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  • : Blog de Georges Flipo, auteur
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  • : Dans ce blog : chroniques sur l'actualité littéraire (la mienne et celle des autres), sur l'écriture, sur l'édition, sur les auteurs, et tout ce qui se réclame de lalittérature.
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Voici une rubrique dans laquelle je présente des livres écrits par des auteurs avec lesquels j'entretiens d'amicales relations. Bien entendu, il ne s'agit pas ici d'emplacement publicitaire. C'est beaucoup plus honorable, c'est du copinage. Les livres présentés dans cette rubrique ne seront pas toujours les mêmes : à défaut de renouveler mes copains, mes amis, mes relations, je vais renouveler leurs parutions.

 

Cherche-jeunes-filles-200-x315.jpg

  Le tout dernier de Françoise Guérin

virages-dangereux-copie-1.jpg

La-vieille-dame-du-riad.jpg


Frederique-Martin-Belfond-Le-Vase-ou-meurt-cette-verveine-3.jpg
Tu-ne-mourras-plus-demain.jpg

 

Les pays

Moulins A paroles


L-eau-des-reves.jpg

Lotus Seven

Un homme perdu-copie-1


Langue-de-pub-copie-1.jpg

Livre-Magali-Duru.jpgLe tout dernier de Magali Duru

tous-nos-petits-morceaux.jpg

      Le tout dernier d'Emmanuelle Urien

Fouad.jpg

Dominique-Guerin.jpg

 

Quatre carnages..

 

 

 

  Teignes

 

 

 

 

Un escarpin de soie bleue

 

 

Est-ce ainsi

15 février 2011 2 15 /02 /février /2011 11:46

 

Malsaines habitudes...

J’ai toujours éprouvé une certaine fascination pour la laideur. Il y a longtemps, presque dans une vie antérieure, je fréquentais volontiers les salles des ventes pour y acquérir les toiles d’amateurs  les plus laides qui soient. Cela ne coûtait rien, deux ou trois euros, et je me faisais un plaisir de les offrir à mes amis lorsque j’allais dîner chez eux.

Leur mine embarrassée lorsqu’ils déballaient le cadeau m’enchantait. Mais mon plus grand bonheur m’attendait quelques mois plus tard, lorsque je revenais pour un autre dîner : je n’offrais bien sûr pas de nouveau chef-d’oeuvre. La vue de mon cadeau précédent, extirpé du placard à la cave et courtoisement accroché au-dessus de la cheminée pour l’occasion, suffisait à mes ravissements artistiques.

Ce goût pour la laideur n’étais pas seulement altruiste : chez moi, je collectionnais les statuettes de chiens en plâtre – ceux peints en argenté ou en doré de préférence. Une statue de berger allemand toute seule, ce n’est pas très beau, j’en conviens. Mais quand il y en a plusieurs, il se dégage de l’ensemble une trouble harmonie, une esthétique, n’ayons pas peur du mot.

J’ai renoncé à ces malsaines habitudes le jour où j’ai épousé une artiste-peintre. Il lui arrive de faire figurer sur ses toiles des personnages laids, grotesques ou grimaçants pour lesquels j’ai une tendresse particulière. Ce ne sont pas ceux qui se vendent le mieux, j’ai donc la chance de les croiser longtemps sur mes murs.

 

Cranach

Je repensais à cela en réservant hier mes billets pour l’exposition Cranach. Certains lui trouvent une cranachperverse sensualité, moi pas. Je vois d’abord dans ses tableaux le triomphe d’une certaine laideur : même quand les corps et les visages sont beaux, on sent chez eux une laideur intérieure, une hideur de l’âme qui plane sur le tableau et semble effleurer le visiteur. Il y a aussi de la laideur chez certains personnages de Velazquez, de Goya, mais elle est naturelle, attendrissante, elle a une certaine pureté. Dans la laideur de Jérôme Bosch, elle touche à la spiritualité. Celle des toiles de Cranach est plus dérangeante. Elle est si insidieuse qu’elle semble morbide, et plus exactement mortuaire. Tous les personnages de Cranach sont pour moi de futurs cadavres. La camarde est dans leur ombre, elle corrompt déjà les chairs. On pourrait presque en sentir l’odeur. La peinture de Cranach est un culte de la mort. Après l’avoir visitée, j’écouterai le Requiem allemand, de Brahms.

