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(Excellente) Présentation

  • : Blog de Georges Flipo, auteur
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  • : Dans ce blog : chroniques sur l'actualité littéraire (la mienne et celle des autres), sur l'écriture, sur l'édition, sur les auteurs, et tout ce qui se réclame de lalittérature.
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Des attaches et des liens

Des blogs que je fréquente souvent ou parfois, mais avec plaisir, sans forcément y laisser de commentaires, des blogs dont le tenancier vient parfois faire un coucou en dessous de mes billets, des blogs qui aiguillent vers le mien, des blogs qui ont donné un coup de pouce à un ou plusieurs de mes livres, tout cela crée des liens.

Si vous pensez que votre absence dans cette liste est un scandale, faites un scandale. Ou, plus simple, faites-moi signe.

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Copinage éhonté.

Voici une rubrique dans laquelle je présente des livres écrits par des auteurs avec lesquels j'entretiens d'amicales relations. Bien entendu, il ne s'agit pas ici d'emplacement publicitaire. C'est beaucoup plus honorable, c'est du copinage. Les livres présentés dans cette rubrique ne seront pas toujours les mêmes : à défaut de renouveler mes copains, mes amis, mes relations, je vais renouveler leurs parutions.

 

Cherche-jeunes-filles-200-x315.jpg

  Le tout dernier de Françoise Guérin

virages-dangereux-copie-1.jpg

La-vieille-dame-du-riad.jpg


Frederique-Martin-Belfond-Le-Vase-ou-meurt-cette-verveine-3.jpg
Tu-ne-mourras-plus-demain.jpg

 

Les pays

Moulins A paroles


L-eau-des-reves.jpg

Lotus Seven

Un homme perdu-copie-1


Langue-de-pub-copie-1.jpg

Livre-Magali-Duru.jpgLe tout dernier de Magali Duru

tous-nos-petits-morceaux.jpg

      Le tout dernier d'Emmanuelle Urien

Fouad.jpg

Dominique-Guerin.jpg

 

Quatre carnages..

 

 

 

  Teignes

 

 

 

 

Un escarpin de soie bleue

 

 

Est-ce ainsi

25 mars 2009 3 25 /03 /mars /2009 09:14

" Vous aurez eu ce bonheur de vous être exprimé ". Parlons-en.

 

 

 

On a beaucoup écrit sur l’écriture. Certains auteurs n’ont même jamais été si délicieux à lire que lorsqu’ils ont écrit leur difficulté à devenir bons à feuilleter. Ou lorsqu’ils ont simplement écrit l’écriture, je pense notamment à Sagan. Mais aussi à Flaubert, à Tchekhov ou à Aragon. Il y en a d’autres, citez-les en commentaires, si vous le voulez bien. Merci. Mais dans toutes les pensées profondes, élégantes, amusantes, ou sybillines qui ont fait de cet exercice un sujet littéraire, il en est une que je mets au-dessus de toutes. Elle est d’Alexandre Vialatte, on la trouve dans une chronique du 6 septembre 1970.

 

“Vous aurez eu ce bonheur de vous être exprimé” dit-on souvent à un écrivain. “Vous laisserez de vous-même ce témoignage.” Est-ce vrai ? Ce que nous avons détaché de nous, et que nous appelons notre œuvre, qui sait si nous n’en demeurons pas à jamais appauvris et si un écrivain n’est pas une créature irréparablement mutilée ? Peut-être Arthur Rimbaud, quand il entre dans le silence, part-il à la recherche de cette part de lui-même qu’il avait arrachée, qu’il avait jetée en pâture à notre génération. Un écrivain, c’est au fond l’homme qui a perdu son ombre - ou plutôt, quand il se survit, quand il n’est plus qu’un vieux moulin broyeur de mots, c’est une ombre “qui a perdu son homme”.

 

La première fois que j’ai lu ces lignes, je commençais à écrire. Le jeu me paraissait alors facile, excitant. Et ces quelques phrases m’ont semblé brillantes, paradoxales, je les ai notées sans percevoir leur importance. Et plus j’ai écrit, plus j’ai fini par les comprendre. Vais-je oser dire : « Mieux j’ai écrit, mieux etc. » ?

 

Le fait est là. Alexandre Vialatte exprime une vérité que j’ai fini par rejoindre. Une vérité douloureuse, essentielle. Dans beaucoup de textes, c’est une partie de moi qui se détache, que je vois s’éloigner, et parfois disparaître. La hantise d’être un zombie de l’écriture dans « Le Vertige des auteurs », la crainte de réussir une vie ratée dans « Le film va faire un malheur ». Et peut-être est-ce pour mieux les voir partir que j’aime les héros peu attirants.

 

Il arrive aussi que des personnages, notamment dans les nouvelles, s’en aillent en emportant, presque en dérobant, des fragments de personnalité si infimes mais si denses qu’on ne les voit pas s’éclipser. C’est ensuite qu’on se sent bizarrement appauvri.

