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(Excellente) Présentation

  • : Blog de Georges Flipo, auteur
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  • : Dans ce blog : chroniques sur l'actualité littéraire (la mienne et celle des autres), sur l'écriture, sur l'édition, sur les auteurs, et tout ce qui se réclame de lalittérature.
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Des attaches et des liens

Des blogs que je fréquente souvent ou parfois, mais avec plaisir, sans forcément y laisser de commentaires, des blogs dont le tenancier vient parfois faire un coucou en dessous de mes billets, des blogs qui aiguillent vers le mien, des blogs qui ont donné un coup de pouce à un ou plusieurs de mes livres, tout cela crée des liens.

Si vous pensez que votre absence dans cette liste est un scandale, faites un scandale. Ou, plus simple, faites-moi signe.

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Copinage éhonté.

Voici une rubrique dans laquelle je présente des livres écrits par des auteurs avec lesquels j'entretiens d'amicales relations. Bien entendu, il ne s'agit pas ici d'emplacement publicitaire. C'est beaucoup plus honorable, c'est du copinage. Les livres présentés dans cette rubrique ne seront pas toujours les mêmes : à défaut de renouveler mes copains, mes amis, mes relations, je vais renouveler leurs parutions.

 

Cherche-jeunes-filles-200-x315.jpg

  Le tout dernier de Françoise Guérin

virages-dangereux-copie-1.jpg

La-vieille-dame-du-riad.jpg


Frederique-Martin-Belfond-Le-Vase-ou-meurt-cette-verveine-3.jpg
Tu-ne-mourras-plus-demain.jpg

 

Les pays

Moulins A paroles


L-eau-des-reves.jpg

Lotus Seven

Un homme perdu-copie-1


Langue-de-pub-copie-1.jpg

Livre-Magali-Duru.jpgLe tout dernier de Magali Duru

tous-nos-petits-morceaux.jpg

      Le tout dernier d'Emmanuelle Urien

Fouad.jpg

Dominique-Guerin.jpg

 

Quatre carnages..

 

 

 

  Teignes

 

 

 

 

Un escarpin de soie bleue

 

 

Est-ce ainsi

12 octobre 2012 5 12 /10 /octobre /2012 09:57

Interviews orales, en public, ou écrites : ce qu’on cache, ce qu’on dévoile. 

 interview-les-deux.jpg

 

Une nouvelle pratique se répand de plus en plus, et j’applaudis : celle des interviews par écrit. Elles permettent des réponses plus spontanées et plus profondes. Mais si, mais si !

 

Je l’ai encore constaté en accordant une interview à Liliba (clic, plus tard si vous voulez, mais ça vaudra le clic ) – accorder une interview, encore un cliché que je déteste. Le verbe vient tragiquement en tête des cooccurences associées à « interview », que ce soit en épithète « interview accordée » ou en complément d’objet direct « accorder une interview » (Source : mon Antidote de Druide), J’ai toujours considéré qu’une bonne interview se partage, je le dis sans démagogie, vous verrez plus loin.

 

Une interview partagée, c’est quand celui qui a apporté les questions repart serein avec les réponses. Et quand celui qui a apporté les réponses repart, parfois moins serein, avec les questions qui continuent à lui trotter dans la tête.

 

J’ai toujours une gêne, durant les interviews orales, en tête à tête. J'y viens heureux comme un homme politique, avec les réponses déjà prêtes, les réponses qu’il doit caser même si on ne lui pose pas les questions. J’arrive en me disant « Voilà ce que je dirai lorsqu’on me demandera quel était mon projet en écrivant ce livre, voilà ce que je pense de mes personnages, voilà pourquoi l’histoire est une merveille, voilà pourquoi il faut le lire ».

 

Tu parles ! Rien du tout, oui. Je me laisse embarquer par chaque question, en la traitant isolément,  en pensant qu’il sera toujours temps de caser ensuite mes morceaux de bravoure préfabriqués. En attendant, je réponds. Bêtement, car je fais l’intéressant, je veux que chaque réponse soit un peu piquante, peut-être même amusante, quitte à bricoler la vérité. Je veux que l’intervieweur soit heureux, pour qu’il soit gentil avec moi. Réponses superficielles, maladroites, parfois contradictoires. A la fin, quand l’intervieweur commence à regarder sa montre, je tente d’ajouter d’un ton enjoué « Ah, je n’ai peut-être pas bien répondu à vos questions précédentes, ce que je veux ajouter, c’est que mon projet, en écrivant ce livre, c’était… » Mais l’intervieweur n’est pas dupe, il m’interrompt en me rassurant, le temps imparti, bla bla bla, il a ce qu’il voulait. Et je repars comme un nigaud. Encore plus nigaud suis-je, dans les interviews enregistrées pour diffusion ultérieure, quand je découvre que mes meilleures réponses ont été coupées au montage. C'erst évidemment le cas le plus fréquent.

