Actualité brûlante

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Il vient d'être entièrement remanié. Tout y est très beau, très chic. Même le chien.

(Excellente) présentation

Recherche

Des attaches et des liens

Des blogs que je fréquente souvent ou parfois, mais avec plaisir, sans forcément y laisser de commentaires, des blogs dont le tenancier vient parfois faire un coucou en dessous de mes billets, des blogs qui aiguillent vers le mien, des blogs qui ont donné un coup de pouce à un ou plusieurs de mes livres, tout cela crée des liens.

Si vous pensez que votre absence dans cette liste est un scandale, faites un scandale. Ou, plus simple, faites-moi signe.

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Actu du noir (Jean-Marc Laherrère)
Actualitte.com, Nicolas
Alex (Mot à mots)
Amanda Meyre
Annick Dor
Antigone (Les écrits d’Antigone)
Armande 22,  Les livres-bonheur
Aude (Mots dits)
Balmeyer
Biblioblog (Laurence)
BibliObs
Bibliophagie (Sybilline)
Bibliosurf
Biffures chroniques
Blog de Thomas Clément
Bloghotel
Blog-o-book
Boojum
Bookingdom
Bric à book, Leiloona
Brigit Hache
BSC News
C’était demain, Dominique Boudou
Cabinet de curiosités d’Eric Poindron
Cafebook (Emma)
Calipso,
Calibre 47 (Claude Mesplède)
Calou, L’Ivre de lectures
Carnet de lectures
Carnets de Pierre
Carnets de sel (Essel)
Caro[line] 5ème de couverture, 
Catherine (La culture se partage)
Cathulu
Chaperlipopette
Chez Lo
Chiffonnette
Chimère (A livre ouvert)
Choupynette (Y'a d'la joie)
Chroniques littéraires
Clair et net
Clarinesse (L'œil du vent)
Claude Le Nocher
Clopin-clopant (Clopine)  
Comme dans un livre
Cozop
Critico-blog
CulturesFrance
Cunéipage (Cuné)
Daniel Fattore
Danielle, Maux d’auteurs
Dasola
De livres en livres
Digressions (Joseph Vebret)
Ecrivains-voyageurs
Eireann (Yvon)
Eloah (À lire, à croquer)
Emmanuelle Urien
En lisant, en voyageant, (Keisha)
Encres vagabondes, Patricia Châtel
Enna lit, Enna vit
Eric Fouassier
Espaces, CNES
Eulalie
Evene
Extra-ball, (Dorham)
Fabelire
Fabula Bovarya,
Flof 13 (Lire et délires)
Florinette, Les lectures de Florinette,
Fluctuat.net
Forum A vos plumes
Forum Tir Na N’Og et Cie
Frédérique Martin
Gaëlle Pingault
Géothèque
Géraldine (Les coups de cœur)
Gwenaelle (Skriban)
Happy Few, Fashion Victim
Hautefort, club Littérature
Hebdo des notes,
Indications
Initiales
Interlignage
Jean Calbrix
Journal  d’une lectrice (Papillon)
Kalistina
Kathel, Lettres exprès
Kheops
La bibliothèque du dolmen
La caverne d'Ankya
La cuisine des mots (Ciorane)
La Factory
La liseuse (au fil de mes lectures)
La Mère Castor
La Péniche.net ( Bureau des Arts de Sc. Po )
La pile à lire d'Hécléa
La plume et le citoyen
La Revue Littéraire (Blog Leo Scheer)
La scribouillarde
La tête dans les pages
Labyrinthes avec vue
Le bibliomane
Le blog d’Ameleia,
Le goût des livres (Aifelle)
Le retour de l'être aimé
Le Scribe
Lechoixdesbibliothécaires
Lecture & Ecriture
Lectures et autres (Sylvie)
Leo Scheer (La revue littéraire)
Les chroniques de Mandor
Les jardins d’Hélène
Les lectures de Martine,
Les livres de l'Arrajou
Les penchants du roseau
Levraoueg (La tourneuse de pages)
Librairie des voyageurs, Les 5 continents.
Lignes de fuite
L'île, la petite île
Lili (Des livres et moi)
Liliba
Lily et ses livres
Lire et délires (Flof13)
Litote en tête
Livres pour vous
Livres et Cinéma (Yohann)
Lou, My Loubook 
LVE, Lire Voir Entendre
Lyvres (Yv)
Magali Duru
Maïté Bernard (sur Bibliosurf)
Malice
Manu Causse
Marc Sefaris
Mary's colors
Maud et les mots
Mercedes G.F.
Mes lectures (Phil)
Mille et une pages (Stephie)
Miss Orchidée 
Monde du livre.com,
Mot Compte Double (Françoise Guérin)
Mots en bouche
N.U.L.L.E., Erzebeth
Nicolas Ancion
Nuit blanche
Obiwi
Oceanicus in folio
One big day
Pages à pages
Parfum de livres
Pascal, Le disque 
Pickendorf (Qui hodie agisti)
Pimprenelle
Posuto
Pralineries (Pralines)
Pr'Ose (Emma Bovary)
Prudence
Quichottine,
Quoi de 9 Cécile ?
Roseau
Rue des Livres
Salondulivre.net
Saxaoul
Scriptural (Schlabaya)
Serial lecteur
Site de Brigitte Niquet
 
