Actualité brûlante

Salons prévus...

Plus de salons prévus jusqu'à nouvel ordre. Ce n'est pas que je les boude, mais je ne dois pas me fatiguer. Parce que, si, si, rester assis, écouter et signer, c'est épuisant.


Avant d'entrer ou de sortir

Pour une lecture plus structurée, cliquez juste en dessous : pavé "pages" ou pavé "catégories".

Pour des informations pérennes, impitoyablement classées, allez faire un saut sur mon site d'auteur

Il vient d'être entièrement remanié. Tout y est très beau, très chic. Même le chien.

(Excellente) présentation

Recherche

Des attaches et des liens

Des blogs que je fréquente souvent ou parfois, mais avec plaisir, sans forcément y laisser de commentaires, des blogs dont le tenancier vient parfois faire un coucou en dessous de mes billets, des blogs qui aiguillent vers le mien, des blogs qui ont donné un coup de pouce à un ou plusieurs de mes livres, tout cela crée des liens.

Si vous pensez que votre absence dans cette liste est un scandale, faites un scandale. Ou, plus simple, faites-moi signe.

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813
Actu du noir (Jean-Marc Laherrère)
Actualitte.com, Nicolas
Alex (Mot à mots)
Amanda Meyre
Annick Dor
Antigone (Les écrits d’Antigone)
Armande 22,  Les livres-bonheur
Aude (Mots dits)
Balmeyer
Biblioblog (Laurence)
BibliObs
Bibliophagie (Sybilline)
Bibliosurf
Biffures chroniques
Blog de Thomas Clément
Bloghotel
Blog-o-book
Boojum
Bookingdom
Bric à book, Leiloona
Brigit Hache
BSC News
C’était demain, Dominique Boudou
Cabinet de curiosités d’Eric Poindron
Cafebook (Emma)
Calipso,
Calibre 47 (Claude Mesplède)
Calou, L’Ivre de lectures
Carnet de lectures
Carnets de Pierre
Carnets de sel (Essel)
Caro[line] 5ème de couverture, 
Catherine (La culture se partage)
Cathulu
Chaperlipopette
Chez Lo
Chiffonnette
Chimère (A livre ouvert)
Choupynette (Y'a d'la joie)
Chroniques littéraires
Clair et net
Clarinesse (L'œil du vent)
Claude Le Nocher
Clopin-clopant (Clopine)  
Comme dans un livre
Cozop
Critico-blog
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Cunéipage (Cuné)
Daniel Fattore
Danielle, Maux d’auteurs
Dasola
De livres en livres
Digressions (Joseph Vebret)
Ecrivains-voyageurs
Eireann (Yvon)
Eloah (À lire, à croquer)
Emmanuelle Urien
En lisant, en voyageant, (Keisha)
Encres vagabondes, Patricia Châtel
Enna lit, Enna vit
Eric Fouassier
Espaces, CNES
Eulalie
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Extra-ball, (Dorham)
Fabelire
Fabula Bovarya,
Flof 13 (Lire et délires)
Florinette, Les lectures de Florinette,
Fluctuat.net
Forum A vos plumes
Forum Tir Na N’Og et Cie
Frédérique Martin
Gaëlle Pingault
Géothèque
Géraldine (Les coups de cœur)
Gwenaelle (Skriban)
Happy Few, Fashion Victim
Hautefort, club Littérature
Hebdo des notes,
Indications
Initiales
Interlignage
Jean Calbrix
Journal  d’une lectrice (Papillon)
Kalistina
Kathel, Lettres exprès
Kheops
La bibliothèque du dolmen
La caverne d'Ankya
La cuisine des mots (Ciorane)
La Factory
La liseuse (au fil de mes lectures)
La Mère Castor
La Péniche.net ( Bureau des Arts de Sc. Po )
La pile à lire d'Hécléa
La plume et le citoyen
La Revue Littéraire (Blog Leo Scheer)
La scribouillarde
La tête dans les pages
Labyrinthes avec vue
Le bibliomane
Le blog d’Ameleia,
Le goût des livres (Aifelle)
Le retour de l'être aimé
Le Scribe
Lechoixdesbibliothécaires
Lecture & Ecriture
Lectures et autres (Sylvie)
Leo Scheer (La revue littéraire)
Les chroniques de Mandor
Les jardins d’Hélène
Les lectures de Martine,
Les livres de l'Arrajou
Les penchants du roseau
Levraoueg (La tourneuse de pages)
Librairie des voyageurs, Les 5 continents.
Lignes de fuite
L'île, la petite île
Lili (Des livres et moi)
Liliba
Lily et ses livres
Lire et délires (Flof13)
Litote en tête
Livres pour vous
Livres et Cinéma (Yohann)
Lou, My Loubook 
LVE, Lire Voir Entendre
Lyvres (Yv)
Magali Duru
Maïté Bernard (sur Bibliosurf)
Malice
Manu Causse
Marc Sefaris
Mary's colors
Maud et les mots
Mercedes G.F.
Mes lectures (Phil)
Mille et une pages (Stephie)
Miss Orchidée 
Monde du livre.com,
Mot Compte Double (Françoise Guérin)
Mots en bouche
N.U.L.L.E., Erzebeth
Nicolas Ancion
Nuit blanche
Obiwi
Oceanicus in folio
One big day
Pages à pages
Parfum de livres
Pascal, Le disque 
Pickendorf (Qui hodie agisti)
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Pralineries (Pralines)
Pr'Ose (Emma Bovary)
Prudence
Quichottine,
Quoi de 9 Cécile ?
Roseau
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Salondulivre.net
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Scriptural (Schlabaya)
Serial lecteur
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Stéphane Laurent
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Tamara (Tamacultire)
Thaïs, Arc-en-ciel, 
Turquoise (Un moment Turquoise)
Valérie (Un fil à la page)
Vers Minuit, Franck Garot
Voyage au bout de la lettre (Pitou)
Voyager, lire (Cryssilda)
Yves Mabon, Prix Orange du Livre
Zoé Lucider
Zoridae

Copinage éhonté.

Voici une rubrique dans laquelle je présente des livres écrits par des auteurs avec lesquels j'entretiens d'amicales relations. Bien entendu, il ne s'agit pas ici d'emplacement publicitaire. C'est beaucoup plus honorable, c'est du copinage. Les livres présentés dans cette rubrique ne seront pas toujours les mêmes : à défaut de renouveler mes copains, mes amis, mes relations, je vais renouveler leurs parutions.

 

Fouad.jpg

Dominique-Guerin.jpg

 

Quatre carnages..

