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(Excellente) Présentation

  • : Blog de Georges Flipo, auteur
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  • : Dans ce blog : chroniques sur l'actualité littéraire (la mienne et celle des autres), sur l'écriture, sur l'édition, sur les auteurs, et tout ce qui se réclame de lalittérature.
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Si vous pensez que votre absence dans cette liste est un scandale, faites un scandale. Ou, plus simple, faites-moi signe.

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Copinage éhonté.

Voici une rubrique dans laquelle je présente des livres écrits par des auteurs avec lesquels j'entretiens d'amicales relations. Bien entendu, il ne s'agit pas ici d'emplacement publicitaire. C'est beaucoup plus honorable, c'est du copinage. Les livres présentés dans cette rubrique ne seront pas toujours les mêmes : à défaut de renouveler mes copains, mes amis, mes relations, je vais renouveler leurs parutions.

 

Cherche-jeunes-filles-200-x315.jpg

  Le tout dernier de Françoise Guérin

virages-dangereux-copie-1.jpg

La-vieille-dame-du-riad.jpg


Frederique-Martin-Belfond-Le-Vase-ou-meurt-cette-verveine-3.jpg
Tu-ne-mourras-plus-demain.jpg

 

Les pays

Moulins A paroles


L-eau-des-reves.jpg

Lotus Seven

Un homme perdu-copie-1


Langue-de-pub-copie-1.jpg

Livre-Magali-Duru.jpgLe tout dernier de Magali Duru

tous-nos-petits-morceaux.jpg

      Le tout dernier d'Emmanuelle Urien

Fouad.jpg

Dominique-Guerin.jpg

 

Quatre carnages..

 

 

 

  Teignes

 

 

 

 

Un escarpin de soie bleue

 

 

Est-ce ainsi

28 octobre 2008 2 28 /10 /octobre /2008 18:39

Incitation à l’émeute. Billet de plouc complètement réac.

 

Je suis d’un naturel posé, un homme d’ordre. Après les repas entre amis, je décrète sentencieusement que les chiens ont l’avantage d’être affectueux, et que les chats seront toujours mystérieux. Je vote toujours pour les gouvernements sortants, les députés sortants, les coquins sortants, je donne des chèques aux œuvres, j’applaudis tous les défilés qui passent, je rêve de recevoir les Palmes académiques (qui pourrait m’arranger ça ?). Bon époux, bon père. Et si je rangeais mon bureau, je pourrais être considéré comme un citoyen modèle. Mais, la semaine dernière, en préparant ma documentation pour mon prochain roman, j’ai eu envie de filer m’acheter une chemise rouge chez Tati et d’appeler à la révolution. C’est la faute de l’Art. Pas le classique, le contemporain. Celui des non-ploucs.

 

Mon prochain roman (je ne parle pas de « Le film va faire un malheur » - celui qui va sortir en fin décembre, mais je parle de celui que j’écris actuellement) aura pour thème l’imposture. Et plus précisément l’imposture historique et artistique. C’est très compliqué à expliquer, à mon avis la quatrième de couv’ fera 256 pages.  Pour me documenter, j’avais donc prévu d’aller à la FIAC ce week-end. L'endroit rêvé, non ?

 

La FIAC, c’est la foire internationale d’art contemporain. Ne riez pas, il n’y a encore rien de drôle. Et jeudi soir, peu avant ma visite, j’ouvre le journal télévisé. Vingt minutes de cauchemar pour commencer. On nous annonce le plongeon de la bourse. Il y en a qui vont hausser les épaules en pensant « Tant pis pour les rentiers ». Ils ont tort, les vrais rentiers sont les seuls à s’en fiche. Les vrais pigeons, ce seront les petits vieux qui avaient placé en Sicav l’épargne de toute une vie pour s’assurer un complément de retraite leur permettant de finir ailleurs qu’à l’hospice. Ce seront les jeunes couples qui, après avoir économisé pendant des années pour s’acheter leur appartement voient soudain leur apport personnel s’envoler, léger, léger. On a enchaîné gaiement sur les prédictions de chômage, de restrictions des dépenses de santé, de réduction du train de vie, on a parlé de l’inéluctable crise sociale. Pour rendre ça plus vivant, on a conclu par de jolis reportages sur les usines textiles, agroalimentaires, automobiles, qui commençaient à licencier massivement, puis sur les commerçants qui ne vendaient plus rien et qui n’allaient pas tarder à fermer.

