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(Excellente) Présentation

  • : Blog de Georges Flipo, auteur
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  • : Dans ce blog : chroniques sur l'actualité littéraire (la mienne et celle des autres), sur l'écriture, sur l'édition, sur les auteurs, et tout ce qui se réclame de lalittérature.
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Des attaches et des liens

Des blogs que je fréquente souvent ou parfois, mais avec plaisir, sans forcément y laisser de commentaires, des blogs dont le tenancier vient parfois faire un coucou en dessous de mes billets, des blogs qui aiguillent vers le mien, des blogs qui ont donné un coup de pouce à un ou plusieurs de mes livres, tout cela crée des liens.

Si vous pensez que votre absence dans cette liste est un scandale, faites un scandale. Ou, plus simple, faites-moi signe.

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Copinage éhonté.

Voici une rubrique dans laquelle je présente des livres écrits par des auteurs avec lesquels j'entretiens d'amicales relations. Bien entendu, il ne s'agit pas ici d'emplacement publicitaire. C'est beaucoup plus honorable, c'est du copinage. Les livres présentés dans cette rubrique ne seront pas toujours les mêmes : à défaut de renouveler mes copains, mes amis, mes relations, je vais renouveler leurs parutions.

 

Cherche-jeunes-filles-200-x315.jpg

  Le tout dernier de Françoise Guérin

virages-dangereux-copie-1.jpg

La-vieille-dame-du-riad.jpg


Frederique-Martin-Belfond-Le-Vase-ou-meurt-cette-verveine-3.jpg
Tu-ne-mourras-plus-demain.jpg

 

Les pays

Moulins A paroles


L-eau-des-reves.jpg

Lotus Seven

Un homme perdu-copie-1


Langue-de-pub-copie-1.jpg

Livre-Magali-Duru.jpgLe tout dernier de Magali Duru

tous-nos-petits-morceaux.jpg

      Le tout dernier d'Emmanuelle Urien

Fouad.jpg

Dominique-Guerin.jpg

 

Quatre carnages..

 

 

 

  Teignes

 

 

 

 

Un escarpin de soie bleue

 

 

Est-ce ainsi

29 juillet 2008 2 29 /07 /juillet /2008 18:10



Confondre  Paul Auster et Jane Austen ! Pardon, je ne le ferai plus.

(Ou comment écrire un roman : conseils pratiques à l’usage des débutants)


Ma carrière de critique littéraire commence très mal
 : depuis le temps que je lisais, chez les autres, des billets sur Jane Austen, j’ai voulu faire comme tout le monde, je suis passé à la bibliothèque municipale, assez bien fournie. J’y suis même passé un peu vite, car il me fallait faire mes provisions de lecture, soit dix livres pour le premier mois de l’été. Trop vite : au moment des enregistrements, j’ai constaté que j’avais pris Mr Vertigo de Paul Auster (Référence R. AUS) et non son voisin, Mansfield Park, de Jane Austen (Référence R.AUS). Le titre de ce billet est donc mensonger, c’était juste pour faire rire ou faire crier : je n’ai pas confondu la petite Jane et le petit Paul, je me suis simplement trompé de livre. Mais le sous-titre « Comment écrire un roman.. » ne l’est pas, vous allez voir.

 Généralement, les actes manqués me réussissent. La couverture de Mr Vertigo était sympathiquement clinquante, j’ai gardé Paul Auster. Jusqu’ici, c’était drôle.


 
La première phrase aussi était drôle et belle : « J’avais douze ans la première fois que j’ai marché sur l’eau ». Et même les trois suivantes : «L’homme aux habits noirs m’avait appris à le faire, et je ne prétendrai pas avoir pigé ce truc du jour au lendemain. Quand maître Yehudi m’avait découvert, petit orphelin mendiant dans les rues de Saint-Louis, je n’avais que neuf ans, et avant de me laisser m’exhiber en public, il avait travaillé avec moi sans relâche pendant trois ans.  C’était en 1927, l’année de Babe Ruth et de Charles Lindbergh, l’année même où la nuit a commencé à envahir le monde pour toujours. »

 Rassurez-vous, j’arrête là mon travail de copiste.


