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  • : Blog de Georges Flipo, auteur
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Voici une rubrique dans laquelle je présente des livres écrits par des auteurs avec lesquels j'entretiens d'amicales relations. Bien entendu, il ne s'agit pas ici d'emplacement publicitaire. C'est beaucoup plus honorable, c'est du copinage. Les livres présentés dans cette rubrique ne seront pas toujours les mêmes : à défaut de renouveler mes copains, mes amis, mes relations, je vais renouveler leurs parutions.

 

Cherche-jeunes-filles-200-x315.jpg

  Le tout dernier de Françoise Guérin

virages-dangereux-copie-1.jpg

La-vieille-dame-du-riad.jpg


Frederique-Martin-Belfond-Le-Vase-ou-meurt-cette-verveine-3.jpg
Tu-ne-mourras-plus-demain.jpg

 

Les pays

Moulins A paroles


L-eau-des-reves.jpg

Lotus Seven

Un homme perdu-copie-1


Langue-de-pub-copie-1.jpg

Livre-Magali-Duru.jpgLe tout dernier de Magali Duru

tous-nos-petits-morceaux.jpg

      Le tout dernier d'Emmanuelle Urien

Fouad.jpg

Dominique-Guerin.jpg

 

Quatre carnages..

 

 

 

  Teignes

 

 

 

 

Un escarpin de soie bleue

 

 

Est-ce ainsi

1 août 2008 5 01 /08 /août /2008 13:27

 

« Et mon fantôme en rit encore »

 

Journal de W. Somerset Maugham (1892-1944).

 

Éditions du Rocher.

 

C’est un journal d’auteur, un journal  très plaisant. Assez naturel.  Selon l’éditeur, « W. Somerset Maugham a consigné dans ces pages les analyses les plus lucides et féroces sur la société post-victorienne, sur lui-même sur son œuvre. Il n’a plus rien à perdre et se livre à un règlement de comptes très anglais avec le milieu littéraire de son époque ».

 

Il dit ça pour faire vendre, l’éditeur. Ces histoires de règlements de compte avec le milieu littéraire, il y en a un peu, traitées à l’effleuré. Qui ça va intéresser ? Les littéraires, peut-être. Moi, qui ne suis qu’auteur, j’ai trouvé dans ces pages de petits trésors bien plus fascinants.

 

Il y a la vie quotidienne d’un auteur, au jour le jour. Non pas ses relations sur ses émerveillements de cœur, ses histoires de sécurité sociale, ou ses soucis avec les artisans qui ne finissent pas les travaux (ce seraient mes sujets d’inspiration si je devais tenir un journal d’auteur, vous l’avez échappé belle ), mais ses petites notes quotidiennes. Relues et annotées vingt, trente ou quarante ans plus tard. Ou supprimées quand elles sont trop tartes.

 

Car les pensées quotidiennes d’un auteur comme Somerset Maugham pouvaient aussi être tartes, surtout dans ses années de jeunesse. Il avait tendance à s’écouter penser, comme tout homme jeune emporté par l’ivresse de l’écriture. En vieillissant, il s’en rendra compte, il supprimera : il y a beaucoup de jours sans pages durant ces années-là.

 

Et puis en vieillissant, il devient un grand écrivain : il ne réfléchit plus, il note. Et c’est là qu’il devient sublime. Il voyage partout, à Hawaï, en Russie, en Inde, je vous épargne toute la liste. Et il note. Il  note les portraits des innombrables personnages qu’il rencontre. On redécouvre les beautés de la description.

 

Zoom sur la description, vous pouvez sauter si je vous embête, mais c’est du vécu : l’école m’a très longtemps dégoûté de la description. Dès qu’on commençait à savoir un peu raconter, on nous freinait. « Vous vous êtes promené à la campagne ? Comment était-elle cette campagne ? Décrivez les arbres, les animaux, les couleurs, le vent, la température ». Je faisais donc rentrer précipitamment le narrateur dans la ferme pour éviter ça, et surtout pour rencontrer le fermier, et… « Et comment était-elle cette salle de ferme ? Décrivez les murs, les meubles, la décoration. Et le fermier ? Quelle taille ? Ses cheveux, ses yeux ? ».