 

Peut-on avoir semblable démarche en littérature ? J’éprouve une grande admiration pour l’habileté avec laquelle Baudelaire nous fait partager sa fascination pour la laideur. Relisez donc «  Une charogne ». Verlaine et parfois Rimbaud, notamment dans sa « Vénus anadyomène », sont dans la même mouvance. Les personnages laids de Victor Hugo sont différents : comme chez Velazquez, L’Homme qui rit ou Quasimodo incarnent une certaine pureté.

 

 

Et moi, et moi...

Tout cela pour dire que le laid peut être beau, c’est possible. Quand c’est moi qui écris, la chose devient plus malaisée. J’aime décrire la laideur vue par mes héros. J’aime que leur regard se pose, avec dégoût ou causticité, sur la hideur de certaines rencontres. Mais, curieusement, beaucoup de lecteurs (y compris d’excellents lecteurs, à l’oeil affûté) me le reprochent aussitôt : ils considèrent que ce regard est trop vrai, trop méchant, ce doit être le mien, forcément. « On sent bien que vous n’aimez pas les gens, que vous les méprisez », me dira-t-on quand, dans mon prochain roman, la commissaire contemple avec répulsion le troupeau des vacanciers aux chairs flasques, qui s’alanguit autour de la piscine, ou quand elle participe aux consternantes soirées du club de vacances où elle enquête.

 

 

Que dois-je faire ?

Publier une note en bas de chaque page fleurant la misanthropie pour rassurer les lecteurs inquiets, pour me désolidariser de Viviane Lancier ? Emma Bovary, c’est moi mais là ce n’est pas moi...

Traverser ces situations sans les décrire ? Je n’écris pas de thrillers façon U.S., j’aime décrire les cadres et le regard du héros sur ces cadres, c’est là que je dépose ma maigre participation à la littérature.

Décrire les mêmes scènes avec un bel enthousiasme humaniste, un regard débordant d’amour universel et de fraternité multipolaire ? Je n’ai pas assez d’imagination pour cela.

 

Voilà les pensées qui m’envahissent depuis que j’ai réservé, hier, mes billets pour Cranach. Tout bien réfléchi, j’aurais mieux fait d’aller voir Tony Cragg

 

Pour illustrer ce billet, j’ai choisi deux tableaux de Mercedes Gómez-Flipo. Certains crieront au copinage, mais les Velazquez et les Goya n’étaient pas libres de droits. Et je n'en ai pas sur mes murs.

 

Les-comediens--gravure--cadre-noir.jpgLe-maitre-de-ballet--cadre-noir.jpg

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commentaires

Tatieva 17/02/2011 18:14


Je vous avoue que j'ai décroché trés vite aussi... tout en restant rivée au poste ! Ce n'est pas ce que l'on appelle du masochisme ?
;-)))


Georges F. 18/02/2011 09:44



De l'endurance.



liliba 17/02/2011 12:14


La laideur est souvent plus intéressante que la beauté... sur les autres ;-))


Georges F. 17/02/2011 16:47



Oui, Liliba, les autres sont des privilégiés, quand on y réfléchit.



Tatieva 16/02/2011 14:03


Un artiste qui fait débat, Picasso.
A déguster ou pas ce soir sur la 2...
Bonne après-midi !


Georges F. 17/02/2011 16:46



J'ai éteint la TV au bout de 15 minutes : ce film m'était détestable. Picasso méritait mieux.



Tatieva 16/02/2011 14:02


Beau, laid, tout est affaire d'émotions. Je peux être troublée par l'un comme par l'autre et selon les moments de ma vie, ce que j'ai pu trouver beau, je le trouve laid et inversement. En art comme
en écriture, j'aime être un peu bousculée. Mais pas trop... ;-)
Merci de partager ces petits instants curieux de votre vie, Georges et la peinture de votre douce.


Georges F. 17/02/2011 16:45



Je vous suis très bien, Tatieva.



Yvonne Oter 15/02/2011 22:13


Je dois avouer que j'éprouve une certaine attirance (malsaine?) pour ce qui n'est pas beau. Je ne dis pas laid, car selon quels critères peut-on qualifier quelque chose ou quelqu'un de laid? Non,
pas beau me semble plus juste.
Devant la beauté, on reste muet, on admire. Devant le pas-beau, on cherche, on s'interpelle, on réfléchit. Le pas-beau est finalement bien plus vivant que le trop-beau.


Georges F. 17/02/2011 16:43



Merci Yvonne pour cette hommage à la laideur. Une précision quand même, sans doute évidente : ce qui m'intéresse, dans la laideur, c'est la beauté de son
rendu.