Actualité brûlante

Salons prévus...

Plus de salons prévus jusqu'à nouvel ordre. Ce n'est pas que je les boude, mais je ne dois pas me fatiguer. Parce que, si, si, rester assis, écouter et signer, c'est épuisant.


Avant d'entrer ou de sortir

Pour une lecture plus structurée, cliquez juste en dessous : pavé "pages" ou pavé "catégories".

Pour des informations pérennes, impitoyablement classées, allez faire un saut sur mon site d'auteur

Il vient d'être entièrement remanié. Tout y est très beau, très chic. Même le chien.

(Excellente) présentation

Recherche

Des attaches et des liens

Des blogs que je fréquente souvent ou parfois, mais avec plaisir, sans forcément y laisser de commentaires, des blogs dont le tenancier vient parfois faire un coucou en dessous de mes billets, des blogs qui aiguillent vers le mien, des blogs qui ont donné un coup de pouce à un ou plusieurs de mes livres, tout cela crée des liens.

Si vous pensez que votre absence dans cette liste est un scandale, faites un scandale. Ou, plus simple, faites-moi signe.

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813
Actu du noir (Jean-Marc Laherrère)
Actualitte.com, Nicolas
Alex (Mot à mots)
Amanda Meyre
Annick Dor
Antigone (Les écrits d’Antigone)
Armande 22,  Les livres-bonheur
Aude (Mots dits)
Balmeyer
Biblioblog (Laurence)
BibliObs
Bibliophagie (Sybilline)
Bibliosurf
Biffures chroniques
Blog de Thomas Clément
Bloghotel
Blog-o-book
Boojum
Bookingdom
Bric à book, Leiloona
Brigit Hache
BSC News
C’était demain, Dominique Boudou
Cabinet de curiosités d’Eric Poindron
Cafebook (Emma)
Calipso,
Calibre 47 (Claude Mesplède)
Calou, L’Ivre de lectures
Carnet de lectures
Carnets de Pierre
Carnets de sel (Essel)
Caro[line] 5ème de couverture, 
Catherine (La culture se partage)
Cathulu
Chaperlipopette
Chez Lo
Chiffonnette
Chimère (A livre ouvert)
Choupynette (Y'a d'la joie)
Chroniques littéraires
Clair et net
Clarinesse (L'œil du vent)
Claude Le Nocher
Clopin-clopant (Clopine)  
Comme dans un livre
Cozop
Critico-blog
CulturesFrance
Cunéipage (Cuné)
Daniel Fattore
Danielle, Maux d’auteurs
Dasola
De livres en livres
Digressions (Joseph Vebret)
Ecrivains-voyageurs
Eireann (Yvon)
Eloah (À lire, à croquer)
Emmanuelle Urien
En lisant, en voyageant, (Keisha)
Encres vagabondes, Patricia Châtel
Enna lit, Enna vit
Eric Fouassier
Espaces, CNES
Eulalie
Evene
Extra-ball, (Dorham)
Fabelire
Fabula Bovarya,
Flof 13 (Lire et délires)
Florinette, Les lectures de Florinette,
Fluctuat.net
Forum A vos plumes
Forum Tir Na N’Og et Cie
Frédérique Martin
Gaëlle Pingault
Géothèque
Géraldine (Les coups de cœur)
Gwenaelle (Skriban)
Happy Few, Fashion Victim
Hautefort, club Littérature
Hebdo des notes,
Indications
Initiales
Interlignage
Jean Calbrix
Journal  d’une lectrice (Papillon)
Kalistina
Kathel, Lettres exprès
Kheops
La bibliothèque du dolmen
La caverne d'Ankya
La cuisine des mots (Ciorane)
La Factory
La liseuse (au fil de mes lectures)
La Mère Castor
La Péniche.net ( Bureau des Arts de Sc. Po )
La pile à lire d'Hécléa
La plume et le citoyen
La Revue Littéraire (Blog Leo Scheer)
La scribouillarde
La tête dans les pages
Labyrinthes avec vue
Le bibliomane
Le blog d’Ameleia,
Le goût des livres (Aifelle)
Le retour de l'être aimé
Le Scribe
Lechoixdesbibliothécaires
Lecture & Ecriture
Lectures et autres (Sylvie)
Leo Scheer (La revue littéraire)
Les chroniques de Mandor
Les jardins d’Hélène
Les lectures de Martine,
Les livres de l'Arrajou
Les penchants du roseau
Levraoueg (La tourneuse de pages)
Librairie des voyageurs, Les 5 continents.
Lignes de fuite
L'île, la petite île
Lili (Des livres et moi)
Liliba
Lily et ses livres
Lire et délires (Flof13)
Litote en tête
Livres pour vous
Livres et Cinéma (Yohann)
Lou, My Loubook 
LVE, Lire Voir Entendre
Lyvres (Yv)
Magali Duru
Maïté Bernard (sur Bibliosurf)
Malice
Manu Causse
Marc Sefaris
Mary's colors
Maud et les mots
Mercedes G.F.
Mes lectures (Phil)
Mille et une pages (Stephie)
Miss Orchidée 
Monde du livre.com,
Mot Compte Double (Françoise Guérin)
Mots en bouche
N.U.L.L.E., Erzebeth
Nicolas Ancion
Nuit blanche
Obiwi
Oceanicus in folio
One big day
Pages à pages
Parfum de livres
Pascal, Le disque 
Pickendorf (Qui hodie agisti)
Pimprenelle
Posuto
Pralineries (Pralines)
Pr'Ose (Emma Bovary)
Prudence
Quichottine,
Quoi de 9 Cécile ?
Roseau
Rue des Livres
Salondulivre.net
Saxaoul
Scriptural (Schlabaya)
Serial lecteur
Site de Brigitte Niquet
Stéphane Laurent
Sylire
Tamara (Tamacultire)
Thaïs, Arc-en-ciel, 
Turquoise (Un moment Turquoise)
Valérie (Un fil à la page)
Vers Minuit, Franck Garot
Voyage au bout de la lettre (Pitou)
Voyager, lire (Cryssilda)
Yves Mabon, Prix Orange du Livre
Zoé Lucider
Zoridae

