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  • : Blog de Georges Flipo, auteur
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Voici une rubrique dans laquelle je présente des livres écrits par des auteurs avec lesquels j'entretiens d'amicales relations. Bien entendu, il ne s'agit pas ici d'emplacement publicitaire. C'est beaucoup plus honorable, c'est du copinage. Les livres présentés dans cette rubrique ne seront pas toujours les mêmes : à défaut de renouveler mes copains, mes amis, mes relations, je vais renouveler leurs parutions.

 

Cherche-jeunes-filles-200-x315.jpg

  Le tout dernier de Françoise Guérin

virages-dangereux-copie-1.jpg

La-vieille-dame-du-riad.jpg


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Moulins A paroles


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Livre-Magali-Duru.jpgLe tout dernier de Magali Duru

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Est-ce ainsi

12 septembre 2008 5 12 /09 /septembre /2008 14:36

Un complot contre Angot, un autre contre moi. On est inséparables.

 

Je viens de trouver sur mon blog un commentaire posté ce matin à 3h48 par un certain Despoint. Il est très beau, il mérite mieux qu’un passage en commentaires ; il faut lui donner sa chance, je vais en faire un billet. C’est comme les livres qui sortent pour la rentrée : pour leur donner le droit de survivre, il faut les mettre sur la table « Nouveautés » du libraire, sinon ils sont condamnés à l’oubli. Je dis ça comme ça, en l’air, bien sûr, vous verrez. Revenons à ce merveilleux commentaire que je cite intégralement, orthographe incluse :

 

Catherine Clément Philosophe et romancière française, révèle lors de la matinale de France Culture du 10/09/08, comment s’est organisé une cabale contre le livre "Le marché des amants" de Christine Angot, Editions du Seuil.

http://www.dailymotion.com/kenestaf/video/x6q0u8_cabale-antiangot_news

 

Ça mérite un commentaire de textes. Je vais faire ça comme je peux, je ne suis pas agrégé, je ne suis même pas un littéraire.

 

COMMENTAIRE DE TEXTE

 

On commence le plus vite possible, très scolairement, presque universitairement, par se placer sous une autorité. Catherine Clément, c’est bien, c’est du solide. Mais peut-être pas assez, se dit Despoint. Il ajoute philosophe, il a besoin de ça pour faire passer la suite. Mais attention, pas n’importe quelle philosophe, ce sera Philosophe avec une majuscule, qui n’a aucune raison d’apparaître ici, mais ça en impose. Aïe, ça fait peut-être trop théoricien, on précise aussi romancière. Beau métier. 

Et non seulement, selon Despoint, Catherine Clément aurait été invitée à parler à la Matinale de France-Culture, mais elle serait allée plus loin. Elle aurait révélé. Elle aurait pu protester ou expliquer, défendre ou exposer, non, elle a RÉVÉLÉ. Bon verbe, ça. On ne révèle jamais que des vérités cachées. Si on révèle, hé, c’est que c’est vrai, incontestable, et si on le fait révéler par Catherine Clément, c'est du béton, du marbre, de l'acier brossé. 

Et qu’est-ce qu’elle aurait révélé ? Elle aurait révélé comment s’est organisée (oui, Despoint, avec un e, ça s’accorde) une cabale. Parce qu’on ne sait jamais, il pourrait y avoir une cabale sauvage, non organisée, vous imaginez comme sont les cabalistes, ils cabalisent à des degrés divers. Celle-là, ils l’ont minutieusement OR-GA-NI-SÉE, tant la cause était importante. Une cabale, une vraie, avec tout ce que ça induit : complot, intrigues, manœuvres secrètes dirigées contre quelqu’un ou quelque chose. Il est vraiment bien, ce mot cabale, il évoque aussi la science occulte, la communication avec un monde invisible, infernal, peut-être même des trucs de mystérieux talmudistes. Hé, il faut au moins tout ça pour abattre Christine Angot. Il faut organiser une cabale. Pauvre Christine, petite innocente, sait-elle ce qu’on prépare dans son dos ?

