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Voici une rubrique dans laquelle je présente des livres écrits par des auteurs avec lesquels j'entretiens d'amicales relations. Bien entendu, il ne s'agit pas ici d'emplacement publicitaire. C'est beaucoup plus honorable, c'est du copinage. Les livres présentés dans cette rubrique ne seront pas toujours les mêmes : à défaut de renouveler mes copains, mes amis, mes relations, je vais renouveler leurs parutions.


Livre-Magali-Duru.jpgLe tout dernier de Magali Duru

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      Le tout dernier d'Emmanuelle Urien

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Est-ce ainsi

Lundi 7 décembre 2009 1 07 /12 /Déc /2009 18:05

Je suis très ennuyé. Très ennuyé parce que j’ai lu L’Élégance du hérisson.  Et encore plus ennuyé parce que je vais donner mon avis alors que personne ne me le demande. Mais un blog, c’est fait pour ça : hululer dans le désert et recevoir quand même des seaux d’eau jetés par les fenêtres


Et je pressens les réactions que va provoquer ma réaction. Je vais peiner certaines blogueuses que j’aime bien et dont je rejoins souvent les élans de lecture. Je vais éveiller chez d’autres les commentaires inévitables dès qu’un auteur se permet de ne pas applaudir un collègue « Qu’il fasse le centième de ses ventes, et ensuite
il aura le droit de parler », « C’est de la jalousie, c’est le pipi du petit chien au pied de la statue », « C’est pour faire l’intéressant : puisque tout le monde aime, il ne pouvait pas aimer ».


Oui, tout bien réfléchi, le plus sage serait de baver d’admiration avec tout le monde, après tout le monde.


Mais quand on tient un blog, on réfléchit plus tard.


Préalable : je sais que Muriel Barbery est une femme charmante. Je reconnais qu’elle ne m’a jamais causé de tort. J'ai donc attendu que tout le monde ait dit du bien de son livre avant d'oser dire que je n'ai pas aimé ce roman. 
 
Pour commencer, je repose la question qui m’était venue en lisant «Les Onze » de Pierre Michon. Est-ce bien un roman ?

C’est un peu plus un roman que Les Onze : il y a des héros, un début, une fin. Tout ce qu’il y a entre les deux est un peu plus ennuyeux que Les Onze.

 

Le pitch de ce roman est simple : il y a trois héros. Ils sont tous les trois surdoués.

La première, c’est Paloma, une adolescente surdouée. Surdouée de l’intelligence. Et déjà un peu de la culture, de façon plus disséminée. Elle envisage de se suicider, mais c’est juste pour donner un peu de tension au roman, pour éviter que le lecteur ne baille. Elle est sympa de penser au lecteur, Paloma.

La deuxième, c'est Renée, une concierge surdouée de la culture. Elle disserte d’Husserl à vous en rendre très humble (hi, hi, une concierge qui cause d’Husserl, quel pied de nez aux conventions, hein !)

Le troisième arrive plus tard, c’est un Japonais surdoué de la gentillesse. Et de la japonaiserie, et de la délicatesse, et de la richesse. Si, si, on peut être surdoué de la richesse : il suffit de tourner une page et l’argent arrive.


Au début, on met en scène la surdouée de la culture et la surdouée de l’intelligence. Et comme on ne sait quoi leur faire faire, on les fait causer. De philosophie, de trucs profonds et graves qui donnent un sens à la vie. Les fiches se succèdent, c’est le monde de Sophie, en moins allègre. De temps en temps, pour donner du rythme, on fait entrer la copine portugaise de la concierge, une femme bonne comme le pain. Voilà, vous avez là tous les gentils. Les autres sont méchants. Ils sont sots. Et ils sont riches, parce que c’est plus pratique, quand on veut créer des contrastes : la concierge surdouée est obligée de cacher son savoir aux sots qui se croient supérieurs à cause de leur richesse (leçon de philosophie au passage ).


Même comme ça, on finit par tourner en rond entre surdoués gentils. Alors on fait entrer Monsieur Ozu, vaguement parent à un autre Monsieur Ozu, un réalisateur que tout le monde connaît et que la concierge admire. Quoi, comment ? Vous ne connaissez pas l'autre Monsieur Ozu ? Roooh, vous devriez avoir honte de votre ignorance : désormais vous parlerez plus poliment à toutes les concierges, elles sont probablement plus cultivées que vous.

Et on repart pour un tour : Monsieur Ozu est gentil avec les surdouées, ils ont tous trois de brillants échanges, de petits rires coquins entre deux portes (hi, hi, comme ils sont sots, les autres, les méchants et riches).