Copinage éhonté.

Voici une rubrique dans laquelle je présente des livres écrits par des auteurs avec lesquels j'entretiens d'amicales relations. Bien entendu, il ne s'agit pas ici d'emplacement publicitaire. C'est beaucoup plus honorable, c'est du copinage. Les livres présentés dans cette rubrique ne seront pas toujours les mêmes : à défaut de renouveler mes copains, mes amis, mes relations, je vais renouveler leurs parutions.


Livre-Magali-Duru.jpgLe tout dernier de Magali Duru

tous-nos-petits-morceaux.jpg

      Le tout dernier d'Emmanuelle Urien

Fouad.jpg

Dominique-Guerin.jpg

 

Quatre carnages..

 

 

 

  Teignes

 

 

 

 

Un escarpin de soie bleue

 

 

Est-ce ainsi

Dimanche 20 avril 2008 7 20 /04 /Avr /2008 18:33




« Nul n'aura de l'esprit hors nous et nos amis »

 

C’est Armande qui dit ça, dans la scène 2 de l’acte III des Femmes savantes.
Elle est bien, Armande.

Cette petite phrase m’a toujours enchanté, tant elle résume la mentalité du monde des lettres, mais elle résume encore mieux celle des blogs.
Est-ce une bonne idée de créer une telle catégorie ? Vais-je brouiller l'image de ce blog qui est suffisamment confuse, ne serait-ce que dans ma propre vision ?
Je me suis posé la question avant d'ouvrir une nouvelle catégorie, celle des billets où je dirai du bien des autres.
Et puis j'ai pensé qu'un blog qui ne dirait que du bien de moi serait vite à court d'idées, vite lassant. Surtout pour moi.
Voici donc cette nouvelle catégorie.
Afin que les choses soient claires, je n'y dirai du bien que de mes amis :

- certains dont j'ai déjà lu et relu et relu encore les oeuvres. J.L. Borges, Kipling, F.S. Fitzgerald, Mrozeck, par exemple. Oui, ce sont d'excellents amis, mais ils ne le savent pas.  Il y en aura d'autres moins connus, ne vous inquiétez pas.

