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(Excellente) Présentation

  • : Blog de Georges Flipo, auteur
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  • : Dans ce blog : chroniques sur l'actualité littéraire (la mienne et celle des autres), sur l'écriture, sur l'édition, sur les auteurs, et tout ce qui se réclame de lalittérature.
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Des attaches et des liens

Des blogs que je fréquente souvent ou parfois, mais avec plaisir, sans forcément y laisser de commentaires, des blogs dont le tenancier vient parfois faire un coucou en dessous de mes billets, des blogs qui aiguillent vers le mien, des blogs qui ont donné un coup de pouce à un ou plusieurs de mes livres, tout cela crée des liens.

Si vous pensez que votre absence dans cette liste est un scandale, faites un scandale. Ou, plus simple, faites-moi signe.

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Copinage éhonté.

Voici une rubrique dans laquelle je présente des livres écrits par des auteurs avec lesquels j'entretiens d'amicales relations. Bien entendu, il ne s'agit pas ici d'emplacement publicitaire. C'est beaucoup plus honorable, c'est du copinage. Les livres présentés dans cette rubrique ne seront pas toujours les mêmes : à défaut de renouveler mes copains, mes amis, mes relations, je vais renouveler leurs parutions.

 

Cherche-jeunes-filles-200-x315.jpg

  Le tout dernier de Françoise Guérin

virages-dangereux-copie-1.jpg

La-vieille-dame-du-riad.jpg


Frederique-Martin-Belfond-Le-Vase-ou-meurt-cette-verveine-3.jpg
Tu-ne-mourras-plus-demain.jpg

 

Les pays

Moulins A paroles


L-eau-des-reves.jpg

Lotus Seven

Un homme perdu-copie-1


Langue-de-pub-copie-1.jpg

Livre-Magali-Duru.jpgLe tout dernier de Magali Duru

tous-nos-petits-morceaux.jpg

      Le tout dernier d'Emmanuelle Urien

Fouad.jpg

Dominique-Guerin.jpg

 

Quatre carnages..

 

 

 

  Teignes

 

 

 

 

Un escarpin de soie bleue

 

 

Est-ce ainsi

16 juillet 2008 3 16 /07 /juillet /2008 18:32


Le chat qui s’en va tout seul prenait beaucoup de place

 Dans un peu plus d’un mois sortira mon troisième recueil de nouvelles, et je commence à ressentir une certaine impatience. Vous aussi ? Merci, je n’en doutais pas, et je vous remercie pour votre civilité.

 Pour passer le temps, je vais parler d’une nouvelle qui, pendant près de quarante ans, m’a empêché d’écrire quoi que ce soit et surtout pas des nouvelles. Je vais vous parler du « Chat qui s’en va tout seul » de Rudyard Kipling. Si vous ne l’avez jamais lue, laissez tomber ce billet et filez la lire sur http://fr.wikisource.org/wiki/Le_Chat_qui_s'en_va_tout_seul, c’est beaucoup plus intéressant que mon blog.

 Je n’oublierai jamais la nuit où j’ai découvert cette nouvelle. C’est la nuit où j’ai eu l’impression d’atteindre un certain absolu de la littérature. J’avais dix ans, je dormais chez ma grand-mère, dans une immense maison qui avait vu passer une ribambelle d’oncles et tantes. La chambre qui m'accueillait n’avait pas de rideaux, et je n’en avais pas fermé les volets. Devant la fenêtre, un platane éclairé par un réverbère projetait son ombre sur mon mur. Une ombre inquiétante, agitée, car il y avait une bonne brise ce soir-là. De temps à autre, une voiture passait dans la rue et, sous son faisceau plus puissant, l’ombre se déformait affreusement et venait tourner autour de mon mur avant que les phares n’emportent les monstres brièvement esquissés et ne me rendent mon arbre. Bref, une nuit délicieuse, cauchemardesque, une nuit où l’on ne veut surtout pas s’endormir, une nuit où l’on veut jouer le plus longtemps possible à se faire peur.