 

 

 

  Teignes

 

 

 

 

Un escarpin de soie bleue

 

 

Est-ce ainsi

murder-party

Samedi 31 décembre 2011 6 31 /12 /Déc /2011 17:11

 


En-noir--jpg

 

Quand je retourne de temps en temps sur ce blog, je vois revenir l’étrange culpabilité qui m’envahissait chaque fois que, dans mon enfance, à la fin des vacances, j’entrais dans ma chambre où régnait un prodigieux foutoir : « Il faudrait quand même que je fasse quelque chose… ». Et je repartais précipitamment jouer chez mes cousins.


Voilà exactement sept mois que je n’ai plus écrit une chronique dans ce blog. Maigre consolation : pendant six mois, je n’ai plus rien écrit du tout.  Et je ne m’en suis pas porté plus mal – je me portais suffisamment mal comme ça.


Depuis un mois, j’ai repris l’écriture. Il était temps, je ne retrouvais plus les lettres sur mon clavier.


Et, c’est promis, en 2012, je vais écrire un peu plus souvent sur ce blog. J'ai bien dit "un peu". Par contre (oui, je dis bien par contre et non "en revanche" comme le voudraient de menaçants puristes : je n'ai aucune revanche à prendre sur qui que ce soit), par contre, je ne répondrai aux commentaires que de façon exceptionnelle. 


Bref, les affaires reprennent.


En annonçant cela, une joie indicible m’envahit. Je suis si heureux que j’ai changé la couleur du papier peint de ce blog. J’ai repeint en noir pour faire plus gai : le noir, c’est une couleur de réveillon.


Et merci pour tous les messages d'amitié ou d'encouragement reçus pendant cette triste année.

 

Par Georges F. - Publié dans : Mon site, ce blog, vos ??? et vos !!!
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Lundi 30 mai 2011 1 30 /05 /Mai /2011 10:08

Blog de rien

 

Ce blog est normalement un blog d’auteur. Que devient un blog d’auteur quand l’auteur n’écrit rien ? Un auteur qui n'écrit rien n'est plus rien. Son blog devient un blog de rien. Le blog fait alors comme l’auteur : il se repose.

 

Je vais donc laisser ce blog en friche pour quelque temps : je le ranimerai quand je serai fatigué de me reposer.

Par correction envers les blogonautes, je reviendrai parfois mettre à jour quelques chroniques, notamment la revue des blogs pour « La commissaire n’a point l’esprit club ».  Ce sera fait cette semaine.

 

Pour des renseignements plus précis sur la vie, l'oeuvre et la pensée du type qui dort dans sa chaise longue, je vous suggère d'aller faire un tour sur son site : http://www.georges-flipo-auteur.com . Ce n'est pas plus trépidant que ce blog, mais les sites ne sont pas faits pour trépider. Finalement, c'est bien, les sites.

 

Merci à tous ceux et celles qui persistent à venir sur ce blog, à m'y faire parfois l’amitié d’un commentaire. Je les embrasse du fond de ma chaise longue. Mais la chaise longue, ce n’est qu’une image, je vous rassure.

 

fauteuil-de-repos.jpg

Par Georges F. - Publié dans : Mon site, ce blog, vos ??? et vos !!!
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Vendredi 22 avril 2011 5 22 /04 /Avr /2011 10:59

Voici, comme promis, la revue des blogs qui, après lecture de "La commissaire n'a point l'esprit club", en ont publié une chronique plutôt favorable. Si vous en connaissez d'autres (le vôtre, par exemple), merci de me les signaler. Tous ces blogs gagnent un séjour d'UNE semaine dans un village "L'Esprit Club". Les deux blogs ayant publié des chroniques plutôt sévères gagnent, eux, un séjour de DEUX semaines. J'en ai publié les extraits dans le billet précédent.

Conformément aux bons usages, je ne publie aucune chronique complète : je vous invite à cliquer sur le lien pour aller lire, sur ces blogs, la chronique in extenso. Vous pourrez y vérifier que l'extrait va dans le sens du texte intégral.

Il manque une chronique parue sur le très inflluent Hebdo des Notes bibliographiques, très lue par les librairies et les bibliothèques (notamment les 1.000 "Bibliothèques pour tous") : les chroniqueurs m'y ont accordé les trois esperluètes : & & & (le maximum possible étant quatre). Ces mêmes trois esperluètes avaient déjà été attribuées à "La commissaire n'aime point les vers" et à "Le film va faire un malheur". 

 

 

La caverne d’Ankya, 13 avril

 

http://lacavernedankya.canalblog.com/archives/2011/04/13/20870410.html

 

Avis :♥ ♥ ♥

 

 " Fidèle à lui-même, Georges Flipo fait déborder son roman d'humour, parfois noir, toujours de manière bienvenue. L'enquête s'emberlificote tout en gardant de la cohérence. A un moment donné, on n'espère plus vraiment le nom du meurtrier, mais plutôt le nouvel élément, indice de l'enquête, révélation remettant tout le processus d'identification du meurtrier en cause. Et c'est de la trépignation qui agite le lecteur lorsque tout s'éclaire. Ah, si je pouvais lire plus vite et avoir tous les éléments en même temps ! "

 

 

Le blog de Didouchka, 4 avril 2011

 

http://didouchka.over-blog.com/article-la-commissaire-n-a-point-l-esprit-club-70893493.html

 

" L’évocation du club de vacances est une vraie réussite, caustique à souhait et criante de vérité. On touche du doigt le degré zéro des vacances, le loisir stérile, la bêtise érigée en dogme, l’influence abrutissante du groupe, la vulgarité, la laideur. Tout cela est un peu cruel mais néanmoins très drôle parce que Georges Flipo possède une plume acerbe qui éreinte sans jamais tomber dans la méchanceté, avec toujours cette pointe de tendresse qui affleure ça et là. Car au fond, aucun d’entre nous n’est jamais totalement à l’abri de ce qu’il dénonce, et cela crée une certaine complicité avec le lecteur. "

 

 

Les lectures de Lili  (Liliba), 1er avril 2011

 

http://liliba.canalblog.com/archives/2011/04/01/20683389.html

 

" ... bref, un roman policier diablement sympathique, qui m'a fait éclater de rire plus d'une fois, et dont l'intrigue est extrêmement bien ficelée. Impossible de dénouer les fils avant la fin ni de deviner lequel ou laquelle de tous ces Chéris, Cocos et Hétoilàs est le ou la méchante. Je me suis totalement régalée de la satire de ces clubs de vacances, que j'ai très peu fréquentés, mais qui ne sont pas vraiment ma tasse de thé [ ... ]