- certains dont je connais le talent, même si je n'ai pas encore lu leur dernière oeuvre. Mais c'est toujours chic, pour un blog, d'être le premier à célébrer un livre qui émerge sur le marché. Et il est parfois bon d'envoyer ses visiteurs en découvreurs, surtout quand il n'y a aucun risque. C'est une façon de les associer à ce blog.

Ce sera le cas aujourd'hui pour Eric Fouassier qui vient de publier un recueil de nouvelles "Petits désordres familiers", aux éditions d'un Noir si bleu. J'ai déjà lu une douzaine de nouvelles d'Eric Fouassier, et j'en ai toujours été impressionné. Notamment quand je le voyais arriver devant moi aux concours de nouvelles, dans ma vie antérieure.
Je me demandais d'ailleurs pourquoi il y participait si rarement, en ajoutant un léger petit ouf !
Maintenant, je sais : il donnait priorité à l'écriture de "vraies nouvelles", pondues spécialement pour l'édition.
Les nouvelles d'Eric Fouassier ont plusieurs particularités : il choisit de bons sujets, et n'écrit que pour intéresser. C'est dire si c'est piégeux. La construction est également surprenante : il y a toujours une vraie histoire, forte, avec un début, un milieu et une fin, le tout dans le bon ordre. C'est très déroutant, mais on s'y fait vite. Le style est propre, sans fioritures, avec juste ce qu'il faut d'effets littéraires pour relever la page, comme des brins de coriandre dans une sauce.
Je vous recommande donc la lecture de ces Petits désordres familiers et je serai ravi d'accueillir ici vos commentaires avant les miens, qui ne devraient pas tarder (mais actuellement j'ai quelques travaux qui brûlent). Si vous ne le trouvez pas encore en librairie, il est déjà disponible sur fnac.com.

Publié dans : Nul n'aura de l'esprit hors nous et nos amis
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Jeudi 17 avril 2008 4 17 /04 /Avr /2008 12:07


L’autre jour, sur ce blog, Pascale Arguedas (Calou), critique littéraire, parlait de l’écrivain Éric Faye, et signalait l’interview qu’il lui avait donnée :

   http://pagesperso-orange.fr/calounet/interview/fayeexclusivite.htm

J’ai lu cette interview, et je vous la recommande : elle est excellente. Elle donne envie de connaître cet auteur et même ses livres. Suis-je passé par les bonnes portes ? Je commence par « Le syndicat des pauvres types » et j’ai du mal à entrer, je ne le retrouve pas. C’est peut-être une question de moment mal choisi, je reviendrai cet été.

Dans une de ses conférences, J.L. Borges expliquait à ses étudiants qu’ils ne devaient jamais se forcer à lire un livre : si un livre ennuie, il faut le refermer sans se fâcher sur lui, lui dire au revoir. Peut-être ne sommes-nous pas mûrs pour sa lecture.

Peut-être ne suis-je pas le bon lecteur de Faye, peut-être le trouvé-je simplement plus captivant dans ses interviews. Il n’y aurait là rien de déshonorant. Certains auteurs fuient les interviews, les considèrent comme une certaine mise sur le trottoir de leur pensée, de leur œuvre. Dans toute sa vie, Julien Gracq n’a donné qu’une interview – très intéressante d’ailleurs. Et je repense à cette interview de Yasmina Reza à propos des interviews :

 

Q. Vous trouvez qu’aujourd’hui on interroge trop les artistes ?

Y.R. Un artiste n’a pas à répondre de sa création. Elle devrait se suffire à elle-même.

 

C’est oublier qu’une interview peut aussi être une création. À condition qu’elle ne cherche pas à vendre.