 Pour résister à l’assoupissement, j’ai attendu le passage de ma grand-mère venue s’assurer de mon sommeil réglementaire ;  j’ai ouvert la petite lampe de chevet pour fouiller dans la bibliothèque qu’avait laissée un jeune oncle, dernier occupant ; et j’en ai tiré un vieux livre, sans couverture, à demi débroché, d’un certain Rudyard Kipling : « Histoires comme ça » (« Just so stories »). Je l’ai feuilleté, et me suis arrêté sur une histoire de chat.

 Ce fut un tremblement de terre littéraire.

 J’avais déjà lu tous les Tintin, l’Odyssée, et quelques autres monuments de la culture, mais là il me semblait découvrir le livre originel. Le livre qui semblait le livre-source de toute l’humanité. Jamais personne ne m’en avait parlé, et il m’a semblé avoir mis la main sur un livre sacré, un livre magique que je venais de sortir d’une armoire interdite.

 Comment peut-on ne pas trembler quand on lit un dialogue comme celui-ci :

 Chien Sauvage leva le museau et renifla l'odeur du mouton cuit et dit :

       J'irai voir ; je crois que c'est bon. Chat, viens avec moi.

      Nenni ! dit le Chat. Je suis le Chat qui s'en va tout seul et tous lieux se valent pour moi. Je n'irai pas.

      Donc, c'est fini nous deux, dit Chien Sauvage. Et il s'en fut au petit trot.

Il n'avait pas fait beaucoup de chemin que le Chat se dit : « Tous lieux se valent pour moi. Pourquoi n'irais-je pas voir aussi, voir, regarder, puis partir à mon gré ? » C'est pourquoi, tout doux, tout doux, à pieds de velours, il suivit Chien Sauvage et se cacha pour mieux entendre.

 J’ai lu deux fois cette nouvelle ce soir-là. Nouvelle, ou conte, ne venez pas me gâcher mon plaisir avec vos soucis de nomenclature. C’est une histoire, juste une histoire. Just so story.

 Je l’ai lue encore toute ma vie. Pendant longtemps, elle est restée pour moi la nouvelle étalon. Celle qu’il me serait toujours impossible d’égaler, évidemment, mais aussi celle à laquelle je comparais toute nouvelle qui me transportait. Elle est tout ce que j’aime en littérature.

 Elle s’est construite dans un langage propre, quasiment une nouvelle langue étrangère, qu’on ne retrouvera bien sûr chez aucun autre auteur. Un grand art, comme dans quelques nouvelles de Saki, et notamment sa prodigieuse « Sredni Vashtar ».

 Elle s’appuie sur un mécanisme récurrent, sans complexes, sans crainte des répétitions. Comme dans, ah, c’est malin, je ne trouve plus l’exemple auquel je pensais. Bon, vous, vous avez certainement un exemple de récurrence en tête et vous le donnerez en commentaire. Enfin, récurrent, quoi, comme dans, ah, comme dans certains contes du folklore juif, euh… dont je ne retrouve évidemment plus les noms au moment où je ponds ce billet.

 Elle semble fondatrice de l’histoire de l’humanité. Comme peut l’être, par exemple, « La Loterie de Babylone », de J.L. Borges.

 Elle joue avec la magie. Je dis bien la magie, pas le fantastique. La très simple magie qui permet à l’homme de dominer l’ordre naturel. Un peu comme dans « La  Dame de Pique » de Pouchkine.

 Elle se construit de façon inéluctable. On sent un emboîtement des faits qui peu à peu se referme, de façon évidente, à laquelle le lecteur participe, sans se soucier de la chute, qui n’est qu’un jeu pour enfant. On retrouve ce procédé dans « Guayaquil » de J.L. Borges.

 Il y a tout ça dans « Le chat qui s’en va tout seul ». Il y a tout ce que je voudrais mettre dans mes nouvelles, et j'y renonce, bien sûr, car on ne peut dormir dans le lit de Kipling.  Et il y a surtout ce héros, ce chat exceptionnel, auquel, depuis, tous les chats du monde se croient obligés de ressembler.