 

Un cauchemar. D’autant que j’avais très vite compris que, pour avoir une bonne note, les descriptions devaient enchaîner les clichés, les platitudes. Mes enseignants adoraient ça, comme tous leurs collègues. Au loin, on devait toujours distinguer des collines arides qu’embrasaient les feux du soleil couchant, tandis que dans les chemins pierreux, quelques poules roussâtres etc. Et l’on ne  trouvait dans les fermes que des paysans au teint rougeaud, d’immenses armoires normandes et de grands coffres de chêne. Avec du recul, je me demande s’ils n’étaient pas brocanteurs, tous ces fermiers de nos rédactions.

 

Rien de tout ça avec Somerset Maugham. Il enchaîne des portraits de personnages vivants, des paysages prêts à l’action. Il décrit les personnages par des petits traits physiques rapides, ceux qui les rendent différents, les anti-clichés. Il les décrit surtout par leurs habitudes, leurs phrases, leurs travers. Le portrait d’un missionnaire, d’un commis de marchand, d’un patron d’hôtel, d’une commerçante vous sautent aux yeux. On se dit « Mais il y a de quoi faire une nouvelle, avec ce personnage ! ». Dans certains cas, oui. Et Somerset Maugham vous indique dans quelle nouvelle il l’a glissé, parfois dix ans plus tard. Dans d’autres cas, il avoue son échec : « J’avais pensé en tirer une nouvelle, je n’y suis pas parvenu ». Ce qui prouve qu’il est encore plus difficile d’écrire une nouvelle que des notes.

 

C’est, pour nous auteurs, une belle leçon de modestie, de conscience professionnelle. L’idée de prendre des notes en se disant « Ça peut me servir… » paraît maintenant très ringarde, je ne sais pourquoi. Je m’en moquais même dans Le Vertige des auteurs en me gaussant du carnet de notes du héros, l’écrivain foireux Sylvain Vasseur. Je serai désormais plus prudent : les notes ne sont pas simplement une création de réserves pour de futurs textes, elles sont aussi un magnifique exercice d’écriture.

 

Je vais peut-être m’y mettre. Ecrire un journal. Je ferai aussi long que le bon Somerset : il doit bien me rester encore 52 ans à vivre, en faisant un peu attention. Plus de vélo, moins de fromage.

 

N’en croyez pas un mot, je dis ça pour me faire peur.

 

Mais, et ce sera le bilan pédagogique du jour, nous devrions nous astreindre à prendre des notes, des vraies notes en vraies phrases, façon Somerset Maugham. Les travailler comme si elles devaient être publiées. Elles ne le seront sans doute pas, mais nous y verrions apparaître des personnages originaux et forts qui, eux, seront publiables.

 


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commentaires

Schlabaya 17/01/2010 08:48


Encore Flowers ! Où est passé le pitbull ?


Georges F. 17/01/2010 11:18


Vas-y Brutus, vas-y mon toutou, mange la dame, mange les fleurs aussi.


gaelle 03/08/2008 14:53

Hasard ou coïncidence, je viens de replonger dans un projet de nouvelle que j'ai depuis quelques semaines, et que j'ai un peu délaissé.

Et je tombe donc sur une petite note que j'avais inscrite à la suite des 2 paragraphes déjà rédigés, pour être sûre de ne pas oublier une autre idée à caler dans la suite du déroulement.

J'ai écrit: "oiseaux très cons. thèse en ornithologie. Colère". Bien bien, passionnant, non? Et je ne me rappelle absolument pas à quelle idée ça fait référence, compte-tenu du fait que ça n'a rien, mais alors rien à voir, avec le sujet de la nouvelle.

Bref.
Pour ce qui est de prendre des petites notes, et qu'elles soient à la fois littéraires et littérairement exploitables, y'a du boulot...

GF 03/08/2008 15:25


Gaelle, je ne fais pas mieux que vous. Mais Somerset Maugham, si : ses "notes" sont de vrais portraits, d'environ 1.000 signes. Des notes qui feraient une
jolie page dans une lettre de vacances envoyée à un copain auteur. Des notes sans aucune abréviation, complètement décodées. C'est là qu'il y a matière à réflexion.
En ce qui concerne les oiseaux, je ne sais pas si ça peut vous aider ... ils savent compter sur trois chiffres, si ma mémoire est bonne: un, deux, beaucoup. Je ne suis pas
sûr, c'est peut-être un, un peu, beaucoup. Ce qui n'est pas si mal, j'ai connu des comptables plus cons.