Sylire
Tamara (Tamacultire)
Thaïs, Arc-en-ciel, 
Turquoise (Un moment Turquoise)
Valérie (Un fil à la page)
Vers Minuit, Franck Garot
Voyage au bout de la lettre (Pitou)

Yspaddaden

Yves Mabon, Prix Orange du Livre
Zoé Lucider
Zoridae

Copinage éhonté.

Voici une rubrique dans laquelle je présente des livres écrits par des auteurs avec lesquels j'entretiens d'amicales relations. Bien entendu, il ne s'agit pas ici d'emplacement publicitaire. C'est beaucoup plus honorable, c'est du copinage. Les livres présentés dans cette rubrique ne seront pas toujours les mêmes : à défaut de renouveler mes copains, mes amis, mes relations, je vais renouveler leurs parutions.

 

Cherche-jeunes-filles-200-x315.jpg

  Le tout dernier de Françoise Guérin

virages-dangereux-copie-1.jpg

La-vieille-dame-du-riad.jpg


Frederique-Martin-Belfond-Le-Vase-ou-meurt-cette-verveine-3.jpg
Tu-ne-mourras-plus-demain.jpg

 

Les pays

Moulins A paroles


L-eau-des-reves.jpg

Lotus Seven

Un homme perdu-copie-1


Langue-de-pub-copie-1.jpg

Livre-Magali-Duru.jpgLe tout dernier de Magali Duru

tous-nos-petits-morceaux.jpg

      Le tout dernier d'Emmanuelle Urien

Fouad.jpg

Dominique-Guerin.jpg

 

Quatre carnages..

 

 

 

  Teignes

 

 

 

 

Un escarpin de soie bleue

 

 

Est-ce ainsi

Dimanche 6 juillet 7 06 /07 /Juil 16:33

 

C’est Sacha Guitry qui raconte (je le cite de mémoire) :

 « Je prépare une lettre à Madame X. J’en écris le brouillon, le corrige et je le passe au propre. Je jette le brouillon à la corbeille, et je fais poster la lettre. Une heure après, je sors le brouillon de la corbeille et le relis. J’en suis insatisfait. Je le corrige, puis le rejette à la corbeille, apaisé

 Sacha Guitry n’était pas le seul auteur assidu au travail de correction, même gratuit. Ils sont nombreux dans le club, et je crois me souvenir que les manuscrits de Flaubert ou de Victor Hugo ont désespéré plus d’un claviste.

 Il n’y a là rien d’ahurissant : écrire, c’est se relire. Et récrire. Les écrivains sont d’abord des récrivains.  

 J’en suis convaincu, mais j’ai du mal à en convaincre les autres. On me demande parfois combien de temps je mets à écrire une nouvelle. Je réponds la vérité : ça peut varier entre trois nuits et dix-huit mois. Il m’a fallu trois nuits (une d’écriture, deux de corrections) pour pondre « La route de la soie », qui figurera dans le prochain recueil, mais je la connaissais presque par cœur avant de l’avoir commencée : j’y pensais depuis des mois. J’ai mis près d’un an à écrire une nouvelle comme « Un éléphant de Pattaya », tant le sujet était difficile (la prostitution des très jeunes filles), tant le traitement était périlleux. La nouvelle figurera également dans le prochain recueil. J’ai mis dix-huit mois à écrire « Le passage du Sphinx » tant le bon rythme était dur à mettre au point. La nouvelle figurait dans le précédent recueil « L’Étage de Dieu ». Dans les deux derniers cas, j’ai mis beaucoup plus de temps à récrire le texte qu’à l’écrire jusqu’au mot « fin ». Je ne progresse pas en rapidité, et tant mieux.