 
Il m’arrive de me prendre pour un écrivain, de sentir un léger renflement de chevilles. Ces jours-là, j’ouvre Histoires comme ça. Je n’ai pas besoin de chercher la page, le livre s’ouvre tout seul sur :

 « Hâtez-vous d'ouïr et d'entendre ; car ceci fut, arriva, devint et survint, ô Mieux Aimée, au temps où les bêtes Apprivoisées étaient encore sauvages. Le Chien était sauvage, et le Cheval était sauvage, et la Vache était sauvage, et le Cochon était sauvage — et ils se promenaient par les Chemins Mouillés du Bois Sauvage, tous sauvages et solitairement. Mais le plus sauvage de tous était le Chat. Il se promenait seul et tous lieux se valaient pour lui ».

 Je la lis, je crois la lire, car je la connais presque par cœur, et je me remets, plus humble, au travail. Mais je la lis aussi les jours où je n’ai pas le moral et où je désespère de l’écriture.

Et vous ? Avez-vous aussi une nouvelle absolue, une nouvelle de référence comme on dit maintenant, disons simplement une nouvelle angulaire sur laquelle vous voudriez que se construise toute la littérature ?

 

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commentaires

augustin 15/05/2009 09:15

Il y a quelque mois, je cherchais un livre à présenter pour l'épreuve orale du CRPE. Après avoir feuilleté beaucoup de livre, je suis tombé sur ce conte de Kipling (que je ne connaissais que pour le Livre de la jungle). " hatez vous d'ouïr et d'entendre ,car ceci fut, arriva, devint et survint, ô Mieux Aimée, au temps où les bêtes Apprivoisées étaient encore sauvages."
Coup de foudre littéraire. Il faut admettre que c'est très rare ... je suis donc très heureux de voir que vous aussi, dans votre enfance, avez été sensible immédiatement à la beauté de cette œuvre. Ce qui m'encourage encore plus à la présenter ... mon seul soucis est le suivant ... il faut lire un extrait d'une vingtaine de lignes ... et je n'arrive pas à me décider, quand je choisis un extrait les lignes suivantes me paraissent tout autant merveilleuses ... autre chose j'ai tellement aimé cette nouvelle que j'hésite à en faire un "outils pédagogique" (je hais cette expression), je suis terrifié à l'idée qu'il puisse devenir une corvée pour certains élèves ...

Georges F. 17/05/2009 19:05



Merci, Augustion, pour votre billet. Mais il ne me paraît pas possible d'extraire vingt lignes de ce texte, tant il constitue un tout étroitement imbriqué, à
caractère magique. Peut-être la presque fin, l'échange entre le chien et le chat ? Je reste sceptique.



Quichottine :0010: 08/08/2008 01:19

"un sourire dans la nuit", ça fait un peu polar... voire film d'horreur, non ?

GF 08/08/2008 13:18


Oui mais j'insiste, la nuit est terminée.


katell 05/08/2008 09:40

Je me suis trompée de titre ce sont Les nouvelles de St-Pétersbourg" et non les contes :-( quelle distraite je fais !

GF 05/08/2008 10:43


Le mal est réparé, ouf, merci Katell ! J'allais réclamer à mon libraire les Contes de Saint-Pétersbourg, de quoi aurais-je eu l'air ! Ma réputation l'a échappé belle.


katell 31/07/2008 20:39

Je crois que mon amour des nouvelles est venu en lisant celles de Gogol et notamment "Le nez" du recueil "Les contes de Pétersbourg" qui m'a laissée une impression indélébile: lorsque je pense "nouvelle" je me réfère aussitôt au Nez!

GF 01/08/2008 13:24


Merci, Katell, je note ça. Non seulement je le note, mais je crois que je vais le lire.


Quichottine :0010: 26/07/2008 23:50

Je suis sûre que vous savez lire "et" écrire... moi, je n'arrive pas à faire tout à la fois !

(Je plaisante, bien sûr !)

Merci pour ce sourire du soir...

GF 28/07/2008 07:05


Ce n'est plus un sourire du soir, Quichottine, c'est un sourire déjà très nocturne.