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(Excellente) Présentation

  • : Blog de Georges Flipo, auteur
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  • : Dans ce blog : chroniques sur l'actualité littéraire (la mienne et celle des autres), sur l'écriture, sur l'édition, sur les auteurs, et tout ce qui se réclame de lalittérature.
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Des attaches et des liens

Des blogs que je fréquente souvent ou parfois, mais avec plaisir, sans forcément y laisser de commentaires, des blogs dont le tenancier vient parfois faire un coucou en dessous de mes billets, des blogs qui aiguillent vers le mien, des blogs qui ont donné un coup de pouce à un ou plusieurs de mes livres, tout cela crée des liens.

Si vous pensez que votre absence dans cette liste est un scandale, faites un scandale. Ou, plus simple, faites-moi signe.

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Copinage éhonté.

Voici une rubrique dans laquelle je présente des livres écrits par des auteurs avec lesquels j'entretiens d'amicales relations. Bien entendu, il ne s'agit pas ici d'emplacement publicitaire. C'est beaucoup plus honorable, c'est du copinage. Les livres présentés dans cette rubrique ne seront pas toujours les mêmes : à défaut de renouveler mes copains, mes amis, mes relations, je vais renouveler leurs parutions.

 

Cherche-jeunes-filles-200-x315.jpg

  Le tout dernier de Françoise Guérin

virages-dangereux-copie-1.jpg

La-vieille-dame-du-riad.jpg


Frederique-Martin-Belfond-Le-Vase-ou-meurt-cette-verveine-3.jpg
Tu-ne-mourras-plus-demain.jpg

 

Les pays

Moulins A paroles


L-eau-des-reves.jpg

Lotus Seven

Un homme perdu-copie-1


Langue-de-pub-copie-1.jpg

Livre-Magali-Duru.jpgLe tout dernier de Magali Duru

tous-nos-petits-morceaux.jpg

      Le tout dernier d'Emmanuelle Urien

Fouad.jpg

Dominique-Guerin.jpg

 

Quatre carnages..

 

 

 

  Teignes

 

 

 

 

Un escarpin de soie bleue

 

 

Est-ce ainsi

3 août 2008 7 03 /08 /août /2008 08:10

Il n'y a de torride que votre regard.


Les concours de nouvelles m'ont beaucoup apporté, mais je n'y participe plus. Je le regrette parfois car ils m'apportaient d'agréables revenus d'appoint. Mais, même quand le règlement ne l'interdit pas, il serait disgracieux de venir jouer des coudes aux côtés d'auteurs amateurs qui, eux, trouvent dans ces concours une occasion de se faire publier en recueils collectifs, ou simplement de se faire mieux connaître.
Il y cependant des cas où j'ai moins de scrupules, ce sont ceux qui voient participer une majorité d'auteurs publiés (Prix Hemingway) ou qui proposent un prix supérieur à ce qu'on peut gagner avec un livre publié. Cela fut le cas pour le concours Boucheron, où le premier prix était une bague composée de quatre anneaux d'or enchâssés qui finalement devait être très moche, puisque je ne l'ai pas gagnée.
Le texte devait bien sûr parler de cette bague "Quatre" de Boucheron et le thème imposé était "Les instants précieux". La longueur maximum était de 2.000 signes (espaces inclus), ce qui est terriblement frustrant. Je n'arrive pas à écrire de nouvelle qui se tienne en si peu d'espace. Pourquoi ? Parce qu'un récit, même minimal, occupe déjà à lui tout seul plus des trois quarts de l'espace.
La nouvelle doit alors se priver de ce qui, pour moi, en fait le charme : les incidentes.
Je suis coutumier des incidentes dans la nouvelle. Elles permettent d'en ralentir le rythme, pour ensuite l'accélérer par une ellipse. On peut surtout y déposer de brefs éclairages qui sont en fait le vrai sujet de la nouvelle. Le récit n'est qu'un prétexte.
Je n'ai pu y parvenir cette fois-ci.
J'aurais voulu relever le texte de fugitives pensées : celles du peintre qui explore le corps d'une femme mieux qu'aucun amant ne saura jamais le faire. Celles de la femme, sous le regard de l'artiste, qui lui offre, peut-être avec un plaisir émoustillé, sa nudité et beaucoup plus : l'énigme qu'elle porte en elle et ne peut résoudre seule.
Comment voulez-vous raconter cela en 2.000 signes ? Je n'ai donc envoyé que ce texte. Une sorte de lotte un peu sèche, sans sauce, sans condiments. Pour ne pas jeter, je le publie ici. Si vous voulez du torride, allez vous balader sur la plage.
Et avec 6.000 signes de plus ? Ah, avec 6.000 signes de plus...

 

 

L’atelier

On avait sonné. Alvaro posa son pinceau et vérifia sa mise : sa visiteuse, la marquise d’Aa,  serait-elle sensible à son charme latin ? Ce moment était précieux pour sa carrière. Depuis son veuvage, la riche marquise s’était entichée de peinture : son goût était sûr, elle avait lancé maints jeunes peintres. 

La marquise entra, le sourire modeste, le regard impérieux. À son doigt, une bague luisait subtilement de ses quatre ors. Elle contempla les toiles accrochées çà et là. Alvaro ne peignait que des nus, et elle semblait les apprécier :
-          Mais, monsieur, ces jeunes femmes ne sont jamais les mêmes, me trompé-je ?
Alvaro confirma. La marquise voulut savoir comment le peintre s’y prenait pour trouver tant de modèles différents.
-          Je propose à certaines de mes visiteuses de poser, madame.
-          Mais comment osez-vous le leur demander ?
-          Oh, je leur suggère très gentiment «Consentez-y sans crainte, c’est à l’art que vous offrez votre pudeur. Je ne poserai sur votre corps qu’un œil d’artiste et… »

Et Alvaro se tut, ébahi : la marquise était en train de se dévêtir.
-          Puisque vous me le suggérez si gentiment, j’y consens sans crainte, monsieur.