Les interviews de J.L. Borges (décidément, j’y reviens) sont, par exemple, captivantes. Je pense à celles menées par Osvaldo Ferrari qui sont parues aux Éditions de l’Aube (collection Regards croisés), ou celles racontées par Alberto Manguel. Passionnantes aussi, celles qu’il a données conjointement avec Ernesto Sabato (très vite, elles tournent au dialogue). La Fnac les mentionne d’ailleurs comme « roman », elle n’a pas tort.

Ce qu’il y a de fascinant dans ces interviews, c’est que J.L. Borges ne répond pas à la question. Il commence par la répéter, ou la reformuler, puis dérape, passe de Cervantes à Shakespeare, nous noie dans les sagas scandinaves, s’arrête sur Voltaire. On a l’impression de voir folâtrer la pensée créatrice en liberté, en direct. Associations d’idées, comparaisons, tout est bon pour sortir du sujet.

J’ai eu la chance exceptionnelle de le voir répondre publiquement à une telle interview/conférence, à la Sorbonne, alors que j’étais un de ses jeunes lecteurs. Il était supposé parler de Martin Fierro et de la littérature gauchesca. Le seul qui en ait parlé est l’intervieweur, universitaire parisien, qui ne se résignait pas à le voir divaguer si librement. Le plus étrange était qu’il cherchait à capter le regard du vieil aveugle, pour mieux lui exprimer son inquiétude. Et chaque fois, il ne rencontrait que les yeux délavés du conteur qui semblaient sourire avant de l’entraîner vers L’Iliade, Goethe, et Kipling. La voix avait la douceur traînante des Argentins de Buenos Aires, l’articulation était celle d’un vieillard fatigué, mais la pensée était aussi enthousiaste et zigzagante que celle d’un adolescent qui, à la rentrée, veut parler de tous les auteurs qu’il a découverts pendant les vacances.

Quand on a entendu cela, quand on l’a lu, on a du mal à s’intéresser aux interviews de soixante secondes que la télévision concède aux écrivains. Mais il est déjà si rare qu’elle les concède…

Avez-vous trouvé sur internet d’autres belles interviews (je précise interviews non promotionnelles) à nous signaler ? Ne soyez pas égoïstes, faites-en profiter les passants.

 

Publié dans : Nul n'aura de l'esprit hors nous et nos amis
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Mardi 15 avril 2008 2 15 /04 /Avr /2008 08:29
 
 

 

Si j'en juge les commentaires, ou mails qu'on m'a directement adressés, mon récent billet sur le roman régional a pu heurter certains. Et j'en suis désolé : ce billet n'en méritait pas tant, le roman régional non plus. Ou régionaliste, ou régionalisant. Car il y a au départ un problème de définition. En France, il ne peut y avoir de débat littéraire sans controverse préalable sur les définitions.
Je sais ce qu'est une diffusion régionale : ça n'a rien de déshonorant. Mon second recueil, "L'Etage de Dieu" n'a été diffusé que dans le Nord - Pas-de-Calais et en Belgique car il était édité par le Furet du Nord. Cela ne l'a pas empêché de faire autant de ventes que le premier (La Diablada).
Je sais ce qu'est un éditeur régional. Ce peut être un éditeur simplement installé en région, mais avec une vocation nationale ou plus : Actes Sud est un éditeur régional. Le Diable Vauvert aussi. Le Castor Astral aussi (partiellement). Ce n'est pas moins chic que d'être installé rue des Saints-Pères. Beaucoup de bons auteurs ont d'ailleurs commencé leur carrière chez des éditeurs régionaux, plus ouverts, plus preneurs de risques. L'éditeur régional peut aussi avoir une spécialité régionale : livres sur le patrimoine de la région, qu'il soit architectural, historique ou culinaire. Il y en a d'excellents, vendus dans toute la France.
Mais un roman régional, ou régionaliste, ou régionalisant ? Là, je ne suis pas sûr de savoir.
Giono, Quefellec, Mauriac ou Pagnol ont écrit d'excellents romans, profondément ancrés dans leur région. Jorge Amado (Brésil) ou Hernan Rivera Letelier (Chili) aussi.
Etaient-ce des romans régionaux -régionalistes-régionalisants ? Non, c'étaient simplement d'excellents romans. Avec d'abord des personnages forts, des intrigues travaillées, un style personnel.
Et même d'excellentes régions.
Je ne considère pas la région comme un simple décor, elle peut être au coeur du roman. Elle peut être le terreau qui donne sa force aux personnages. Les quelques romans de Simenon qui se passent sur les canaux, près des écluses, se déploient vraiment au rythme des écluses : la région n'est pas là pour faire typique.
On peut trouver chez les éditeurs régionaux d'excellents romans qui se passent dans leur région. Et heureusement, puisque je connais de bons auteurs et même de bons amis qui publient ainsi leurs oeuvres. Oeuvres dont je ne critique pas la qualité.

