Ulysse ? Uuulyyysse ?
Rrraah, encore à faire le beau dans les blogs littéraires !
Depuis un peu plus de trois semaines, « Qui comme Ulysse » est sorti dans le grand monde. Et alors ?
Et alors, même si certains libraires de certaines, euh, appelons-les CNAF, le traitent encore un peu de haut, il commence à se sentir moins intimidé : il joue des coudes dans les librairies indépendantes et dans plusieurs grandes, il regarde sa montre, l’air satisfait, quand arrive la seconde vague des critiques médias, un peu plus puissante que la première. Et surtout il se sent de plus en plus chez lui dans la blogochose. C’est de votre faute, vous l’avez trop bien accueilli. Mais continuez, c’est si bon.
Et, puisque le petit Ulysse est trop occupé à se bagarrer pour y penser, vous voulez que je vous
dise ? Merci.
(Cet article continue, en bas, après le panorama des blogs).
N.B. Ne vous contentez pas de lire les extraits : les tenanciers de blogs qui ont écrit ces chroniques se sont donné la peine de contruire un vrai
et beau billet, avec une introduction, un développement, une conclusion. Allez chez eux pour les lire complètement, et commentez-les d'un bravo quand vous pensez bravo (ou brava, bravi,
brave)
Amanda Meyre http://www.amandameyre.com/archive/2008/09/12/qui-comme-ulysse-–-georges-flipo.html
«… Au-delà des voyages, au-delà des histoires et des anecdotes, il y a dans ce recueil une tout autre balade que nous offre Georges Flipo : une peinture très subtile de toutes ces petites choses et pensées qui révèlent l’âme humaine, des fragments d’humanités touchants, émouvants, parfois poignants ou révoltants... »
Balmeyer http://balmeyer.blogspot.com/
« …Un bon papier chez le Nouvel Obs' ! Une colocation avec Christine Angot ! Soutenez-le, car le colocataire doit se taper toute la vaisselle tandis que la miss est en proie à de rectales pudeurs… ».
Calou, L’Ivre de lecture http://pagesperso-orange.fr/calounet/resumes_livres/flipo_resume/ulysse_flipo.htm
« …Georges Flipo est un sentimental, un tendre qui se venge et se cache derrière une armure de mots qu’il conjugue subtilement pour dénoncer les maux des temps. Ce qui le sauve ? Il ne tombe jamais dans le mélo. Âmes sensibles, ne pas s’abstenir !… »
Cathulu http://cathulu.hautetfort.com/nouvelles-françaises/
« … mais tout n'est pas noir pour autant et de jolies bulles de nostalgie ou de tendresse viennent réconforter le lecteur embarqué dans un périple qui nous conduit en Amérique Latine, en Asie, à Venise ou bien plus près de chez nous.. »
Culturofil http://culturofil.net/2008/09/06/qui-comme-ulysse-de-georges-flipo/
« … Surtout, la qualité de ces nouvelles, se situe dans l’écriture. C’est fluide, agréable, comme semblant couler de source, mais pourtant tout en nuances. On a plaisir à suivre le rythme imposé par l’auteur et on n’hésite pas à revenir sur un passage, un extrait ou même une nouvelle dans son intégralité. Tout simplement parce qu’elle est belle !.. »
Cuné http://www.cuneipage.com/archive/2008/08/26/et-le-cure-il-est-jeune-non.html#comments
« … Quatorze nouvelles qui nous emmènent en voyage, ou plus exactement dans la tête d'un voyageur. Jamais le même, et dans des horizons très différents les uns des autres, pour nous distraire, nous émouvoir, nous écœurer ou nous interroger… »
Danielle Maux d’auteurs http://forum.aceboard.net/7663-1490-13330-0-certain-Ulysse-prendre.htm#id170599
« …Point n’est besoin de vanter la qualité du style
et sa maîtrise de la délicate technique de la nouvelle. Atterrissage en douceur ou chute bluffante, dans les deux cas, pour le lecteur, bonheur et nostalgie du voyage achevé et envie de prendre
sans tarder son billet pour le suivant… »
Dominique Boudou http://www.cetaitdemain.org/article-22557863.html
« … Actuellement en lévitation, c'est lui qui le dit avec humour, (il) vient de publier Qui comme Ulysse aux éditions Anne Carrière. Vous pouvez aussi visiter son blog. Geoges Flipo a la tête qui lui tourne car son livre a du succès, mais il ne se la prend pas. Il a, je crois, l'humour des humbles… »
