ce sont rarement des lecteurs professionnels. J’ai gardé la fiche d’un juré qui, commentant une de mes nouvelles écrites à la première personne, (L’Acide lactique, qui fut ensuite publié dans « La Diablada ») m’écrivait gravement : « C’est bien, vous y êtes presque, mais vous abusez du « je ». Cherchez des synonymes. »

 

>> Parce que les concours permettent de nouer de belles amitiés. Belles et utiles, même si ces deux adjectifs sont affreux à juxtaposer. A l’époque où, amateur puis semi-pro, je faisais les concours, je croisais régulièrement sur les podiums Françoise Guérin et Emmanuelle Urien, deux serial winners. Nous avons noué de solides liens, nous avons échangé nos textes, nos demandes de réaction, et c’est peut-être là que j’ai le plus progressé – elles, je ne sais pas, mais aujourd’hui, la première publie au Masque, et la seconde chez Gallimard.

 

Mais le plus bel avantage des concours, c’est de pouvoir tester anonymement sa vocation d’écrivain : vous pouvez écrire quelques nouvelles, les proposer en toute discrétion à quelques concours. Si vous vous plantez partout, personne ne le saura. Seuls sont révélés les noms des finalistes ou des gagnants. C’est le silence ou les trompettes de gloire.

 

Cela dit, les concours peuvent constituer un leurre :

 

- leurre si on disperse en trop de concours. Certains poussent à la médiocrité. Il suffit parfois de lire le règlement pour le comprendre : quand de graves organisateurs expliquent en un langage pompeux ce que doit être une bonne nouvelle, mieux vaut s’enfuir. On sent parfois le comité de vieilles dames qui se prennent pour un salon littéraire dès qu’elles prennent le thé ensemble. J’ai vu maints concours couronner des textes affligeants, bourrés de clichés : lisez, chaque fois que possible, les textes des vainqueurs précédents. Vous repérerez vite les concours déshonorants.

 

- leurre si on se grise de ses succès : ne rêvons pas,  le niveau de qualité demandé pour les concours (et j’entends pour GAGNER les concours) est très inférieur à celui demandé par les éditeurs. Certains de mes textes plusieurs fois couronnés en concours sont revenus couverts de rouges corrections quand ils sont passés entre les mains de la correctrice d’Anne Carrière, qui connaissait son métier (Coucou, Sophie !).

 

- leurre aussi si l’on se désole trop vite de ses échecs : même dans de bons concours, les jurys recherchent souvent le classicisme. Classicisme de l’écriture, classicisme des idées. Certaines de mes nouvelles, peut-être les meilleures, ont été rejetées dans tous les concours où elles étaient présentées. Je pense notamment au « Parfum des profondeurs » ou « Et l’ange passa » (in La Diablada ) et à l’Etage de Dieu (nouvelle éponyme du recueil). Quant à la nouvelle La diablada proprement dite, la première fois que je l’ai testée dans un petit concours, elle a fini 36ème  sur 42.  On peut s’en sentir très déboussolé.

 

Conclusion : si vous avez trop longtemps contrarié votre vocation d’écrivain, tentez le plus discret des coming-out, participez aux bons concours. Accueillez d’un coeur équanime les bons et les mauvais résultats. Ne commencez à y croire qu’après une répétition de succès ou de bides absolus.

 


Les meilleurs sites pour dénicher les meilleurs concours de nouvelles sont : Bonnes Nouvelles, Tir Na N’Og et Maux d’auteurs.  Cliquez pour aller voir. Chacun des trois a ses points forts. Il y a d'autres sites, mais à quoi bon vous disperser ? Ces trois-là vous proposent les meilleurs, avec parfois les commentaires des participants.

Je relis ce billet : je n’ai jamais rien écrit de si sérieux. Peut-être parce que l’époque des concours de nouvelles reste un merveilleux souvenir de ma carrière d’auteur. C’était une période d’innocence et d’euphorie.

