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(Excellente) Présentation

  • : Blog de Georges Flipo, auteur
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  • : Dans ce blog : chroniques sur l'actualité littéraire (la mienne et celle des autres), sur l'écriture, sur l'édition, sur les auteurs, et tout ce qui se réclame de lalittérature.
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Des attaches et des liens

Des blogs que je fréquente souvent ou parfois, mais avec plaisir, sans forcément y laisser de commentaires, des blogs dont le tenancier vient parfois faire un coucou en dessous de mes billets, des blogs qui aiguillent vers le mien, des blogs qui ont donné un coup de pouce à un ou plusieurs de mes livres, tout cela crée des liens.

Si vous pensez que votre absence dans cette liste est un scandale, faites un scandale. Ou, plus simple, faites-moi signe.

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813
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Yves Mabon, Prix Orange du Livre
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Zoridae

Copinage éhonté.

Voici une rubrique dans laquelle je présente des livres écrits par des auteurs avec lesquels j'entretiens d'amicales relations. Bien entendu, il ne s'agit pas ici d'emplacement publicitaire. C'est beaucoup plus honorable, c'est du copinage. Les livres présentés dans cette rubrique ne seront pas toujours les mêmes : à défaut de renouveler mes copains, mes amis, mes relations, je vais renouveler leurs parutions.

 

Cherche-jeunes-filles-200-x315.jpg

  Le tout dernier de Françoise Guérin

virages-dangereux-copie-1.jpg

La-vieille-dame-du-riad.jpg


Frederique-Martin-Belfond-Le-Vase-ou-meurt-cette-verveine-3.jpg
Tu-ne-mourras-plus-demain.jpg

 

Les pays

Moulins A paroles


L-eau-des-reves.jpg

Lotus Seven

Un homme perdu-copie-1


Langue-de-pub-copie-1.jpg

Livre-Magali-Duru.jpgLe tout dernier de Magali Duru

tous-nos-petits-morceaux.jpg

      Le tout dernier d'Emmanuelle Urien

Fouad.jpg

Dominique-Guerin.jpg

 

Quatre carnages..

 

 

 

  Teignes

 

 

 

 

Un escarpin de soie bleue

 

 

Est-ce ainsi

22 mai 2008 4 22 /05 /mai /2008 11:28



Évidemment, la juxtaposition des deux mots est très vilaine, une sorte d’oxymore obscène, non ? Et pourtant…

Et pourtant on n’est pas choqué par la « musique de commande » (Les messes de Mozart) ou par la « peinture de commande » : Van Eyck, le mystique et bouleversant Van Eyck, peignait sur commande. L’illustre Léonard allait chercher les commandes : la Joconde en était une. Il a encaissé l’avance et n’a jamais remis le tableau. Roooh Léonard !

 

Alors pourquoi frémit-on à l’idée de littérature de commande ? Les uns penseront tout de suite à Eluard maculant son honneur dans une ode à Staline, à Aragon dont un poème exalte le bonheur de faire fusiller les méchants médecins par les gentils révolutionnaires… les autres citeront certains textes effarants de Céline halluciné et déclinant, ou de Brasillach, gamin aveugle. Réactions compréhensibles mais trop rapides : contrairement à l’idée répandue, il n’y a pas eu de commande pour tous ces textes. La commande a été interne, c’est encore plus triste. Elle n’a fait que répondre à un besoin de louer. Ce n’est que de la littérature militante poussée à son extrême, dans l’horreur de la bêtise où elle peut mener.

 

La littérature de commande, je devrais l'accueillir bras ouverts, j'en suis presque familier. J’ai, pendant des années, écrit des titres (on dit « des accroches »), des textes courts ou très longs, des films de 15 secondes ou 30 minutes pour célébrer des produits, des entreprises, et je n’en ai jamais eu honte. C’était de la pub, c’était bien payé, c’étaient des commandes, c’était même parfois bien écrit. De là à pratiquer la littérature de commande, il y a pour moi un gouffre.

