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(Excellente) Présentation

  • : Blog de Georges Flipo, auteur
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  • : Dans ce blog : chroniques sur l'actualité littéraire (la mienne et celle des autres), sur l'écriture, sur l'édition, sur les auteurs, et tout ce qui se réclame de lalittérature.
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Si vous pensez que votre absence dans cette liste est un scandale, faites un scandale. Ou, plus simple, faites-moi signe.

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Copinage éhonté.

Voici une rubrique dans laquelle je présente des livres écrits par des auteurs avec lesquels j'entretiens d'amicales relations. Bien entendu, il ne s'agit pas ici d'emplacement publicitaire. C'est beaucoup plus honorable, c'est du copinage. Les livres présentés dans cette rubrique ne seront pas toujours les mêmes : à défaut de renouveler mes copains, mes amis, mes relations, je vais renouveler leurs parutions.

 

Cherche-jeunes-filles-200-x315.jpg

  Le tout dernier de Françoise Guérin

virages-dangereux-copie-1.jpg

La-vieille-dame-du-riad.jpg


Frederique-Martin-Belfond-Le-Vase-ou-meurt-cette-verveine-3.jpg
Tu-ne-mourras-plus-demain.jpg

 

Les pays

Moulins A paroles


L-eau-des-reves.jpg

Lotus Seven

Un homme perdu-copie-1


Langue-de-pub-copie-1.jpg

Livre-Magali-Duru.jpgLe tout dernier de Magali Duru

tous-nos-petits-morceaux.jpg

      Le tout dernier d'Emmanuelle Urien

Fouad.jpg

Dominique-Guerin.jpg

 

Quatre carnages..

 

 

 

  Teignes

 

 

 

 

Un escarpin de soie bleue

 

 

Est-ce ainsi

12 août 2008 2 12 /08 /août /2008 06:17

Jeeves, les fiancées de Bertie, et le comique d'inéluctabilité.

Je reprends ici le visuel d'hier, il a à peine servi, et je me suis donné beaucoup de mal pour le créer.

Les nombreux romans de P.G. Wodehouse mettant en scène le jeune Bertram Wooster, dit Bertie, et son valet de chambre Jeeves ont deux points forts : l’intrigue est toujours la même, et son intérêt est constamment renouvelé. Ah, j’oubliais, il y en a un troisième : on sait, dès le début, qu’on rira souvent d’un rire nerveux, fatigué. Le rire du lecteur décidé à faire la gueule et qui finit par y renoncer.

 

Si certains de vos amis prétendent ne pas avoir ri à la lecture de Jeeves, chassez-les de votre table, effacez-les de votre mémoire téléphonique : ce sont des individus dangereux, coincés de partout, tordus, prêts à tous les coups bas. Un bon Jeeves vaut mieux qu’un mauvais ami, car Jeeves ne trahit jamais, même quand il semble trahir.

 

Reparlons un peu de cette intrigue. Elle est toujours double :

 

Intrigue majeure : le jeune Bertie entend porter un vêtement excentrique, ou se laisser pousser la moustache, ou choisir un lieu de villégiature trop exotique, ou oute autre effarante décision devant laquelle Jeeves s’incline de mauvaise grâce.

 

Exemple typique (extrait de "Allez-y, Jeeves")

― Votre complet veston couleur bruyère est prêt, Monsieur

― Bien apportez-le moi.

 [ ………..]

― Excusez-moi, Monsieur, non… pas cette cravate.

― Hein ?

― Je dis pas cette cravate avec le complet couleur de bruyère, Monsieur.

Ce fut un choc pour moi. Je croyais avoir maté mon individu. [ ………..]

― Que reprochez-vous à cette cravate, Jeeves ? Je vous ai vu tout à l’heure lui lancer un mauvais regard. Allons, parlez franchement. Qu’y voyez-vous de mal ?

― Elle est trop recherchée, Monsieur.

― C’est stupide ! Un joli rose, rien de plus.

― Elle ne convient pas, Monsieur.

― Jeeves, je mettrai cette cravate.

― Très bien, Monsieur.

 Comment le cher Jeeves parviendra-t-il à dissuader son maître de cette désastreuse décision ? C’est l’intrigue majeure. On l'oublie très vite, mais pas Jeeves.

 

A cela s’ajoute une intrigue mineure, mais très complexe. Exemple : un vieil oncle millionnaire risque de priver Bertie de sa rente et de son héritage si celui-ci ne vient pas lui rendre visite au manoir durant ses vacances, histoire de chasser la grouse ensemble. Mais Bertie, sous la pression de sa tante Myrtille, vient de se fiancer avec une jeune intellectuelle, passionnées de Coleridge, et membre de la ligue protectrice des animaux ; la tante Myrtille, qui déteste le vieil oncle, souhaite cependant accompagner le jeune Bertie pour l’initier à l’œuvre de Coleridge, etc. [ La, j’invente, mais en gros, c’est toujours comme ça ].

Quoi qu’il arrive, dans un premier temps, Bertie va essayer de se sortir seul de cette situation inextricable. Il va (deuxième temps) s’y intriquer encore plus Et ce sera Jeeves qui, dans un troisième temps, par une combinazione diabolique, va résoudre le problème.

 

Chute : les deux intrigues se croisent. Pour remercier Jeeves, Bertie va renoncer à ses mocassins à boucle dorée, à son chapeau à carreaux, à son séjour à Monte-Carlo ou à sa cravate rose.

Jeeves !

― Monsieur ?

― Cette cravate rose.

― Oui Monsieur ?

― Brûlez-la.

― Merci Monsieur.

