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(Excellente) Présentation

  • : Blog de Georges Flipo, auteur
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  • : Dans ce blog : chroniques sur l'actualité littéraire (la mienne et celle des autres), sur l'écriture, sur l'édition, sur les auteurs, et tout ce qui se réclame de lalittérature.
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Des attaches et des liens

Des blogs que je fréquente souvent ou parfois, mais avec plaisir, sans forcément y laisser de commentaires, des blogs dont le tenancier vient parfois faire un coucou en dessous de mes billets, des blogs qui aiguillent vers le mien, des blogs qui ont donné un coup de pouce à un ou plusieurs de mes livres, tout cela crée des liens.

Si vous pensez que votre absence dans cette liste est un scandale, faites un scandale. Ou, plus simple, faites-moi signe.

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Copinage éhonté.

Voici une rubrique dans laquelle je présente des livres écrits par des auteurs avec lesquels j'entretiens d'amicales relations. Bien entendu, il ne s'agit pas ici d'emplacement publicitaire. C'est beaucoup plus honorable, c'est du copinage. Les livres présentés dans cette rubrique ne seront pas toujours les mêmes : à défaut de renouveler mes copains, mes amis, mes relations, je vais renouveler leurs parutions.

 

Cherche-jeunes-filles-200-x315.jpg

  Le tout dernier de Françoise Guérin

virages-dangereux-copie-1.jpg

La-vieille-dame-du-riad.jpg


Frederique-Martin-Belfond-Le-Vase-ou-meurt-cette-verveine-3.jpg
Tu-ne-mourras-plus-demain.jpg

 

Les pays

Moulins A paroles


L-eau-des-reves.jpg

Lotus Seven

Un homme perdu-copie-1


Langue-de-pub-copie-1.jpg

Livre-Magali-Duru.jpgLe tout dernier de Magali Duru

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      Le tout dernier d'Emmanuelle Urien

Fouad.jpg

Dominique-Guerin.jpg

 

Quatre carnages..

 

 

 

  Teignes

 

 

 

 

Un escarpin de soie bleue

 

 

Est-ce ainsi

8 mai 2012 2 08 /05 /mai /2012 10:35


 cercueils-2.jpg

Mon dernier recueil de nouvelles n’est pas encore fini-fini, et j’ai déjà parcouru un bon bout de chemin sur mon prochain livre, qui sera un roman policier, une nouvelle enquête de la douce commissaire Viviane Lancier.

J’ai rarement enchaîné aussi vite l’écriture de deux ouvrages aussi différents, mais quand le tonus est revenu, il faut en profiter. Et je constate plus que jamais une évidence : une nouvelle et un roman policier, ce n’est pas le même genre. Je dirais même que ce n’est pas le même métier.

La nouvelle n’est pas forcément « un jaillissement ». Le point de départ, c’est d’abord une situation.

Reste à définir ce qu’est une situation, sinon ce serait trop facile, hé…

Une situation, c’est un ou plusieurs  personnages placés dans un cadre, qui vont être soumis à une tension.

 

Exemples de situation à tension (qui peuvent être simples)


Une jeune femme, dans un bal, est invitée à danser un tango. Son danseur est un aveugle.

 

Deux personnes âgées que tout sépare se rencontrent en se promenant au bois. Elles ont un chien identique.


      > Au cours du cocktail littéraire qu’il a organisé, un jeune éditeur découvre que la serveuse au buffet est la femme avec laquelle il a jadis failli construire sa vie.


Ensuite, seulement ensuite, il faut chercher l’histoire.  Quand j’ai commencé à écrire des nouvelles, je travaillais en scénariste, je voulais partir de l’histoire, la raconter comme si je parlais à un producteur. Les héros n’étaient pour moi que des marionnettes. J’ai fini par comprendre mon erreur (des collègues m’y ont aidé, merci Jean-Michel !) Cela dit, l’histoire n’est pas secondaire, en tout cas pas pour moi : une nouvelle, c’est toujours une histoire racontable, avec un point de départ, un déroulement, et une ligne d’arrivée.