 

La cabale va-t-elle triompher ? Non, Despoint arrive en jouant de la trompette, écoutez, écoutez Catherine Clément, Philosophe, romancière ! Elle a révélé le complot ! La littérature est sauvée !

 

Et pour être sûr, Despoint donne en partant le lien vers l’émission qui vous apportera la lumière. Un peu comme les missionnaires mormons essaient de vous filer leur Cinquième Evangile à la fin de leur baratin « Voyez vous-même, vous serez convaincu ».


Despoint est un garnement. Il avance bravement en terrain dangereux, mais en poussant Catherine Clément devant lui. C'est d'autant plus vilain qu'on lui fait dire ce qu'elle n'a jamais dit, encore moins révélé. Je cite ici une visiteuse de ce blog, en qui j'ai plus confiance qu'en Despoint : c'est Dominique. Elle réagit à une première version de texte, dans laquelle je croyais que Catherine Clément avait révélé ; après tout, ç'aurait pu être son droit. Mais non, rien de tout ça :

Ah j'ai écouté France-culture ce matin-là ( le 10 il me semble?) où Christine Angot était l'invitée des " matins" et je n'ai pas du tout saisi qu'il y avait un complot contre son bouquin.
Elle a seulement dit en substance : " Il y a des journalistes qui n'ont retenu qu'une seule phrase de mon livre celle où je dis à mon amant "Ne te trompe pas de trou". On se moque de moi, en faisant des blagues dégoûtantes à propos de cette phrase qui ne comporte aucun élément de vulgarité".

( Les guillemets, c'est moi qui les ajoute, pour faciliter la compréhension. Mais ce n'est pas un verbatim. Elle a raison d'être mécontente, la pauvre Christine Angot  : elle sort une petite phrase gentille, exempte de toute vulgarité, une petite boutade comme on entend, par exemple, quand les mamans attendent la sortie de l'école maternelle. Et il y a des gens très sales qui font des blagues dégoûtantes.)


Elle a ajouté que les femmes avaient deux trous contrairement aux hommes, et l'animateur l'a remercié pour cette leçon d'anatomie matinale. Tout le monde rigolait, les auditeurs y compris. D'autant plus que miss Angot se trompe la femme possède trois orifices aux parties basses et non deux.

(Là, je fais confiance, je n'y connais rien en anatomie. Je vais demain à un mariage chic, je poserai la question à table, ça relancera la conversation, ce sera très apprécié).


Il est vrai que Catherine Clément est arrivée dans le studio mais je croyais que c'était pour parler de la femme à Byzance ou un truc dans ce genre... Bah! je n'ai rien compris alors?

commentaire n° : 1 posté par : Dominique
(site web) le: 12/09/2008 15:08:08



 
Merci Dominique. Je crois que Despoint, errant sur la blogochose, poste où il peut ses billets en mobilisant qui il veut  pour défendre la cause sacrée. Il a cru trouver ici un terrain favorable, il a lu trop vite mes billets où je joue les défenseurs de Christine Angot. C’était pour rire, Despoint, je suis hou, hou, un méchant, un moqueur, ce billet n’était pas pour de vrai. Je vais donc préciser.

 

Non, il n’est pas besoin de complot cabaliste pour abattre Christine Angot. Elle le fait toute seule. J’ai lu plusieurs pages, pas forcément celles où elle parle de son sphincter et de son clitoris. C’est mal écrit, sans grâce, bébête. C’est du bouquin d’exhibitionniste pour voyeur sorti d’un peep-show. C’est à vous dégoûter de la chose, littéraire ou non. Je vais changer de coloc, ça pue et c'est plein de branleurs qui cognent à la porte, je me demande avec quoi. 
Fin de ma critique, me voici répertorié comme nouvel affidé de la cabale.

 

Et si France-Culture aime vraiment dénoncer les cabales, je leur suggère d’organiser (très vite, c’est une urgence, SVP ; ne vous inquiétez pas pour l’organisation, je peux fournir la philosophe, et même la romancière et les témoins à charge) d’organiser, disais-je, une matinale pour expliquer pourquoi je ne suis pas présent à la table « Nouveautés » dans les Fnac parisiennes.

