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(Excellente) Présentation

  • : Blog de Georges Flipo, auteur
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  • : Dans ce blog : chroniques sur l'actualité littéraire (la mienne et celle des autres), sur l'écriture, sur l'édition, sur les auteurs, et tout ce qui se réclame de lalittérature.
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Des attaches et des liens

Des blogs que je fréquente souvent ou parfois, mais avec plaisir, sans forcément y laisser de commentaires, des blogs dont le tenancier vient parfois faire un coucou en dessous de mes billets, des blogs qui aiguillent vers le mien, des blogs qui ont donné un coup de pouce à un ou plusieurs de mes livres, tout cela crée des liens.

Si vous pensez que votre absence dans cette liste est un scandale, faites un scandale. Ou, plus simple, faites-moi signe.

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Copinage éhonté.

Voici une rubrique dans laquelle je présente des livres écrits par des auteurs avec lesquels j'entretiens d'amicales relations. Bien entendu, il ne s'agit pas ici d'emplacement publicitaire. C'est beaucoup plus honorable, c'est du copinage. Les livres présentés dans cette rubrique ne seront pas toujours les mêmes : à défaut de renouveler mes copains, mes amis, mes relations, je vais renouveler leurs parutions.

 

Cherche-jeunes-filles-200-x315.jpg

  Le tout dernier de Françoise Guérin

virages-dangereux-copie-1.jpg

La-vieille-dame-du-riad.jpg


Frederique-Martin-Belfond-Le-Vase-ou-meurt-cette-verveine-3.jpg
Tu-ne-mourras-plus-demain.jpg

 

Les pays

Moulins A paroles


L-eau-des-reves.jpg

Lotus Seven

Un homme perdu-copie-1


Langue-de-pub-copie-1.jpg

Livre-Magali-Duru.jpgLe tout dernier de Magali Duru

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      Le tout dernier d'Emmanuelle Urien

Fouad.jpg

Dominique-Guerin.jpg

 

Quatre carnages..

 

 

 

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Un escarpin de soie bleue

 

 

Est-ce ainsi

10 septembre 2008 3 10 /09 /septembre /2008 13:24

Entrée en littérature : des belles chutes sans se faire mal ?

 Après quelques agressions trollesques, j’avais décidé de ne publier que très épisodiquement le point sur les critiques, celles que les médias consacrent à « Qui comme Ulysse » et je suis donc resté discret. Je publierai très prochainement un billet faisant le point sur les retombées dans les blogs. En attendant, je cite aujourd’hui un bel article qui me permet un double billet.

  

 

1. Je suis entré en littérature.

 C’est fait, et j’en suis encore tout pantelant : ce n’est pas encore le Lagarde et Michard, c’est la marche juste en dessous : Qui comme Ulysse fait l’objet d’un long (plus de deux pages) et chaleureux article dans la très chic Revue littéraire, numéro de la rentrée.

Il n’y a que du beau monde dans ce numéro, et je suis un peu intimidé d’être aux côtés d’écrivains dont tout le monde parle. Comme dans ces dîners d’été où l'on arrive en bermudas et tee-shirt alors que tous les hommes sont en costume –cravate. Tous les sélectionnés pour le Goncourt sont dedans, mais tous ceux qui sont dedans ne sont pas sélectionnés pour le Goncourt, c’est un peu décevant, j’aurais bien aimé, le Goncourt. Bon, comme l’article est intelligent, subtil, je me console.

Cet article est opportun, il facilitera la bonne mise en avant chez les libraires. Vous avez bien lu, eh, les libraires ? Je dis que cet article facilitera la bon-ne-mise-en-a-vant-chez-les-li-brai-res. 57 auteurs sur les 676 de la rentrée ont été sélectionnés par la Revue Littéraire, je suis dedans, on s'arrête là, c’est un nombre idéal, une sélection parfaite ! Pourquoi mal refaire ce qui a été bien fait ? Ne cherchez pas plus loin pour composer votre table « Sélection Nouveautés », pour distribuer vos « Coups de cœur » ou « Nous avons aimé ». Et pour les invitations aux conférences-débats-présentations, soyez simple, mailez-moi, je reste quelqu’un de très abordable, surtout depuis que je n’ai pas eu le Goncourt. Je peux, si vous le souhaitez, venir avec Christine Angot, je la connais très bien, nous cohabitons depuis huit jours.
Fin de mon message aux libraires, et notamment aux grandes librairies à succursales multiples, vous voyez ?