En lisant, en voyageant http://en-lisant-en-voyageant.over-blog.com/article-22285112.html
« …Voilà, le menu est varié et copieux, et disons-le, savoureux. Style musclé, sans graisse inutile. J'aurais bien aimé un peu de "rab" de nouvelles que j'ai qualifiées de souriantes… »
Happy Few http://happyfew.hautetfort.com/archive/2008/09/03/voyages-voyages.html#comments
« … Le tout est servi par un style souvent piquant, parfois acéré et toujours fluide. Un très bon recueil, chers happy few : je vous conseille d'embarquer à votre tour à la suite de ces voyageurs, sans quitter votre fauteuil (ou votre lit, ne soyons pas sectaires), ce qui est quand même la meilleure façon de voyager (mais ça n'engage que moi !) … »
Kathel (Lettres exprès) http://lettres-expres.over-blog.com/article-22773940.html
« …Ayant placé quelques attentes dans cette lecture, je n’ai pas été déçue. Ces nouvelles sont pour la plupart courtes, écrites avec concision, précision, l’émotion affleure au détour d’une petite phrase. Elles ont chacune leur univers et leur atmosphère même si elles sont réunies sous le thème du voyage… »
Laure, Les jardins d’Hélène http://lesjardinsdhelene.over-blog.com/article-22223017.html
« …Bref, vous l’aurez compris, des nouvelles très différentes, variées, touchantes ou drôles, il y en a vraiment pour tous les goûts, et forcément quelques unes qui vous plairont, si ce n’est toutes !… »
Lire, Voir, Entendre http://lirevoirentendre.blogspot.com.
Manifestement, Georges Flipo s’amuse. Il s’amuse à plomber l’ambiance et mettre au net les travers de personnages très enclins à foncer dans des murs qu’ils pensent invisibles. Des personnages qui s’égarent, qui sont à leur propre recherche en regardant les autres, ceux qui vivent, même mal.
Marc Sefaris http://marc-sefaris.sosblog.fr/Premier-blog-b1/Departs-sans-retours-b1-p57057.htm#comments
« … outre le fait que la majorité des nouvelles embarquent sans peine le lecteur (voire le terrassent dans le cas de "L'île Sainte-Absence"), l'ensemble présente la belle particularité d'être à la fois d'une cohérence sans faille et d'une variété impressionnante… »
Mot compte double http://motcomptedouble.blog.lemonde.fr/2008/09/01/lile-sainte-absence-de-georges-flipo/
« …Le cadre est posé, parlons de l’histoire. Puisque j’ai passé du temps sur la description de l’île, je fais court pour l’histoire, un seul mot : bouleversante. Oui, elle est triste, mais écrite avec douceur, empathie, respect et légèreté, bref, écrite avec intelligence … »
Papillon http://journal-d-une-lectrice.over-blog.net/article-22462012.html
« …Il croque avec ironie tous les petits travers humains, c’est drôle, piquant, souvent féroce (Et à l’heure de notre mort), parfois cynique (L’indifférent). On rit, on frissonne et on pleure. C’est la vie, quoi ! Avec ou sans bagages… »
Posuto http://posuto.blog.lemonde.fr/2008/09/06/qui-comme-ulysse/#comments
« …Il nous emmène dans la peau d’autres, pas toujours estimables, pas forcément des héros, mais des personnages avec assez de corps pour nous tendre un solide miroir. Ça n’arrive pas très souvent, des voyages comme ceux-là… »
Quichottine http://quichottine.over-blog.com/article-22406430.html
« … je dis que tout l'art de ce texte réside dans le passage entre le rêve que l'on se donne et la réalité que l'on vit. Merci Monsieur Flipo. Je retourne à vos histoires, elles me plaisent beaucoup ! »
Rue des Livres http://www.rue-des livres.com/livre/2843375002/qui_comme_ulysse.html
« …La grande majorité de ces nouvelles ont quelque chose de fort et de touchant, de révoltant, de drôle, d'original, d'étrange… » Coup de cœur ♥
Thaïs http://arcetciel.canalblog.com/archives/2008/09/04/10448551.html#comments
« …Georges Flipo nous fait voyager à travers les continents, oui bien sûr, mais surtout il nous entraîne dans des voyages insolites auxquels on ne s'attend pas. Je n'ai pas envie de dévoiler les contours de ses voyages car ils font vraiment partie de la découverte et de l'intérêt de ce livre… »
Présentation sans critique à ce stade.
