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(Excellente) Présentation

  • : Blog de Georges Flipo, auteur
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  • : Dans ce blog : chroniques sur l'actualité littéraire (la mienne et celle des autres), sur l'écriture, sur l'édition, sur les auteurs, et tout ce qui se réclame de lalittérature.
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Des blogs que je fréquente souvent ou parfois, mais avec plaisir, sans forcément y laisser de commentaires, des blogs dont le tenancier vient parfois faire un coucou en dessous de mes billets, des blogs qui aiguillent vers le mien, des blogs qui ont donné un coup de pouce à un ou plusieurs de mes livres, tout cela crée des liens.

Si vous pensez que votre absence dans cette liste est un scandale, faites un scandale. Ou, plus simple, faites-moi signe.

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Copinage éhonté.

Voici une rubrique dans laquelle je présente des livres écrits par des auteurs avec lesquels j'entretiens d'amicales relations. Bien entendu, il ne s'agit pas ici d'emplacement publicitaire. C'est beaucoup plus honorable, c'est du copinage. Les livres présentés dans cette rubrique ne seront pas toujours les mêmes : à défaut de renouveler mes copains, mes amis, mes relations, je vais renouveler leurs parutions.

 

Cherche-jeunes-filles-200-x315.jpg

  Le tout dernier de Françoise Guérin

virages-dangereux-copie-1.jpg

La-vieille-dame-du-riad.jpg


Frederique-Martin-Belfond-Le-Vase-ou-meurt-cette-verveine-3.jpg
Tu-ne-mourras-plus-demain.jpg

 

Les pays

Moulins A paroles


L-eau-des-reves.jpg

Lotus Seven

Un homme perdu-copie-1


Langue-de-pub-copie-1.jpg

Livre-Magali-Duru.jpgLe tout dernier de Magali Duru

tous-nos-petits-morceaux.jpg

      Le tout dernier d'Emmanuelle Urien

Fouad.jpg

Dominique-Guerin.jpg

 

Quatre carnages..

 

 

 

  Teignes

 

 

 

 

Un escarpin de soie bleue

 

 

Est-ce ainsi

24 mars 2012 6 24 /03 /mars /2012 17:37

 

 cimetière de PragueCadix


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

J’ai toujours eu une certaine fascination pour les gros livres. Fascination physique plus qu’intellectuelle. Etant enfant, parmi les tout les premiers vrais livres que j’ai lus, figuraient L’Odyssée et Autant en emporte le vent. Je n’y comprenais presque rien, mais je trouvais une certaine volupté à me coucher, de côté, appuyé sur le coude, pour lire ces pavés qui, au fil des pages, finissaient par devenir oreiller. En attendant, ces livres m’offraient un sentiment d’aventure absolue, qui allait m’emporter pendant des heures, des jours. Une impression de tenir toute la littérature en un seul livre. Presque le monde concentré.

 

Si je devais partir un jour sur une île déserte, pour répondre à la question idiote rituelle, je serais très lourdement chargé : les cent livres que j’emporterais seraient presque tous des pavés. Ou tout au moins des œuvres complètes, façon Bouquins. C’est sans doute pourquoi aucune chaloupe n’est prête à me débarquer sur une île déserte. De toute façon, avec ces cent livres, elle ne serait pas déserte.

 

Et pourtant, quand j’écris des romans, je m’enferme chaque fois dans un gabarit invariable : entre 350.000 et 400.000 signes (espaces et blancs inclus). Je n’en suis nullement malheureux, c’est mon espace naturel de narration. Cela se traduit par des livres d’environ 260 pages (là, le chiffre est plus variable car il dépend des calibrages de l’éditeur). En 400.000 signes, j’ai tout dit, et je suis heureux de faire mourir mes personnages ou de les laisser à leurs malheurs.

