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(Excellente) Présentation

  • : Blog de Georges Flipo, auteur
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  • : Dans ce blog : chroniques sur l'actualité littéraire (la mienne et celle des autres), sur l'écriture, sur l'édition, sur les auteurs, et tout ce qui se réclame de lalittérature.
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Des blogs que je fréquente souvent ou parfois, mais avec plaisir, sans forcément y laisser de commentaires, des blogs dont le tenancier vient parfois faire un coucou en dessous de mes billets, des blogs qui aiguillent vers le mien, des blogs qui ont donné un coup de pouce à un ou plusieurs de mes livres, tout cela crée des liens.

Si vous pensez que votre absence dans cette liste est un scandale, faites un scandale. Ou, plus simple, faites-moi signe.

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Copinage éhonté.

Voici une rubrique dans laquelle je présente des livres écrits par des auteurs avec lesquels j'entretiens d'amicales relations. Bien entendu, il ne s'agit pas ici d'emplacement publicitaire. C'est beaucoup plus honorable, c'est du copinage. Les livres présentés dans cette rubrique ne seront pas toujours les mêmes : à défaut de renouveler mes copains, mes amis, mes relations, je vais renouveler leurs parutions.

 

Cherche-jeunes-filles-200-x315.jpg

  Le tout dernier de Françoise Guérin

virages-dangereux-copie-1.jpg

La-vieille-dame-du-riad.jpg


Frederique-Martin-Belfond-Le-Vase-ou-meurt-cette-verveine-3.jpg
Tu-ne-mourras-plus-demain.jpg

 

Les pays

Moulins A paroles


L-eau-des-reves.jpg

Lotus Seven

Un homme perdu-copie-1


Langue-de-pub-copie-1.jpg

Livre-Magali-Duru.jpgLe tout dernier de Magali Duru

tous-nos-petits-morceaux.jpg

      Le tout dernier d'Emmanuelle Urien

Fouad.jpg

Dominique-Guerin.jpg

 

Quatre carnages..

 

 

 

  Teignes

 

 

 

 

Un escarpin de soie bleue

 

 

Est-ce ainsi

25 mai 2008 7 25 /05 /mai /2008 21:02



Un recueil de nouvelles est, paraît-il, plus facile à écrire qu’un roman. Après avoir commis trois romans et trois recueils, je n’en suis toujours pas convaincu. Par contre (0ui, j’ai écrit par contre, et non en revanche, par contre, c’est de l’excellent français, et ces braves recueils n’ont aucune revanche à prendre contre qui que ce soit), par contre, écrivais-je, un recueil de nouvelles est plus difficile à préparer, même quand tout se passe bien à chaque étape, je viens encore d’en faire l’expérience.

 

J’ai déposé ce vendredi chez Anne C., mon éditeur,  la version définitivement définitive de mon prochain recueil « Qui comme Ulysse », quatorze nouvelles sur le thème des voyages, et plus exactement des voyageurs. La version définitivement définitive, c’est la version modifiée après remarques de la correctrice. Pour en arriver là, il a fallu serrer plusieurs boulons propres à la nouvelle.

 

1er boulon : le choix.  Quand on écrit un roman, il est rare que l’auteur et l’éditeur se réunissent pour décider d’emblée quels devraient être les chapitres à supprimer. Mais, quand on prépare un nouveau recueil, il est classique que l’auteur propose un excédent d’environ 20%. Il ne s’agit pas de 20% de repoussoirs : l’éditeur, le directeur littéraire, peut avoir sur le recueil un œil neuf que l’auteur n’a plus, tant il connaît ses textes presque par cœur, tant il aime chacun d’un amour déraisonnable. Mais certains textes, même jugés bons, peuvent ne pas avoir leur place dans le recueil : parce qu’ils ne traitent le thème que de façon marginale, parce qu’ils peuvent être jugés répétitifs par rapport à d’autres, ou  parce qu’ils risquent de créer chez le lecteur une certaine crispation. C’est ainsi que, dans ma liste, a disparu une nouvelle qui n’était pas une vraie nouvelle de voyage (elle était simplement délocalisée, le voyage ne créait pas l’histoire). Exit aussi une courte nouvelle racontant les malheurs d’un touriste français dansant le tango en un lieu étrange : il y en avait deux trop similaires, écrites à trois ans d’intervalle. À la trappe une nouvelle excessivement cruelle, qui risquait de créer un décrochage définitif de lecture. Échafaud aussi pour une nouvelle dont le héros meurt d’une façon proche d’un collègue d’une autre nouvelle, même si les deux intrigues n’ont rien à voir. Toutes ces nouvelles ne sont pas définitivement condamnées, elles pourront trouver plus tard leur place dans un autre recueil.

 

2ème boulon : cohérence et différence. La cohérence des partis-pris typographiques paraît évidente, même si on l’oublie parfois. Celle des rythmes de ponctuation l’est un peu moins. Le plus difficile est d’éviter les répétitions de détails entre nouvelles :  dans un recueil, par exemple, une profession, un prénom, ne doivent servir qu’une fois. Sauf à adopter le système de Marcel Aymé qui appelle Martin tous ses héros. La répétition de mots rares, d’expressions, d’images, peut devenir odieuse. Une femme qui frotte sa jambe contre celle d’un homme, c’est charmant. Une autre femme qui en fait autant 100 pages plus loin, ça devient grossier. Or, curieusement, l’auteur ne voit pas ces boulons desserrés : il a trop tendance à considérer chaque nouvelle comme œuvre en soi, et ne pratique pas la lecture d’ensemble. Un œil extérieur le fait bien mieux.

