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Dimanche 7 juin 2009

La nouvelle est toute frémissante.

 

Est-ce une impression ? Il me semble que la nouvelle connaît, en France, un certain regain. Les romanciers eux-mêmes sont de plus en plus nombreux à déposer leur petit recueil entre les deux grandes marées littéraires (septembre et janvier), comme s’ils testaient leur public, peut-être le marché. 


Les médias jouent le jeu : l’époque où l’on se contentait d’un entrefilet pour parler d’un recueil, comme on donnerait un billet à une bonne œuvre, est révolue. Les recueils ont maintenant droit à des vraies critiques, des longs articles, des coups de cœur ;  il arrive même qu’on trouve ces recueils bien en place chez les libraires. Euh, enfin, pas tous, en tout cas pas assez.




Un autre signe de ce renouveau est le succès des rencontres dédiées à la nouvelle : les deux grands événements en ce domaine, Lauzerte (en septembre) et Ozoir-la-Ferrière (novembre) attirent de plus en plus de monde. Pas seulement des lecteurs gourmands de nouvelles (si, si, ça existe), mais aussi des nouvellistes. Lauzerte, avec son prix du Scribe (« Place aux nouvelles »), j’en ai souvent parlé, et je n’ai pas fini. Ozoir-la-Ferrière, avec son prix Ozoir’elles, je vais souvent vous en parler dans les mois à venir. Parce qu’il y a un jury qui donne envie d’y courir. Parce que, me dit-on, il y a un accueil, une équipe, qui donne envie d’y rester. Et je ne parle pas de la sélection de cette année.

Je ne sais pas pourquoi, mais j’ai, dès maintenant, bloqué dans mon agenda la date du 21 novembre. J’ai écrit en gros : Ozoir. Une inspiration qui m’est venue, comme ça. J’espère que vous aurez la même. Ce serait amusant que nous nous y retrouvions.

Comme visuel, j’ai mis l’affiche de la manifestation. Il y a beaucoup à lire sur cette affiche. C’est normal, c’est un prix littéraire.
Par Georges F.
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Mercredi 3 juin 2009

Pour commencer, bravo et merci aux obstinés qui s'obstinent à passer sur ce blog inanimé pour voir s'il y a du nouveau. Une telle fidélité a quelque chose d'une visite sur une tombe, et j'en suis très ému.



Ce mois-ci, j'ai parlé quatre fois de moi ailleurs qu'ici. J'en ai dit beaucoup de bien.

- une après-midi de dédicaces au Furet du Nord d'Arras. C'était pourtant un samedi, l'accueil avait été des plus chaleureux, on avait posé à l'entrée du magasin des affiches qui me présentaient sous mon meilleur profil, la table qu'on m'avait préparée était à un emplacement stratégique, personne ne pouvait y échapper... ça n'a pas suffi. J'ai commis un peu moins de dix signatures. En revanche, la grande table de mangas à l'entrée du magasin a eu beaucoup de succès. Mon prochain roman sera un scénario de mangas.

- une après-midi de dédicaces à la librairie "Entre les lignes", à Clamart. Mon roman "Le film va faire un malheur" y était présenté à l'occasion de leur journée "Cinéma", calée sur le Festival de Cannes. Odile Brugalé, qui a ouvert cette librairie, est extraordinaire : en quelques mois, elle a su faire de ce magasin un lieu d'échanges et de rendez-vous. Sa table "nouveautés" est intelligente, sans snobisme. Des éditeurs inconnus y voisinent avec les habitués des honneurs.  Je vends plus dans ce magasin que dans quelque Fnac que ce soit. Quand j'y suis pour faire des signatures, je vends un peu moins, je suis moins convaincant qu'Odile, et pour aggraver les choses, il  faisait beau. J'ai rencontré plusieurs lecteurs que je croisais le dimanche au marché sans savoir qu'ils me lisaient. Désormais, quand je les rencontrerai, je leur tendrai mon sac pour qu'ils le portent et je passerai devant eux au stand du fromager : me voici une gloire locale. A nous deux, Paris !