 
Mais j’ai voulu m’appesantir sur ces quatre premières phrases. Auteurs amateurs, candidats à l’édition, relisez-ça, je le dis avec le plus grand sérieux, on atteint ici les hauts niveaux du professionnalisme. En 93 mots, tout y est : la présentation du héros principal et du héros complémentaire, le pitch du roman, le cadre, et le ton. Moi, généralement, il me faut une page. Je ne plaisante pas, c'est trop grave, relisez encore et admirez : avec un début pareil, vous êtes sûr que le lecteur, dans la maison d’édition, va continuer à vous lire, ne serait-ce que pour voir si la suite sera du même tonneau.

 
C’est ce que j’ai fait, et la suite n’est pas du même tonneau.

 
C’était quand même emballant, ce début : un livre sur la lévitation, le rêve de tout homme normal. Même que j’en rêve souvent la nuit (oui, hi, hi, je sais, j’entends déjà les ricanements des petits Sigmund). Effectivement, Paul Auster tient jusqu’au premier quart, page 72, sur ce thème : comment Walt, le héros, apprend à léviter. Si le sujet vous intéresse, n’achetez pas le livre, vous n’y trouverez aucun enseignement pratique. Tout au plus une série d’étapes initiatiques un peu sadiques, sans rapport apparent avec l’objectif final. Je résume : à la fin, Walt réussit. Il ne sait pas comment, nous non plus. On est un peu déçu, on voudrait connaître le truc. Pour épaissir ce premier quart, Paul Auster qui est un malin ajoute quelques personnages gravitant entre l’élève et le maître : les immondes Oncle Slim et Tante Peg qui se débarrassent de l’orphelin, les gentils Maman Sioux et Ésope, l’orphelin noir difforme et surdoué, qui constitueront la nouvelle famille de Walt. Sans oublier Mrs Witherspoon, qui ne fera que passer toutes les 50 pages, chaque fois qu’on a besoin d’une Dea ex machina. Le tout est bien enlevé, même si c’est un peu frustrant : moi, j’aurais aimé savoir comment on fait pour léviter, ça peut toujours servir. Auteurs, retenez bien la leçon : quand vous tenez un bon sujet, ne l’épuisez surtout pas trop vite. Pour meubler, introduisez des personnages secondaires, développez-les, rendez-les intéressants, attachants.


 
Deuxième quart, un peu moins emballant : exploiter le sujet, en le compliquant si possible. Maintenant qu’il sait léviter, le petit Walt, que peut-on en faire ? Vous ne trouvez pas ? Vous ne pourrez jamais devenir auteur à succès : il va se trouver un nom de show-biz (Mr Vertigo) et mettre au point son numéro d’homme volant. Oh, ça ne se fait pas comme ça, il faut qu’il apprenne à voler en hauteur, en largeur, il doit choisir son costume de scène. Et comme Auster ne sait plus quoi faire de Maman Sioux et d’Esope durant ce second quart, il les tue. Mais pas n’importe comment, il faut faire du social : il les fait pendre par le Ku Klux Klan. Assez rapidement, juste assez pour pouvoir en parler sur la quatrième de couv. : « Le virtuosité narrative n’en conduit pas moins le lecteur à découvrir, du Ku Klux Klan au gangstérisme, en passant par la sensualité, quelques facettes étranges de cette Amérique… » Encore deux leçons à retenir : en écrivant le roman, pensez toujours à la quatrième de couverture.  Et balancez aux encombrants tout ce qui encombre. C'est le bon sens même.
 