Je vous conseille de lire au plus vite ce roman, que vous dévorerez pour connaître le dénouement, et qui vous mettra surtout vraiment de bonne humeur ! "

 

 

L’Agora des livres (Chronique de Franz), 1er avril 2011 

http://www.agoradeslivres.com/ftopic21075.php

 

 

" Dire que l’on s’amuse à la lecture des aventures de la commissaire Viviane Lancier est un euphémisme. Si le mot n’était tant galvaudé aujourd’hui, on pourrait dire sans ambages que l’on jubile et cela, dès la première phrase [ ... ]  Le cadre a beau être idyllique, le paysage enchanteur, les bassesses humaines, les petites combines n’en prennent que plus de démesure. Sous l’apparente jovialité, l’exploitation des uns par les autres va bon train [ ... ]  Dans ce capharnaüm humain, Viviane va devoir se faire violence d’autant que la beauté, la sensualité et l’innocence de son lieutenant l’attirent malgré elle. Si elle n’a pas l’esprit club, l’atmosphère du club de vacances commence à déteindre sur elle. "

 

 

L’Armitière (Chronique de Jean-François Delapré, libraire) 30 mars 2011

 

http://www.armitiere.com/libraire/details/index/id/53/

 

" Eh bien, elle nous revient cette année, toujours aussi drôle, jonglant entre sa balance et ses parts de frites, pour de nouvelles aventures à Rhodes où le directeur d'un club de vacances a eu le malheur de se faire trucider. [ ... ]  Evidemment, rien ne se passe comme il devrait. Le lieutenant est beau comme un Apollon, Viviane traîne sa cellulite entre l'Aquagym et le Step, et me direz-vous, ça meurt tout autour!!! C'est toujours aussi drôle, inventif avec des dialogues épatants, des situations cocasses. Ne boudez pas votre plaisir, cette commissaire n'a peut-être pas l'Esprit Club, mais on en redemande... "

 

 

Bibliosurf, (chronique de Maïté Bernard), 30 mars

 

http://www.bibliosurf.com/La-commissaire-n-a-point-l-esprit#forum5486

 

" Bref, on se moque bien de savoir qui nous a débarrassés d’un tel être, mais Georges Flipo s’amuse et nous amuse avec ses mots, sa facétie, son mélange de cruauté et de gentillesse et sa commissaire et son lieutenant[ ... ]  Peu importent les indices savamment distillés, les erreurs des policiers, les retours en arrière et les bonds en avant de l’intrigue. Ce qui garde notre intérêt, c’est l’extravagance de la commissaire, sa mauvaise humeur, ses soudains attendrissements. On espère qu’elle ne se rendra pas compte trop tard de la valeur de son lieutenant, on veut croire à un baiser, on peste des occasions manquées et on finit le roman satisfait par les explications du dénouement [ ... ] "

 

 

Miktokusto (Chronique d’Anne Roscoff), mars 2011

 

http://fr.microkusto.com/detail/2710368021

* * * * * 

 

" Viviane, commissaire, se voit confier une drôle de mission : trouver un meurtrier en s'arrangeant pour qu'on ne sache pas qu'il y a eu meurtre. 

Voici notre commissaire , rondouillarde, hyper-professionnelle et psycho-rigide, envoyée "en vacances" sur cette île, obligée de passer par le port du paréo, le stage step, le cours d'aquagym, l'étape karaoké, et même... même... la boite de nuit ! Et tout ça non pas avec son cher Monot (donc la longue silhouette et l'érudition la subjuguent), mais avec Willy. Willy le tas de muscles qui sent le vétiver ! "

 

 

Le Grand Livre du Mois, mars 2011

 

http://www.grandlivredumois.com/glm/standard.php?page=catalogue/fiche.php&refstock=415489

 

" Exquise police


La commissaire Viviane Lancier est envoyée incognito sur l'île de Rhodes, où le chef d'un village de vacances a été assassiné, [ ... ]  Sur les lieux, l'adjoint de Viviane, [ ... ]  va de conquête en conquête, tandis qu'elle-même - qui désespère de figurer sur le tableau de chasse de son collaborateur... - voit s'allonger la liste des morts - un chat, le jardinier turc, une touriste droguée retrouvée dans la piscine... Elle doit de surcroît affronter la dignité outragée de la veuve du chef de village, à qui l'on prête quelques romances... La commissaire sent que la tête lui tourne ! Parodie délicieuse des romans policiers, où le suspense est intact et l'humour ravageur. "

 

 

En lisant, en voyageant (Keisha), 29 mars 2011

 

http://en-lisant-en-voyageant.over-blog.com/article-la-commissaire-n-a-point-l-esprit-club-70213203.htmldéfauts (ou à

 

" De l'incursion de la commissaire Viviane Lancier dans un club de vacances de l'île de Rhodes, je sors confirmée dans mon manque total d'envie de connaître les joies des activités obligatoires, l'initiation aux danses de salon, les soirées "où on rigole" sous la houlette d'un animateur et les buffets tentateurs...

 

Le ton du roman demeure vif, acerbe parfois, souvent humoristique (mais je m'étais plus amusée avec les deux romans précédents), et j'ai une petite préférence pour les moments de grâce, avec le tango ("et Viviane était heureuse") ou le saut en hauteur ("Viviane l'observait, fascinée : c'était beau et lent comme une danse nuptiale"). "

 

 

Blog de Magali Duru, 2 mars 2011

 

http://magali.duru.over-blog.com/article-georges-flipo-la-commissaire-n-a-point-l-esprit-club-68436343.html

 

 

" Là voilà [ La commissaire ]  envoyée au débotté enquêter sur le meurtre (déguisé en suicide, ou bien est-ce le contraire) d'un directeur de Club sur l'île de Rhodes. Une occasion en or de partager sa chambre avec l'adorable Augustin, son lieutenant ? Rien n'est moins sûr [ ... ] 

 

Avant de débrouiller les fils d'une intrigue labyrinthique à souhait (il n'y a que Georges Flipo pour oser transformer une pendaison dans un  amphithéâtre de plein air en mystère de la chambre close) il lui faudra affronter, dans son petit ensemble vert olive, bien des épreuves.

Dont une redoutable initiation au tango, la rencontre récurrente avec un infernal chat empaillé et le piège d'un buffet de desserts digne de Tantale. Si encore elle pouvait embarquer pour Cythère avec le beau Willy qui danse si bien la salsa... avec les autres."