 

Et vint la page culturelle, la page de la Fiac. Ouf !

 

Le ptésentateur afficha alors un sourire apaisant : on allait parler de la FIAC, on allait entrer dans un monde feutré, bien propre, à l’abri du populaire, des vieux, des chômeurs, des gens qui sentent la transpiration vers huit heures du soir car ils bossent depuis huit heures du matin non-stop. Les filles avaient de longues jambes et des chaussures moulées, les hommes des sourires à la Dorian Gray. Et tous ces gens étaient heureux d’être ensemble, si préservés, si beaux, si intelligents, eux seuls pouvaient comprendre le message caché derrière ce tas de charbon noir. Non, je n’invente pas de clichés, c’est vrai (voir la photo : je l'ai même agrandie, puisqu'on ne me croyait pas)

D’autres déambulaient gravement devant le stand du marchand parisien Yvon L…qui explique doctement à l’AFP : « 
"Les affaires prennent peut-être un peu plus de temps, il y en a qui réfléchissent peut-être un peu plus. Avant, l'achat était plus impulsif. Maintenant, on reparle vraiment d'art.". C’est vrai, quoi, quand on réfléchit devant des virgules bleues, les affaires prennent plus de temps, mais là, rien à dire, c’est vraiment de l’art. non, je n’invente pas, regardez l’autre photo.  

 

Et vous savez ce qu’il faut comprendre quand on appartient à l’élite ? Eh bien, prenons un cas concret, allons chez ledit marchand parisien, Yvon L... « On entre dans la pièce couloir aux murs à étagères, baignant dans une lumière rouge; sur les étagères, les 600 petits flacons de sang sont là, avec des instructions mettant en lumière l’absurdité des définitions par le sang, nationalisme, religion, racisme. C’est une installation très prenante. Notre corps est en jeu, rougi, oppressé, gêné ». Je cite, je n'invente pas. On se sent très pris, on devient meilleur, citoyen du monde. On donnera peut-être 50 centimes au clodo à la sortie, même s’il pue.

 

Et en voyant tout cela, je pensais à Baudelaire. Il avait de la chance, Baudelaire : il était excellent critique d'art ; quand il allait au Salon des Indépendants, il avait de quoi commenter, de quoi dire des trucs fins, intelligents, qui restent fins et intelligents 150 ans plus tard. Il avait de quoi dénicher des talents qui sont maintenant des célébrités. Et j’essayais d’imaginer Baudelaire dans cette foire. Je crois qu’il se serait montré violent, il aurait crié, comme sur les barricades « Il faut fusiller le Général Aupick », il aurait emmené les émeutiers. Le général Aupick, pour mémoire, c’était son beau-père.

 

Et soudain, je me suis senti émeutier, comme lui : un ange avait fait son apparition... c’était l’acheteur des Musées de France.  Il était venu dépenser la tire-lire qu’on lui avait confiée. Il passait de stand en stand avec de bons sourires complices. Et il flambait ! Il s’arrêtait devant une antenne parabolique bleue, ornée de quelques allumettes entremêlées en son milieu, et il se sentait interpellé (si, si, c’est vrai, ça aussi). Et hop, j’achète ! Mais attention pas poire, le gars ! il NE-GO-CIAIT, il faut mentionner ça d’un air émerveillé. Non, non, 15.000 euros, hé, c’est trop, c’est l’argent de l’Etat, moi je vous en donne 12.000, et il repartait avec un joyeux sourire de requin bleu. Je l’ai vu traverser les stands, dépenser fièrement sa cagnotte de 400 000 euros. On annonçait aux Rmistes qu’ils allaient devoir se serrer la ceinture, alors il faisait pareil : il pres-su-rait les galeristes, ha, ce n’est pas n’importe qui l’acheteur des Musées de France ! Presque un Médicis, presque un mécène !