 

3ème boulon : l’ordre des nouvelles. Il y a un peu plus de 87 milliards de façons d’ordonner 14 nouvelles (si, si, j’ai compté). Si on resserre, on arrive à une dizaine d’options. Comment choisir ? En intégrant différents critères qui permettront de répondre à un souci majeur : le rythme. Le rythme d’un recueil, les rebonds entre les différentes nouvelles, sont encore plus complexes que le rythme d’un roman. Quelques exemples : une légère minorité de mes 14 nouvelles sont ancrées en Amérique du Sud, que je connais à peu près aussi bien que le Quartier latin. Il était important d’alterner ces nouvelles et celles situées en Asie, en Afrique, ou même en France, pour éviter la lassitude, l’impression de déjà vu. De même, j’ai voulu alterner les nouvelles plutôt dures et celles plutôt ironiques ou souriantes (N.B : celles où l’on meurt ne sont pas forcément les plus dures). A cela s’ajoutent d’autres critères moins immédiats : alternance de nouvelles longues et courtes, de nouvelles écrites au présent et au passé, etc. L’objectif majeur est que chaque nouvelle paraisse très différente de la précédente. Quand on a compilé tout ça, on croit avoir résolu l’équation magique. Hélas non ! Le travail d’ingénieur ne suffit pas, il faut aussi que la compilation ait un sens littéraire : quelques nouvelles qui donnent la vision du voyage, je dirais presque de l’idéologie, pour commencer. Puis une progression en allant plus loin dans les thèmes. Et, en conclusion, quelques nouvelles qui constituent presque la chute du recueil.

 

4ème boulon : la quatrième de couverture. Toujours bien plus complexe dans le cas d’un recueil que dans le cas d’un roman. De quoi parler quand les nouvelles se veulent différentes ? Il faut quand même faciliter le travail du critique, puis du libraire. Sans parler de celui du lecteur. La solution, c’est de parler de la vision globale qui oriente ce recueil. Ce qui est possible quand il y a un thème fédérateur, mais impossible en cas de recueil disparate. Voilà pourquoi les recueils tous azimuts partent a priori plombés, sauf en cas de forte notoriété de l’auteur (dans ce cas, la 4ème  de couv. parle de l’auteur).  

 

5ème boulon : la couverture. Plus difficile quand il s’agit de parler de quatorze histoires, non ? Eh bien non. Une solution a été trouvée, ce sera une formidable couverture. Attendez un peu, laissez-moi vous faire la surprise.

 

Et depuis ce week-end, les boulons sont serrés. Ce qui explique pourquoi je recommence à chanter sous ma douche. Je me donne deux mois sans écrire. À part ce blog, bien sûr. Histoire de garder la main.  

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commentaires

Tatieva 19/01/2011 18:04


Quel dommage que vous fassiez tapisserie quand vos mots s'encanaillent, Georges !
;-)))


Georges F. 21/01/2011 09:19



C'est moins éprouvant que de danser



annick.demouzon 19/01/2011 13:22


Salut, Georges, j'ai retrouvé le chemin de ton blog, par un lien fourni par MDA. Vers cet article ancien, toujours intéressant de réviser ses classiques

Je te souhaite une bonne année et on se revoit à Lauzerte?


Georges F. 19/01/2011 17:24



On pouvait même perdre le chemin de mon blog ! Oh, que je me sens coupable de l'avoir si longtemps laissé en jachère. Merci pour tes voeux. Tous les miens, dont
celui de te retrouver à Lauzerte !



Tatieva 16/01/2011 13:33


Quel plaisir de venir sur votre blog, Georges ! Je l'ai découvert au hasard de mes pérégrinations sur le net il y a quelques semaines et je dois dire que votre regard sur le monde de l'édition est
passionnant, vos mots dansent avec pertinence et joie, voilà qui fait du bien !
Et vos conseils sont éclairants, je m'aperçois à leur lecture que mes nouvelles sont bien disparates pour figurer dans le même espace... Je vais donc corriger la trajectoire, quitte à imaginer deux
recueils bien différents. Je vais aussi me laisser tenter par Qui comme Ulysse et voyager au fil de vos mots.
Belle écriture à vous, sous la douche ou ailleurs... ;-)


Georges F. 19/01/2011 17:31



Merci, Tatieva, et bienvenue dans ce blog. Enfin une visiteuse qui me trouve passionnant ! Revenez me le dire tous les matins pour me donner le moral. "Mes mots
dansent avec pertinence et joie", oooh, vous les faites rougir. Et moi je reste assis : je garde leur sac.



Nicolas albert g 05/01/2011 08:17


Bonjour,
Je suis sur le point de boucler un recueil de nouvelles moi-même et tombe sur ce billet par hasard. A vrai dire, je trouve vos conseils intéressants, mais je souhaite tout de même préciser que vous
parlez là d'une écriture bien particulière que je qualifierais de "très française", sans vouloir vous offenser. Certains auteurs peuvent au contraire chercher la répétition d'images ou de
personnages pour créer le trouble, voire l'obsession, les nouvelles ne sont pas frocément si indépendantes qu'on le croit... Quelques exemples : Bukowski, David Shickler et ses brillantes "comédies
new-yorkaises", en France Jean-Marc Agrati aux éditions Hermaphrodite (auteur remarquable). Voilà, je pense que le terme "nouvelles" est désormais plus vague qu'il y a 50 ans, et je trouve cela
parfait...
Merci de votre billet


Georges F. 19/01/2011 17:36



Merci pour vos commentaires. Je vous rejoins sur beaucoup de points. C'est la première fois que l'on trouve mon mode d'écriture "très français", ce qui n'a
rien de honteux.



Stern 08/11/2010 15:02


PS : Très belle cette couverture de "Qui comme Ulysse"!