Alors, qu'est-ce qui me fait grincer des dents, quand je vais dans les salons régionaux, sur les stands de certains éditeurs régionaux, en feuilletant leurs romans ? C'est cette avalanche de romans guidevertisants. On va le dire comme ça pour éviter les incompréhensions. Ce sont les romans aux personnages simplistes, aux intrigues minimales, au style laborieux, qui cachent leur absence de qualité derrière l'alibi régional.
C'est l'effet "C'est arrivé près de chez toi".
Pour capter le lecteur, on remplace le travail de romancier par celui de documentaliste. On multiplie les descriptions d'huissier : rues des villes, villages, et couleur du bétail. On glisse un maximum de recettes régionales, d'expressions régionales, de clins d'oeil historiques. Ce qui permettra, dans les salons du livre, d'interpeller le chaland "Regardez, vous êtes dans le livre ! ". Stratégie marketing défendable, certes. Mais...

Ces romans-là, on en voit de plus en plus. Certains lecteurs s'en réjouissent, les lisent en jubilant "Enfin des livres qui nous ressemblent !". Moi, cela me chagrine : j'aime bien les romans qui dérangent, ceux qui ouvrent les yeux. Ceux qui prétendent parler à des inconnus. Tout le contraire du marketing.

Voilà ce que j'ai pensé et mal dit dans mon précédent billet. L'ai-je mieux dit cette fois-ci ?

J'y pensais encore en voyant le film "Bienvenue chez les ch'ti". Mais c'est une autre histoire...


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Jeudi 10 avril 2008 4 10 /04 /Avr /2008 09:32

 

 

Dans le Figaro Littéraire de ce matin, deux pages de Mohammed Aïssaoui sur les missions Stendhal sont bigrement intéressantes. 

 

L’idée est affriolante : offrir à un auteur un voyage lointain pour y  trouver l’inspiration, ou la documentation vivante, afin d’écrire un livre. Les quelques exemples donnés, par les auteurs élus eux-mêmes, ont une bonne odeur de passeport et de pages aux odeurs d’épices : Jean Echenoz, Jean-Luc Coatalem, Gilles Leroy, Brina Svit, Olivier Todd. C’est amusant, je prolonge sans y prendre garde le débat sur la littérature « régionaliste ». Je continue quand même, au risque de la contradiction. Pourquoi le voyage à l’étranger est-il source de tant de belles pages ?

 

Entendons-nous bien : je ne parle pas des récits de voyage (ceux de Gérard de Nerval, par exemple, sont pourtant presque aussi beaux que ses sonnets). Simplement de l’envie d’écrire qui gagne l’auteur dès qu’il débarque dans un décor où il n’est que voyeur. Je ne sais pas si c’est pareil pour vous, mais l’effet est immédiat. Le lendemain d’une arrivée à Mexico ou à New Dehli, j’ai l’impression de voir des sujets de nouvelles à chaque coin de rue. Suis-je normal ?