 

À l’époque où je n’écrivais qu’en pur amateur, je n’ai jamais voulu participer aux concours de nouvelles dont le thème impliquait une vision idéologique (« L’amitié entre les peuples », etc.). Je m’en sentais incapable, car je n'aime pas qu'on me dise où est le bien et le mal, j'aime encore moins qu'on me dise de le dire. J’aime trop que les méchants soient sympa ou que les braves gens soient des salauds. Je ne veux pas montrer mes personnages en modèles. Je ne me vois pas prendre commande d'un texte supposé défendre une position  politique, idéologique, ou simplement morale, qui ne serait pas la mienne. J'en ai déjà si peu.

Et quand c'est la mienne ? A mon retour de Thaïlande, j’ai voulu écrire une nouvelle sur la prostitution des très jeunes filles, tant la vision de Pattaya m’avait révolté. Elle sera d’ailleurs dans mon prochain recueil (Qui comme Ulysse). Mais il m’a été très difficile d’en accoucher : j’ai eu besoin d’ambiguïté pour mieux dénoncer. En l’écrivant, je me suis souvent demandé ce qu’elle serait devenue si une O.N.G. m’avait commandé ce sujet. Elle aurait sans doute été plus clairement engagée, mais moins convaincante.

 

Et voilà que je tombe, dans le blog de Stéphane Laurent, sur une passionnante interview de Sylvain Rossignol par Stéphane, et toutes mes convictions vacillent. Sylvain Rossignol est un auteur de talent, dont j’ai déjà croisé les textes. Il vient d’écrire un livre Notre usine est un roman  commandé, oui, commandé, en juin 2006 par les salariés d'une usine pharmaceutique qui venait de fermer. Et soudain, je me suis senti très jaloux. J’aurais aimé travailler sur un tel sujet. J’aurais aimé avoir le talent pour mener à bien ce chantier ; je ne crois pas que j’aurais réussi. Je suis très vexé, voilà que mes convictions me quittent à la première tentation.

Lisez cette interview, vous en apprécierez la sincérité, l’intérêt. Elle va au fond du sujet.

http://st-phanelaurent.over-blog.com/article-19424020.html

 

Et vous, que pensez-vous de la littérature de commande ? Je dis bien DE COMMANDE, je ne parle pas de littérature militante. Je classerai à part les commentaires hors sujet.

Je valide l’inscription de ce blog au service Paperblog sous le pseudo georgesf  

 

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commentaires

personne 01/08/2009 16:15

Je déterre cet ancien billet, car me voilà confronté au "problème" ! Auteur inlassablement refusé, voilà qu'un éditeur me propose d'écrire un roman sur commande. Que dois-je faire ? Cette simple question me plonge dans d'horribles questionnements en boucle. C'est évidemment une sacrée assurance édition, mais présage aussi de créer sous liberté conditionnelle.

Mais imaginons que j'accepte. Quels sont les us et coutume en la matière ? Est-il d'usage que l'auteur remette un synopsis complet avant tout ? Est-il usuel de devoir envoyer chaque feuillet produit, aussitôt produit ? Est-il acceptable que l'éditeur précise qu'il faudra réécrire et modifier tant qu'il ne sera pas content, lui et lui seul ?

Georges F. 02/08/2009 11:51


>> Je ne sais que vous répondre, car je n'ai jamais été confronté à ce problème. Peut-être certains visiteurs pourront-ils vous aider : ces pages leur sont
ouvertes. Peut-être la SGDL dispose-t-elle de contrats-types pour de telles situations : je vous suggère de les contacter.


liliba 29/05/2008 20:53

et MMMMMMMMMMMMMMMMMm !!!!!!!!!!
désolée pour ce cri du coeur, mais voilà au moins 1/4 d'heure que je tape mon commentaire passionnant sur le sujet et tout vient de faire pshouitttt !!!!!!!!! arggggghhh
et oui, je ne l'ai pas fait en direct sur word... j'ai voulu faire la maligne... on ne m'y reprendra plus...

