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(Excellente) Présentation

  • : Blog de Georges Flipo, auteur
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Voici une rubrique dans laquelle je présente des livres écrits par des auteurs avec lesquels j'entretiens d'amicales relations. Bien entendu, il ne s'agit pas ici d'emplacement publicitaire. C'est beaucoup plus honorable, c'est du copinage. Les livres présentés dans cette rubrique ne seront pas toujours les mêmes : à défaut de renouveler mes copains, mes amis, mes relations, je vais renouveler leurs parutions.

 

Cherche-jeunes-filles-200-x315.jpg

  Le tout dernier de Françoise Guérin

virages-dangereux-copie-1.jpg

La-vieille-dame-du-riad.jpg


Frederique-Martin-Belfond-Le-Vase-ou-meurt-cette-verveine-3.jpg
Tu-ne-mourras-plus-demain.jpg

 

Les pays

Moulins A paroles


L-eau-des-reves.jpg

Lotus Seven

Un homme perdu-copie-1


Langue-de-pub-copie-1.jpg

Livre-Magali-Duru.jpgLe tout dernier de Magali Duru

tous-nos-petits-morceaux.jpg

      Le tout dernier d'Emmanuelle Urien

Fouad.jpg

Dominique-Guerin.jpg

 

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Un escarpin de soie bleue

 

 

Est-ce ainsi

14 décembre 2008 7 14 /12 /décembre /2008 08:21

Comment commencer un roman ?



J’aime commencer mes nouvelles sans introduction, en plongeant le lecteur dans l’action ou dans un court dialogue. Le début d’un roman m’a toujours paru plus délicat, et c’est certainement la page sur laquelle je passe le plus de temps.

J’ai déjà mes habitudes, même si je n’en ai écrit que trois (des romans, pas des pages). Je ne crois pas indispensable de commencer par une description physique du héros, ni par un cadrage de l’action, je m’en occupe un peu plus tard. Je préfère commencer par une anecdote annonciatrice des principaux traits de caractère du héros, ceux qui vont construire l’intrigue. 

 

Ces traits de caractère dominants me sont indispensables. Les caractères des personnages peuvent être complexes (dans mon nouveau roman, "Le film va faire un malheur" *, celui d’Alexis Pirief l’est, c’est presque son principal trait de caractère), mais j’aime qu’ils soient entraînés par quelques idées-force. Les personnages ne sont pas caricaturaux pour autant, ils sont simplement plus compréhensibles. Je suis en cela modeste disciple de Victor Hugo dont chaque personnage incarne une vertu ou un vice.

Mon héros, Alexis Pirief est un réalisateur doué, intelligent, à la différence de Sylvain Vasseur, héros du Vertige des auteurs. Mais c’est une intelligence compliquée, et sa complication le guide irrésistiblement vers les mauvais choix. Elle peut le rendre idiot. Nous connaissons tous des gens très intelligents dont la raison s’aveugle parfois. Avec Alexis Pirief, vous en connaîtrez un de plus.

 

Le début de ce roman me laisse, aujourd’hui encore, une petite écharde dans les doigts qui frappent le clavier : le premier long paragraphe aurait dû commencer par «Le iiii était violent, un coton-tige sans ouate qui déchirait le tympan et pénétrait jusqu’à l’os ». Mais mon éditeur est un puriste de l’orthographe, il a exigé « un Coton-Tige sans ouate… » car Coton-Tige est une marque déposée. C’était affreux ce Coton-Tige avec ces arrogantes capitales, dès la première ligne de l’histoire, toute l’esthétique des 249 pages suivantes en aurait été souillée. J’ai donc, la mort dans l’âme, proposé ce bâtonnet. Mais franchement, il n’a pas le même goût. C’est là que j’ai compris que ce roman ne m’apporterait que des malheurs. Assez causé, je vous laisse lire :

 

 

¾  Alexiiiis !

   Le iiii était violent, un bâtonnet sans ouate qui déchirait le tympan et pénétrait jusqu’à l’os. Longtemps, Alexis Pirief garda la certitude que ce iiii avait été la cause – à tout le moins la cause première – des navrants événements dans lesquels il se trouva contraint de jouer le premier rôle. Plus tard, quand l’histoire esquissa une volte farceuse et lui offrit un visage plus avenant, Alexis pardonna ce iiii. Il sut même l’oublier. Après tout, ce destin, c’était lui, lui seul, qui l’avait enfourché, éperonné et guidé. Plus tard, bien plus tard encore, lorsqu’il fallut trouver un coupable à son amère aventure, il n’en vit plus d’autre que lui-même, et il en conserva un sentiment d’injustice commode – de ces injustices qu’on ressasse la nuit, comme un enfant sanctionné, avant de ne pas s’endormir.

¾  Alexiiiis !