Et le gangstérisme ? me direz-vous. Il arrive, c’est le troisième quart. Le jeune Walt se fait enlever par son méchant Oncle Slim, qui demande une rançon. Vous y auriez-pensé, vous ? Moi pas. C’est pour ça que je ne suis pas « reconnu comme l’un des écrivains américains les plus brillants de sa génération ». C’est la quatrième de couverture qui le dit. Je vais demander à Anne Carrière d’ajouter ça au dos de mon prochain recueil, ce sera peut-être un peu juste pour les délais, il ne reste que trois semaines. En tout cas, retenez la leçon : quand vous sentez que le sujet s’épuise, faites sortir un  nouvel épisode, au forceps s’il le faut. Il n’a rien à voir avec l’histoire ? Peu importe. Ca se bricole. Il suffit que le gangster soit son oncle du début. On récrit les premières pages pour que ce soit crédible, et hop, le tour est joué !

 
On arrive ainsi page 210, et le sujet est épuisé. Zut, c’est un peu court pour un roman, ce serait mieux avec un quatrième quart. Que faire ? Vous ne trouvez pas ? Vous ne trouvez rien, c’est inquiétant pour de futurs romanciers les plus brillants de leur génération. Réponse : vous déclarez le sujet épuisé, et vous parlez d’autre chose. Le jeune Walt, n’arrive plus à voler, ça lui fait trop mal à la tête. Pour y remédier, le maître lui enjoint de se faire castrer, Walt refuse (j'aurais fait pareil à sa place, même si je rêve de léviter, deux tiens valent mieux que trois tu l'auras) et on referme le dossier lévitation. On fera traîner la vie de Walt durant le quatrième quart. Le maître nous révèle un providentiel cancer, il meurt d’autre chose, l’oncle Slim revient pour un nouveau hold-up, je ne vous mets pas le tout dans l’ordre, pour garder le suspense, Walt devient malfrat. Il possède sa boîte de nuit, qu’il appelle… comment ? Oui, vous avez trouvé, c’est bien ça, Mr Vertigo, ça commence, vous devenez un brillant romancier. Walt devient pauvre, vieux, raisonnable. Il finit par écrire ses mémoires : en devinerez-vous le titre ?

 

Assez rigolé, bilan éducatif :

1.
      Quand vous passez à la médiathèque municipale, ne parlez pas à votre voisine de rayonnage. Restez concentré sur le livre que vous prenez. Imaginez que vous cherchiez un B.H.L . et que vous sortiez avec un Marc Lévy, que va penser la bibliothécaire ?

2.
      Pour écrire un bon roman : trouvez un bon sujet qui tienne en une ligne. Ecrivez la quatrième de couv pour être sûr de ne rien oublier (le social, surtout, le social !). Puis déroulez le reste, vous vous souvenez, les quatre quarts. Je dis bien quatre, trois quarts, ce n'est jamais assez. Pour faire pro, il en faut quatre.

3.    Vous qui arrivez sur mon site avec des requêtes Google du genre : "Comment procéder pour faire éditer un roman", "Comment être publié chez Gallimard," "Comment être édité chez Grasset," "Comment envoyer manuscrit chez Flammarion, Albin Michel, grands éditeurs" "Comment devenir auteur chez Le Seuil", "Le secret des écrivains édités chez Actes Sud", ne cherchez plus : lisez Mr Vertigo. Réfléchissez, analysez, concluez. C'est bien plus instructif que ce blog qui est pourtant une mine d'or. En revanche, je ne sais que conseiller au passant arrivé avec la requête "les plus subtils fnac".

4..      Ah, j’oubliais, le truc de la fin : pour léviter, il faut être très malheureux. Désespéré. On apprend ça à la dernière page, pour nous récompenser d’avoir lu jusqu’au bout. Mais c’est de la blague : pendant les deux derniers quarts de ma lecture, j’étais de plus en plus désespéré. Mais, je le certifie, je n’ai pas lévité. Ou alors, je n'ai pas remarqué. Je suis très distrait, vous l'aurez compris.

Alors, tout cela dit, ce Paul Auster, qu'est-ce qu'il a de plus que moi ? Eh bien, il raconte bigrement bien, ça se lit facilement. Et même, je le confesse, avec plaisir. Je dirais presque "le style est fluide", mais maintenant on écrit ça sur toutes les quatrièmes de couv. 