GF 30/05/2008 21:00


Ah, et en plus, le pffouittt s'est déguisé en pshouitttt  pour entrer dans votre PC. Oh, la sale bête !


Nicolas Ancion 26/05/2008 21:52

Voici plusieurs fois que je visite votre blog avec grand plaisir, j'ai déjà tenté de laisser des commentaires mais, faute de bien recopier l'image cryptée, j'ai perdu mes interventions précédentes (au sujet du Prix Hemingway, si j'ai bon souvenir). Peu importe. Le sujet du jour est une nouvelle fois passionnant.
Je suis un auteur qui adore écrire sur commande. Pourquoi? Pour deux raisons. Tout d'abord, parce que mon imaginaire se développe facilement en réaction à la contrainte : j'aime écrire "contre", prendre le lecteur, y-compris le commanditaire ou l'organisateur du concours, à rebrousse-poil. Ensuite, et ce n'est pas rien, parce que cela m'inflige des délais et des longueurs qui stimulent la créativité. Faire vite et concis, c'est souvent, pour moi, donner le meilleur de soi-même.
Avec la commande, on ne s'embourbe pas dans les marais de son propre ego, on puise dans son imaginaire le carburant pour parcourir au plus vite la distance imposée, avec le plus de détours possible tout au long du trajet.
Enfin, pour ce qui me concerne, bien entendu; je laisse les autres libres de penser ce qu'ils veulent et de faire ce qui leur sied au mieux. Je pense juste que séparer littérature et l'argent est si ridiculement injustifiable que je ne chercherai pas à argumenter. Je préférerai papoter avec des gens de théâtre ou de cinéma qui considèrent parfaitement normal de rémunérer le travail de l'auteur, en fonction du temps que cela prend réellement et non en fonction de la masse de pigeons qui sont prêts à faire le même travail bénévolement. Si on veut que je m'explique de cela en détail, je le ferai volontiers plus tard ou ailleurs.
Merci, Georges, pour votre accueil!

GF 27/05/2008 09:10


Ah, vos remarques sur le Prix Hemingway m'auraient diantrement intéressé, Nicolas. Oui, votre remarque est juste : l'écriture est bien le seul art dont on puisse imaginer qu'il puisse
ne rien rapporter.
N'hésitez pas à revenir pour donner votre point de vue sur le sujet du jour. Ou sur un autre. Mais si votre billet est long, pour éviter le pffouiiitt, écrivez-le d'abord sous word puis
copiez-collez allègrement.


Véro 26/05/2008 14:37

Veuillez me pardonner les fautes. "Cueillir" et "pour peu qu'on soit à l'aise avec l'écriture".
Lorsque je dis que ça effraye un peu, je parle de la crainte de ne pas être strictement fidèle à sa personnalité et à ses convictions. Que ce soit en quelque sorte artificiel !
Mais bon, tout ça c'est du blabla...

GF 27/05/2008 08:54


Non, non, je ne pardonne rien, Véro. Je suis ici pour faire régner la terreur en matière d'orthographe.


Véro 26/05/2008 10:35

Bonjour,

Je n'écris pas sur commande et pour le plaisir, à peine ! Il me vient seulement à l'esprit qu'écrire selon notre envie c'est ceuillir nos sentiments à fleur de peau ; pour peu qu'on soit à l'aise avec l'écrire c'est ce qu'il y a de plus simple. Pour écrire sur commande, ne faut-il pas aller chercher les sentiments au fond de nous mêmes ? dans les recoins les plus inattendus ? On ne sait même pas s'ils existent ! Ce travail nécessite -j'imagine- un énorme travail d'instrospection. Ecrire sur commande ce n'est pas forcément s'exprimer comme un robot. Et quelque part, cela ressemble à un défi !

Peut-être que ça vous effraye un peu Georges Flipo.

GF 27/05/2008 08:40



Vos remarques sont pertinentes, Véro. Notamment celles sur les coins inattendus qui ne s'ouvrent que par écrit. J'en suis effrayé. Disons un
peu.