Et quand on ne sait plus quoi faire, on boucle avec la plus vieille ficelle des romans (comme quoi, c’est quand même un roman) : le coup de la mort. On tue un héros, un gentil, au hasard. Je suis un peu déçu, j’aurais préféré qu’on tue les trois. Cela m’aurait consolé, moi qui, depuis longtemps étais mort d’ennui.

En résumé, ça manque de piquant.

C’est bien écrit, un peu comme du Gavalda : on glisse aisément d’une phrase à l’autre. Si aisément qu’en bas de chaque page on a l’impression de n’avoir rien lu.


C’est le roman le plus snob et le mieux pensant (on ne dit pas « le plus bien pensant ») que j’aie jamais lu depuis la série des Bécassine.

Par Georges F. - Publié dans : Qu'est-ce qu'ils ont de plus que moi ?
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Commentaires

Ouf ! je ne suis plus la seule à penser tout ça. Pendant longtemps j'ai baissé les yeux et me suis forcée à rester muette quand devant moi on portait aux nues ce roman (d'un ennui abyssal).Enfin je me sens mieux, je pourrai m'exprimer, et avec la caution d'un écrivain, ah mais !
Commentaire n°1 posté par paule le 07/12/2009 à 18h27
Ah, Paule, j'ai toujours rêvé d'être un thaumaturge. Les rois de France guérissaient les écrouelles, Les rois d'Angleterre guérissaient l'épilepsie, et ceux d'Espagne les cas de posession. Les souverains de Hongrie étaient recommandés contre la jaunisse, et ceux de Bourgogne contre la peste.  Les écrivains (les vrais), eux, font relever les têtes et guérissent les muets. Nous sommes formidables !
Réponse de Georges F. le 09/12/2009 à 19h06
Une japoniaiserie en quelque sorte...
Commentaire n°2 posté par Franck le 07/12/2009 à 19h34
Tu l'as dit, mais je ne serais pas si sévère.
Réponse de Georges F. le 09/12/2009 à 19h07
Après cette critique, je ne peux qu'admirer ton sens du devoir ou ton masochisme. Avoir lu ce monument d'ennui jusqu'au bout demande une grande abnégation.Et dire que tu as sacrifié pour ça quelques heures d'écriture ou de bonnes lecture! Mais bon, ton sacrifice en sauvera certaines et certains; merci pour eux...Tu la veux en quelle matière, ta statue?
Commentaire n°3 posté par Joël H le 08/12/2009 à 10h21
Voilà, Joël, faute d'admirer mes tirages ou mes palmes académiques, on admire mon sens du devoir ou mon masochisme. On admire ce que j'ai de mieux...
Réponse de Georges F. le 09/12/2009 à 19h10
Je l'avais aussi trouvé assez snob et à fin facile (et quoiqu'un copain avec lequel j'en avais parlé m'avait livré son sentiment ainsi : "Elle meurt écrasée, comme un hérisson !" ; pas con, ça).