- une après-midi pour une interview-présentation à la médiathèque des Ulis, organisée et animée par Pascale Arguedas. Si vous écrivez, je vous souhaite d'être un jour interviewé en public par Pascale Arguedas. Inutile de préparer des questions en prêt-à-porter, elle vous questionne toujours là où vous ne l'attendiez pas. Ce qui donne des débats plus vifs, plus spontanés. Et comme la salle semble avoir l'habitude de jouer ainsi avec les auteurs, ça fait passer quelques heures délicieusement remuantes. Ajoutez à cela que la rencontre a été préparée pour le public, par la médiathèque et Pascale, en coopération avec la libraire locale. Cela fait un drôle d'effet, de parler de son livre avec des gens qui l'ont vraiment lu.

- une après-midi au Lycée de Châtellerault. Une après-midi très spéciale : j'étais invité par une jeune enseignante. Invité à parler devant une septantaine de lycéens. Le genre d'honneur que je fuis en temps normal. Mais la jeune enseignante avait jadis été stagiaire au Castor Astral. C'set elle qui avait sorti du sac postal mon roman "Le Vertige des auteurs" et en avait recommandé la lecture au Castor. On connaît la suite.

C'est tout ce que je peux raconter, ça n'a rien de bouleversant, je fais pourtant mon maximum. Dans peu de temps, je devrais avoir du plus bouleversant à raconter. Si vous êtes encore là. Revenez sur cette tombe de temps à autre. Et pendant que vous y êtes, apportez des fleurs, ça pourra servir. Le champagne, c'est bien aussi.

Par Georges F.
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Mardi 12 mai 2009
Comme personne ne m'a proposé de visuel pour le billet précédent, je vous propose celui-ci. Ce n'est pas très original, mais l'évident n'est pas toujours à fuir.
C'est un remontage des pages 46 et 47, mais tout y est : je n'ai rien censuré, rien ajouté. Je vous recommande de lire le magazine complet, c'est rempli d'articles intéressants.

Par Georges F.
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Lundi 11 mai 2009

Les derniers billets qui paraissent sur un livre ont un petit goût coquin, délicieux. Ils ont paradoxalement le goût de la surprise au moment où l'auteur croit avoir tout lu ‒ sinon tout encaissé. Il découvre que l'on pense encore à lui, au moment où il se voit emporté par le reflux. Et comme, dans ces derniers billets, le chroniqueur se sent obligé d'apporter un point de vue différent, il le trouve. L'auteur du livre voit soudain son oeuvre re-redécouverte, ré-expliquée, à tel point qu'il peut avoir envie de la relire.

Tous ces bonheurs viennent de m'arriver en ce début de mois, en lisant "Le Magazine des livres" et la page qu'ils m'ont consacrée. Billet sur le livre par Amélie Rouhier, plus interviex par Joseph Vebret.

Lisez ce magazine, désormais mensuel, vous ne perdrez pas votre temps, même si vous sautez cette page émouvante.

Je ne sais pas si ladite page donnera un second souffle à la carrière de "Le film va faire un malheur", mais elle m'envoie un grand coup d'oxygène dans les bronches au moment où je suis plongé dans l'écriture de mon nouveau roman.

Je n'ai pas ajouté de visuel à ce billet parce que je n'ai pas d'idées. Si vous en avez une, elle est la bienvenue. Les miennes, je les garde pour mon roman.

Par Georges F.
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Vendredi 1 mai 2009

 

Cela fait deux fois que je passe, de stand en stand (et il y en a quelques centaines) au Marché de l'art de la Bastille. L'endroit m'intéresse, puisque mon prochain roman se déroulera dans les milieux de la peinture. Et comme mon peintre préféré y expose, je me fais un plaisir d'y revenir.

Et quand je passe de stand en stand, je souffre. Beaucoup de travaux me consternent, par leur maladresse d'exécution (y compris en abstrait), par leur laideur de couleurs, par leur manque de technique, par leur faiblesse d'invention. Et pourtant, je dois accepter l'idée qu'un créateur, inspiré ou non, y passe une majeure partie de sa vie. Je dois accepter l'idée qu'il se trouve un public pour aimer ça. Et, si ledit public n'est pas encore trouvé, le peintre est assez convaincu pour présenter ses travaux, en sachant que la plupart des promeneurs  passeront devant, l'air indifférent, ou en esquissant une grimace pour les plus méchants.