 

Il y a ainsi une multitude d’oncles et de tantes qui transforment en enfer la vie du héros, et presque autant de jeunes femmes avec lesquelles Bertie se retrouve fiancé quand il veut les fuir, ou qu’il voit fuir quand il veut se fiancer. Toutes sont cousines ou ex-fiancées ou meilleures amies des multiples meilleurs amis de Bertie, ou filleules de quelques oncles ou tantes, mais jamais les bons. L’existence de Bertie est tragique. C’est pour cela qu’il n’a pas le cœur à  travailler. Sa vie consiste à se remettre chaque matin de sa gueule de bois, à choisir l’après-midi sa tenue du soir pour aller au Drone's Club, et à prendre des trains pour de pittoresques destinations où l’attendent d’effroyables traquenards familiaux. Terrible vie de rentier, vivant aux crochets de ses oncles, de ses tantes, vie où rien n’est jamais acquis, sauf la fidélité de Jeeves.

 

Sur ce schéma immuable, Wodehouse a écrit pendant cinquante-cinq ans (de 1919 à 1974) et a fait rire quatre générations. Parfois, il disparaît mystérieusement de la mode, puis de l’actualité. Les adorateurs de Jeeves ne s’inquiètent pas, le Grand Esprit reviendra. Puis on entend bruire la rumeur, on chuchote son nom, des mystérieux réseaux se forment. On stocke ses livres (je ne plaisante pas, la plupart sont épuisés à la Fnac, mais on les trouve d’occasion). Et Jeeves fait sa réapparition — c’est le cas actuellement, vous avez de la chance. Le monde est sauvé, Bertie Wooster aussi !

 

J’ai pour Jeeves une douce dévotion. Quand j’ai affaire à une situation vraiment complexe, je me pose parfois la question : « Si Jeeves était là, que ferait-il ? ». Mais ça ne marche pas : seul Jeeves sait ce que ferait Jeeves.

 

Mais j’ai aussi pour Wodehouse une grande admiration d’auteur, je n’ose pas dire confraternelle. Il faut une réelle audace pour reprendre, comme il le fait chaque fois, le même mécanisme romanesque, à quelques variantes près. Il n’a jamais cherché à faire évoluer ses personnages, à se soucier de leur usure, à les mettre au goût de leur époque. Il les enferme dans une bulle, hors du temps. Il les envoie superbement se lancer dans les mêmes projets, s’enferrer dans les mêmes erreurs. Il n’y a pas chez lui de comique de répétition, mais un comique plus rare : le comique d’inéluctabilité. Le lecteur est de son côté, et se réjouit avec lui des malheurs qui doivent se produire. Bertie devra se raser la moustache, donner à un clochard son gilet de tweed, ou passer ses vacances dans le Devonshire, parce que c’était écrit. C’était depuis toujours dans la Remington de P.G. Wodehouse.

 

 

P.S. Je signale aux zélotes de Jeeves qu’il vient de se créer, sur l’excellent blog Cabinet de curiosités d’Éric Poindron, un club des amis de Wodehouse. C’est un club comme je les aime, son joug est léger : pas d’inscription, pas de rituel, pas de rendez-vous, pas de discours. Une sorte de communauté affine.

Les esprits chagrins s’inquiéteront : ce club doit être aussi misogyne que le grand œuvre de Wodehouse. Pas du tout, ils ne le sont ni l’un ni l’autre : un des tout premiers membres est une femme de sexe féminin. « Vous avez dit féminin, Monsieur ? » « Oui, Jeeves, j’ai dit féminin. La gent féminine apportera à l’assemblée cette vertu indéfinissable, ce charme, ce, cette, vous voyez ce que je veux dire, Jeeves » « Oui, très bien, Monsieur, Shakespeare en parle dans le Songe d’une nuit d’été… ». 

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commentaires

Film culte 08/06/2010 18:01


C'est extrêmement drole!!!!

Je pense que ça gagne vraiment à être connu!


clint 10/04/2009 17:04

édité depuis peu chez Omnibus, 4 "jeeves " notammment mon préféré " ça va , jeeves" il y est question de " Vraiment, Monsieur " qui pourrait se traduire par " tu parles ! "

Passant revenu en repassant 25/02/2009 12:58

GF, vous n'êtes jamais meilleur que lorsque vous êtes concis, Vous devriez y travailler. trois notes de Satie valent bien mieux que toute une fanfare.

Passant ne passant pas par hasard 25/02/2009 02:32

Alors je vous ai démasqué, Georges Flipo. Vos immenses pouvoirs prouvent idéniablement que vous êtes un mutant cosmique tricéphale, probablement en provenance d'Alpha du Centaure. Vous avez revêtu forme humaine pour conquérir notre planète. Les lecteurs de votre blog subissent à leur insu un bombardement d'images subliminales destinées à en faire des créatures dociles !
Le Monde doit savoir !

Georges F. 25/02/2009 08:36


...


passant par hasard 22/02/2009 22:47

Qu'est ce qu'il est savant, ce Georges Flipo... C'est bien simple, il sit tout! Et pas bégueule, toujours prêt à donner un conseil au wanabee grelottant. Et en plus, il écrirait des livres, GF !
Bravo, continuez, Georges Flipo.

Georges F. 24/02/2009 10:38


>> Vous êtes passé bien trop vite, ô passant qui passait par hasard en passant, vous n'avez pas eu le temps de dire de moi tout le bien qui s'imposait.
Je vous signale donc que je guéris les écrouelles d'un simple regard, que je soigne les prurits suintants par imposition des mains, que je charme les vieilles dames en leur sussurrant des mélopées
en ouolof ou en aymara, et que je joue des marionnettes pour les petits-enfants. Je suis aussi d'une irrésistible drôlerie quand j'imite la danse nuptiale du varan de Komodo.