La colère n’est toujours pas retombée. On vient d’assister à un monumental krach boursier où se sont effondrées les valeurs les plus illusoires. Hier encore, on célébrait les valeurs bancaires, aujourd'hui on célèbre les collections de flacons. Mêmes illusions qui n'ont de réalité que celles que la fièvre spéculative leur apporte. Mais il n’y aura pas de krach artistique : ces tableaux ne sont pas destinés à être vendus, mais à être exposés dans des musées de l'illusion où Monsieur l’Acheteur passera comme un roi-soleil : « Tout ça, c’est moi ! ».

Pauvre Baudelaire. Pauvres artistes aussi qui, en voyant ça, doivent avoir envie de devenir peintres en bâtiment. Ou d’aller fusiller le Général Aupick !


Complètement réac, ce billet, bien sûr. Mais c’est comme ça, il y a des moments où ça fait du bien de réagir. C'est ma nature qui sort, je ne peux pas toujours jouer à l'écrivain du Flore.

 Le visuel du haut, c’est très beau. Je vais l’exposer à la Fiac l’an prochain. Si l’Acheteur passe, je le laisse négocier jusqu’à 10.000 euros. C’est la gamelle du chat.

Note additive : les premières réactions semblent montrer que ce billet est mal lu. J'aime l'art, de toutes les époques. Y compris l'art moderne, parfois même très moderne (mais pas de tous les peintres pour autant).
Je suis déjà allé à plusieurs Fiac, et je ne suis pas sûr que les commentateurs les plus sévères puissent en dire autant. Mais il y a une dérive de plus en plus nette de la Fiac vers un insupportable snobisme, un plaisir d'exclure. Et le reportage de jeudi soir en paraissait particulièrement indécent. Ce billet semble créer une certaine polémique, et tant mieux, ça mettra de l'ambiance. N'hésitez pas à en rajouter. Je répondrai en bloc dans un prochain billet.

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commentaires

Mumm 18/11/2008 22:48

BRAVO ! Vous avez le courage de dire ce que beaucoup pensent. Et le reportage auquel vous faites allusion était carrément indécent.

Georges F. 27/11/2008 18:25


>> Bonjour, Mumm, et bienvenue sur ce blog. Je suis heureux que vous ayez, comme moi, éprouvé ce frisson face à l'indécence triomphante.


dominique boudou 03/11/2008 18:10

Allons, tout n'est pas encore perdu en ce monde ! L'art suscite encore bien des passions. Tant mieux. Le tas de charbon, c'est déjà connu. Kounellis en a déjà montrés plusieurs. Je ne me vois pas l'acheter car je me chauffe au gaz.

Georges F. 05/11/2008 10:56


>> Merci ! Je vous avoue, Dominique, que je ne suis pas expert en tas de charbon artistiques, mais effectivement il me semblait en avoir déjà
vu un. N'était-ce pas à Beaubourg ?


