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  • : Blog de Georges Flipo, auteur
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  • : Dans ce blog : chroniques sur l'actualité littéraire (la mienne et celle des autres), sur l'écriture, sur l'édition, sur les auteurs, et tout ce qui se réclame de lalittérature.
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Voici une rubrique dans laquelle je présente des livres écrits par des auteurs avec lesquels j'entretiens d'amicales relations. Bien entendu, il ne s'agit pas ici d'emplacement publicitaire. C'est beaucoup plus honorable, c'est du copinage. Les livres présentés dans cette rubrique ne seront pas toujours les mêmes : à défaut de renouveler mes copains, mes amis, mes relations, je vais renouveler leurs parutions.

 

Cherche-jeunes-filles-200-x315.jpg

  Le tout dernier de Françoise Guérin

virages-dangereux-copie-1.jpg

La-vieille-dame-du-riad.jpg


Frederique-Martin-Belfond-Le-Vase-ou-meurt-cette-verveine-3.jpg
Tu-ne-mourras-plus-demain.jpg

 

Les pays

Moulins A paroles


L-eau-des-reves.jpg

Lotus Seven

Un homme perdu-copie-1


Langue-de-pub-copie-1.jpg

Livre-Magali-Duru.jpgLe tout dernier de Magali Duru

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      Le tout dernier d'Emmanuelle Urien

Fouad.jpg

Dominique-Guerin.jpg

 

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Un escarpin de soie bleue

 

 

Est-ce ainsi

9 septembre 2009 3 09 /09 /septembre /2009 10:50

 

Dans le billet précédent, j'ai parlé de la forme, parlons maintenant de la forme.

 

On dit parfois qu’écrire un roman, une nouvelle, c’est comme partir en croisière : on hisse les voiles, dans l’allégresse, on entonne un chant de marins pour mieux s’y croire, et ensuite on adapte le cap en fonction des vents qu’on rencontre, et qui vous porteront toujours plus loin.

N’en croyez pas un mot.

Quand on écrit, il faut que le plus difficile soit le début. Il faut que ce soit là que vous portiez la quintessence de votre talent, le concentré de toutes vos sueurs et de vos pleurs. Il le faut parce que ce sera là que se jouera la carrière de votre oeuvre : quand votre opus arrivera entre les mains de la lectrice qui l’ouvrira (ce qui est la cas le plus fréquent, sauf si le titre, le pitch, ou la lettre d’accompagnement sont exécrables), cette lectrice aura-t-elle envie d’aller au delà de la première page ?  

 

La plupart des manuscrits ne sont pas lus jusqu’à la page 3. Parce que leur forme n’a pas été suffisamment peaufinée dans ces deux premières. Bien sûr, c’est injuste. Si on lit les deux premières pages de romans de Victor Hugo ou d’Alexandre Dumas, on n’a pas forcément envie d’aller plus loin. On y va quand même parce qu’on sait que la réputation de l’auteur mérite cet effort. Comme un candidat Lambda à l’édition est moins réputé que Victor Hugo ou Alexandre Dumas, il faut qu’il soit plus accrocheur qu’eux dans les deux premières pages.  

 

Alors, que doit faire Lambda ?

 

S’il envoie un recueil de nouvelles, il doit commencer par la nouvelle qui a le meilleur début. Pas la plus belle, pas celle qui a été primée au Grand Prix de Palavas, pas l’éponyme, mais simplement celle qui a le meilleur début. Toute autre considération est subalterne, il sera toujours temps de changer l’ordre quand l’éditeur proposera une rencontre. Si, même ainsi, ce début n’est pas assez fort, Lambda ne doit pas hésiter à modifier l’histoire pour permettre un début plus expressif : il faut que tout le style de l'auteur s’y révèle. À ce stade, l’histoire n’est pas importante.

 

Deuxième suggestion : il doit terminerce recueil par la nouvelle qui a la fin la plus marquante : je parle bien de la qualité littéraire de la fin, pas de la chute — à ce stade, on s’en fiche, de la chute. Pourquoi ? Parce que si le début est très réussi, la lectrice, prise d’un doute, ira aux deux dernières pages pour vérifier si toute la suite est du même tonneau.

Et si le test des deux premières pages et des deux dernières est un succès, elle lira toute la première nouvelle, puis tout l’ensemble : cela pour dire qu’il faut aussi soigner l’ensemble, sinon ce serait trop facile.

 

Si Lambda envoie un roman, c’est comme pour un recueil, mais en plus compliqué : il ne doit pas hésiter à changer l’histoire elle-même si elle ne commence pas par un début qui lui permette de mettre en valeur tout son génie stylistique.

Ce que raconte ce début n’est pas vital : ce qui prime, c’est la façon dont on le raconte.

 

Personnellement, j’aime commencer par une anecdote qui mette tout de suite en scène le personnage principal. Une anecdote mineure, dérisoire, bref anecdotique, qui permette de mettre en valeur un trait de caractère important du héros. La vanité, la volonté, la logique, et tout ce qu’il vous plaira d’inventer : c’est votre héros, après tout. J’aime aussi y poser, en filigrane, une vision du monde qui accompagnera tout le roman.