Sinon, dans le genre roman avec un immeuble et concierge, j'ai beaucoup aimé "Paranoïa" de Cizia Zykë.
Commentaire n°4 posté par Eric Lequien Esposti le 09/12/2009 à 17h17
Jolie conclusion, Eric ! Et merci pour votre conseil concernant "Paranoïa" de Cizia Zykë.
Réponse de Georges F. le 09/12/2009 à 19h13
Je veux bien être la secrétaire du CCQOPAH (Club de Ceux Qu'Ont Pas Aimé le Hérisson) ... j'ignorais que je n'en étais pas le seul membre ^^
A fusionner avec le CAF (Club des Adorateurs de Flipo) ?
;-)
Commentaire n°5 posté par Emma le 09/12/2009 à 17h42
Je vous nomme secrétaire générale et trésorière du Club, Emma. Je compte sur vous pour lever les cotisations et me les reverser : enfin la littérature me permettra de vivre.
Réponse de Georges F. le 09/12/2009 à 19h15
Vous avez raison, c'est un roman trop didactique que j'ai détesté : trop racoleur. Son succès est une vériatble énigme pour moi, comme par exemple le Entre les murs de Bégaudeau que je ne conseille à personne, et le film est encore pire... L'avez-vous lu ou vu ?
Commentaire n°6 posté par tidu85 le 09/12/2009 à 17h55
Mon Dieu, les bouches s'ouvrent, l'armée se déploie, quelle belle journée, la guierre est proche." Entre les murs", j'en parle admirablement, dans tous les dîners -  du film comme du livre. J'en dis tant de mal que je vais finir par me sentir obligé d'aller le voir et de le lire.
Réponse de Georges F. le 09/12/2009 à 19h18
d'accord avec toi. Roman simpliste et bourré de clichés.
Tout comme "trois femmes puissantes".
Commentaire n°7 posté par Loïc le 09/12/2009 à 18h41
Faire simpliste et clicheux : le plus triste, c'est que c'est un genre qui plaît. Au grand public comme aux jurés
Réponse de Georges F. le 09/12/2009 à 19h19
clicheux !! ou la fusion de cliché et prétentieux ... j'adore ! ... et je m'en resservirai :-)
Commentaire n°8 posté par Emma le 09/12/2009 à 20h12
J'en suis très honoré. Je vous envoie mon R.I.B. pour le versement des royalties.
Réponse de Georges F. le 10/12/2009 à 10h25
Adorable billet. Je suis juste un peu triste pour Bécassine. La godiche ne méritait pas pareille comparaison, elle n'a jamais fait de mal à une mouche à merde. C'est une vraie gentille pas cultivée du tout.
Commentaire n°9 posté par Nicolas Ancion le 09/12/2009 à 21h58
Je ne conteste pas la gentillesse de Bécassine. Mais, pour des raisons qu'il serait long d'expliquer, j'ai récemment lu beaucoup de Bécassine. Avec un réel plaisir. Et, je n'en démords pas, Bécassine est aussi snob que sa patronne, la Baronne de Grand'Air. A deux, elles sont pires que tout Proust.
Réponse de Georges F. le 10/12/2009 à 10h28
Que vous êtes méchant avec cette pauvre Bécassine. Elle me revient souvent, avec ses lettres aux animaux et sa cargaison de petits pois. Alors que l'autre prétentieuse molle du genou, là, nous l'aurons bien vite oubliée. NE JAMAIS LIRE DE LIVRES DONT TOUT LE MONDE PARLE. C'est à désespérer des lecteurs de base. Et la Fnac enfonce le clou en tapissant ses magasins de ce genre de guimauve.
Je vous offre, oubliant l'injure faite à Bécassine, un bon point, cher écrivain. Dont vous n'avez que faire, tant pis.
Commentaire n°10 posté par la Mère Castor le 10/12/2009 à 20h18
Non, non, Mère Castor, je n'en ai pas que faire, car j'aime bien votre blog (j'encourage les autres visiteurs à aller y baguenauder) : je ne suis pas d'accord avec votre désaccord. J'ai une grande tendresse pour Bécassine, et cela depuis longtemps. Mais elle est snob. Naïvement snob, par imitation de sa patronne, donc adorablement snob. Mais snob dans sa façon de classer les bopns et les méchants. Quant à la bien-pensance de ses aventures, vous ne me la contesterez pas : toutes les idées socialement correctes de son époque sont là, comme aujourd'hui dans un télé-film de TF 1 ou dans un débat sur Canal +.
En revanche, je vous rejoins sur votre méfiance envers "les livres dont tout le monde parle". Je n'ai presque jamais acheté un prix littéraire dans l'année de son couronnement. Ah si, une exception : j'ai acheté "A la vue, à la mort" dès qu'il a obtenu le Prix du premier roman policier du Festival de Cognac, et je ne l'ai pas regretté. Près de 40.000 lecteurs ont suivi le mouvement (c'est dire mon influence). Les esprits chagrins objecteront que l'auteur, Françoise Guérin, est une amie. Je ne vois pas ce que ça enlève à son talent, je les laisse chgriner.
Réponse de Georges F. le 12/12/2009 à 13h49
Oh non, Georges, je ne le pense pas, c'était juste une façon de résumer ton billet, mais de manière trop sévère, visiblement. En fait, je n'ai personnellement pas d'avis sur ce livre pour la simple raison que je ne l'ai pas lu, et je suis trop honnête (ça me perdra) pour le critiquer.
Ce que je peux dire, c'est que j'aime beaucoup les photos du mari de la dame:
http://www.flickr.com/photos/barbery/collections/72157603864859907/
Commentaire n°11 posté par Franck le 11/12/2009 à 13h16
Je suis d'accord avec toi, Franck, les photos du mari de Muriel Barbery sont d'une froide et sublime beauté. Une japonaise beauté.
Réponse de Geortges F. le 12/12/2009 à 13h51
J'ai l'impression que cela fait un moment que des voix se sont élevées pour dire que ce roman n'était pas à la hauteur de tous les éloges qui en sont faits. je me souviens d'une chronique de Judith Bernard il y a 2 ans sur feu Big Balng blog qui se posait la même question, et qu'on renvoyait justement vers les blogs de lecture, dont Biblioblog qui a parlé de ce roman. C'est d'ailleurs pour dire que c'est ainsi que je suis arrivé sur les blogs de lecture.