Posuto 02/08/2008 21:54

Je vais essayer mais ça va être dur. Mon écriture manuscrite ressemble à ;:!*µ-('$£?. C'est difficile à relire. Sauf pour un habitant de la planète Xanta (je vais tenter une demande de séjour...)
Kiki :-)
(PS : mais je vais quand même essayer de Somerseter à mon niveau)

GF 03/08/2008 09:44


Somersetez, somersetez, Posuto, il en restera toujours quelque chose, ne serait-ce que dans votre mémoire.


Marco 02/08/2008 18:08

Moi je ne remplis pas des carnets entiers, juste un mot ou deux pour me souvenir d'une piste, à suivre ou pas des années après. Parce qu'en notant des choses trop précisément, je me suis rendu compte qu'ensuite on a la tentation de coller toutes les bonnes petites idées qu'on a trouvées au fil du temps, avec des liens pas forcément très naturels. La question se pose évidemment moins pour un recueil de nouvelles, je suppose, où chaque récit aura sa tonalité, thématique etc. propre. Dans un roman en revanche, ça peut être catastrophique: j'en ai déjà lu où à un moment donné, on tombe sur une demi-page visiblement "autonome" (et donc mal rattachée au reste), où on imagine sans mal le futur romancier noter dans son carnet avec gourmandise LA bonne idée avec LES bonnes formules, sans souci de la greffe à venir, qui prendra ou pas. Etant moi-même un médiocre greffeur, je préfère éviter le carnet systématiquement trop bien rempli.
Sinon, Georges, à propos de l'art de la nouvelle (et donc de votre actualité), vous avez vu le dernier numéro du "Magazine des livres"? en couverture, ils annoncent un article sur le grand retour possible de la nouvelle. (il serait temps, après la longue tyrannie du roman, qui devrait enfin commencer à décliner). Peut être un bon présage pour Ulysse et ses compagnons d'infortune en tout cas...

GF 03/08/2008 09:36


Merci, Marco, pour ce billet. Je vous comprends très bien, étant faible preneur de notes,comme je l'explique dans mes réponses aux commentaires précédents. Cela dit, même si l'on n'a rien noté,
il arrive qu'on déballe un paragraphe qu'on a longuement ressassé sans jamais l'avoir écrit. pour le meilleur ou pour le pire, j'en conviens.
Là où Somerset Maugham m'intéresse, c'est par son art de créer "un vivier à personnages" dans lequel il va ensuite pêcher. Ils ne sont pas copicollables, ils sont juste très vivants, prêts à
manipuler.


Françoise 02/08/2008 17:14

Je ne comprends pas ce que c'est que ces notes. Je me promène depuis l'enfance avec des carnets que je remplis de ce qui surgit en écriture instantanée, que j'utilise ou pas ensuite. C'est ça ? Est-ce qu'il y a des auteurs qui ne font pas ça ? Je veux dire, des gens qui s'assoient sérieusement devant leur bureau et qui se disent : Tiens, si j'écrivais un livre ? Et ils le font ? Ca m'ouvre des horizons...
Pour mon seau que tu remplissais si gentiment d'eau de mer, je n'ai jamais eu l'occasion de te remercier et de te dire comme tu étais très chou, avec ton costume marin et ton filet à crevettes...

GF 03/08/2008 09:30


Oh, Françoise, comme je suis déçu ! Ce que tu écris en poussant ton caddy au Carrefour de Vénissieux, ce ne sont donc que des notes ! J'avais toujours écrit que tu y écrivais directement tes
nouvelles. Ou les aventures du Commissaire Lanester.
 Je fais presque comme toi, sauf que je n'écris que devant mon PC et je me dis "Tiens, si j'écrivais une nouvelle !". Mais en fait, quand j'en arrive là, elle est déjà presque
entièrement écrite dans ma tête. Le reste du temps, je mâchonne des phrases in petto : en scooter sur le périph, la nuit assis dans mon lit, et bien sûr en faisant la queue devant la
caisse du Super U.