 

Je mets à part les discussions en salle, ou débats, face à un groupe, qui permettent plus de spontanéité. On se dit qu’on peut chauffer la salle, les questions viennent de personnes différentes, ce qui permet de réponses dans des registres différents. Et surtout, on a le temps. Notamment le temps de conclure : « Ah, je n’ai peut-être pas bien répondu à vos questions précédentes, ce que je veux ajouter… ». On me laisse ajouter, mais généralement ça tombe à plat, l'ambiance n'est plus la même. C'est moi qui l'ai cassée, alors c’est moi qui abrège.

 

Mais les vraies interviews, les belles, les indiscrètes, ce sont les interviews par écrit. Je ne sais pourquoi, mais j’y réponds plus profondément aux questions. Et même plus sincèrement. Certes, je connais le fil conducteur de l’ensemble, mais je ne m’inquiète pas du chemin où je vais. Et, bizarrement, je ne me demande pas s’il sera possible de glisser mon projet en écrivant ce livre, mon opinion sur  personnages, mon émerveillement devant mon histoire, mon encouragement à  le lire etc.. Hors sujet, bon, à virer, c’est comme au lycée.

 

 Il m’arrive, en répondant, d’être surpris : surpris  par ma réponse quand j’essaie d’expliquer telle ou telle technique si on m’en parle. Surpris parce que je n’y avais jamais réfléchi. C’est en la détaillant que je la découvre. Surpris plus encore quand je tente de répondre à des questions plus personnelles, plus intimes : la réponse tourne vite à l’introspection. Comme c’est par écrit, je me lâche : ça ne se passe qu’entre mon clavier et moi. Quand tout est fini, je me relis et suis tout étonné : je me connais mieux, je ne m’étais pas vu comme ça. A la re-lecture, je corrige très rarement mes réponses aux interviews écrites. Il ne faut pas y toucher, c'est moi mais ce n'est plus à moi, c'est un peu difficile à expliquer.

 

Deux interviews de ce registre me restent particulièrement en tête : la longue et belle interview menée par Joseph Vebret pour « Le Magazine des Livres ». Et, tout récemment, une interview bellement longue aussi, finement menée pour un blog littéraire. Vous l’aurez deviné, c’est celle dont m’a fait accoucher Liliba (ici, le clic ). Je l’ai relue sur son blog, tout troublé : mais oui, c’est moi, ça. Bravo, Liliba, grand travail de professionnelle.

 

Ah, tenez, avant de partir, puisqu’on en parle, je voudrais préciser quel était mon projet en écrivant ce livre, ce que je pense de mes personnages, pourquoi ces histoires  sont des merveilles, et vous expliquer pourquoi il faut le lire…  Ah, c’est hors sujet ? Bon tant pis, ce sera pour une autre interview.

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commentaires

keisha 12/10/2012 14:55

Honte sur moi : jamais je ne me souviendrai du genre de la bête...

Georges F. 19/10/2012 19:39



Rassurez-vous, Keisha, c'est une bête hermaphrodite.



fg 12/10/2012 14:21

Et pour un intervieweur, c'est un plaisir de parler avec toi.

Ici juste des extraits sérieux d'une discussion entre amis :
http://pastiches.net/autour-du-pastiche/article/interview-georges-flipo

Georges F. 12/10/2012 14:51



C'est vrai que cette interview n'était pas une interview. C'était exactement comme il est dit, "une discussion entre amis" : tout y était, le temps qui ne compte
pas, l'ambiance décontractée, les propos décousus aussi. C'est pour cela que le résultat a été bon. 



keisha 12/10/2012 13:52

Rien à redire, l'interview de liliba est parfait. Questions, réponses, tout est bien. j'ai "relu" le livre de cette façon...

Georges F. 12/10/2012 14:54



Ah, Keisha, vous faites partie du club des interviews masculins, club tout à fait honorable, je crois. Je suis plutôt inscrit chez les interviews féminines, mais
il m'arrive de franchir le gué. En tout cas, un ou une, c'était un bon gril sur lequel Liliba m'a fait tourner.