 


 

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Par Georges F.
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Jeudi 21 avril 2011 4 21 /04 /Avr /2011 08:39

Demain sur ce blog, billet présentant l'ensemble des chroniques positives concernant "La commissaire n'a point l'esprit club". Ca commence à s'étoffer.

 

soleil_levant.jpg

Par Georges F. - Publié dans : "La commissaire n'a point l'esprit club"
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Vendredi 15 avril 2011 5 15 /04 /Avr /2011 17:48

RECTIFICATIF AVEC MES EXCUSES :

 J'ai mis en ligne, hier soir, le texte des deux critiques les plus critiques concernant "La commissaire n'a point l'esprit club". Cela dans une volonté de transparence (je n'aime pas trop ce mot qui cache souvent des motivations obscures), ou simplement pour faire chic. Cette mise en ligne était in extenso.

Un ami me signale que cette pratique part d'un bon sentiment, mais est contraire aux bonnes manières de la planète blog : un billet de critique est une oeuvre littéraire, sa mise en ligne intégrale lèse son auteur. Je corrige donc le tir ci-dessous, pour ne présenter que des extraits (les passages les plus critiques y figurent, rassurez-vous). L'interview de Boojum, en revanche, y figure sans coupes, puisque j'y ai mis la main à la pâte.

Je demande humblement pardon aux deux auteurs envers lesquels je me suis mal conduit, l'espace d'une nuit : il n'y avait pas d'intention malévole. Excuses, contrition et repentance à Boojum et à Dasola.

 

Texte publié hier soir : 

 

Peut-être suis-je bizarre, mais il m'a paru équitable de publier aussi, sur ce blog, les chroniques moins amènes à l'égard de "La commissaire n'a point l'esprit club". Je crois être le seul auteur-blogueur à donner ainsi la parole à l'accusation, ce sera une façon de me singulariser. 

 

Des critiques plus critiques, désolé, je n'en ai trouvé que deux. Un très bon magazine culturel Boojum, dont j'ai déjà dit grand bien par ailleurs : je vous encourage vivement à le fréquenter en plongeant prioritairement sur les très fins billets de FAL. Et le blog de Dasola, bien connu des blogueurs et blogueuses pour la qualité et l'engagement de ses chroniques. Deux, c'est peu, j'en suis presque navré. Pour meubler, dans le cas de Boojum, j'ai ajouté l'interview qui, elle, n'est pas négative (quand je réponds, j'ai des difficultés à dire trop de mal de moi).

 

Je tiens cependant à préciser deux points : 

 

1. Je ne suis pas fâché avec les deux auteurs de ces chroniques : il m'a été fort agréable de bavarder avec Dasola au salon "Lire à Limoges", et j'ai eu grand plaisir à répondre à l'interview de FAL (Boojum).

 

2. Le reproche que me fait Boojum me chagrine : ce qu'il prend pour une grosse invraisemblance est au contraire un gros indice. Je ne peux en dire plus, de peur de détendre le nerf de l'intrigue, pour ceux qui n'ont pas encore lu le roman. Mais ceux qui l'ont lu comprendront aussitôt ce que je veux dire. Peut-être aurais-je dû clairement le décoder à la fin du roman. En tout cas, ce point ne semble avoir gêné personne d'autre. Ouf !

 

Je mettrai prochainement en ligne les nouvelles chroniques positives. Parce que la mortification a des limites. 

 

bebe-pleure.jpg

 

 

 

 

Le blog de Dasola, 16 mars

http://dasola.canalblog.com/archives/2011/03/16/20582588.html


J'ai été très déçue par ce roman (encore plus que l'autre)  [...]  Je ne vous parlerai pas des personnages aux surnoms génériques ou particuliers [...] je n'ai pas bien compris comment Viviane et Willy arrivaient à démasquer le ou les coupables [...] je n'ai pas trouvé l'enquête clairement menée et décrite. Sinon, moi non plus, je n'ai pas l'esprit club.

S'il vous plaît, Georges, laissez Viviane à ses amours hypothétiques, à son (mauvais) caractère et à ses régimes amaigrissants et réécrivez des nouvelles, genre dans lequel vous êtes tellement doué (lire ici et ). Voilà, c'est dit.

 

PS: tous les goûts sont dans la nature: je dois ajouter que mon ami, qui l'avait lu avant moi, avait ri à plusieurs reprises lors des 30 premières pages...


 

Boojum, L’animal littéraire (Chronique de FAL), Mars 2011

http://www.boojum-mag.net/f/index.php?sp=liv&livre_id=2349

 

MALVENUE AU CLUB


Second volet d’une série entamée avec la Commissaire n’aime point les vers, voici la Commissaire n’a point l’esprit club. Ce récit policier de Georges Flipo ne manquera pas de plaire aux habitués des clubs de vacances. Mais il plaira encore plus à ceux qui auraient préféré ne jamais connaître de tels clubs.

 Dans la Commissaire n’a point l’esprit club, l’héroïne se trouve catapultée du jour au lendemain en Grèce dans un club de vacances du style Club Med pour enquêter sur le meurtre du responsable dudit club. Toutefois, [... ] elle est censée être scénariste et vient rechercher là, dit-elle, tout le background qui lui permettra de bâtir l’intrigue d’un téléfilm. [... ] Jusque-là, tout va bien. Mais, comme Madame la Commissaire ne parvient point à se défaire de ses habitudes, pour ne pas dire de ses réflexes de flic, elle se met à poser des questions beaucoup plus précises que celles que poserait un scénariste. [... ] 

    
Il y a donc dans cette Commissaire II tout un second acte auquel il est difficile de croire. Mais il serait malhonnête de bouder son plaisir. Parce que l’humour de Flipo est toujours là. Parce que sa Commissaire, qui ne cesse de se lancer dans des régimes, mais qui trouve constamment tout un tas de raisons — à commencer par son mal-être permanent — pour faire des entorses à ces régimes, ne saurait nous laisser indifférents, puisqu’elle nous renvoie, tous autant que nous sommes, à nos contradictions intérieures....



Interview


 

Boojum. La Commissaire n’aime point… La Commissaire n’a point…Tous les titres de votre série seront-ils négatifs ? Pensez-vous qu’on devienne policier (ou écrivain ?) par insatisfaction ?