 

Voilà d’ailleurs pourquoi je déteste l’auto-fiction : je crains trop de constater ma soudaine inexistence à la dernière page.

 

États d’âme d’auteur en mal d’introspection à étaler aux quatre vents ? Non, je me pose vraiment la question. Et fréquemment. J’écris trop. On se croit en train de construire une œuvre et l’on se délite. Aucune écriture n’est inoffensive pour un auteur, dès qu’il est sincère. Même ce blog ? Oui, même ce blog. À trop le tenir, l’auteur devient une ombre qui a perdu son homme.

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commentaires

Sébastien 27/03/2009 16:46

« Ce doit être terrible pour un auteur de ne pouvoir s'attacher à ses héros. Avant, dans votre œuvre, certains personnages étaient un peu éternels, on les retrouvait de livre en livre. Et là, c'est comme si vous vouliez voir partir tout le monde, comme si vous n'aimiez plus votre vie."

"On rencontre toujours quelqu'un, parfois un ange".

Un homme qui perd son ombre, une ombre qui perd son homme, un écrivain qui fait disparaître tous ses héros, un vieil homme qui tue un écrivain... Cette nouvelle me parle beaucoup de Vialatte, à moins que ce ne soit l'inverse !

Georges F. 28/03/2009 16:50


>> Votre commentaire me laisse admiratif et perplexe, Sébastien.Il me trouble.  Je ne sais que répondre. Vraiment.


ficelle/sauf 27/03/2009 16:16

Je connais de votre livre son titre amusant, et je découvre votre blog… Je lis un billet, un autre, un autre, et puis celui-ci… On laisse de soi en écrivant, un bout de soi qui ne revient jamais ? Je ne sais pas, je débute, je sais seulement qu'à écrire parfois je me demande d'où ça vient… Alors, où ça va est sera ma question suivante, je suppose…

Georges F. 28/03/2009 16:48


>> Où ça va, c'est une excellente question. Ca va où vont les livres, donc trop souvent au pilon... 


Pascale 26/03/2009 22:55

Je n'écris que pour moi, avant tout, par besoin, sinon je n'écris pas et si par chance quelqu'un aime ce que j'écris je m'estime récompenser. Je crois qu'il faut rester simple, ne pas être trop ambitieux, surtout aujourd'hui lorsqu'on voit le nombre de livres édités chaque jour. C'est une chance, vraiment, quand plusieurs lecteurs se retrouvent autour d'un même livre et c'est ainsi qu'il faut l'accepter pour vivre heureux et continuer à avoir envie de se raconter des histoires...

Georges F. 27/03/2009 11:55


>> "Je n'écris que pour moi, avant tout, par besoin," Moi c'est tout le contraire, ce doit être pour ça qu'on
s'entend bien.


manu 26/03/2009 20:35

Il y a ce dont on se débarrasse, ces petits bouts de trucs qu'on s'arrache à soi-même. Peut-être en pensant que les autres les aimeront mieux que nous. Qu'ils nous apprendront à les aimer.
Et puis il y a les jours où on se voit si vide qu'on se dit qu'on l'a bien cherché.
Moi, je rêve parfois de lire un livre sans penser à l'écriture. Juste pour la caresse des mots. De me retrouver dans une librairie comme j'y était gamin, en rêvant de posséder et parcourir tous les livres, sans songer aux chiffres de vente aux critiques au bouche-à-oreille au distributeur de l'attaché de presse de l'éditeur du milieu.
Tu sais quoi, Georges ? C'est soit un mauvais virus passager chopé au salon du livre, soit le début de la sagesse. On finira ermites avec des cannes à pêche autour d'un lac de l'Aubrac. Plus personne ne pensera que ces vieux sur leur chaise pliante ont pu un jour rêver de raconter des histoires.
Quand un inconnu s'approchera, attiré par nos sourires et le bien-être évident de nos postures,
on lui racontera.

Georges F. 27/03/2009 11:53


>> Le destin que tu me proposes, Manu, c'est tout ce dont je rêve. La vie d'ermite, la pêche à deux, le passant inconnu, c'est parfait. Et, euh, peut-on
ermiter avec sa femme ?


Dominique Mitton 26/03/2009 19:28

Mille fois d'accord. Ce qu'on écrit, ce qu'on raconte, sort de nous, c'est perdu...
Je crois avoir lu cette impression de dépossession, dans un des derniers livres de Julien Gracq, un livre d'entretiens, je crois. Il avait eu ce sentiment à propos de la guerre, sa guerre, qu'il avait comme perdue dans Un balcon en forêt.
( Georges, ton livre est sur ma table de nuit, je l'ai acheté dans une très jolie librairie d'Abbeville, vive la province qui garde encore ses belles librairies et je vais le lire bientôt!)

Georges F. 27/03/2009 11:50


>> Ah, Dominique, nous ne nous rencontrons plus assez. Merci pour la référence que tu me donnes. Je ne savais pas que je partageais cette impression avec
Julien Gracq. C'est très flatteur.