 

 Deuxième re-lecture : oui,  trop sérieux, tout cela. Tant pis, vous ajouterez les clins d’oeil et les rires là où vous voudrez.

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Published by Georges F.
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commentaires

Anne Chabanelle 30/06/2010 06:45


Juste un apport pour encourager à participer aux concours de nouvelles: c'est un bon moyen pour apprendre à écrire. Parce que lorsqu'on se retourne sur ses premières productions, on mesure le
chemin qui a été parcouru.
Éviter, de regarder le chemin qui reste à parcourir, pour ne pas se décourager....


Beñat Lanéguine 27/04/2010 15:06


Très intéressants commentaires ! Que de bons conseils ! Je me souviens parfaitement d'un texte en 1000 caractères sur un chat que j'avais adoré (le texte pas la chat croqueur de souris). Je
comprends mieux maintenant...


fabeli 08/02/2010 21:31


J'oubliais de vous dire que j'ai eu plaisir à lire votre nouvelle gagnante publiée dans le recueil des Noires de Pau.


Georges F. 09/02/2010 17:47


Celle dans l'asile d'aliénés ? C'est une de mes rares incursions dans le fantastique. Pour être sincère, je l'avais oubliée, celle-là.


fabeli 08/02/2010 21:21


Merci Georges pour ce billet à la gloire des concours de nouvelles. J'étais justement en train de baisser les bras devant la rigueur du calendrier de concours que je me suis fixé. Votre
enthousiasme m'oblige à relever la tête et à reprendre espoir.
Oui, je peux...continuer à écrire pour des concours, oui, je vais faire preuve d'assiduité et ne pas me laisser décourager par quelques malheureux échecs. Je vais plutôt penser bien fort à ma
victoire aux Noires de Pau (eh! oui)et à mon ami Georges (vous permettez que je vous appelle mon ami?)qui sait si bien stimuler ses troupes!!!


Georges F. 09/02/2010 17:46


Relevez la tête, et regardez au loin, Fabeli. Voyez-vous la petite silhouette qui s'éloigne et marche droit vers le soleil couchant ? C'est vous ! Ah, qu'elle est jolie, cette scène, je la
replace dans mon prochain roman. Il faudra d'abord que je case un coucher de soileil...


Françoise 07/02/2010 16:11


Oui, je confirme, flipolecteurs de tous poils, n'envoyez pas vos manuscrits à lire au sieur Flipo, il ne pourrait vous donner que de désastreux conseils, désastreux pour l'ego, j'entends. Du temps
des concours (Je vous parle d'un temps...), Georges et moi échangions parfois des textes, généralement juste après les avoir envoyés au comité de lecture de la bibliothèque de Ste-Bigounette-le bas
qui organisait de formidables concours à l'issue desquels on pouvait gagner son poids en fraises Tagada et la bise de l'adjoint à la culture. Georges lisait mes nouvelles avec une rigueur toute
flipoesque et me les renvoyait parsemées de commentaires qui me faisaient pleurer de rire. Il était mon ami et je le haïssais de pointer ainsi tous mes défauts, mes petites manies d'auteur, tout ce
que je croyais relever de mon style et qui n'était qu'effet de narcissisme. Il avait raison, le bougre. On peut toujours progresser, c'est à ça que m'ont servi les concours de nouvelles.
Pour ce qui est du concours de Calipso, affichez-le dans vos priorités. Il fait partie des grands.


Georges F. 08/02/2010 09:36


Ne croyez pas Françoise Guérin quand elle dit que je suis gentil, ne la croyez pas non plus quand elle dit que je suis méchant. Vous pouvez cependant la croire quand elle dit que nous
étions amis et que nous le sommes toujours. Certes, elle est entrée avant moi dans le monde du roman policier (A la vue, à la mort, Le Masque, Prix du premier roman policier,
Cognac), mais c'est parce que je lui avais cédé le passage. Ma galanterie me perdra.