   Alexis préféra ignorer ce second appel. Clara ne savait pas crier son nom. Il lui avait souvent expliqué qu’il était plus élégant, peut-être même plus russe, de poser l’accent tonique sur la seconde syllabe, A-leeee-xis ! Clara n’en avait cure ; quand elle criait, elle voulait simplement qu’on l’entendît, il y avait là toute son intelligence utilitariste. Mais ce second appel était-il vraiment désagréable ? Alexis avait une façon bien à lui de dénicher de petits bonheurs dans toute contrariété – l’inverse étant encore plus fréquent ; il aimait qu’on parlât de sa sensibilité paradoxale. Et quand personne n’en parlait, il lui arrivait de glisser les deux mots avec un sourire contrit.

Oui, le second appel avait son charme. Il tombait du dernier étage de l’immeuble et résonnait dans la petite rue Amiral de Maigret avant d’atteindre Alexis qui, sur le trottoir, s’apprêtait à un jogging besogneux. Quelques voisins pointaient le nez à la fenêtre ; on saurait dans la rue que le touriste du quatrième, un certain Alexis, partait courir tôt le matin. Un courageux, ce type, pour aller cavaler à huit heures le long de la plage de Trouville dans le brouillard frisquet d’avril. 

¾  Alexiiiis !

   Il était maintenant raisonnable d’entendre Clara. Esquissant une foulée, Alexis se retourna lentement, comme si le iiii l’avait caressé en l’atteignant enfin.

Très bientôt, dans un prochain billet, je vous présenterai Clara. C'est une fille bien, Clara. Bien trop bien. On se demande ce qu'elle fiche dans ce roman.

* "Le film va faire un malheur", Editions Le Castor Astral, sortie début janvier 09. 15€, 256 pages. Comme vous venez de lire la première, demandez une réduction.

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commentaires

linda 03/09/2009 01:36

Un très bon début, en tout cas ça me donne envie de lire la suite de ce livre. Bonne continuation Monsieur l'écrivain :D

Georges F. 03/09/2009 09:24


Merci, merci Linda. Il me reste 295 pages pour vous décevoir...


Franck 15/12/2008 22:21

Georges, si tu me le permets, j'aimerais te donner un conseil, notamment pour tes séances de dédicaces.
Il existe du papier adhésif pour imprimante, on l'utilise pour imprimer des vignettes avec adresse à coller sur les enveloppes. Une autre utilisation serait d'imprimer "coton-tige" sans capitales. Il suffirait ensuite de découper ces petits autocollants et de les offir aux lecteurs afin qu'ils virent cet horrible bâtonnet qui me fait davantage penser à un esquimau qu'à un coton-tige. Ce serait ludique, je suis certain que cela plairait, mes enfants adorent les livres-stickers, si c'est pas une preuve...
Evidemment que j'attends avec impatience ce nouveau roman, n'importe qui aurait parlé de la rue des Bains de Trouville, pas de la rue Amiral de Maigret (je note aussi le clin d'oeil).
Amitiés

Georges F. 16/12/2008 12:05


>> Franck, merci pour ton soutien dans le drame du coton-tige ; ce que tu racontes est terrifiant. Tu m'imagines en train de me percer le tympan avec un
bâtonnet d'esquimau, pour remonter jusqu'au cerveau ?
Et surtout merci pour ta double remarque sur la rue Amiral de Maigret, elle me touche beaucoup. C'est une double coquetterie d'auteur, je l'ai déposée pour mes meilleurs lecteurs. Tu es le
premier.


Françoise 14/12/2008 15:28

Je sens que je vais adorer ce nouveau roman et détester ta campagne promotionnelle façon buffet dînatoire. Pitié, ne nous dis pas tout. Tiens-nous un peu à l'écart de la scène originelle où fut conçu le petit dernier... Lecteur ne rime pas avec voyeur. Ah ben si ! OK, je file écrire...

Georges F. 15/12/2008 11:34


>> Merci, Françoise. Je ne sais pas si tu adoreras encore ce nouveau roman une fois que tu l'auras entre les mains, tu risquerais de m'y reconnaître, mais je
savais que tu n'allais pas apprécier ces zakouskis (tiens, c'est d'ailleurs curieux que Pascale n'ait pas encore abondé en ton sens, ça ne saurait tarder). Rassure-toi, je ne vais pas tout dire, je
vais simplement proposer quatre extraits, comme celui-ci, pour présenter les quatre principaux personnages de ce roman, en les insérant dans des considérations un peu plus vastes sur la technique
d'écriture. Plus un cinquième, donnant le pitch tel que je l'aurais souhaité.


Martine Galati 14/12/2008 13:39

Bravo pour l'appât! Je me suis fait attraper!!!! Vivement janvier et bon dimanche Georges! Martine

Georges F. 15/12/2008 11:29


>> Merci, Martine, et revenez souvent, je n'ai pas fini de vous appâter ! Oui, vivement janvier, que je n'aie plus besoin de jouer les pêcheurs à la ligne
!