 



Et nous, auteurs, aurions-nous la même foi en notre travail ? Je rêve d'un salon où chaque auteur, dans son stand, présenterait un grand agrandissement d'"une seule page de son oeuvre au regard du public ? Aurait-il le courage d'affronter les froncements de sourcils, les nez qui se froncent ou les bouches qui se tordent, sans parler des commentaires vachards ?


Moi, je n'aurais pas cette capacité d'encaissement, je n'aurais pas cette résistance au suicide.

Et d'abord, quelle page présenter ? Avons-nous chacun une page, une bête et unique page avec ses 1.500 caractères, sur laquelle nous accepterions d'être jugés .Tiens, je pose la question aux auteurs, édités ou non, qui passent ici.

 

Comme illustration, comme je ne voulais pas proposer une image de passant dégoûté, j'ai choisi un tableau récent de mon peintre préféré. Elle expose jusque dimanche soir au stand 52, côté boulevard de la Bastille, secteur Premiers exposants (ça commence devant la passerelle). L'entrée est gratuite. Ah, j'oubliais son nom : Mercedes Gómez-Flipo. Oui, Flipo, comme moi. La coïncidence est amusante, j'ai épousé mon peintre préféré.

Par Georges F.
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Mardi 28 avril 2009

La peinture, c'est comme l'écriture en plus coloré.

 

Je suis allé hier soir donner un coup de main à ma femme, peintre, pour l'accrochage de ses tableaux au "Marché de l'art de la Bastille", puisqu'elle y participe (du mardi 29 avril au dimanche 3 mai, stand 52, secteur "premiers exposants").

Parmi les tableaux qu'elle expose, il y a celui-ci "L'inspiration" que j'aime beaucoup, tant il me semble raconter la condition de l'écrivain. Mais si l'on vous raconte que j'ai posé pour ce tableau, n'en croyez rien : je n'ai pas de veste rouge.

 

Avant l'ouverture du secteur, les exposants invités se pressaient devant la grille, et j'écoutais, car la première qualité d'un auteur, c'est d'être indiscret : il  y avait peut-être là un sujet de nouvelle qui traînait. Les nouvelles traitant de la création artistique m'ont toujours paru plus agréables à écrire que les autres.

Je n'ai pas trouvé de nouvelles, mais les conversations entr'écoutées (oui, entr'écoutées : les choses que l'on aperçoit brièvement, on les entr'aperçoit. Celles qu'on écoute brièvement ont bien droit à leur néologisme, il n'y a pas de raison) , m'ont  intéressé par leurs similitudes avec celles qu'on grappille dans les salons du livre :"Pour être pris dans une bonne galerie, il faut avoir des relations" (remplacer galerie par éditeur). "Les critiques d'art, ils ne font des papiers que sur les peintres qu'ils connaissent déjà" '(remplacer critique d'art par critique littéraire). "Quand je vois ce qu'il fait peindre pour vendre cher, je préfère peindre pour moi" (remplacer peindre par écrire). "Dans ce marché, si tu n'as pas un bon emplacement, tu ne vois personne" (remplacer marché par salon). La peinture, c'est comme l'écriture.

 

Mais c'est plus coloré : la plus belle image du marché de l'art, c'est celle des artistes se pressant avec leurs merveilles sous le bras : sculptures en fil de fer, panneaux géants, oeuvrettes de 10 cm de côté, poupées repeintes. L'art, c'est quand même plus drôle à regarder, vu de loin.

 

Allez faire un tour au Marché de l'art, et allez voir ce qu'expose Mercedes Gómez-Flipo. Son stand est le N°52, mur de droite, boulevard  de la Bastille, côté Seine ; l'entrée de ce secteur est gratuite. Et dites-lui de ma part que ce qu'elle peint est très beau. Quand je le lui dis directement, elle croit que j'ai quelque chose à me faire pardonner
Par Georges F.
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Vendredi 24 avril 2009

Ce samedi après-midi*, je dédicacerai mes deux derniers livres au Furet du Nord d'Arras.

