« Nul n'aura de l'esprit hors nous et nos amis »
C’est Armande qui dit ça, dans la scène 2 de l’acte III des Femmes savantes.
Elle est bien, Armande.
Cette petite phrase m’a toujours enchanté, tant elle résume la mentalité du monde des lettres, mais elle résume encore
mieux celle des blogs.
Est-ce une bonne idée de créer une telle catégorie ? Vais-je brouiller l'image de ce blog qui est suffisamment confuse, ne serait-ce que dans ma propre vision ?
Je me suis posé la question avant d'ouvrir une nouvelle catégorie, celle des billets où je dirai du bien des autres.
Et puis j'ai pensé qu'un blog qui ne dirait que du bien de moi serait vite à court d'idées, vite lassant. Surtout pour moi.
Voici donc cette nouvelle catégorie.
Afin que les choses soient claires, je n'y dirai du bien que de mes amis :
- certains dont j'ai déjà lu et relu et relu encore les oeuvres. J.L. Borges, Kipling, F.S. Fitzgerald, Mrozeck, par exemple. Oui, ce sont d'excellents amis, mais ils ne le savent pas. Il y
en aura d'autres moins connus, ne vous inquiétez pas.
- certains dont je connais le talent, même si je n'ai pas encore lu leur dernière oeuvre. Mais c'est toujours chic, pour un blog, d'être le premier à célébrer un livre qui émerge sur le marché.
Et il est parfois bon d'envoyer ses visiteurs en découvreurs, surtout quand il n'y a aucun risque. C'est une façon de les associer à ce blog.
Ce sera le cas aujourd'hui pour Eric Fouassier qui vient de publier un recueil de nouvelles "Petits désordres familiers", aux éditions d'un Noir si bleu. J'ai déjà lu une douzaine de
nouvelles d'Eric Fouassier, et j'en ai toujours été impressionné. Notamment quand je le voyais arriver devant moi aux concours de nouvelles, dans ma vie antérieure.
Je me demandais d'ailleurs pourquoi il y participait si rarement, en ajoutant un léger petit ouf !
Maintenant, je sais : il donnait priorité à l'écriture de "vraies nouvelles", pondues spécialement pour l'édition.
Les nouvelles d'Eric Fouassier ont plusieurs particularités : il choisit de bons sujets, et n'écrit que pour intéresser. C'est dire si c'est piégeux. La construction est également surprenante :
il y a toujours une vraie histoire, forte, avec un début, un milieu et une fin, le tout dans le bon ordre. C'est très déroutant, mais on s'y fait vite. Le style est propre, sans fioritures, avec
juste ce qu'il faut d'effets littéraires pour relever la page, comme des brins de coriandre dans une sauce.
Je vous recommande donc la lecture de ces Petits désordres familiers et je serai ravi d'accueillir ici vos commentaires avant les miens, qui ne devraient pas tarder (mais actuellement
j'ai quelques travaux qui brûlent). Si vous ne le trouvez pas encore en librairie, il est déjà disponible sur fnac.com.
Le tout dernier de Magali Duru




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