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(Excellente) Présentation

  • : Blog de Georges Flipo, auteur
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  • : Dans ce blog : chroniques sur l'actualité littéraire (la mienne et celle des autres), sur l'écriture, sur l'édition, sur les auteurs, et tout ce qui se réclame de lalittérature.
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Pour des informations pérennes, impitoyablement classées, allez faire un saut sur mon site d'auteur

Il vient d'être entièrement remanié. Tout y est très beau, très chic. Même le chien.

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Des attaches et des liens

Des blogs que je fréquente souvent ou parfois, mais avec plaisir, sans forcément y laisser de commentaires, des blogs dont le tenancier vient parfois faire un coucou en dessous de mes billets, des blogs qui aiguillent vers le mien, des blogs qui ont donné un coup de pouce à un ou plusieurs de mes livres, tout cela crée des liens.

Si vous pensez que votre absence dans cette liste est un scandale, faites un scandale. Ou, plus simple, faites-moi signe.

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813
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Yves Mabon, Prix Orange du Livre
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Copinage éhonté.

Voici une rubrique dans laquelle je présente des livres écrits par des auteurs avec lesquels j'entretiens d'amicales relations. Bien entendu, il ne s'agit pas ici d'emplacement publicitaire. C'est beaucoup plus honorable, c'est du copinage. Les livres présentés dans cette rubrique ne seront pas toujours les mêmes : à défaut de renouveler mes copains, mes amis, mes relations, je vais renouveler leurs parutions.

 

Cherche-jeunes-filles-200-x315.jpg

  Le tout dernier de Françoise Guérin

virages-dangereux-copie-1.jpg

La-vieille-dame-du-riad.jpg


Frederique-Martin-Belfond-Le-Vase-ou-meurt-cette-verveine-3.jpg
Tu-ne-mourras-plus-demain.jpg

 

Les pays

Moulins A paroles


L-eau-des-reves.jpg

Lotus Seven

Un homme perdu-copie-1


Langue-de-pub-copie-1.jpg

Livre-Magali-Duru.jpgLe tout dernier de Magali Duru

tous-nos-petits-morceaux.jpg

      Le tout dernier d'Emmanuelle Urien

Fouad.jpg

Dominique-Guerin.jpg

 

Quatre carnages..

 

 

 

  Teignes

 

 

 

 

Un escarpin de soie bleue

 

 

Est-ce ainsi

28 décembre 2008 7 28 /12 /décembre /2008 20:08

Le visuel, ce n'est pas pour faire joli, ça a un sens, c'est expliqué dans le dernier passage, tout en bas.
J’avais prévu de publier un long billet sur le discours de JMG Le Clézio, lors de la remise du Prix Nobel de littérature. Et voici qu’on m’assène un tag. Je ne réponds jamais à de telles perversions littéraires, mais ça vient de Balmeyer, un blogueur dont j’apprécie le talent et l’indépendance d’esprit (il n’a même pas écrit de billet sur Qui comme Ulysse, malgré mes mises en demeure !).

 

Ce tag est une sorte de  guide d’entretien permettant aux tenanciers de blogs de faire miroiter leur inculture en matière de cinéma (mais sans parler de films), de livres (mais sans parler de lectures), de théâtre, de géographie, de mathématiques, de nourriture et de boissons.

 

Je vais répondre, car ce tag constitue un contre-éclairage au discours de JMG Le Clézio, vous verrez ça plus tard. Je vais répondre, car ce tag me permet surtout, sans forcer, de faire un coup de promotion sur mon prochain roman « Le film va faire un malheur ». Ha, l’occasion est trop belle, tu parles que je vais me gêner !

 

Ce tag  pourrait inquiéter. Il y a là une glorification du néant, une forme de barbarie. Moi, ça ne m’inquiète pas : j’en ris (tout seul, parce qu’il faut bien que quelqu’un commence à rire) j’en ris tout au long de mon prochain roman, celui dont Balmeyer me laisse lâchement faire toute la publicité.

 

 Il y a dans l’histoire un truand, Sammy, qui aimerait se doter d’un vernis de culture générale, et qui espère le trouver auprès d’Alexis, un jeune réalisateur, cultivé comme vous et moi, donc très peu et très mal. Je vous donne en zakouskis, quelques passages, qui sont par miracle en plein dans le sujet. Ensuite, je vais répondre au tag, mais ce sera pour le prochain billet. Il faut que je mesure précautionneusement jusqu’où je peux aller dans la spontanéité. On ne sait jamais, ça peut jouer contre moi le jour où j'aurai moi aussi le Prix Nobel. Ou les Palmes, bien sûr.

 

Voici donc quelques extraits du roman, qui répondent mieux que moi au tag de l’inculture.

 

La scène se passe dans un bistrot crasseux de la Goutte d’Or. Alexis vient de laisser échapper un tu qui enchante Sammy :

 

¾        Ah, « je te l’ai dit », ça y est, tu m’as tutoyé, nous voilà amis !  Trinquons à l’amitié et ne parlons plus de ça. Tiens, parlons du conflit interne. J’ai réfléchi, tu as raison, ce serait bien si je me passionnais pour la culture, ça ferait un beau contraste. Tu es cultivé, toi ?

Jamais on ne lui avait posé une question pareille. Alexis avait toujours considéré sa culture comme évidente au regard d’autrui ; il y veillait. Parfois par des citations, mais le procédé lui paraissait vulgaire, il préférait les furtives allusions, presque des mots de passe.