 

Bien sûr, à Buenos Aires ou Montevideo, on a plus fatalement des idées de nouvelles qui se passent à Buenos Aires ou Montevideo. On y rencontre des personnages moins policés, des décors moins prévisibles. Et quand on les raconte, on a besoin de les ancrer. Est-ce tomber dans une sorte de régionalisme exotique ? Disons de folklorisme ? Je ne crois pas : l’important, ailleurs comme ici, c’est de raconter de vraies histoires, de vraies émotions. Elles peuvent être plus étonnantes dans des emballages exotiques.

 

Dans mon cas, les nouvelles ancrées à l’étranger sont toujours des nouvelles de voyageurs, de touristes à l’étranger. Ce sera d’ailleurs le thème de mon prochain recueil, qui sortira fin août. Mais je me sens incapable de raconter l’histoire d’étrangers chez eux. Là, j’aurais l’impression de faire du folklorisme. Et surtout l’impression d’imposture. Au mieux, la vague culpabilité de piller le fonds de commerce des auteurs locaux.
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Lundi 7 avril 2008 1 07 /04 /Avr /2008 18:24

 

 
  Certains de mes propos sur le roman régional pouvant être mal interprétés, je vais les passer à la ponceuse lustrante.
A bientôt.
Publié dans : Actualité littéraire, vos ??? et vos !!!
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Vendredi 4 avril 2008 5 04 /04 /Avr /2008 18:21

Diablada bandeau rouge
Le recueil
La Diablada, à sa sortie, n’a guère reçu d’échos sur les blogs ; c’était alors un monde que j’ignorais presque autant que mon éditeur, et nous n’avons fait aucun effort de communication auprès d’eux.

La Diablada y a donc fait son trou très progressivement, par le bouche à oreille. Près de cinq ans après sa sortie, des billets sur ce recueil continuent à apparaître. Non parce que ces billets me laissent indifférents, bien au contraire. Mais simplement en raison de leur caractère répétitif (annonce résultats plus un petit clap clap. 

 Dans la récapitulation ci-dessous, j’ai éliminé tous les échos parus au moment où La Diablada a obtenu le Prix Le Scribe "Place aux nouvelles" (Lauzerte)

 

Cuné, blog Cunéipage

http://www.cuneipage.com/archive/2007/03/07/douze-nouvelles-impressionnantes.html

…Je  viens de finir son premier recueil de nouvelles, « La Diablada », et j’en redemande toujours. C’est rare, et même rarissime, que dans un recueil aucune nouvelle ne soit plus faible que les autres, que les douze nous entraînent chacune dans une autre direction, jouent avec nous, nous retournent, nous clignent de l’œil, nous émeuvent, nous titillent.

 

Françoise Guérin, Mot Compte Double

http://motcomptedouble.blog.lemonde.fr/2006/10/25/2006_10_une_heure_tuer_

Une nouvelle de Georges Flipo, c’est une expérience extrême, un peu comme le grand-huit ou le double-cheeseburger avec supplément ketchup. On commence à lire, pépère. Au début, on n’a pas peur, on se demande presque ce qu’on fait là. Tiens, ça se passe en Amérique latine ! On s’attend à plein de clichés touristiques, pour un peu, on prendrait des photos de la visite. Et puis non ! Parce que Georges, les clichés, il ne leur laisse aucune chance.

 

Turquoise, Un moment Turquoise

http://lecturesdeturquoise.blogspirit.com/archive/2008/07/04/georges-flipo-la-diablada-ed-anne-carriere.html

A chaque début d'histoire, je me disais "Oh non, pas encore une histoire de...". Mais les chutes des récits me surprenaient (presque) toujours et me ravissaient à chaque fois ! Georges Flipo a du talent pour revisiter les traditions ! Et, en plus, il le fait avec un humour réjouissant. La majorité des nouvelles m'a plu. « Le parfum des profondeurs »  est sans conteste ma nouvelle préférée en raison de sa finesse psychologique et de sa pointe de cruauté.

 

 

Sylvie, Lectures et autres.

http://sylvie-lectures.blogspot.com/2008/09/la-diablada-georges-flipo.html

Je n'ai pas été déçue. C'est un florilège de nouvelles toutes différentes les unes des autres, qui nous régale d'histoires drôles ou touchantes, parfois inquiétantes, ou bien même légèrement fantastiques. Les fameuses chutes sont toujours là pour nous chambouler un peu même si certaines sont attendues, mais c'est aussi notre plaisir de lecteurs que d'attendre la chute...