  Moi, je sais, c’est un complot, remarquablement organisé, personne ne s’en aperçoit, sauf moi et les quelques copains parisiens qui m’ont signalé leur difficulté à trouver mon livre bien caché à la Fnac.  Alors, pourquoi suis-je absent de la table Nouveautés ? Est-ce un complot des forces obscures ? J’ai pris mon scooter, ma cagoule, je suis monté à la capitale pour enquêter sur le complot. Les chefs de rayon de la Fnac ont d’autres explications ; c’est amusant, elles varient :

 

Une Fnac m’explique que « c’est réservé aux livres qui se vendent bien ». Mais elle ne peut pas m’expliquer pourquoi certains livres y ont droit dès le jour de leur parution, dès le déballage du carton, alors qu’il ne s’est encore rien vendu (je l’ai vu, j’ai assisté à la mise en place de la table). « Mais ils se vendront bien » me rétorque-t-on. Effectivement, s’ils sont mis en évidence sur la table « sélection nouveautés », ils finiront bien par se vendre, c’est indémontable, ce raisonnement. Il doit y avoir une faille, je ne la trouve pas.

 

Une autre Fnac m’explique que c’est réservé aux livres qui ont obtenu une bonne critique médias. La bonne critique médias de Christine Angot, je ne l'ai pas encore lue, et son Marché aux amants trône pourtant, bien mis en valeur. Mais on n'attaque pas une femme qui tombe. Je me contente de signaler avec étonnement quelques livres sortis dans un formidable silence médiatique à ce jour « Oui, me répond-on, mais ceux-là, on sait qu’ "ILS VONT AVOIR" une bonne presse. ». La table Nouveautés de la Fnac est dotée de mystérieux pouvoirs prophétiques ! Roooh, j’espère que les critiques qui ne savent pas de quels livres parler viendront y chercher l’inspiration : il faut que s’accomplissent les prophéties.

 

Toujours à la Fnac, je demande qu’on me désigne, sur la table Nouveautés, les livres qui auraient obtenu, comme le mien, les trois étoiles du Nouvel Obs. On me regarde l’œil soupçonneux, comme si j’avais acheté ces *** : « Vous les avez eues, vous ? Avec ça ? Quand ? » « Fin août » réponds-je. « Ah, soupire la dame, fin août ! C'ÉTAIT TROP TÔT, C'EST POUR ÇA ! ».

 

Et on m’abandonne, poignardé devant la table Nouveautés.

 

Le complot a réussi, les conspirateurs s’enfuient, drapés dans leur ample manteau anthracite.

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commentaires

Daniel Fattore 18/09/2008 13:56

Après les éditeurs, la nouvelle forteresse, dirait-on: la table des nouveautés! Ecrivain, que de bastilles à prendre!

GF 18/09/2008 22:57


>> Oui, c'est exactement ça, Daniel. Entre deux, il y a la deuxième muraille, celle du simple référencement à la Cnaf. La troisème, c'est la table des
nouveautés. Le donjon, c'est le centre de la place avec label "Coup de coeur". Je l'ai eu pour mon premier recueil, La Diablada, mais... à ma grande déception, ça n'a pas fait vendre
grand-chose. L'ascension d'un auteur consiste à aller de déception en déception, en se disant que ça ne peut être que mieux à l'étage au dessus.


D.K. 17/09/2008 08:33

Hélas, trois fois hélas, mon long périple états-uniens m'ayant laissé sans le sous, je n'ai pas pu m'offrir votre Ulysse. Non, cette visite au Virgin était un peu celle de la visite à la robe que l'on convoite en vitrine, dont on va effleurer le doux tissu en rêvant au moment où l'on pourra se l'offrir. Ce moment viendra, Georges, n'en doutez pas, et venez tout de même rendre visite à mon blog de temps à autre, lui et moi, nous vous aimons bien.