G.F. Oui, tous les titres de cette éventuelle série seront construits sur ce mode négatif. Et je remplacerai toujours le « pas », logiquement attendu, par ce « point », qui ressemble à une minauderie d’auteur. C’est un peu pour suggérer la touche littéraire de ces polars ; c’est surtout parce que la formulation « La Commissaire n’aime pas les vers » faisait trop roman de gare. Cela dit, j’ai peut-être tort : si j’en crois les recherches Google menant à mon blog, de nombreux lecteurs récrivent le titre en remplaçant le point par le pas.
J’ai du mal à imaginer qu’on devienne écrivain ou policier par insatisfaction, tant ces métiers sont frustrants. Moi, je le suis devenu par curiosité. Mais il est vrai que la commissaire se définit « par rejets » : elle déteste beaucoup de choses et beaucoup de gens.


Boojum. Certes, tout roman policier est construit sur des faux-semblants, mais… Dans la première aventure de votre Commissaire, on avait un suicide déguisé en crime maquillé en suicide. Ici, vous évoquez une « fausse fausse piste », et l’affaire commence par un mannequin censé représenter un cadavre, mais qui est vraiment le cadavre. Avez-vous une fascination pour le baroque ? Pensez-vous que Victor Hugo était un fou qui se prenait pour Victor Hugo ?


G.F. Je viens d’aller voir sur Internet la définition précise du baroque, et j’en reviens bouleversé : je suis baroque, et je l’ignorais. J’ai toujours aimé les choses qui paraissent ne pas être pour mieux être. Je chéris l’idée du doigt qui montre la lune pour éviter qu’on ne regarde le doigt. 

Victor Hugo, que je révère surtout dans ses excès, était-il un fou qui se prenait pour Victor Hugo ? Oui, sans doute, comme Salvador Dali, comme Léonard de Vinci. Dans les arts, c’est très bien, ça débloque. Quand c’est Khadafi ou Chavez, cela m’amuse moins. 


Boojum. Ne peut-on pas trouver une autre trace de baroque dans la parenté entre la Commissaire et les estivants du Club ? Elle les méprise à cause de leurs jeux idiots et essaie constamment de rester en retrait. Mais ne jouent-ils pas, eux, à ces jeux idiots parce qu’eux aussi, même s’ils ne le disent pas, trouvent leur existence insupportable ?

G.F. La Commissaire, face à cette humanité mollassonne, éprouve à la fois de l’attirance et de la répulsion. Elle sait bien qu’elle est comme eux ; elle en rêve, elle en a peur. Elle s’en rend compte dès qu’elle découvre le troupeau autour de la piscine : « La commissaire sentit tomber sur ses épaules une étrange honte, celle de la solidarité : elle pourrait, sans crainte, quitter son paréo. »


Initialement, j’avais écrit : « elle était nuement comme eux, elle pouvait, sans crainte, quitter son paréo ». Je regrette de l’avoir corrigé. C’est cette nudité partagée qui facilite le rapprochement et qui lui répugne. Chaque estivant est « son semblable, son frère », et je pense à l’admirable poème de Baudelaire :


   C'est le Diable qui tient les fils qui nous remuent.

Aux objets répugnants nous trouvons des appas ;

Chaque jour vers l'Enfer nous descendons d'un pas,

Sans horreur, à travers des ténèbres qui puent.


N’a-t-on pas l’impression qu’il décrit ici les vacanciers d’un village-club ?

Je ne rejoins pas votre analyse concernant les estivants : leur comportement s’explique, je crois, par une aspiration à régresser ensemble, à vivre bêtes ensemble. Bêtes jusqu’au sens animal : lions de mer autour de la piscine, pingouins quand ils partent à la soirée-spectacle...

Boojum. Avez-vous vous-même l’esprit club ? Racontez-nous vos vacances.


G.F. Pour écrire ce livre, j’ai passé huit jours dans un village-club situé à la sortie de Lindos. J’y ai pratiqué toutes les activités, je suis allé à toutes les soirées, je me suis même essayé au karaoké. Il le fallait, car je voulais me documenter. Et ce fut une traumatisante expérience. Comme la Commissaire, j’ai été confronté à l’effet « mon semblable, mon frère ». Mais je suis trop chrétien pour être misanthrope. 


Boojum. À une époque où le roman policier (qui n’est d’ailleurs plus vraiment policier) se complaît dans des histoires de serial killers, vous maintenez une tradition classique, celle du roman policier humoristique, dans la lignée d’Exbrayat. Ce choix est-il le résultat d’une politique concertée ?


G.F. J’exècre les prétendus thrillers à ressort serial killer ; je voulais faire autre chose. Le choix de l’enquête classique, narrée sur le mode souriant ne résulte d’aucune politique concertée : je ne sais rien écrire d’autre. La Table Ronde a aussitôt approuvé ce choix, relativement innovant, lorsque la directrice littéraire a reçu le manuscrit. Je suis touché de cette référence à Exbrayat, c’est exactement ce que j’avais en tête, toute modestie gardée. Nous sommes, je crois, très peu nombreux sur ce créneau.


Boojum. Vos romans policiers sont la partie de votre production littéraire qui se vend le mieux, mais vous insistez sur le fait que vous n’écrivez pas uniquement des romans policiers. Comme tous les génies, vous êtes incompris ?


G.F. J’écris des nouvelles, et des romans, et des romans policiers. Dès qu’on aime trop un de mes livres, je me sens forcément amoindri. Vous avez raison, je suis un génie incompris, merci de m’avoir compris.


Boojum. TF1 et FR2 et FR3 se déchirent déjà pour vous acheter les droits d’adaptation pour une série télévisée, bien entendu ?


G.F. Et M6, et Arte ! Je serais enchanté que ce roman soit adapté, et les choses se présentent bien. Mais je ne veux pas m’en occuper : un roman est fait pour être trahi, et il y a des gens dont c’est le métier. Je dépose le gamin à la porte de l’école maternelle, et je m’en vais confiant. S’ils ont besoin de moi, pour les dialogues, par exemple, ils appelleront. 


Boojum. Comment avez-vous réglé, et allez-vous régler, s’il y a un vol. III, l’impératif du « changement dans la continuité » en passant d’une enquête de la Commissaire à une nouvelle enquête ? S’il y a un III, nous allons nous retrouver avec une pléthore d’adjoints mâles.


G.F. Je viens de raconter cela sur mon site : Dès la sortie de la Commissaire n'aime point les vers, La Table Ronde m'a demandé de préparer une suite. J’ai très vite eu l’idée du cadre, puis celle de l’intrigue, mais j’ai eu du mal à faire le raccord avec l’enquête précédente. Je voyais à peu près comment écrire des recueils de nouvelles et des romans, mais pas des « suites de livre » : combien de fois fallait-il faire référence au livre précédent ? Fallait-il un faux chapitre de départ, remettant en scène les personnages majeurs ? Fallait-il viser prioritairement les lecteurs du premier livre, ou les nouveaux venus découvrant la Commissaire ? Je suis allé voir comment avaient procédé quelques-uns de mes prédécesseurs, notamment Georges Simenon, puis je me suis rendu compte que c'était stupide. Les glorieux pionniers avaient d'emblée rencontré un gros succès, dans un marché différent. J'en étais loin. J'ai donc écrit « comme pour moi ».