J'espère que mes deux derniers livres ("Le film va faire un malheur" et "Qui comme Ulysse") y seront, car on m'a déjà fait la blague, il y a deux ans, dans une autre librairie :  à mon arrivée, j'ai découvert que mon premier roman, Le Vertige des auteurs, fraîchement paru, n'était pas référencé. On se sent déjà assez idiot quand on fait des dédicaces en librairie, on se sent encore plus idiot quand le livre qu'on doit dédicacer n'est pas là. Cela dit, on se sent encore encore plus idiot quand les visiteurs ne sont pas là pour demander des dédicaces.

Si vous êtes arrageois, considérez votre présence comme indispensable. Si vous êtes parisien aussi, parce qu'Arras c'est vraiment à la sortie de Paris. Deux heures maximum. Qu'est-ce que deux heures quand il s'agit de remonter le moral d'un auteur en larmes ?

Je viendrai aussi en fin de matinée, heure imprécise. Tandis que l'après-midi, c'est garanti.

Grande promotion : je danse un voluptueux tango avec la bénéficiaire de la vingtième signature. Les yeux dans les  deux, à deux sur la table des signatures, la Cumparsita que je chante et les huit pas du tango, quel beau rêve, non ?
Et si c'est un homme ? Bon, à l'origine, le tango se dansait entre hommes, je ferai un effort. Mais ce ne sera guère voluptueux. Si vous êtes un homme, venez avec une femme pour demander une signature, ce sera quand même plus voluptueux.


Par Georges F. - Publié dans : Actualité littéraire, vos ??? et vos !!!
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Jeudi 16 avril 2009
Pour les lecteurs lillois (mais les roubaisiens, marcquois et tourquennois sont tolérés), je suis ce samedi à la Librairie "Autour du monde", rue Saint-Jacques à Lille. J'y dédicace "Qui comme Ulysse". Cela se passera surtout de 14 H à 17h50. J'y serai aussi probablement en fin ed matinée, disons 10h30-12 h.
Si vous n'avez pas aimé Qui comme Ulysse, venez juste pour la librairie, c'est la plus belle librairie de voyages que je connaisse;
Si vous n'aimez pas les voyages, venez avec votre déclaration d'impôts, je vous aiderai à la remplir en vers.
Si vous ne payez pas d'impôts, ne vous en vantez pas : on pourrait vous prendre pour un auteur.
Par Georges F.
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Vendredi 10 avril 2009

 

Depuis deux mois, j'ai participé à deux remises de prix, qui m'avaient invité comme juré.

Le prix Plume d'agence, qui récompensait les meilleurs nouvellistes de la publicité, et le prix Sciences Po, qui récompensait les meilleurs Sciences Po et HEC, en deux catégories : nouvelles, et poèmes.

Deux expériences intéressantes, par les rencontres qu'on y fait lors des débats entre jurés, mais aussi par les découvertes de nouveaux auteurs, qui débarquent avec de nouveaux registres d'écriture, parfois de nouveaux thèmes étonnamment convergents.

 

Ces débats sont aussi formateurs par leur pédagogie en matière de relativisme, voire de modestie. On y apprend, on s'y rabâche que l'attribution d'un prix est un jeu aléatoire : tel texte excommunié par un juré sera béatifié par un autre. Cela, même quand lesdits jurés sont auteurs régulièrement publiés. En revanche, il ne viendrait pas à l'idée aux jurés de contester la pré-sélection qu'on nous propose : les meilleurs sont réputés être là.

 

Quand on passe de l'autre côté du rideau, les certitudes sont moindres. J'ai été candidat, cette année, à trois prix littéraires : le Prix du Quai des Orfèvres avec un polar (mon premier, peut-être mon dernier) qui n'a pas encore été publié, le Prix de l'Humour Noir avec "Le film va faire un malheur", et le Goncourt de la Nouvelles, avec "Qui comme Ulysse".


Le résultat ?
 

- Je n'ai pas été admis en sélection finale du Grand Prix du Quai des Orfèvres. Je suis un peu déçu, mais je le comprends. Le prix est remis par la Directrice de la P.J. en présence des médias. Il aurait été délicat de célébrer un roman dans lequel la commissaire est à couteaux tirés avec un juge d'instruction qui a été son amant. Un roman dans lequel les médias jouent un rôle peu honorable. Et peut-être que ce roman n'est tout simplement pas assez bon. 