Tout cela pour dire que vous êtes loin d'être seul, et ce depuis longtemps (ce qui n'enlève à la qualité de votre billet !)
Commentaire n°12 posté par Yohan le 11/12/2009 à 14h50
Merci, Yohan, pour ce commentaire peu rassurant : comment, je ne suis plus seul ? Oh, cela m'inquiète...
Réponse de Georges F. le 12/12/2009 à 13h59
Bonjour, j'interviens pour la première fois sur ce site, que je lis avec assiduité depuis quelques temps. Personnellement, je ne me joindrai pas à ce concert de critiques sur ce pauvre hérisson (en même temps, c'est normal, je fais partie du grand public). J'y ai trouvé 2 défauts qui sont rappelés ici : une situation de départ un peu artificielle (la concierge hyper cultivée mais qui tient à le cacher pour des raisons pas vraiment évidentes), et une fin trop facile. Je trouve d'ailleurs que par cette fin l'auteure détruit tout le propos du livre : ce petit pot à tabac de 50 ans a droit à l'amour, puisqu'elle a une telle beauté intérieure... Ben non, en fait, ça ferait vraiment trop ridicule, donc on la tue. Pauvre concierge! on lui fait croire au bonheur pendant la moitié du livre, et on l'assassine froidement au moment où ça va se faire. Enfin, malgré cela je ne me suis pas ennuyé (j'ai même trouvé le livre plutôt drôle), et pourtant je ne suis pas le roi de la philosophie... Ma maman, elle, n'a pas passé la page 80, elle devrait venir témoigner ici!
Sincères salutations à Georges Flipo, dont je poursuis la lecture de l'intégrale reliée en peau de hérisson.
Commentaire n°13 posté par Birdman le 12/12/2009 à 11h23
Bonjour Birdman. Je comprends très bien vos réticences, y compris votre réticence à rejoindre le choeur des réticents. Et je connais des gens très bien, intelligents, foins, cultivés, qui ont aimécette Elégance du hérisson". Je n'ai donné qu'un point de vue.
Réponse de Georges F. le 12/12/2009 à 14h11
Sans doute Bécassine est-elle snob, je ne le conteste pas, chez elle le chef de gare s'appelle Lerouge, lutte des classes oblige, tout un programme !
Je voulais seulement dire que du fond de ma (très)lointaine enfance elle m'a offert de jolis souvenirs. Du hérisson (pauvre bête) il ne restera rien.
Commentaire n°14 posté par La Mère Castor le 12/12/2009 à 14h05
Oh, ce n'est plus drôle, nous devenons d'accord !
Réponse de Georges F. le 13/12/2009 à 17h27
Votre billet m'amuse beaucoup, pourtant j'ai apprécié ce livre.
Les raisons pour lesquelles Renée masque son érudition au nez des bobos ne me paraît pas si incompréhensible. On peut y voir une certaine forme d'humour de sa part : elle leur donne à voir ce qu'ils ont envie de voir, et se paie bien leur tête dans leur dos. Mais je crois que la raison principale, c'est ce sentiment, très ancré chez elle, d'être une impostrice. Parce qu'elle vient d'un milieu très modeste et surtout très fruste, parce qu'elle n'a pas eu l'opportunité de faire de longues études, elle ressent un énorme complexe vis-à-vis de la connaissance. Elle est cultivée, mais ne s'autorise pas à en faire état. D'autre part, il est fréquent que les personnes surdouées cherchent à paraître moins intelligentes qu'elles ne le sont en réalité. C'est le cas de Paloma, par exemple.
Mais je suppose que vous aviez bien compris tout cela et que c'était de la mauvaise foi pour amuser la galerie...
Commentaire n°15 posté par Schlabaya le 15/12/2009 à 09h58
De la mauvaise foi, moi ? Vous osez me lancer ça, vous Schlabaya, ma meilleure lectrice, en tout cas une de mes mille meilleures, me dire ça à moi, qui ne suis que sincérité déballée, qu'ingénuité cruentée ! Et dire que je suis allé lire les commentaires pour m'égayer durant mon travail auroral !
Réponse de Georges F. le 17/12/2009 à 06h57
Cruentée ? Est-ce un néologisme ?
Dire que je fais partie de vos mille meilleures lectrices me convainc plus encore, s'il en était besoin, de votre mauvaise foi. Je fais assurément partie des pires.
Commentaire n°16 posté par Schlabaya le 17/12/2009 à 12h06
Je suis outré, ô Schlabaya ! C'est de l'excellent français, couramment * usité, notamment en médecine : ça vient de cruor, le sang. Une plaie cruentée, c'est une plaie à vif, non cicatrisée. Par extension, cruenté, c'est un souvenir, une émotion, qui fait encore mal.
* Couramment, j'exagère. Disons couramment chez moi.
Réponse de Georges F. le 17/12/2009 à 20h36
Je n'ai pas dépassé les 40 premières pages de ce roman que la plupart des gens de mon entourage portait aux nues. .
Snob, c'est le mot...
Je ne n'appesantirai pas davantage sur ce roman, on ne peut pas plaire à tout le monde...