Il y aura un opus III, mais pas cette année. Une pléthore d’adjoints mâles ? Vous posez une bonne question, et je ne sais encore comment y répondre : vais-je offrir de la chair fraîche à la Commissaire pour chaque nouvelle enquête ? La logique le voudrait. La dialectique de chacun des deux romans repose sur l’initiation réciproque : que faire ensuite d’un jeune adjoint dépucelé ? Le jeter du haut de la Tour de Nesle ? Cela dit, j’aime bien Monot, j’aime bien Willy. Viviane aussi, la pauvre. Je vais réfléchir. 


Propos recueillis par FAL

 


 

 

FIN DE LA FLAGELLATION. ET VOUS, CA VA ?

Par Georges F. - Publié dans : "La commissaire n'a point l'esprit club"
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Jeudi 14 avril 2011 4 14 /04 /Avr /2011 22:10

Le Monde publie un article intéressant sur les lettres de refus envoyées par les éditeurs aux candidats à la publication. Je vous recommande vivement la lecture de cet article, même si les éditeurs y semblent un peu plus courtois que dans la vraie et triste vie.

http://www.lemonde.fr/livres/article/2011/04/14/les-lettres-de-refus-ou-l-art-de-dire-non_1507315_3260.html

 

Le jour où je cesserai d'écrire pour la publication, je présenterai sur ce blog, s'il existe encore, ma sélection de lettres de refus. C'est une belle collection.  Ce que je préfère, c'est le mal que se donnent les émetteurs pour exprimer trois idées contradictoires :

- Par pitié, ne revenez plus. Allez envahir les autres.

- Nous vous trouvons bien sympathique et même talentueux (on ne sait jamais, le candidat pourrait se faire publier, devenir célèbre, gagner le Goncourt et brandir cette lettre devant les caméras)

- Nous aussi, nous sommes des gens très bien (ce candidat est peut-être un gros lecteur de certains de nos auteurs).

 

Et vous, avez-vous de belles histoires de non merci, de nobles lettres de refus à proposer ? Ne vous gênez pas, les commentaires sont là pour ça.

 

Titus-et-Berenice.jpg

Par Georges F. - Publié dans : Arduité de la publication
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Mercredi 13 avril 2011 3 13 /04 /Avr /2011 19:42

   Une bonne partie de mes visiteurs arrivent sur ce blog par égarement : il suffit de lire leurs requêtes absconses pour s’en convaincre. Mais il serait inhumain de les laisser repartir dans la détresse : c’est pour eux qu’a été créée cette Chambre des Requêtes. Ils y trouveront réponse à leurs angoisses existentielles.

 

D’autres viennent ici animés par la noble ambition de se faire publier. Le plus simple serait de lire mon premier roman « Le Vertige des auteurs » publié chez Le Castor Astral. Ce roman, co-lauréat du Festival du premier roman, traite exhaustivement du sujet en 273 pages. C’est un roman très sérieux, même s’il n’a raté que d’une voix le Grand Prix de l’Humour noir. Il est assez documenté sur le sujet : tous les aspirants-écrivains qui l’ont lu pourront en témoigner. Plus de renseignements sur mon site : http://www.georges-flipo-auteur.com/pages/24als15.html   Fin du paragraphe promotionnel.

Vous trouverez dans ce blog des conseils plus techniques sur les voies de l’édition :

http://georges-flipo-auteur.over-blog.com/categorie-10494196.html .

Vous en trouverez d’autres sur mon site :

http://www.georges-flipo-auteur.com/pages/24als22.html

      

En résumé : oui, il est possible de se faire publier chez de grands et moyens éditeurs, chez les petits aussi, même si vous n’avez pas de relations dans l’édition, même si vous n’habitez pas Saint-Germain-des-Prés, même si vous ne sortez pas de Normale Sup. L’important, c’est d’avoir un bon manuscrit, un peu de persistance et d'humilité. Plus un zeste de chance.

 

Assez parlé de vos ambitions littéraires. Il y a dans l’antichambre des requérants qui piétinent et qui pleurent : huissiers, tendez-leur des mouchoirs et ouvrez-leur les portes. Je veux de l’ordre et de la joie.

 

 Ouverture de la onzième Chambre des requêtes

 

 Nous rappelons que toutes les requêtes sont citées dans leur formulation et leur orthographe d’origine.

 

  visu chambre des requêtes

Faites entrer les requérants !

 

Requête : « forme manuscrit »

Les auteurs, chère Madame, dans leur quasi-totalité, adoptent la forme rectangulaire. Certains excentriques osent la forme carrée. Il y a là, pour vous, une opportunité à saisir : pourquoi ne pas envoyer un manuscrit rond ? Certes, cela vous donnera un peu plus de travail, notamment pour taper votre texte de façon circulaire, mais le résultat n’en vaut-il pas la peine ? Imaginez l’étonnement de l’éditeur ouvrant l’enveloppe : il fera le tour de la maison en brandissant votre oeuvre, vous deviendrez célèbre avant même d’avoir été lu, vous entrerez dans la grande légende de l’édition. Honneur, puissance et gloire !

 

Requête : « c quoi le meteo »

C’est un monsieur qui vous explique avec de grands mots que le temps qu’il fera demain sera comme celui d’aujourd’hui si tout se passe bien. Les cartes, c’est pour faire joli.

 

 Requête : « c quoi la meteo »

C’est la femme du monsieur. Il faut d’ailleurs dire la metea. La metea fait la pluie et le beau temps.

 

 Requête : « blog question idiotes »

Oui, c’est ici, merci pour votre contribution.

 

Requête : « le temps de retour du manuscrit. très long, bon signe ? »

Très bon signe, mon ami. Je suis sûr que votre manuscrit a pris solidement position sur le bureau de la directrice littéraire. Elle ne le quitte plus des yeux : elle s’en sert pour poser les cafés qu’elle offre aux plus illustres de ses visiteurs. Ah, si votre manuscrit pouvait parler, il en aurait des histoires à vous raconter, autrement plus intéressantes que les vôtres !

 

Requête : « qui suis-je si je ne suis pas moi ? »

Hou la la, quelle question ! Laissez-moi réfléchir. Vous ne seriez pas moi, par hasard ?