 

 

Flo, Thé toi et lis, sur paperblog

http://www.paperblog.fr/268332/la-diablada-georges-flipo/

Ce recueil est particulièrement intéressant car […] ses textes sont très variés. Chaque nouvelle a sa vie propre, son ton. J'ai adoré, le mot n'est pas trop fort, La journée des terrines. J'ai lu ce recueil il y a près de deux mois et je me souviens encore précisément du texte, très bien ficelé, ingénieux et aux personnages attachants (...)

 

Yvon, Eireann

http://eireann561.canalblog.com/archives/2008/09/28/10748391.html

Une belle écriture très classique avec le choix du mot juste. Une lecture aisée, des nouvelles parfois dépaysantes, avec l'Amérique latine comme destination, ou plus proche pour moi un port breton. Des adultes qui se souviennent de l'enfance, des enfants qui deviennent adultes, la vie! Toutes sont de très bonne qualité […]  Une découverte que j'ai très appréciée.

 

Zazieweb, Emma

http://www.zazieweb.fr/site/fichelivre.php?num=7445

De belles histoires, avec leur dose d’humour et de mélancolie, d’exotisme également, et toujours ce mouvement interne, cette petite mécanique discrète et efficace qui rend le texte aussi réaliste que si la scène se déroulait sous vos yeux : ce premier recueil de Georges Flipo, rassemble des textes travaillés, écrits avec vitalité et justesse, de tonalités très différentes, mais qui savent, chaque fois, entraîner le lecteur vers une chute pressentie, mais en définitive toujours surprenante.

 

Fattorius

http://fattorius.over-blog.com/article-27395988.html

... Il y aurait aussi à dire sur la tendresse du regard de l'auteur (qui éclate dans "Les oiseaux n'aiment pas le sel"), ou sur la manière qu'il a d'aborder les mille et une facettes de cette compagne amère qu'on appelle la solitude - un thème qui traverse également le recueil. Mais je préfère laisser à chacun le soin de découvrir tout cela: l'ouvrage en vaut la peine...


 
Par Georges F. - Publié dans : Billets sur "La Diablada"
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Mercredi 2 avril 2008 3 02 /04 /Avr /2008 16:00


J'erre seul sur ce blog depuis trois jours, et c'est enivrant : je passe de rubrique en rubrique, et n'y trouve aucune trace de pas, aucun commentaire. Merveilleuse impression de visiter une île déserte sortie des flots. Robinson Crusoë n'était qu'un rigolo.
Il paraît que c'est normal, dixit Mr Over-blog, ce blog n'est encore répertorié nulle part. Dans un mois, il sera gougueulisé, tagué, fluxé, syndiqué, multilié et tout ce genre de choses. Dans un mois, il faudra mettre un portillon pour filtrer la foule.
En attendant, j'écris cet article que je serai le seul à lire.
J'offre un diplôme de Vendredi à la première personne qui déposera un commentaire sur ce blog.
Publié dans : Mon site, ce blog, vos ??? et vos !!!
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Lundi 31 mars 2008 1 31 /03 /Mars /2008 19:46
Cette catégorie est plus spécialement destinée à tous les commentaires que vous ne savez pas où ranger. Je lui prédis donc un bel avenir de foutoirothèque, elle ne devrait pas tarder à ressembler à une chambre d'adolescent. Un peu mieux aérée, peut-être.
Publié dans : Divers, vos ??? et vos !!!
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Lundi 31 mars 2008 1 31 /03 /Mars /2008 19:41

Ces blogs sont rares, car ce recueil n'était diffusé que dans la région Nord-Pas-de-Calais, ce qui était un frein à tout buzz bloguesque. Mais il y a quand même eu de bonnes surprises, comme en témoignent les quelques billets ci-dessous.
couv-L-Etage-de-Dieu-.jpg