Mais, avec la même situation, on peut imaginer plusieurs histoires, on pourrait même écrire plusieurs nouvelles. L’histoire peut être très succincte, ou riche, s’étendre parfois en plusieurs épisodes, voire sur toute une vie (la magnifique Loterie de Babylone, de J.L. Borges, dure plusieurs milliers d’années).  Elle peut mettre en action une ou plusieurs personnes (six à huit, c’est déjà beaucoup). Tout est possible, mais l’histoire, dans la nouvelle, présente une contrainte majeure : il faut qu’elle soit constamment intéressante, littérairement intéressante à raconter. Si une séquence se traduit par un paragraphe laborieux ou balourd, mieux vaut supprimer le paragraphe et modifier l’histoire.


L’histoire est une ardente obligation, le rythme en est une autre : je n’aime pas les nouvelles diesel, dont le rythme est constant. J’aime qu’il y ait des ralentissements, voire des digressions, puis des accélérations ou même des ellipses. Cela aide le lecteur à lire attentivement.


Et puis la chute. Chute à gag, chute à basculement de révélation, chute à révélation, pff… C’est le dernier de mes soucis. Au vrai sens du terme : celui qui vient en dernier, en fin de travail. Beaucoup d’auteurs considèrent la nouvelle comme une sorte d’histoire drôle, qui ne prend son sel que par la toute dernière phrase. Ce n’est pas mon cas : je trouve cette contrainte très vaine, castratrice. Et même stupide. Il m’arrive d’écrire des nouvelles qui prennent toute leur force dans la chute, mais ce n’est pour moi qu’une option, une sorte de figure de style.  


Je ne suis pas le seul à travailler de cette façon. Parmi les nouvellistes qui m’impressionnent, beaucoup finissent leurs nouvelles sans véritable chute ; certains laissent même carrément flotter l’histoire, laissant au lecteur le soin de la terminer. D’autres la finissent par une pirouette, ou simplement par une conclusion. La chute n’est une obsession qu’en France : les nouvellistes contemporains, au Viêt-Nam (beau terroir de nouvellistes), en Russie, en Argentine, aux U.S.A. traitent la chute avec autant de détachement que moi, ce qui me rassure.


Dans le roman policier, c’est presque pareil, mais pas du tout.


Presque pareil, car un roman policier c’est d’abord un cadre. On peut raisonner autrement, je ne donne que ma façon de travailler. Quand j’ai trouvé le cadre, je me sens mieux, j’ai l’impression d’avoir une scène de théâtre avec les décors. Le cadre peut être géographique ou social : club de vacances pour la deuxième enquête de la commissaire, milieu des collectionneurs de manuscrits pour la première. Pour la prochaine, ce sera une bourgade bretonne en retrait de la côte, avec son manoir et son musée.


L’histoire, c’est bien plus complexe. On commence comme dans une nouvelle, avec un pitch de cinq lignes. Mais si l’on s’en contente, un bon enquêteur va trouver la solution en un chapitre. Il faut la complexifier, un peu à la fois.  Moi, je préfère y réfléchir avant de commencer à écrire. D’autres, et non des moindres,  le font au fil de l’écriture. Simenon, par exemple, ne savait pas où il allait avant la centième page. Ce qui nécessitait parfois un gros travail de reprise des précédentes, mais Simenon était un surdoué travailleur.


 Et vient ici un autre problème, LE gros problème : faut que ça saigne. Le lecteur moderne est trop gâté, il ne se contente plus d’un cadavre comme  dans les années cinquante. Il faut qu’on lui en apporte plusieurs, pour lui montrer qu’on a bien travaillé. Moi qui suis le plus doux des hommes, je suis donc condamné à jouer les serial killers pour être considéré comme un vrai auteur de roman policier. Le pire, c’est que j’y prends goût : parfois, en commençant à camper un personnage, un figurant,  je suis envahi par une mauvaise pensée « Tiens, en cadavre, elle ne serait pas mal.  Comment pourrais-je la tuer ? ». Quand on manque d’idées, il y a un ouvrage de référence à ce sujet : « 500 façons d’éliminer son prochain », d’Alfred Eibel et Françoise Monfort. On y prend tellement goût que, dans la vraie vie, face au moindre trublion, on se met à…  J’arrête là, l’incitation au crime est un délit, même quand c’est soi-même que l’on incite.