Patrick Dupuis 01/11/2008 15:59

L'Academia Belgica (centre culturel belge à Rome) a été, il y a quelques années, le cadre d'une exposition d'art. Une des œuvres se trouvait dans un chambre et était constituée de... spaghettis! l'artiste avait recouvert la totalité du mobilier de pâtes cuites. Lors de l'inauguration, le même artiste a récité un petit poème et tout le monde a bu un verre et s'est taillé. Ensuite, ce qui devait arriver arriva et ces pâtes ont moisi dans l'indifférence générale. On n'a plus vu l'artiste mais c'est le couple de concierges qui a dû tout nettoyer (c'était d'ailleurs eux aussi qui avaient cuit les pâtes). Qui, dans ce cas, a eu une démarche artistique?
A l'opposé, j'ai un ami proche,passionné d'art, qui parle avec autant de passion du Caravage que de l'urinoir de l'ami Marcel... Je n'y connais rien en art moderne et je me contente donc de refuser tout ce qui me semble ridicule (les spaghettis). Quant au reste, je pratique la critique à l'estomac : j'aime ou je n'aime pas... Je ne mettrai jamais les pieds à la Fiac alors que j'ai quelquefois été interpellé et ému par des réalisations du "land art"...

Georges F. 02/11/2008 07:51


>> Très belle histoire, Patrick, merci. L'an prochain, je viens faire un barbecue (merguez) à la Fiac. A moins que je ne vienne préparer des empanadas. Cela
fera une très belle installation.


Clopine 01/11/2008 11:06

Bion, je suis d'accord avec Georges Flipo sur certains points :

- qu'un tas de charbon laisse froid, c'est un comble
- que le pognon et le snobisme soient omniprésents, c'est désolant.
Perso, je rêve d'un monde où les artistes recevraient tous les mois une somme correspondant à leurs besoins, et en échange, fileraient gratos leurs oeuvres. Comme les curés, quoi. Sans l'ascétisme et surtout sans la chasteté, avant tout sans la chasteté. Et il n'y aurait que l'état à avoir droit aux oeuvres, na d'abord, c'est à dire tout le monde, et sans une seule pépète. Bon, s'il faut "avoir un tableau chez soi" pour de vrai, alors un système de prêt comme dans les biblis (ça existe déjà, d'ailleurs...) Et plus un seul marchand là-dedans.

le problème, c'est que ça fait un peu totalitaire, comme société, là. Mais on ne fait pas d'omelette sans casser les oeufs, surtout s'il s'agit de poules pondeuses d'or.

Georges F. 01/11/2008 11:38


>> Génialissime idée, Clopine. Je viens d'en parler à quelques proches, ils veulent tous devenir artistes. Non, non, me direz-vous, pas si simple, on est en
France : pour devenir artiste officiel, il faudra être agréé. Par une commission de fonctionnaires n'y connaissant rien en art, pour éviter toute subjectivité artistique. Ou d'élus, tiens, ce
serait mieux ! On va, dans chaque département, élire des conseillers en art. ils pourront, s'il le faut, orienter les artistes pour qu'ils soient plus près des goûts du peuple.  Mieux
encore, on pourrait peut-être créer des lieux où seraient exposées les oeuvres des candidats, on appellerait ça les galeries. Chaque galerie serait dirigée par un type, on appellerait ça un
ç(bpç(yb, qui opérerait la sélection. Pour la valider, il proposerait au public de "voter". Pour qu'ils puissent voter de façon impliquée, ils devraient payer leur droit de vote. En échange, ils
pourraient emporter les tableaux pour lesquels ils auraient voté.  Oui, c'est un bon système, je vous suis bien. Et comme le métier de ç(bpç(yb, est un peu dur à prononcer, on les appellerait
des marchands.


nathalie 31/10/2008 16:37

Quand je regarde une oeuvre, je marche à l'émotion, car pour moi, il n'y a rien à comprendre.
Si ça ne me touche pas, je passe. Si ça me remue, je m'arrête et je regarde, longtemps. Parfois très très longtemps...
Certains univers me bouleversent, mais des flacons de sang sur des étagères ou un gros tas de charbon dans une pièce me laisseront, j'en suis certaine... totalement froide.

Georges F. 01/11/2008 11:29



>> Entièrement d'accord avec vous, Nathalie. L'art que ne m'émeut pas ne me emblera jamais vraiment beau, si joli soit-il.