 Souvent, on ne me croit pas. On tente alors une question de contrôle : « Et votre roman, le Vertige des auteurs, combien de temps avez-vous mis à l’écrire ? »  La vérité est encore plus simple, le ratio est toujours le même : quatre mois d’écriture, huit mois de relecture et réécriture. Et deux personnes qui m’ont apporté sur le manuscrit un regard attentif peuvent en témoigner.

 Cette seconde partie du travail n’est pas moins glorieuse que la première, au contraire. C’est là que l’idée devient texte. C’est là que se cristallise le style de l’auteur. C'est souvent cette humilité devant le travail de relecture qui distingue le professionnel de l'amateur

 Il m’arrive encore d’être juré dans des concours de nouvelles — de plus en plus rarement, car je suis un juge exécrable. Je suis parfois stupéfait par la faiblesse d’écriture de certaines nouvelles que l’on me propose. Encore plus stupéfait quand elles plombent une idée forte ; car il y a souvent d’excellentes intrigues chez les auteurs amateurs. Mais l'écriture ne leur donne pas leur chance.

 En les lisant, je pense à ces convives timides qui tentent de placer une histoire drôle dans le brouhaha du dessert : ils bâclent le récit, le dévident sans rythme, sans clins d’œil, pressés d’atteindre la chute avant qu’on ne la leur gâche. Je ne parle même pas des fautes d’orthographe ou de grammaire, ni des répétitions, parfois d’une ligne à l’autre, ni de la surabondance des verbes mous. Ce qui me chagrine le plus, ce sont ces descriptions superficielles dont on achève la lecture sans avoir imaginé aucune image, ces dialogues qui passent d’une langue empruntée à une autre qui se voudrait populaire et n’est que minimale. L'auteur semble pressé d'en finir, pressé de tuer son idée. Comme s'il n'aimait pas vraiment écrire.

 Dès qu’on se pose la question « Mais combien de fois a-t-il relu son texte ? » le plaisir est mort. Surtout quand on devine la réponse. J’arrête alors la corvée, et j’écris « Pourquoi devrais-je lire ce texte que vous n’avez même pas relu ? ». Et je sens alors monter, en une étrange pulsion rancuneuse, l’âme des profs vachards que j’ai toujours détestés. Je ne suis pas très fier de ma franchise, mais elle me paraît nécessaire.

 Ce travail de réécriture paraît simple à décrire ; il est en réalité complexe, fragile, aléatoire. Après cinq ou six passages sur le métier, on connaît son texte par cœur, on croit le relire, c’est faux : la première phrase d’un paragraphe déclenche les suivantes, c’est la mémoire qui lit, se contentant d’aller chercher les mots qui lui font défaut.  

 Chaque auteur a ici sa technique. La mienne est un peu mécanique : j’alterne les lectures rapides, continues, (ou par chapitres, dans le cas d’un roman) qui permettent de rester sensible au rythme du texte, d’en repérer les passages trop languissants ou trop expédiés, et les lectures besogneuses, très fractionnées, ou je lis chaque paragraphe comme s’il s’agissait d’un billet. Parfois, la neuvième lecture (rythme) m’obligera à censurer les précisions, les incidentes apportées à la huitième (fractionnée). J'essaie de laisser passer quelques semaines avant chaque double relecture. Souvent, je me lance, en parallèle, dans l'écriture d'une autre nouvelle.

 Désespérant ? Non, c’est ce qui rend le travail de relecture amusant. Encore faut-il aimer…

 À l’arrivée, un texte bien corrigé et re-corrigé doit donner l’impression d’avoir été lâché au fil de la plume. En écrivant cela, je pense à la légende du grand coureur cycliste Hugo Koblet qui, avant de gagner détaché une classique ou une étape, perdait quelques secondes pour se recoiffer avant de franchir la ligne d’arrivée : il voulait, suprême élégance, donner l’impression de n’avoir pas souffert.

J'en suis encore très loin. Et d'abord, où est-elle, cette ligne d'arrivée ?

Publié dans : Divers, vos ??? et vos !!!
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