Je vous donne la version intégrale de cet article. Il y en a une version encore plus intégrale sur internet, mais avec des commentaires qui me font rougir : je suis marié, père de famille et vertueux.

 
Qui comme Ulysse

Le voyage d’Ulysse, c’est une errance de vingt ans – longue initiation –, ce sont les sirènes aux chants enchanteurs, le cyclope Polyphème, la nymphe Calypso, la magicienne Circé… Quel rapport avec les personnages de ces quatorze nouvelles ?

Ici, pas d’aventures grandioses, de récits fantastiques ou de personnages mythiques. Mais, comme dans L’Odyssée, le voyage est raconté à travers les épisodes qui le composent : conversations, rencontres, instants, menus événements. Surtout, le thème du voyage est décliné à l’infini : voyage d’affaire, dernier voyage, voyage à l’envers, voyage imaginaire, voyage source d’inspiration, voyage organisé, exil, voyage spirituel, cyber-voyage, voyage aux sports d’hiver, voyage dont on ne revient pas. En fin de compte, ce n’est même pas le voyage qui est raconté, mais des morceaux de voyage : un départ, une arrivée, un séjour, un retour.

Dans « Nocturne », c’est à qui aura pris le plus de photos, à qui aura le plus de pittoresque à ramener d’Inde. Monsieur Dupont est agacé lorsque sa femme s’attriste devant tant de misère. C’est vrai, quoi, la misère après tout, ils sont venus pour ça. C’est comme aller à Abou Dhabi et se plaindre du désert, ça n’a pas de sens. Dans « La marche dans le désert », Raoul Danville – « Raoul Danville, nappes, serviettes et accessoires de tables, pour que les fêtes soient inoubliables » –, petit chef d’entreprise en quête de nouvelles méthodes de management, décide d’organiser un séminaire dans le désert tunisien. Dans le package : danseuses du ventre, chakchouka épicée, lampes frontales, GPS, délocalisation et un rachat de la marque par un groupe hollandais. « La route de la soie » est un récit de voyage, sur le blog de Joseph. Peu importe où l’on part, du moment que l’on peut en raconter quelque chose… Le tout oscille entre les constats topographiques à la Bougainville, le romantisme de Gérard de Nerval et les bonnes astuces style Routard.

Ces nouvelles prennent leur temps, parfois restent suspendues, s’arrêtent sur un détail. Si bien que l’on a parfois l’impression d’une berceuse. L’ambiance est feutrée, le rythme lancinant. Le même thème revient de nouvelle en nouvelle, tel un leitmotiv, mais avec un autre décor, une autre ambiance, d’autres personnages. Georges Flipo joue avec les espaces paradoxaux des voyages. Il nous balance entre de grandes évasions et des destinations proches. Mais c’est lorsqu’il nous emmène le plus loin géographiquement qu’il parvient le mieux à créer un espace confiné à l’intérieur de la nouvelle. Le paradoxe tient donc du jeu entre l’espace ténu de la scène qu’il raconte, et le grand large des voyages dans lesquels il les inscrit. Ou inversement : un voyage presque sur place donne lieu à un imaginaire débordant. Comme dans toute nouvelle, la résolution est primordiale, et l’auteur manie cet exercice avec talent. La fin est toujours surprenante, inattendue, déconcertante. Cependant, parfois, justement, elle est amenée de manière trop fabriquée. On a alors l’impression que la nouvelle n’a été écrite que pour raconter cette fin ; que le voyage n’a été fait que pour pouvoir en faire le récit à son retour. Quoi qu’il en soit, le plaisir n’en est en rien altéré.

 « Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage »… Le point commun entre le voyage d’Ulysse et ces quatorze nouvelles réside dans ce sentiment d’accompli, cette quête personnelle, cette fin heureuse, quoi qu’il arrive. Quant à nous, nous avons passé un bon moment, nous avons été pris dans l’enchaînement des récits comme s’ils n’en formaient qu’un. Le livre parvient à nous emmener dans chacun des lieux qu’il évoque, c’est donc une évasion réussie.

Marion Prigent

 
Je suis troublé, charmé, par ce texte : il pointe des rapprochements, des volontés vagues, qui m’avaient accompagné dans la création de ce recueil, parfois inconsciemment, et les voici soudain décodées. « Le point commun entre le voyage d’Ulysse et ces quatorze nouvelles réside dans ce sentiment d’accompli, cette quête personnelle, cette fin heureuse, quoi qu’il arrive. »
Oui, Marion Prigent, vous avez compris ce que je n’arrivais pas à formuler, c’est exactement cela. Merci et bravo.  Si vous m'écrivez encore d'aussi beaux articles, j'écrirai encore d'aussi beaux recueils. Ou même un roman.