 

- Je n'ai pas été admis en sélection finale du Grand Prix de l'Humour Noir. Je le regrette un peu plus. Mon premier roman, le Vertige des auteurs, avait, lui, été retenu en finale. Il avait même failli monter jusqu'à la plus belle marche. Et j'ignore si mon éditeur a donné le petit coup de pouce qui permet de considérer une candidature.

 

- Je n'ai pas été admis en sélection du Goncourt de la Nouvelle, je l'ai appris ce soir. Là, c'est franchement une amère déconvenue, car j'y croyais ferme pour mon "Qui comme Ulysse". Je vous donne les éditeurs des quatre finalistes, ce sera plus signifiant que les auteurs : deux Gallimard, un Le Seuil, et le quatrième, vous devinez ? Non, vous avez perdu, pas Grasset, car Grasset abhorre la nouvelle (on ne peut même pas déposer de manuscrit de nouvelles chez Grasset : ils ont Châteaureynaud, ils ont décidé que ça suffisait). Le quatrième est un éditeur inconnu, Diabase, il en faut toujours un pour préserver l'idée que ce Goncourt joue un rôle de découvreurs de nouveaux talents.

 

Ne pas gagner ce Goncourt, je le concevais très bien, pour des raisons données en haut de ce billet. Mais ne même pas avoir été soumis à la lecture des jurés, franchement, non, ça ne passe pas. Je le vis comme une humiliation.  C'est d'autant plus humiliant que la sélection a été, cette année, plus réduite que d'habitude. Comme si l'on voulait me faire savoir qu'il ne s'agit pas d'un manque de places à bord : c'est simplement que je n'y ai pas ma place. Ce n'est pas une claque pareille qui donne envie de se lancer dans un nouveau recueil. Je vais en tout cas attendre que la joue dégonfle.

 

Pour la première fois depuis longtemps, je ne lirai pas les recueils des finalistes du Goncourt de la nouvelle. J'aurais l'impression de voir quatre lascars me chiper mon taxi en Gare de Lyon et partir avec des bras d'honneur.

Mauvais joueur ? Oui, évidemment : je suis en train de devenir un écrivain normal.

 
Par Georges F. - Publié dans : Actualité littéraire, vos ??? et vos !!!
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Mardi 7 avril 2009

Je commence à devenir un vrai auteur, je chamboule en permanence mon planning. Le visuel du dessous, c'est d'ailleurs un mouvement brownien. C'est fascinant, un mouvement brownien, pourquoi n'en parle-t-on pas plus souvent ? Revenons au planning :

- jeudi 9 avril, je serai finalement présent à la réunion des jurés du Prix Sciences Po de la nouvelle (16 heures), puis à la remise des prix (17 heures). Je vais me faire des relations, je vais rencontrer plein de futurs sous-préfets, peut-être même de futurs écrivains.

- samedi 18 avril, je continuerai mes dédicaces à la librairie "Autour du monde", rue Saint-Jacques à Lille, jusqu'à 18h15 environ. Formidable, non ?

- j'ai obtenu les premiers chiffres de vente significatifs pour le recueil "Qui comme Ulysse". Je pourrai bientôt les afficher. Ils sont bons, pour un recueil de nouvelles. Et même franchement bons pour un auteur comme moi. Grâces en soient rendues à tous vos blogs et commentaires qui ont joué, depuis septembre, un magnifique rôle de caisse de résonance. Et j'ajoute même un surcroît de grâces (les plus moches, celles qui restent) pour les esprits chagrins qui, par leurs lignes boudeuses, ont crédibilisé les beaux billets des autres. De toute façon, les grimaces des boudeuses m'ont toujours fait rire.
De bons chiffres, donc. Mais je reste encore assez loin de Guillaume Musso. Encore assez très loin, à tous points de vue. J'y travaille.

Je me relis : ce dernier paragraphe n'a rien à voir avec le planning. Hors-sujet. J'écris n'importe comment depuis que je suis en train de devenir un vrai écrivain.

Et le mouvement brownien, qu'en pensez-vous ?

Par Georges F. - Publié dans : Actualité littéraire, vos ??? et vos !!!
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