 

Comment font-ils, les autres, pour nous embarquer dans des traversées de 600 ou 700 pages ? Je me posais la question en lisant ce mois-ci deux romans : Le Cimetière de Prague (Umberto Eco) et Cadix, ou la diagonale du fou (Arturo Pérez-Reverte). 557 pages pour le premier (écrites en petits caractères) et 766 pages pour le second – lui aussi, des petits caractères.

 

Le Cimetière de Prague m’a beaucoup déçu : Umberto Eco prend plaisir à emmêler une pelote de laine en nous invitant à en tirer les fils. Mais on s’ennuie vite de tous ces complots antisémites, anti-francs-maçons, anti-jésuites. Pour raviver notre attention, on nous affirme que tous les faits cités sont authentiques, c’est peut-être vrai, mais ça ne suffit pas. Est-ce moi qui vieillit, ou Umberto Eco ? Je ne retrouve plus, dans tous ses derniers livres, le souffle qui inspirait Le Nom de la rose ou Le Pendule de Foucault. Pire encore, je n’y retrouve plus l’art du conteur.

Cadix, ou la diagonale du fou, c’est mieux, beaucoup mieux, mais c’est pareil. Belle intrigue, formidable cadre (Cadix assiégé par les troupes bonapartistes), personnages bien profilés… mais on finit par se perdre, s’embourber, malgré les jolis rebondissements. En reprenant le livre un soir, il m’a fallu avaler dix pages avant de remarquer que je les avais déjà lues. Je n’ai pas retrouvé l’art de la construction qui faisait la beauté du Tableau du maître flamand.

J’ai pourtant lu ces deux livres jusqu’au bout, ce qui est chez moi tout à fait inhabituel (j’abandonne généralement un livre sur deux, peut-être plus, au bout de cent pages). Pourquoi ? Parce que je voulais voir jusqu’où allaient ces deux grands écrivains dans l’art de la documentation.

 

La qualité de la documentation est le label rouge des vrais auteurs. Je suis toujours consterné par les auteurs qui parachutent leurs personnages dans des décors abstraits, des milieux sans usages, des villes sans lieux. On a l’impression d’écouter une histoire racontée par un enfant : « alors, il y a un méchant qui arrive et il dit au gentil.. ». Pour échapper à cette contrainte, certains auteurs ancrent leurs premiers romans dans leur univers d’origine : la documentation, ils l’ont en tête, elle vient toute seule. C’est ce que j’ai fait en installant mon premier roman dans l’univers des auteurs aspirant à la publication, et mon second dans le milieu de la publicité et du cinéma. D’autres auteurs se lancent dans le roman intimiste où il leur suffit de décrire la couleur de leur canapé, la chevelure de Laurence, ou leur play-list.

Pour les suivants, les deux premières aventures de La commissaire, il m’a fallu partir à la recherche de cette documentation. Documentation livresque dans le premier cas (tout, tout, tout sur Baudelaire), documentation vécue dans le second (huit jours au Club Lookea dans l’île de Rhodes).


Quand elle est bien utilisée, cette documentation ne sert à rien : on ne doit pas la remarquer, elle doit s’insérer naturellement dans le récit. Elle sert surtout à donner plus d’aisance à l’auteur : il sait de quoi il parle, il peut imaginer, visuellement imaginer, ce qu’il décrit.


C’est d’ailleurs ce qui m’a gêné dans les pavés d’Eco et de Pérez-Reverte : ils font trop montre de l’abondance de leur documentation, il y a environ 150 pages de documentation dans le livre de chacun d'eux. Je vois bien que Pérez-Reverte a avalé de nombreux manuels de navigation du début du XIXème siècle, est-ce une raison pour obliger le lecteur à les feuilleter avec lui ? J’ai la chance d’avoir certaines connaissances en navigation, je peux imaginer ce qui arrive quand, dans un combat naval, la trinquette est déchirée et le mat d’artimon abattu, mais je compatis à la perplexité du lecteur terrien qui lit cela. Même en compulsant le dictionnaire, il ne peut rien imaginer. Ces dégoulinades de références techniques (ou historiques, ou géographiques) tourne vite à la cuistraillerie.