Mais voilà que l'envie de découvrir Georges Flipo me prend !
Commentaire n°17 posté par Bérangère le 17/12/2009 à 14h59
Bérangère, pour votre première apparition sur ce blog, vous faites un heureux : le tenancier.
Grâce à vous, j'ai découvert la façon de conquérir le monde - celui des lectrices en tout cas. Je vais écrire des billets vilipendant les auteurs à plus d'un milliond'exemplaires vendus. Si cela suffit à donner envie de me découvrir, mon avenir est assuré. Une lectrice sur cent, cela me convient. Vous en tout cas. Prochains billets : Marc Lévy, Amélie Nothomb, Dan Brown, Guillaume Musso.
Quoi ? Comment ? Pour en dire du mal, il faudra que je les lise ? Aïe, je n'y avais pas pensé. Je vais réfléchir...
Réponse de Georges F. le 17/12/2009 à 20h42
Dites aussi du mal de Christine Angot, de Beigbeder et de BHL, ça me fera bien plaisir (sauf si vous les aimez, s'entend). Bien sûr, je pourrais m'en charger moi-même, mais je n'ai pas la plume aussi acérée...
Merci de m'avoir appris un nouveau mot, peut-être que grâce à vous, je ferai une faute en moins lors d'une prochaine dictée.
Commentaire n°18 posté par Schlabaya le 17/12/2009 à 20h54
Je veux bien, mais ne se font-ils pas suffisamment de mal dans leurs livres ?
Réponse de Georges F. le 19/12/2009 à 07h59
superficiel et prétentieux ? Sans doute.
J'ai pourtant pris un grand plaisir à sa lecture. ça me gênait un peu quand il était encensé et que, suivant le troupeau, j'ai acquis le dernier DVD disponible d'Ozu. ça me dérange beaucoup plus ici.
Commentaire n°19 posté par Slwcat le 18/12/2009 à 15h14
Je suis enchanté qu'il n'y ait pas d'unanimité. Ni sur ce blog ni sur la blogochose.
Réponse de Georges F. le 19/12/2009 à 08h05
Aujourd'hui, je lis le rapport d'un grand historien disparu sur le dimanche de Bouvines. C'est moins risqué.
Commentaire n°20 posté par Slwcat le 18/12/2009 à 15h17
Moi, je lis ce que je suis en train d'écrire (mon roman), et c'est bien plus risqué. Le premier risque, c'est la tentation de tout effacer. Le second risque, c'est la tentation de tout garder.
Réponse de Georges F. le 19/12/2009 à 08h07
Ouh, un blog où l'on fait du mauvais esprit... J'adore!
Indigeste, la soupe au hérisson, je suis d'accord. Et difficile d'aller contre le courant dominant qui trouve ce livre "géniâââl". La langue française réduite à des tests de niveau et le génie de la littérature à des considérations animalières : au moins, l'époque est cohérente avec elle-même! Cher Georges, je ne sais pas ce qui se passe sur votre blog, mais il me fait écrire n'importe quoi! ;-)
Puis-je vous inviter à aller faire un tour sur un blog ami qui a traité des "culturistes de la littérature"?
http://www.latribunedefoncee.fr
Commentaire n°21 posté par gwenaelle le 13/02/2010 à 22h30
Merci pour votre invitation, Gwenaelle, j'irai certainement faire un tour chez vos cuilturistes
Réponse de Georges F. le 14/02/2010 à 15h33
 
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