 P.S.
Je cite deux bons blogs qui ne disent pas exactement la même chose que moi. Ce qui prouve qu’on a toujours le droit de ne pas être entièrement d’accord, même avec moi.

http://posuto.blog.lemonde.fr/2007/10/20/superbe-arrogance/

http://www.carolyngrey.com/article-19429522.html

 

 

 

 

 

 

 

 

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commentaires

Blue Jam 09/08/2008 10:20

je vous conseil Orgeuils et vertigo de Paul Austen (référencé R. AUS dans les bibliothèques), très bon ouvrage et en plus il est en quatre tiers ;-)

GF 09/08/2008 11:38


Bienvenue sur ce blog, Blue Jam. Revenez souvent avec vos excellents conseils. Je note précieusement cet ouvrage que je chercherai fébrilement dans la médiathèque
le mois prochain. Elle est actuellement fermée, hélas !


anna blume 04/08/2008 17:22

Georges, tu comprendras qu'avec un tel pseudonyme, je ne peux être que très sensible à tes commentaires sur Paul Auster. Mr Vertigo est superbe. Mais les plus somptueux (oui oui, rires !!) sont "le voyage d'Anna Blume" et "la musique du hasard".
Autre chose : je lisais sur ton blog il y a qulques temps que tu étais un peu dépité, découragé par la tenue de ton blog. Le nombre de visites te chagrinait (et pourtant je trouve que tu en as beaucoup, je t'assure). Alors, je voulais te dire de ne surtout pas t'arrêter. La qualité de tes papiers est indiscutable...C'est un véritable plaisir de les lire.
A+

GF 05/08/2008 10:33


Il ne faut pas être dupe, Anna : quand je gémis, c'est pour faire venir le public. Merci pour ces encouragements qui me dorlotent. Il va falloir que je
lise Anna Blume, mais ce sera bizarre : comment dire du mal d'Anna Blume ?


La liseuse 04/08/2008 14:36

Je ne rate pas grand-chose alors. Très drôle l'inversion des livres ! Allez-vous quand même lire du Jane Auten ?

GF 05/08/2008 10:30


Oui, ô Liseuse. Je suis allé rendre Paul Auster et prendre Jane Austen, qui doivent tous deux lire mon blog : ils sont maintenant fâchés et ne sont plus sur le
même rayon. Je lis donc Mansfield Park de Jane Austen. C'est promis, je pondrai un billet à ce propos. Pas tout de suite. Il faudra un peu de patience : à vous, peut-être ; à moi,
sûrement. 


Françoise 03/08/2008 22:49

Ben tiens, fais-moi donc passer pour une brute, Georges. Et à part ça, ta vision de la schizophrénie est très romantique, comme peuvent l'être l'alcoolisme des poètes et la toxicomanie des rockeurs mais franchement, quand on regarde la réalité, on est loin du compte ! Pour un génie que la psychose rend créatif, combien de pauvres types en détresse, fragilisés par la débâcle de la psychiatrie publique et qui crevent la dalle entre AAH et RMI ? Mais ce n'est pas le lieu d'en débattre. Tiens, la schizophrénie c'est le sujet d'une des nouvelles de mon prochain recueil.

Kiki, je préférais ton costume de Tortue Girl !http://posuto.blog.lemonde.fr/2008/07/01/

GF 05/08/2008 10:05


Je sais, Françoise, je suis trop romantique, ça me perdra.


Posuto 02/08/2008 21:47

J'adore votre critique d'Auster. Mais je vénère Auster.
Tadaaam !!! Sous vos yeux éblouis me voilà donc devenue SchizophrèniKiki !
(avec un costume comme Spiderman mais sans les rayures, elles ne m'amincissent pas)
Merci !
Kiki :-)

GF 03/08/2008 09:39



Je suis enchanté de vous voir revenue de vacances, Posuto. Encore plus enchanté de vous voir schizophrène : j'ai toujours considéré la schizophrénie comme un état supérieur de l'intelligence,
de la souplesse mentale.
Je dis ça pour faire l'intéressant, je n'y connais rien en schizophrénie. Si F.G. lit ce billet, elle va me frapper. Aïe, trop tard !