2. Des belles chutes sans se faire mal ?

Il n’y a qu’un point qui me crée, dans ce superbe article, un léger flottement : « La fin est toujours surprenante, inattendue, déconcertante. Cependant, parfois, justement, elle est amenée de manière trop fabriquée. On a alors l’impression que la nouvelle n’a été écrite que pour raconter cette fin ; que le voyage n’a été fait que pour pouvoir en faire le récit à son retour. Quoi qu’il en soit, le plaisir n’en est en rien altéré. »

J’aimerais que ce fût vrai. Il n’en est rien, je n’ai pas ce talent. Je n’écris pas de nouvelles pour aboutir à leur fin. Sur ce point, je suis beaucoup plus proche de l’école sud-américaine que de la française : la chute m’importe peu. J’écris mes nouvelles en sachant comment elles finiront, ne serait-ce qu’en termes de situation, mais je ne cherche généralement pas de chute qui résolve l’énigme posée par le texte, ou qui renverse brutalement la situation, spécialités bien françaises. Je ne refuse pas l'idée de la chute, mais ce n'est pour moi qu'une figure de style parmi d'autres, une option parfois intéressante. Rarement. J’aime les fins qui laissent flotter l’imagination du lecteur, qui lui laissent continuer l’histoire.

C’est si vrai que la plupart de mes nouvelles ont été tentées avec trois ou quatre fins différentes, entre lesquelles j’ai du mal à choisir (mes quelques correspondantes-conseil pourraient en témoigner). Je cherche plutôt une jolie phrase de fin pour créer ce flottement.

À force d’hésiter, il m’arrive de faire des fins un peu lourdes, et la remarque de Marco Sefaris sur la fin de Confitería Ideal ne m’est pas indifférente : j’ai probablement écrit une dizaine de sorties pour cette nouvelle, que je sentais finie avant la fin.

Il m’arrive quand même de terminer par des fins qui, une fois bouclées, me demandent une marche arrière, des petites inclusions dans le texte, qui donneront plus de force à cette sortie (« Et le curé ? » dans Rapace, ou les parties de Pictionary dans Une incartade).

Mais la chute ? Je suis comme le héros de la nouvelle éponyme Qui comme Ulysse  : « Il a un petit souci dans cette histoire, c’est cette absence de chute. Il se demande si c’est important »

Tiens, c’est comme ce billet, je n’arrive pas à le conclure. Faites ça vous même…

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commentaires

gaelle 12/09/2008 13:57

Arglllll, les critiques qui me sembleNT avoir quelque écho et patata.

GF 14/09/2008 19:12


>> Trop tard ! Bon, Gaëlle, vous le copierez cent fois (à la main) et vous me renvoyez ça signé par les parents. Je sais, je suis dur, mais c'est pour
votre bien. Vous me remercierez plus tard. Et patati et patata, j'en suis bien d'accord.


gaelle 12/09/2008 13:55

Moi qui suis d'un naturel à ménager les susceptibilités, je suis à la fois d'accord avec Georges, et avec Françoise/Pascale.

Pour les dames, je rejoins Françoise sur le fait qu'il y a quelque chose, dans les critiques, qui ne nous appartient fondamentalement pas. Et que s'attacher à se les approprier coûte que coûte est parfois (souvent?) une perte de temps, d'énergie, voire un gouffre pour l'inspiration et la création.

En même temps, je rejoins monsieur Georges (ça fait très chauffeur de maître, non, "monsieur Georges"?) sur le fait qu'il y a parfois des éclairages intéressants à saisir dans ces critiques, quand elles sont constructives (pas le cas de ton blogueur, françoise...). J'aime bien, pour ma part, mâcher les critiques qui me semble avoir quelque écho chez moi. Je les mâche, je les remâche, et parfois, je décide de les avaler pour les intégrer, ou parfois je décide de les recracher, finalement, non, je ne suis pas d'accord avec cette piste que vous me proposez. Mais je me suis posé la question de savoir quoi faire de cette critique, et si elle revient une autre fois, dans un autre contexte, je ne me dirais pas "merde, on me l'avais déjà dit, je suis passée à côté de quelque chose".