 La marquise d’Aa avait un corps élancé, joliment modelé. Sa peau était une opaline, à l’exquise transparence ; même son jardin intime n’était que légère frondaison. Elle prit aisément la pose, allongée sur un sofa, et Alvaro dut à peine déplacer le fragile poignet, le temps de se sentir enflammé par le velouté de cette peau.

La lumière de l’atelier était douce, et semblait errer avec volupté sur le corps menu. Alvaro eût volontiers laissé son regard l'accompagner, mais il lui fallait garder un œil d’artiste. Ce qui le fascinait, le perturbait, c’était l’éclat de cette bague. Il lui fit encore bouger le poignet et soupira : les luisances des ors se combinaient si finement. Comment son pinceau pourrait-il en exprimer le mystère ?
-            Pourriez-vous ôter votre bague, madame ?
 
La marquise d’Aa se leva, blême :
-          Jamais !  Jamais aucun homme ne m’a fait une proposition aussi… indécente.
Elle se rhabilla sans un mot. Et s’en fut, laissant dans son sillage une lumière plus sombre

 
Nota : j'ai supprimé la dernière phrase, puisque vous en êtes d'accord.

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commentaires

fashion 05/08/2008 14:40

J'aime beaucoup votre texte. Et je dois dire que j'ai trouvé la sélection finale (les textes primés) assez décevante. Je suis restée dubitative devant le choix du jury...

GF 07/08/2008 14:27


Merci, Fashion. Ah, si j'avais gagné, je vous l'aurais donnée cette bague. Enfin, non, prêtée. Disons plutôt permis de regarder. Et puis zut, ce n'était pas la peine, elle était trop moche,
cette bague. Les gagnantes n'ont pas fini d'en avoir honte. Vos doigts sont bien plus jolis sans cette bague, croyez-moi.


Clopine Trouillefou 05/08/2008 12:24

yesss, Georges : vous êtes mon premier sourire de la journée.

En fait, j'essayais d'onomatoper : "zchatchac", c'est le bruit des lettres du mot "fin", "zou", c'est le bruit du chariot renvoyé, le tout sur les anciennes machines à écrire.

Parce que j'écris peut-être pour pouvoir taper le mot "fin". Quand j'y arrive, c'est-à-dire pas souvent... Evidemment, la nouvelle a cet avantage certain : on est plus vite au bout !

Evidemment, si j'avais voulu écrire "anticonstitutionnellement", c'eût été plus pénible encore à lire...

J'ai appris sur une Olivetti, en fait au début j'ai appris avec un carton où les touches étaient dessinées, sisisi appelez-moi Cosette, et puis j'ai fait un stage de formation chez Manpower, ça rigolait pas, on apprenait à taper à l'aveugle, le clavier recouvert. C'est hyper dur au début, mais ça vous donne une vitesse de frappe inégalable, et vous transforme quelque peu en phénomène de foire. Ainsi, je peux, quand je recopie un texte, parler au téléphone ou à un interlocuteur, sans cesser de taper. Ca a un côté zoo certain, mais c'est quand même rigolo...

Bon, voilà, je m'égare une fois de plus. Pardonnez mon humour parfois lourdingue et mes incises divagantes. Je devrais être plus respectueuse, je le sens, je le sais, mais...pour me faire pardonner, je vais acheter tous vos livres, tiens, d'abord.

GF 07/08/2008 14:24


J'aime à la folie votre histoire du clavier en carton sur lequel les doigts gourds de la pauvre orpheline apprenaient à chercher les lettres maladroitement
dessinées (avec un morceau de charbon, et lesdites lettres s'effaçaient sous les larmes de la pauvre Clopine). Me permettez-vous de glisser cela un jour dans une nouvelle .
Zchatchacquement vôtre.


Coumarine 04/08/2008 22:01

Ce qui m'intéresse aussi dans votre billet, Georges, c'est ceci:
"Je suis coutumier des incidentes dans la nouvelle. Elles permettent d'en ralentir le rythme, pour ensuite l'accélérer par une ellipse. On peut surtout y déposer de brefs éclairages qui sont en fait le vrai sujet de la nouvelle. Le récit n'est qu'un prétexte."
A l'occasion, cela me plairait que vous explicitiez ce point...il me semble intéressant!

GF 05/08/2008 10:34


Je reviendrai sur ce point dans un billet, avant la fin du mois, c'est promis, Coumarine.


Clopine Trouillefou 04/08/2008 12:53

Cher Georges, perso, je n'aurais eu aucune chance. Parce que je n'aurais pas pû m'empêcher, j'aurais terminé votre texte par : et la marquise sortit à cinq heures.

Sinon, la concision, ça marche pour moi. Le format "nouvelle" est celui que je préfère, voire la simple phrase, zchatchac et zou.

Consolez-vou : votre texte est bon, et puis la bague est laide, alors.

Clo

Gf 05/08/2008 10:19


Zchatchac et zou, on ne peut mieux dire, Clopine. Ma prochaine nouvelle se terminera par zchatchac et zou. Ce sera aussi son titre. Ce sera même le texte. Zchatchac et zou


LVE 04/08/2008 08:17

C'était peut-être une bague qu'elle avait gagné dans un concours de nouvelles, pour ne jamais vouloir l'ôter...

GF 05/08/2008 10:18


Oui, vous êtes dans le vrai, LVE. Une bague moche comme tout qui déteint et laisse une trace sur le doigt, c'est pour ça qu'elle ne voulait pas l'ôter.