Partager l'article ! Pourquoi je tiens à être édité ? Disons que c'est pour écrire.: Pourquoi cherché-je à me faire éditer ? me demande-t-on dans le ...
Salons prévus...
Plus de salons prévus jusqu'à nouvel ordre. Ce n'est pas que je les boude, mais je ne dois pas me fatiguer. Parce que, si, si, rester assis, écouter et signer, c'est épuisant.
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Pour des informations pérennes, impitoyablement classées, allez faire un saut sur mon site d'auteur
Il vient d'être entièrement remanié. Tout y est très beau, très chic. Même le chien.
Des blogs que je fréquente souvent ou parfois, mais avec plaisir, sans forcément y laisser de commentaires, des blogs dont le tenancier vient parfois faire un coucou en dessous de mes billets, des blogs qui aiguillent vers le mien, des blogs qui ont donné un coup de pouce à un ou plusieurs de mes livres, tout cela crée des liens.
Si vous pensez que votre absence dans cette liste est un scandale, faites un scandale. Ou, plus simple, faites-moi signe.
Voici une rubrique dans laquelle je présente des livres écrits par des auteurs avec lesquels j'entretiens d'amicales relations. Bien entendu, il ne s'agit pas ici d'emplacement publicitaire. C'est beaucoup plus honorable, c'est du copinage. Les livres présentés dans cette rubrique ne seront pas toujours les mêmes : à défaut de renouveler mes copains, mes amis, mes relations, je vais renouveler leurs parutions.
Le tout dernier de Magali Duru

Le tout dernier d'Emmanuelle Urien


Pourquoi cherché-je à me faire éditer ? me demande-t-on dans les commentaires du précédent billet. J'ai répondu que je ne me posais jamais la question, et c'était totalement
sincère. On me relance.
Je ne voudrais pas que cette réponse passe pour une esquive, ne serait-ce que vis-à-vis de moi-même. Aïe, cela commence mal, me voici en pleine réflexion proustienne, on se croirait à la fin du
Temps retrouvé, à quelques subjonctifs imparfaits près. Tant pis, je continue, pour ne plus jamais avoir à en parler.
J'ai réfléchi, je crois avoir trouvé la réponse.
Elle ne me paraît guère intéressante, trop personnelle, tant pis, il ne fallait pas me poser la question.
Pour commencer, cette question est biaisée : je ne "cherche pas à être édité". Je veux l'être, j'en fais un principe quand j'écris : j'écris en me disant
que je serai édité, j'écris POUR être édité. Ce n'est pas une vanité, c'est une astreinte.
C'est comme ça, même si, au tout départ, je ne l'ai pas voulu.
En fait, j'ai commencé à vouloir me faire éditer comme j'ai commencé à écrire, plus par impulsion que par motivation profonde : lors de remises de prix, en concours, on m'avait
suggéré "de me faire éditer" (formulation piégeuse, il faudrait suggérer aux auteurs de "chercher à se faire éditer"). J'ai donc envoyé un manuscrit de recueil, assez imparfait, juste pour voir,
aux éditeurs, et l'un d'eux m'a dit oui. C'était Anne Carrière. Point important, elle m'a dit oui à condition que je re-travaille mes textes. Je les trouvais pourtant très bien. C'est
après les avoir longuement retravaillés avec une correctrice que j'ai compris la différence entre le "très bien" pour un auteur fréquentant les concours et le "très bien" pour un auteur
prétendant être édité. Je n'ai jamais oublié cette étape qui fut pour moi une révélation.
Je crois que c'est resté ma vraie motivation. Un peu confuse, mais authentique : si je veux que chacun de mes manuscrits soit édité (et, oui, je "m'y acharne") , c'est pour m'obliger à une certaine exigence d'écriture. C'est pour avoir la confirmation que j'y suis parvenu. Si un éditeur est prêt
à investir de l'argent sur un manuscrit, c'est qu'il considère que l'auteur est allé au bout de ses possibilités. Sur mon prochain recueil, Qui comme Ulysse, par exemple, Anne C.
est en train d'investir plus qu'il n'est habituel chez d'autres éditeurs, et cela me comble de bonheur : j'avais donc suffisamment travaillé.
Si un jour mes manuscrits ne trouvent pas preneur sur le marché, j'en tirerai la conclusion la plus évidente : c'est que mon maximum n'est plus suffisant pour les éditeurs. Il ne
faut pas "s'acharner à se faire éditer", il faut "s'acharner à bien écrire". Et si je n'y parviens pas, je reviendrai alors dans le petit monde des concours, plus rigolard et
permissif : on y met la barre moins haut, mais c'est quand même du sport. Et on s'y amuse plus souvent.
Et si ça ne m'amuse plus, je commencerai à lire. C'est bien aussi. Il me reste encore à lire tout Faulkner : j'ai commencé, c'est prometteur. Ah, il a eu raison de chercher à se faire
éditer, ce petit Faulkner !
Et voilà, le quart d'heure proustien touche à sa fin, je vous promets de ne plus jamais traiter ce sujet, sauf sous la torture. Vous n'allez quand même pas me torturer pour si
peu.
La prochaine rubrique traitera d'un sujet moins intimiste : elle parlera de la recherche du bon éditeur. Rien à voir, rassurez-vous : il y aura des noms, des chiffres. Des trucs
objectifs.
J'ai beaucoup apprécié votre article, qui est très complet et bien écrit.
J'aurai une question, probablement un peu bête:
J'ai écrit deux romans d'environ 200 pages (Verdana 12) et si je suis vos conseils de typographies (pas de recto-verso, marges et 1500 signes en moyennes) ça multiplie deux fois par deux le nombre de feuilles. Je ne suis pas une fanatique de l'écologie, mais j'essaie de faire attention.
Comment concilier écologie et présentation de tapuscrit (ayant deux romans ça ferait 1600 feuilles au lieu de 400)?
Sachant que la plupart des maisons d'éditions refusent malheureusement les tapuscrits envoyés par mail.
Merci
Si le futur de la planète vopus empêche de dormir, comment voulez-vous rêver d'être éditée ?
Trois solutions :
- raccourcissez votre roman de 30 %. Pas en raccourcissant les phrases ou en sabrant des pages, mais en supprimant des chapitres que vous résumerez en 5 lignes. Si ce n'est pas vous qui vous l'imposez, ce sera votre éditeur quii vous le demandera. On publie rarement de gros pavés de débutant. 400.000 signes, c'est déjà beaucoup.
- imprimez quelques exemplaires seulement, et faites-les beaucoup tourner pour économiser.
- écrivez des haïkus. Mais un haïku, c'est plus difficile à écrire qu'un roman.
Bon courage, Prudence. C'est votre vrai prénom, Prudence ? C'est ravissant. Un prénom pareil sur une couverture, c'est un gros atout auprès des éditeurs. Bien meilleur que Georges.
Prudence devrait effectivement devenir mon vrai prénom, mais Georges c'est très joli.
"Tu seras mon Georges, et je te câlinerai, je te bisouterai" (Le yeti dans un Bugs Bunny).
Pour les haïku j'ai devancé votre conseil ayant travaillé sur les haïku aujourd'hui et sur les tanka hier: http://nprudence.blogspot.com/
Merci
Oh, que serait-ce si vous n'étiez pas toute Prudence !
Je viens juste de voir votre message "avant d'entrer ou de sortir".
Merci pour votre blog.