GF 17/09/2008 09:16



>> Ah, D.K., comme vous savez me parler ! Revenez souvent effleurer le doux tissu d'Ulysse en librairie, il y prend un vif plaisir, le gaillard. Et
évidemment, que je vais revenir souvent sur votre blog si j'y suis aimé, je suis un affectif.



jean-Pierre 15/09/2008 21:47

La lecture du "Vertige des Auteurs"est un pur régal. Les situations cocasses abondent et l'égo démesuré du héros du livre déclenche quelques pintes de bon rire. L'on aimerait penser que la caricature du personnage principal est exagérée, mais de vivre avec des gens de plume titillant la poésie, m'incite à penser qu'il n'en est rien.

GF 16/09/2008 11:36



>> Merci, Jean-Pierre pour votre retour de lecture. Mais je ne comprends rien, ce roman est pathétique, il n'a rien de cocasse. Comment avez-vous pu rire
en suivant le héros le long de son chemin de croix ? Et ce, alors que vous connaissez des auteurs et poètes endurant les mêmes maux !

Cela dit, merci, votre commentaire me fait grand plaisir. Vous auriez dû être juré au  Grand Prix de l'humour noir 2007, vous auriez été la voix qui m'a manqué. Je n'ai toujours pas compris
pourquoi, cette année-là, le jury a finalement voté pour les Microfictions de Régis Jauffret plutôt que pour mon Vertige des auteurs. Que ceux qui ont ri en lisant les Microfictions lèvent le
doigt, et qu'ils sortent de ce blog ! Eh, attendez, attendez, ne sortez pas tous !



D.K. 15/09/2008 15:56

Je me joins au choeur des précédents lecteurs : excellent billet - vous m'avez bien fait rire !

Au Virgin de Barbès, vous n'êtes pas sur les tables nouveautés :-( Il restait un unique exemplaire de votre Ulysse, sagement en rayon en littérature française. Mais vous savez le plus curieux ? Lorsque je suis allée voir, il y avait un monsieur assez discret qui feuilletait un livre pas très loin. Sa silhouette m'a fait penser à vous, j'ai failli l'aborder pour lui demander s'il ne s'appelait pas Georges et s'il n'était pas en pleine mission repérage, mais je n'ai pas osé... Maintenant, dites-le moi, était-ce vous ???

GF 16/09/2008 11:29


>> Comment, D.K, je vous fais rire alors que vous me faites pleurer !
... Je pleure avec ce Virgin de Barbès qui devrait aller voir comment font ses confrères des beaux quartiers : ils posent, eux, mon "Qui comme Ulysse" bien en évidence à l'entrée.
... Je pleure d'angoisse, car vous me dites que vous êtes allée voir comment se portait mon Ulysse... mais la suite ? L'avez-vous saisi de vos mains avides ? L'avez-vous porté,
enfiévrée, à la caisse ? L'avez-vous dévoré goulûment ? Vous a-t-il portée vers quelque extase ? En rendrez-vous compte dans votre blog, en belles lettres noires sur fond orange ? Quel jour ?
Quelle heure ? Je vais aller vous visiter,  haletant, toutes les heures ! Vous rendez-vous compte de l'état dans lequel vous me mettez ?
... Et en plus, je pleure à cause de ce rendez-vous manqué. Etait-ce donc vous la passante élégante qui errait au rayon littérature? L'inconnue si discrète qui jetait, fugacement, des regards
interrogatifs à l'inconnu si discret, à quelques pas ? Etait-ce vous, qui hésitiez si fémininement, si chastement, à aborder un homme en plein repérage, un homme qui ne demandait que ça ? Etait-ce
vous qui compariez sa silhouette à la mienne (car vous connaissez ma silhouette, vous la connaissez et vous me dites ça, tranquillement) ?
Hélas, hélas, oui, c'était vous mais lui ce n'était pas moi. Je suis beaucoup mieux.


Clarinesse 13/09/2008 22:29

J'adore le ton de ce papier !
Euh... et c'est tout.

GF 14/09/2008 19:41


>> Merci, Clarinesse ! Surtout rien de plus, même pas un point d'exclamation : c'est tout, oui, c'est tout ce qui me fait du bien ce soir.