 

Requête : « zakouski italien peu couteux »

Ma ! Plous vous en prenez, moins c'est costoso, signore ! E cosi in Italia, ayez confiance ! Luigi, sers deux douzaines de zakouskis au signore qui ne veut pas dépenser beaucoup. Si signore, peu costoso, rassourez-vous !

 

Requête : « je veux gagner un exemplaire plaqué or de la commissaire viviane lancier »

Vous avez raison, mon brave ami : demandez, vous obtiendrez. Mais pourquoi vous contenter d’un plaqué or ? Exigez de l’or massif. Vous l’avez demandé gentiment, vous l’aurez. Mais, si cela ne vous dérange pas, attendez qu’elle ait fini son régime. Hé, au prix où est l’once d’or...

 

Requête : « ne pas gagner concours novelles  »

Votre ambition me semble raisonnable. Je vous vois bien parti.

 

Requête : « emplacement du coeur humain»

Nous sommes ici dans un blog littéraire, mais vous avez bien fait de me poser la question : je suis devenu, à mon coeur défendant, spécialiste de la chose. Mettez-vous face à moi, monsieur et ne bougez plus tandis que je bande mon arc et que je vise. Je vous préviens, la flèche va faire un peu mal. Ayé ! Et maintenant, vous me récitez le monologue du Cid, acte I, scène 6.

Percé jusques au fond du coeur 
D'une atteinte imprévue aussi bien que mortelle, 
Misérable vengeur d'une juste querelle, 
Et malheureux objet d'une injuste rigueur, 
Je demeure immobile, et mon âme abattue 
Cède au coup qui me tue.
 

Avant de mourir, regardez bien où est plantée la flèche : le coeur, c’était là, tout au fond. Huissiers, emportez cette dépouille après lui avoir rendu les honneurs !

 

 Requête : « quiitt e de pose pour pave verres »

Vous prenez le pavé et vous le posez. Voilà, comme ça, mais non, pas sur mon durillon, imbécile !

 

Requête : « comment ecrire un mot accompagnant un cadeau »

Je vous donne le mot, et vous me donnez le cadeau, ça vous va ?

 

Requête : « interdit de clacsoné »

Comment ? Qu’est-ce que vous dites ? Parlez plus fort, je n’entends rien, j’ai mis la sono de mon autoradio à fond, je fais toujours ça dès que j’écoute du Tchaïkovski. Que dites-vous ? Ah oui, bien sûr, ne craignez rien, je ne supporte pas le bruit d’un klaxon quand j’écoute Tchaïkovski.

 

Requête : « derniere autobiographie avant de mourir »

J’y travaille, mon vieux, je me dépêche. Comment « J’ai toute la vie devant moi ? » Eh bien non, justement.

 

Requête : « sequence lettres roman et accueil ecrivain auteur »

Votre histoire me dit quelque chose, j’ai déjà lu ça quelque part. C’est fort, c’est très fort, mais je ne vois pas qui a pu écrire ça. Ah, j’y suis, c’est moi, dans « Le Vertige des auteurs ».

 

Requête : « comment ecrir un recit ou le personnage est insensible »

Ecrivez un roman animalier.

 

Requête : « c`est le printemps ! »

Ah, quelle nouvelle ! Revenez dans trois mois, et trouvez quelque chose de plus original.

 

Re quête : « j'ai du male a lir et écrire »

Mais non mais non, pas du tout, vous êtes dans la bonne moyenne. Vous l’aurez, ce bac.

 

Requête : « mon blog etait tres bien »

Oh, ma pauvre, vous venez nous raconter une histoire triste. Asseyez-vous là, chère petite madame, mouchez-vous et narrez-nous la chose en parlant bien fort, pour que tout le monde puisse rigoler.

 

Requête : « je lève la main ouverte »

Oh, incroyable, quelle souplesse, quelle acrobate vous faites ! Venez près de moi, et recommencez. Bravo, restez comme ça et ne bougez plus, je ne savais pas où poser ma perruque.

 

Requête : « ne sommes nous pas en train de créer une nouvelle élite… commentaire »

Moi, oui, mais pas avec vous. Non mais, quelle gourgandine ! Huissiers, saisissez-vous de cette intrigante ! 

 

Requête : « copié collé intelligent livre documentaliste »

COMMENT ? Vous me racontez que la documentaliste a fait un copié-collé d’un livre intelligent ? Vous avez très bien fait de la dénoncer : il s’agit certainement du mien, et je ne vais pas me laisser dépouiller de 1,8 euro de droits d’auteur. Huissiers, allez me chercher la contrevenante au C.I.D. 

 

Requête : « peintu est  ecritur  lire »

Ah, Monsieur n’est pas seulement un artiste, c’est un littéraire. Eh bien, développez le propos, mon vieux, brodez, brodez, on vous écoute. Car j’imagine que vous savez aussi broder.

 

Requête : « michel drucker a une perruque »

Vous êtes certaine ? Comment peut-on porter la perruque à son âge, c’est d’un ridicule !

 

Requête : « quand est née ulysse et quand est mort ulysse gratuit »

Si je vous comprends bien, Ulysse était une petite fille quand elle est née, et il est devenu un gros et fort gaillard solidement membré en vieillissant. Le mérou est le seul animal à connaître une telle évolution : serait-ce à dire qu’Ulysse est un mérou ? Quelle histoire, mais quelle histoire !

 

Requête : « vous en reprendrez bien encore un peu »

Oui volontiers, mais pourquoi un peu ?

 

Clôture de la onzième chambre des requêtes,

revenez le mois prochain.

( ou plus tôt si le coeur vous en dit)

 

Par Georges F. - Publié dans : Chambre des requêtes
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Lundi 11 avril 2011 1 11 /04 /Avr /2011 12:23

Radio-Notre-Dame.jpg Vendredi soir, j'ai manqué une bonne chronique à Radio Notre-Dame : elle parlait de mon roman "La commisssaire n'a point l'esprit club". Quand on me l'a annoncé, je terminais la visite de la collection des Romanov à la Pinacothèque de Paris.

 

J'ai préféré continuer cette visite, qui est très bien aussi (ah, le Portrait de jeune homme au chapeau, par Greuze ! et le petit Brueghel !).

Jean-Baptiste-Greuze-Portrait-de-jeune-homme-au-chapeau-177.jpg

 

Ce lundi matin, on m'a appelé pour me féliciter pour cette émission qui venait d'être rediffusée : je terminais l'installation de ma nouvelle télévision, qui est très bien aussi (ah, euh... ah quoi ?).