Cathulu

http://cathulu.hautetfort.com/nouvelles-fran%C3%A7aises/

Vous l'aurez compris ces "Douze nouvelles à la gloire de la libre entreprise" sont aussi grinçantes et cyniques qu'une comédie de Jean Yanne des années 70. De coups de griffes " il n'y avait jamais eu de jolies filles au département comptable, la directrice administrative y veillait et montrait d'ailleurs le bon exemple." en réflexions lucides sur les relations humaines "J'ai alors compris que j'étais l'autre des  autres: ils ne m'avaient rien expliqué du tout. "

 

Cuné, Cunéipage

http://www.cuneipage.com/archive/2007/01/24/me-demande-si-je-vais-retravailler-un-jour-moi.html

Ce serait acerbe si ce n’était spirituel, attristant si ça ne suintait pas la tendresse. C’est en tous les cas bien vu, bien amené, une chouette récréation à s’offrir [….] On les enchaîne, on en relit une, on en raconte une autre à monsieur qui a déjà vécu exactement ça. On se dit que vraiment, ce qu’écrit Georges Flipo, ça nous plait, et ça nous réconcilie avec le plaisir de lire.

 

Monde du Livre

http://www.mondedulivre.com/modules/extcal/event.php?event=454

C’est avec le même humour acide qui le caractérise que le récent lauréat du prix du Furet 2007 (« A la découverte d’un écrivain du Nord Pas de Calais ») signe ici son troisième recueil de nouvelles. Après avoir exploré le monde de l’entreprise (L’étage de Dieu) et celui des écrivains en quête de reconnaissance (Le Vertige des auteurs), Georges Flipo nous emmène en voyage, nous emportant chaque fois un peu plus loin que prévu…

 

Stéphane Laurent

http://slaurent.over-blog.com/article-5135239.html

Un constat s'impose d'emblée: l'auteur sait de quoi il parle et la plupart des textes - délicieusement féroces - qui composent l'ouvrage sont marqués du sceau de l'authenticité. .. (..... .) Georges Flipo ne nous épargne aucune des tares de l'entreprise et brosse donc, par touches successives, un tableau à la fois crédible, signifiant et jouissif.

 

Zazieweb

http://www.zazieweb.fr/site/blog/afficherItems.php?numBlogItem=15204&ib=1

Le  texte file, sans acrimonie ni aigreur, chacun reconnaît au  passage un collègue où un chefaillon...  Quelques bouffées de tendresse néanmoins dans  ce recueil très équilibré où chaque texte m'a donné son content de plaisir. Un petit bonheur à s'offrir.


Je valide l’inscription de ce blog au service Paperblog sous le pseudo georgesf
Par Georges F. - Publié dans : Billets sur "L'Etage de Dieu"
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Lundi 31 mars 2008 1 31 /03 /Mars /2008 19:34

C'est mon premier roman, sorti en janvier 2007 aux éditions Le Castor Astral. Comme d'habitude, pour plus de détails, allez faire un tour sur mon site, il y a une page qui lui est consacrée :

http://www.georges-flipo-auteur.com/pages/24als6pag.html 

Ce roman a été battu de très peu en finale du Grand Prix de l'Humour noir. il faut donc en rire.
Il vient à nouveau d'être battu d'extrême justesse pour le Prix de la Société Bordelaise de Lunetterie. Pour m'éviter le suicide, on m'a attribué le Prix Spécial du Jury, et j'irai le recevoir dimanche 6 avril à Bordeaux dans le cadre d'Escales du Livre.
Et sutout, il a été co-lauréat du Prix du Premier Roman qui sélectionne chaque année les meilleurs premiers romans français.

Vos commentaires, vos questions, sont donc plus que jamais d'actualité. Je les attends, là, juste en-dessous ("commentaires")
P.S. Comment écrire un roman ? me demande un auteur qui débute. Désolé, je ne sais pas, je n'en finis pas de débuter. D'autres questions ? 
Par Georges F. - Publié dans : Billets sur "Le Vertige des auteurs"
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