Babelio http://www.babelio.com/critiques/Flipo-Qui-comme-Ulysse--Nouvelles-en-partance/86141
Bibliosurf http://www.bibliosurf.com/ qui me fait la grâce de me citer comme un des auteurs les plus en vue sur les
blogs
Ecrivains voyageurs
http://www.ecrivains-voyageurs.net/pages/actual.htm
Evene
Et bien sûr les sites libraires-marchands.
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Continuez, car les blogs comptent pour une bonne part dans le petit succès actuel de « Qui comme Ulysse ». Je le dis encore très prudemment, car la bataille entre les 676 est assez rude, aucun statut n’est jamais acquis. D’une semaine à l’autre, certains qui paradaient au rayon « Nouveautés » se font rétrograder à la table « récents », parfois même en rayonnages alphabétiques. La réciproque est vraie aussi. Les deux blagues sont survenues à mon recueil, je préfère la réciproque.
"Continuez..." c’est facile à dire, mais concrètement ? Concrètement, ça veut dire que la bulle de Qui comme Ulysse devrait faire comme la blogosphère : entrer en dilatation. J'aimerais maintenant toucher d'autres bons blogs qui ne connaissent pas Ulysse et que, pire encore, je ne connais même pas. Tout ce que vous pourrez faire en ce sens vous vaudra ma bénédiction ex-blogo, valable pendant trois générations. Je ne sais même pas à quel huis frapper, mais vous devez le savoir. Alors frappez !
Si vous avez déjà publié un article sur votre blog, venez à moi que je vous serre contre mon sein, je graverai de mes ongles ensanglantés votre nom sur le monument triomphal que j’érigerai au quarante millième exemplaire vendu. Vous passerez à la postérité comme compagnon d’Ulysse.
Si vous avez un blog où « Qui comme Ulysse » n’a pas encore été chroniqué, quittez immédiatement mon blog, filez sur le vôtre, et écrivez-y dare-dare un article à la gloire de ce recueil. Non, non, ne le lisez pas d’abord, ça risquerait de vous influencer. Achetez-le, bien sûr, mais vous le parcourrez plus tard, ça n’a rien d’urgent. Si vous ne savez pas quoi écrire, faites comme le patron de Sylvain Vasseur dans le Vertige des auteurs : « Il ne restait plus grand-chose de l’article. Il l’avait alors enrichi de quelques phrases sur le charisme de l’auteur, la vigueur du thème, la singularité des idées, la plasticité du style, et tous les commentaires qu’on peut émettre avec un emballement prudent à propos des livres qu’on n’a pas lus »
* Si vous n’avez pas de blog, vous abusez un peu : hé, c’est trop facile de passer, en pique-assiette, dans ceux des autres. Bon, vous êtes pardonné, mais à condition d’apporter quand même votre contribution : chaque fois qu’on parle ailleurs d’un livre avec un peu trop d’enthousiasme (hé, c’est quand même un concurrent…) déposez un commentaire du genre « Oui, excellent, ce livre d’Hasdrubal Apfelbaum, ça me rappelle une des nouvelles de l’encore plus excellent recueil « Qui comme Ulysse ». Voir à ce sujet la chronique de… ». Et là, vous ne mettez surtout pas mon blog en lien, on va croire que c’est moi qui poste, vous imaginez le ridicule de la situation ? Déjà que je me ruine à me payer chaque jour une perruque différente pour acheter incognito un exemplaire du recueil dans chaque Cnaf, histoire de faire croire qu’il se vend… rrrooh, tout ça finira mal. (voir * en fin de billet )
Alors, quel lien ajouter après « voir à ce sujet la chronique de… » ? Eh bien, un de ceux-ci, là-haut, la liste n’est pas close (si j’en ai oublié un, merci de me l'indiquer). Ce sont tous d’excellents blogs, chacun dans leur genre. La preuve : ils parlent d’Ulysse.
Et si vous n'avez pas de connexion internet, allez chez votre libraire et saoûlez-le de louanges sur ce livre. Quand il craquera, sortez discrètement, sans oublier de payer le
recueil en sortant. Si vous avez déjà le livre, offrez le nouvel exemplaire à votre marraine, avec quelques mots gentils : c'est dès maintenant qu'il faut lui rappeler
les étrennes. Si vous avez un filleul, offrez-lui le livre aussi, ça remplacera les étrennes : c''était idiot, son idée de console Wii.