N.B. La cuistraillerie, c’est comme la cuistrerie en beaucoup plus chic.

 

APPEL AU SECOURS

 

Et pourtant, pour continuer à écrire mon prochain roman, il va me falloir avaler encore beaucoup de documentation : sur les techniques de peinture (époque contemporaine et au Siècle des Lumières), sur la condition des peintres ambulants, et sur l’ésotérisme le plus fumeux possible. Accessoirement, j’aurais besoin de quelques procès-verbaux de la maréchaussée, dans les années 1770, sur l’arrestation de vagabonds sans feu ni lieu. Des vrais rapports, (pas des pastiches) écrits dans le style des pandores de l’époque.

 

Si l’un de vous est historien, ou étudiant en histoire, ou très débrouillard sur internet, pourrait-il me trouver les textes d’un ou plusieurs de ces procès verbaux ? Il ou elle aurait droit à ma gratitude éternelle, ce qui est peu. J’y ajouterai toutes mes œuvres dédicacées, la dédicace au vrai sens du terme, de ce prochain roman, et toutes sortes de bénédictions urbi et orbi valables jusqu'à la troisième génération. Je lui prêterai aussi mon chat cet été, si le chat est d’accord. Ce sera très chic d’avoir chez vous un chat d’écrivain. Imaginez la jalousie de vos voisins.

 

C’était mon appel au secours. Un vrai. Si vous ne pouvez pas y répondre, merci de faire passer dans les blogs ou forums appropriés. Et puis, tenez, je vous prête tout de suite mon chat pour vous remercier.

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Published by Georges F.
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commentaires

la Mère Castor 12/04/2012 11:27

Je n'ai rien à vous proposer, je voulais seulement dire que je suis d'accord avec vous sur le Eco que j'ai lâché au bout d'une centaine de pages, d'accord aussi pour dire que le Nom de la Rose et
le Pendule de Foucault, c'était autre chose... Ravie de vous retrouver.

Georges F. 26/04/2012 18:51



Oh, Mère Castor, revenez souvent, ne serait-ce que pour rien me proposer.



Frédérique M 05/04/2012 18:01

Bonjour Georges. Tu croyais peut-être que j'avais oublié le tango que tu me dois ?

Georges F. 08/04/2012 20:24



Ah, désolé, le coupon est périmé ! Bon, à la place, je t'offre une belle nouvelle sur le tango dans mon prochain recueil.



pikkendorff 03/04/2012 06:39

Bonsoir Georges,
Mes deux archivistes de la famille me disent que vous trouverez aisément ce type de documentation dans les archives de police de n'importe quelle commune de quelque importance au XVIIIe siècle,
comme à Versailles par exemple ou à Paris, dans les Archives départementales ainsi qu'aux Archives nationales à Paris.

Cordialement,

Georges F. 04/04/2012 08:24



MERCI cher Pikkendorf, pour ce précieux renseignement. Si je comprends bien, il faut aller d'abord aux archives départementales, et, là, demander les archives de
police. Vos archivistes familiaux auraient-ils les coordonnées de ces archives départementales à Versailles ?



Yvonne Oter 02/04/2012 22:35

On ne sait jamais : si vous cherchez un peintre ambulant de 18 mois (il déambule dans toute la maison), mon petit-fils révèle des dons étonnants pour l'art de la fresque murale. Mais il ne se prête
pas, il se loue. Très cher...

Georges F. 04/04/2012 08:26



Nous allons nous entendre, lui et moi. Moi, c'est en écrivant à deux ans sur les murs immaculés de la maison que m'est venue ma vocation littéraire.



pikkendorff 31/03/2012 20:25

Appel à l'aide transféré aux historiens et archivistes de la famille.

Georges F. 04/04/2012 08:26



Merci encore !