Ce besoin de voir fleurir les morts toutes les cinquante pages est pour moi la contrainte la plus gênante de l’écriture policière, car elle entrave le rythme : on ne peut ralentir, bavasser, emprunter un chemin de traverse : le prochain mort est là, qui attend, qui trépigne, il va refroidir. On ne peut non plus trop accélérer, ellipser, car il faut accompagner l’enquêteur dans son quotidien, le voir accumuler les indices.


C’est, pour moi, la plus grande différence entre la nouvelle et le roman policier.


Reste la chute. Je suis encore moins chutiste en roman policier qu’en nouvelle. Mais, paradoxalement, j’ai besoin d’écrire la toute dernière phrase du roman policier dès que je commence à en écrire le premier chapitre. C’est une sorte d’obsession qui m’accompagne durant les mois d’écriture. Je peux donc vous annoncer comment finira le roman policier sur lequel je travaille actuellement.


Ce sera : « Vous croyez que c’est gras ? »

Il ne me reste plus qu'à écrire 300.000 signes pour y arriver.

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commentaires

coucouli 01/08/2012 09:21

Quel style de robe choisissez vous pour votre jour le plus important? Classique, moderne, sexy, élégante, simple où princesse …… N'importe quelle robe désirez vous, nous allons vous faire plaisir.
Unimariage va vous aider de trouver la robe de mariage de rêve.
www.unimariage.fr

Georges F. 01/08/2012 10:56



Coucouli et Unimariage sont probablement aussi moches que le style de leurs billets parasitaires. Elles sont certainement aussi vulgaires que leur façon de
squatter mon blog. 


Pouah, Coucouli ! Pouah, Unimariage !



Liliba 19/05/2012 09:12

Cher Georges, je vous adore en sérial killer !!!! Et je me réjouis de retrouver bientôt votre belle et drôle plume en deux exemplaires ! Nouvelles et polar, vous nous gâtez !

Georges F. 29/05/2012 21:47



Merci, Liliba, et ravi de vous revoir.



Yvonne Oter 09/05/2012 22:25

Je suis heureuse de vous voir préciser "Moi qui suis le plus doux des hommes", car moi, je suis comme didouchka : un seul cadavre fait mon bonheur. Mais attention ! J'ai besoin d'un "beau" cadavre.
De préférence bien gras, bien amoché, bien sanglant. Pas un petit chétif étranglé trop proprement.
Me trouverez-vous ça dans votre prochain polar ?

Georges F. 16/05/2012 19:29



Je vous le trouverai, mais j'y ajouterai quelques autres cadavres, très artistiquement morts, pour faire plus joli.



didouchka 08/05/2012 16:46

Moi je fais partie de ces lecteurs auxquels un seul cadavre suffit amplement. Je dois être un peu vieux jeu ;-) D'ailleurs, quand les corps s'empilent au fil des chapitres, je trouve que ça nuit un
peu à la crédibilité du détective... On finit pas se demander à quoi il sert s'il n'est pas capable d'enrayer l'hécatombe avant la 250ème page, vous ne pensez pas? Et sinon, j'ai très hâte de
retrouver la Commissaire!

Georges F. 16/05/2012 19:33



Didouchka, chère Didouchka, la commissaire est comme vous : un cadavre, ça lui suffit. Le hic, c'est que ça ne suffit pas au tueur. Elle passe son temps à
éponger, le tueur passe son temps à liquider. Mais il fait cela très artistiquement : pas d'empilage, c'est promis. Rien que pour vous, pas d'empilage...



LVE 08/05/2012 14:23

Damned, je fais partie de ces lecteurs qui n'aiment surtout pas lire la dernière ligne d'un livre avant d'avoir commencé l'ouvrage. J'aime en garder le sel, et vous y avez déjà mis le "gras"...
Brrrr ! Déçu, je suis.

Georges F. 16/05/2012 19:36



Très bien, LVE, je change dare-dare de phrase finale. J'en étais déjà lassé. Alors, heureux ?