Mon rêve est d’aller voir les Cnaf rebelles dans quelques semaines, avec mon book de chroniques bloguesques sous le bras, et de leur faire constater leur erreur historique : les libraires de la Cnaf s’inclineront devant la toute-puissance de la blogochose littéraire, ils porteront le deuil, se couvriront la tête des cendres de l'encens qu'ils auront fait brûler, me feront monter à la table de leur « Sélection rentrée littéraire » par un escalier aux marches couvertes de tapis rouge. Ils organiseront pour Ulysse une cérémonie expiatrice. Ulysse aura peut-être même droit à la danse des sept voiles exécutée par Christine Angot et Catherine Millet. Je vous inviterai. Les quelques places seront attribuées par ordre de date parution de votre billet sur votre blog. Pour les autres, on vous racontera, ce sera bien mieux.
* Le paragraphe précédé d’un astérisque ("Si vous n’avez pas de blog.."), ne le prenez pas au pied de la lettre. La planète blog a ses usages, et l’iconolâtrie a ses limites.




Ici, pas d’aventures grandioses, de récits fantastiques ou de personnages mythiques.
Mais, comme dans L’Odyssée, le voyage est raconté à travers les épisodes qui le composent : conversations, rencontres, instants, menus événements. Surtout, le thème du voyage est
décliné à l’infini : voyage d’affaire, dernier voyage, voyage à l’envers, voyage imaginaire, voyage source d’inspiration, voyage organisé, exil, voyage spirituel, cyber-voyage, voyage aux
sports d’hiver, voyage dont on ne revient pas. En fin de compte, ce n’est même pas le voyage qui est raconté, mais des morceaux de voyage : un départ, une arrivée, un séjour, un
retour.
l’impression d’une berceuse. L’ambiance est feutrée,
le rythme lancinant. Le même thème revient de nouvelle en nouvelle, tel un leitmotiv, mais avec un autre décor, une autre ambiance, d’autres personnages. Georges Flipo joue avec les espaces
paradoxaux des voyages. Il nous balance entre de grandes évasions et des destinations proches. Mais c’est lorsqu’il nous emmène le plus loin géographiquement qu’il parvient le mieux à créer un
espace confiné à l’intérieur de la nouvelle. Le paradoxe tient donc du jeu entre l’espace ténu de la scène qu’il raconte, et le grand large des voyages dans lesquels il les inscrit. Ou
inversement : un voyage presque sur place donne lieu à un imaginaire débordant. Comme dans toute nouvelle, la résolution est primordiale, et l’auteur manie cet exercice avec talent. La fin
est toujours surprenante, inattendue, déconcertante. Cependant, parfois, justement, elle est amenée de manière trop fabriquée. On a alors l’impression que la nouvelle n’a été écrite que pour
raconter cette fin ; que le voyage n’a été fait que pour pouvoir en faire le récit à son retour. Quoi qu’il en soit, le plaisir n’en est en rien altéré.
Elle a seulement dit en substance : " Il y a des journalistes qui n'ont retenu qu'une seule phrase de mon livre celle où je dis à mon amant "Ne te trompe pas de trou". On se moque de moi, en faisant des blagues dégoûtantes à propos de cette phrase qui ne comporte aucun élément de vulgarité".
( Les guillemets, c'est moi qui les ajoute, pour faciliter la compréhension. Mais ce n'est pas un verbatim. Elle a raison d'être mécontente, la pauvre Christine Angot : elle sort une petite phrase gentille, exempte de toute vulgarité, une petite boutade comme on entend, par exemple, quand les mamans attendent la sortie de l'école maternelle. Et il y a des gens très sales qui font des blagues dégoûtantes.)
Elle a ajouté que les femmes avaient deux trous contrairement aux hommes, et l'animateur l'a remercié pour cette leçon d'anatomie matinale. Tout le monde rigolait, les auditeurs y compris. D'autant plus que miss Angot se trompe la femme possède trois orifices aux parties basses et non deux.
(Là, je fais confiance, je n'y connais rien en anatomie. Je vais demain à un mariage chic, je poserai la question à table, ça relancera la conversation, ce sera très apprécié).
Il est vrai que Catherine Clément est arrivée dans le studio mais je croyais que c'était pour parler de la femme à Byzance ou un truc dans ce genre... Bah! je n'ai rien compris alors?