Tout ceci, bien entendu, je ne le fais que quand les critiques me semblent avoir une certaine légitimité, à mes yeux parfaitement subjectifs à moi que j'ai. Sinon, je laisse tomber en me drapant dans ma plus belle dignité, celle qui sort fraîchement du pressing et qui est toute bien repassée.

GF 14/09/2008 19:10


>> Voilà, merci Gaëlle,, c'est exactement ce que je voulais dire pour expliquer que j'étais d'accord avec moi, et avec les dames, et avec les critiques, et
avec les critiques des critiques. Je suis toujours d'accord avec tout le monde, je suis tellement consensuel que j'en suis tout sirupeux.
Ma plus belle dignité ? Mon pressing n'en veut plus : elle tombe en lambeaux.


Franck 10/09/2008 22:32

Eternel débat que celui de la chute. Je t'ai entendu un jour citer un nouvelliste (Sommerset?): "une nouvelle est une histoire qui a un début, un milieu et une fin". Je m'y tiens, moi, à cette définition. Et en France on voudrait que cette fin fût une chute. Pourquoi se fixer des règles? On met ce qu'on veut dans des empanadas, non?

GF 12/09/2008 09:17


 >> Oui, Franck, c'était bien le cher W. Somerset Maugham. Et je garde de vieux frissons de l'époque où je lisais les règlements des concours de
nouvelles qui précisaient "La nouvelle doit se terminer par une chute, inattendue, spectaculaire : retournement de la situation ou lumineuse explication des pages
précédentes." L'obligation de la chute m'a toujours paru burlesque, pitoyable, vieux résidu de doxa imaginé par quelque théoricien qui n'a jamais passé aucune frontière. Ni celle des
pays, ni celles de sa vision du mondee littéraire.


Pascale 10/09/2008 21:52

Chère Françoise, comme je suis heureuse de vous lire! Peut-être que vous, il vous écoutera, mais j'en doute, car nous faisions aussi partie de celles qui lui disaient que c'était un véritable gâchis que d'exposer en pâture des extraits de ses nouvelles...
Kiss Georges :-)

GF 12/09/2008 09:09



>> Le cercle féminin se forme, il se resserre, me voici cerné !



Françoise 10/09/2008 21:33

Absolument d'accord avec Pascale. Tu as fait ton boulot qui est d'écrire ton livre, le lecteur et critique fait le sien qui est de le lire et, en l'occurrence, c'est plutôt une bonne lecture comme en rêvent plein d'auteurs. Après, ça t'échappe et tant pis pour certains détails, il est souvent plus efficace de les ignorer que de tenter d'y répondre. Personnellement, je viens de découvrir une critique de mon polar sur un blog, critique navrante qui porte sur la psychologie de Lanester, mon personnage principal et qui témoigne d'une lecture au premier degré et d'une connaissance très superficielle de l'hystérie. Que faire ? Protester de la validité clinique du cas et se justifier en invoquant Freud, Bergeret, Laplanche et Pontalis ? Faire un cours en trois chapitres sur la "belle indifférence" ? Demander un droit de réponse et provoquer le lecteur en duel ? Je préfère dépenser mon énergie ailleurs et me dire que chacun lit de là où il se situe.Une critique mitigée n'annule pas des dizaines de critiques enthousiastes. N'est-il pas étrange que nous accordions souvent plus de crédit à la première qu'aux dernières ? Haut les coeurs, Flipo !

GF 12/09/2008 09:07


>>  Non, non, persiste et signe, mon boulot, ce n'est pas seulement d'écrire mon livre, c'est de lire les critiques, de vouloir les comprendre.
Certaines sont vraiment intéressantes, y compris dans leur partie moins laudative ; j'ai l'intention de continuer à écrire (sauf si les Fnac parisiennes continuent à me maltraiter, mais c'est une
autre histoire). s'il y a dans les critiques des pistes de progression, j'aurais tort de m'en priver.
Cela dit, Françoise, tu as raison, il y a aussi des critiques uniquement destructives, qu'il faut vite oblitérer. Celle de ton pseudo-expert en psy, par exemple. Dans le genre, je suis vacciné
à tout jamais : lors de la sortie de mon premier recueil, La Diablada, un lecteur que je crois avoir identifié, s'est empressé de le commenter sur le site de la Fnac, en m'attribuant un 0/10,
assorti d'un "C'est vieux, c'est démodé...". Manque de chance, il a posté son commentaire un jour trop tôt : le livre n'est sorti de chez l'éditeur que le lendemain...