Il expliqua à Sammy qu’il n’était pas très cultivé, juste assez pour affronter des revolvers, et comme le malfrat semblait perplexe, il lui rappela avec un sourire indulgent « Quand j'entends le mot culture, je sors mon revolver », en lui précisant que la phrase était de Hanns Johst, et non de Göring – même si ce dernier la citait fréquemment –, encore moins de Baldur von Schirac ; eh bien pour lui, c’était le contraire, quand il entendait le bruit d’un revolver, il sortait son peu de culture. Et il soupira, satisfait : tout cela était fumeux, assez chic, un propos d’homme cultivé.

Sammy ne s’en contenta pas.

¾        C’est important, pour toi, la culture ? Ça te rend meilleur ?

En deux questions, Sammy avait fait vaciller un des piliers de la personnalité d’Alexis  La réponse lui fut soudain évidente, terrible : non, la culture ne le rendait pas meilleur, mais elle lui était importante pour le rendre meilleur que les autres.

………………………

 

Mais on ne se débarrasse pas comme ça d’un truand qui veut se cultiver. Et cinquante pages plus loin, Sammy remet la question sur le tapis. Ou plus exactement sur la nappe d’un restaurant juif du Marais, où ils dînent ensemble :

 

¾        Tu les as vraiment lus, tous ces auteurs dont il parle ?

¾        Pas tous les bouquins de tous ces auteurs, mais la plupart.

Il s’efforça de graver la réplique dans un coin de sa mémoire, elle pourrait encore servir.

¾        Mais il y en a quand même certains plus intéressants que d’autres, non ? Si tu étais moi, par où tu commencerais ?

Alexis n’avait jamais supporté cette question, il ne voulait être personne d’autre que lui-même, c’était déjà une assez lourde charge. Il était irrité, rien ne se passait comme prévu. Il se sentait capable de parler de culture, de littérature, mais de façon peu compromettante : la façon de parcourir un livre, de prendre des notes, de le refermer quand il ennuyait. Il pouvait mentionner quelques auteurs à ce propos, inventer quelques références, comme de simples évidences qu’il était bon de rappeler : Borges, Valéry… Et voilà que Sammy posait des questions précises, attendant des réponses avec la mine contrariée d’un professeur de corvée pour l’oral du bac.

………………………

 

Et — je suis désolé d’avoir créé un personnage aussi insistant, mais je ne pouvais pas deviner que Balmeyer me taguerait un jour là-dessus —  Sammy reprend son harcèlement quelques chapitres plus tard, dans un restaurant corse de la rue de Lappe  (Ah, vous êtes encore là ? Je croyais que tout le, monde serait parti. Bon, puisque vous ne me lâchez pas, une dernière séquence-citation et à bientôt dans le prochain billet)

 

¾        Ton idée de volonté de culture, pour créer le conflit interne, c’est vraiment bien. Je m’y suis mis. Mais dans le bouquin jaune, il y en a trop, je ne vais pas choisir un auteur à cause de son nom qui paraît chic, ou en lisant un résumé de quelques lignes. Il faut que tu m’aides.

Alexis fut tenté de lui avouer qu’il n’avait jamais procédé autrement pour butiner dans la littérature. Mais lui le faisait avec quelque éducation, c’était délicat à expliquer. Il fallait donner à Sammy des balises plus rassurantes, il ne voyait pas lesquelles.

Alexis glissa un doigt dans ses cheveux pour en tortiller une boucle ; c’était chez lui signe de vraie réflexion. Il se disait qu’il était peut-être en train de rater un moment essentiel de sa vie. Avec un peu d’effort, il pouvait devenir le mentor culturel de Sammy, le guider vers la connaissance, être le maître de ce disciple au cœur simple. Bien sûr, l’échange serait inégal, et alors ? De toute façon, il n’échangeait rien avec personne, sinon quelques paradoxes usés jusqu’à la banalité, de jolies phrases happées en fin de dîner en ville et replacées au milieu du déjeuner suivant, des petits repères culturels, de vagues signes de classe.

Il se disait aussi que l’échange était impossible. En matière de culture, le seul échange durable était un refus d’échanger. La culture, c’était un coffre-fort qu’on devinait chez l’autre. Un coffre-fort que chacun devait garder fermé pour être considéré comme à l’aise. On pouvait tout au plus en sortir de temps à autre une petite coupure, presque un échantillon, qu’on laissait sur la table pour que chacun pût se faire une idée du trésor caché. Certains coffres-forts, la plupart sans doute, étaient vides, ou emplis de fausse monnaie. Tant qu’on ne les ouvrait pas, personne ne pouvait le deviner.

………………………

 

Dans le prochain billet, à moi d’ouvrir mon coffre-fort.

Vous craignez le pire, et vous avez raison.

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commentaires

balmeyer 08/01/2009 17:32

Bravo pour cet acte 1, Georges ! Mais avec vos livres, vous avez des munitions pour répondre à des centaines de tags, c'est injuste !

Georges F. 09/01/2009 07:19


>> Le monde est injuste, Balmeyer. Nous sommes tous l'injustice de quelqu'un, nous sommes tous sources de haine et de jalousie, c'est ce qui explique ce
besoin désespéré d'amour et de fraternité. Mais qu'attendez-vous pour écrire cinq livres ? Ca ne prend pas plus de temps que de bloguer.


keisha 29/12/2008 08:33

En ce moment je m'interroge sur la disparition du billet précédent, encore annoncé par Google reader. C'est beau internet...
Merci pour cet article avec de vrais morceaux de votre prochain roman dedans.

Georges F. 30/12/2008 10:02


>> Je l'ai supprimé, Keisha, parce qu'il n'était pas intéressant : le matin venu, je l'ai relu en vitesse, j'ai ôté des passages, puis d'autres. A la
fin, il me semblait nettement meilleur : il ne restait que le visuel.