 

Tout ça pour dire que...

 

1. Beaucoup de manuscrits semblent n’avoir jamais été lus par un autre oeil que celui de l’auteur. Tout lecteur sincère aurait signalé à l’auteur que son début est poussif. Quand vous faites lire votre manuscrit autour de vous, posez explicitement la question : est-ce que le début est suffisamment incitatif à la lecture ? Est-ce qu’il donne envie d’aller plus loin ?

 

2. Encore plus de manuscrits semblent ne jamais avoir été relus. Laisser passer une faute d’orthographe, une répétition, cela arrive à tous les auteurs. Mais, quand c’est dans les deux premières pages, c’est un crime : vous envoyez votre oeuvre au grand cimetière où brament, la nuit, les auteurs mal-aimés.

Attention, une répétition ne se recherche pas deux lignes au-dessus ou en dessous. C’est dans les deux paragraphes du haut ou du bas qu’il faut porter l’oeil correcteur.

 

3. Plus techniquement, de nombreux manuscrits sont illisibles à cause de l’encrage : si vous tirez votre exemplaire zéro sur une imprimante en fin de cartouche, si vous portez le paquet de feuilles qui en résulte chez un petit photocopieur pas cher et pas trop regardant, vous aurez peut-être fait une belle économie, mais l’envoi sera un gaspillage : imaginez la lectrice fatiguée, maussade, qui ouvre votre oeuvre à peine grisée. Elle aura vite l’impression que c’est votre style lui-même qui est illisible.

 

3. Beaucoup de manuscrits semblent avoir été envoyés trop tôt. Vous avez écrit le mot de la fin, vous avez tiré les 247 pages. Vous mourez d’envie de le soumettre à tous les éditeurs du sixième arrondissement. ATTENDEZ. Laissez refroidir un ou deux mois (vous avez toute la vie devant vous). Proposez-en la lecture à de VRAIS amis (pas des gentils qui vous disent bravo ma chérie). Offrez en prime un marqueur rouge pour qu’ils puissent poser un long trait agacé dans la marge de toutes les pages qui les chagrinent. Encouragez-les à dire ce qu’ils n’aiment pas, ce qu’ils ne comprennent pas.

Ne vous contentez pas d’un ami. Trouvez-en trois ou quatre (pas forcément des auteurs, mais des lecteurs). A la fin, compilez leurs commentaires. Et lorsqu’il y a des convergences dans la critique, posez-vous des questions.

Vous devez envoyer à l’éditeur une oeuvre que vous considérez comme achevée. Vous ne devez pas la présenter en annonçant « Je sais qu’il y a des améliorations à y apporter, j’y réfléchis » : il attendra que vous ayez réfléchi pour lire, il n’a pas que ça à faire.

J'arrête là ce billet : si ça continue, je vais me sentir une vocation de professeur. En tous cas, j'ai déjà le marqueur rouge.

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Published by Georges F.
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commentaires

Marc Galan 05/10/2009 14:09


J'ai suivi tous vos conseils (ou plutôt, je les avais appliqués longtemps avant que vous fassiez votre brillante synthèse).
Inutile de vous dire que cela n'a servi absolument à rien. Des lettres types, rien de plus (quand on a répondu).
non, quand même, quatre avec une petite note. Deux me reprochaient d'être "trop littéraire", deux autres me reprochaient d'être trop "bande dessinée" (et ce n'était pas un compliment)


Georges F. 09/10/2009 08:51


Hélas, Marc, mes quelques conseils ne sont pas un passeport pour la publication. Ils prétendent juste optimiser les chances d'être publié. Avez-vous testé d'autres
lettres d'accompagnement ? Avez-vous envisagé de changer le titre, de récrire la première page ? Tout se joue parfois à si peu de choses...


Schlabaya 19/09/2009 09:23

@ Georges : un projet en cours, pièce de théâtre, mais c'est une commande, je ne peux pas la mettre sur mon blog. Il y a quelques gribouillis dans la rubrique "Scribouillages", à lire en guise de somnifère les nuits d'insomnie...

Georges F. 19/09/2009 10:30


Bravo et bon courage. Je passerai chez vous (cette nuit ?)


paule 15/09/2009 09:22

Et commencer chaque chapitre à la ligne 12, cela rajoute-t-il des points ?

Georges F. 16/09/2009 19:11


La ligne 12, cela me paraît beaucoup. Mais la ligne 10 pour le premier chapitre, et la ligne 4 pour les suivants, ce n'est pas mal venu.


Daniel Fattore 14/09/2009 14:35

J'adore le coup du marqueur rouge offert...

Georges F. 16/09/2009 19:10


On n'a rien sans rien, Daniel.


Schlabaya 12/09/2009 21:32

Encore un billet très instructif, je pense qu'il me sera utile ainsi qu'à bien des apprentis scribouillards. Merci !

Georges F. 16/09/2009 19:09


Avez-vous des projets, Schlabaya ? Je vais passer voir ça sur votre blog.