Samsung_UE32C6000_LED_Backlit_LCD_TV.jpg


Mais Les dieux et Notre-Dame sont avec moi : l'émission a été podcastée, j'ai pu l'écouter, et j'en ai été tout ému.


C'est une chronique longue, assez chaleureuse, qui ne comporte que de minimes erreurs de lecture. Le genre de chronique qui donne envie d'écrire une troisième enquête de la commissaire Viviane Lanvier. Mais comme elle est actuellement un peu fatiguée, je laisse l'héroïne au repos. L'auteur aussi.

Si vous n'avez rien à écouter, allez donc faire un saut auprès de Notre-Dame.

 

C'est ici, dans l'émission "Des goûts et des couleurs".

 

L'émission est longue : pour trouver la séquence où l'on chronique le roman, déplacez le curseur à mi-parcours : c'est juste après la séquence musicale, Summertime, interprétation genre Miles Davis à la trompette.

Pour les esprits pointilleux : déplacez le curseur "volume" à position moyenne (50%), puis déplacez le curseur de l'émission juste au-dessus.

 

http://www.radionotredame.net/rnd_player_plus.php?date=2011-04-08&url=http://notredameradio.s3.amazonaws.com/desgoutsetdescouleurs_20110408.mp3&title=Des%20go%C3%BBts%20et%20des%20couleurs

 

 

 

Par Georges F. - Publié dans : "La commissaire n'a point l'esprit club"
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Samedi 9 avril 2011 6 09 /04 /Avr /2011 12:11

Je prépare activement l'ouverture de la Chambre des requêtes.

auteur endormi

 

 

Je ne sais pourquoi, les requêtes d'arrivée sur ce blog deviennent de plus en plus raisonnables. C'est peut-être ce Club-couv-avec-retouche.jpgblog qui devient trop sage. Du coup, il m'est difficile de donner un peu de contenu à la prochaine "Chambre des requêtes". Je lance donc le grand jeu le plus stupide du mois : comment arriver sur mon blog par la requête la plus bizarre, la plus absurde ? Attention, c'est sans y inclure le mot "Flipo", sinon ce serait trop facile.

 

Indiquez ici, en commentaire, la requête que vous aurez effectuée avec succès. Le gagnant recevra un exemplaire dédicacé de "La commissaire n'a point l'esprit club". Le jeu prendra fin le 10 mai 2011.

C'est moi qui désignerai le gagnant, ça m'occupera.

 

Merci de signaler cette bouleversante opération promotionnelle ici ou là dans la planète blogs.

 

En attendant, je prépare cette Chambre comme je peux. Je cherche, j'imagine, je rêve, je joue à l'écrivain angoissé.  Bref, je n'en fiche pas une.

 


Par Georges F. - Publié dans : Chambre des requêtes
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Jeudi 7 avril 2011 4 07 /04 /Avr /2011 15:18

Aujourd'hui, je publie un billet à hauts risques. Et après, on reprochera aux écrivains de ne pas s'engager.

 

Je publie, en gros caractères bien flashy un commentaire récemment paru sur ce blog.

 

 

Bonjour,

 

Directrice de collection régionale PACA pour les éditions Kirographaire, je suis à la recherche de nouveaux auteurs à lancer. Nous publions tout type de fictions ainsi que des témoignages. Si vous souhaitez nous proposer un de vos romans ou si vous comptez parmi vos connaissances et votre entourage d'autres auteurs désireux de se faire publier, n'hésitez pas à me contacter.

 

Catherine Le-Huu

 

http://www.edkiro.fr/

 

 

Généralement, quand on lit une annonce de ce type, il convient de renifler : on perçoit vite une petite iiimage-le-vertige-des-auteur.jpg

fragrance d'éditeur à compte d'auteur. On devine déjà le remake du Vertige des auteurs, avec son cortège d'espoirs étranglés et de gémissements littéraires et d'arnaque à trois zéros.

 

Eh bien non, Catherine Le-Huu m'a écrit pour me confirmer qu'elle était un vrai éditeur à compte d'éditeur.

 

Si vous avez un manuscrit qui hiberne dans votre PC, c'est peut-être le moment de le sortir de sa couette, de le dépoussiérer et de l'envoyer aux Editions Kirographaire.

 

Je prends énormément de risques en suggérant cet envoi, mais je ne suis pas le seul.

 

Je prends le risque de voir revenir vers moi, furibards, les futurs recalés, les futurs déçus qui ne trouveront pas leur chef-d'oeuvre sur la table "Nouveautés" de la Fnac, qui n'auront pas droit au plus petit entrefilet dans Lire, qui passeront des journées à ne rien dédicacer au salon du livre d'Hénin-Liétard. Je précise donc d'emblée que je ne touche aucun pourcentage sur les milliers de vente que provoquera la publication de ce billet. Je ne connais pas Madame Catherine Le-Huu, je n'ai jamais entendu parler des éditions Kirographaire - il y a plein de petits éditeurs régionaux très honorables dont je n'ai jamais entendu parler.

 

Madame Le Huu prend le risque de voir déferler chez elle des sacs de manuscrits dont elle devra lire au moins la première page avant de répondre, les larmes aux yeux, que malgré les  évidentes qualités de ce manuscrit, le comité éditorial a finalement décidé, à l'issue d'un vote serré, de ne pas.... Elle sera harcelée au téléphone par certains auteurs hargneux qui menaceront de se suicider ou, pire encore, d'aller porter leur manuscrit chez Grasset. Elle pleurera chaque soir en me maudissant. Elle l'aura voulu.

 

Vous prenez le risque de vivre le chemin de croix de l'auteur presque publiable (tout auteur qui envoie un manuscrit est presque publiable, ne me dites pas le contraire). Je ne vais pas décrire ici ce chemin de croix, j'ai déjà écrit un roman sur le sujet. C'est douloureux. Votre pire ennemi, dans cette épreuve, ce sera vous-même, avec votre ambition, votre surdité, et surtout "l'espoir, le sale espoir".

 

Et pourtant, si j'étais vous, je tenterais le coup. Ne vous obnubilez pas sur les grands éditeurs parisiens : de nombreux auteurs ont commencé en publiant leur premier livre chez un petit éditeur régional et s'en sont bien portés. On peut vendre 2.000 exemplaires, en ne bénéficiant que d'une diffusion régionale, que d'un soutien presse régional. La fois suivante, on devient un candidat plus crédible auprès des grandes maisons.

 

image-saint-jude.jpg

 

Je vous ai tout dit, à vous de jouer. image sainte rita

 

Avant d'expédier votre manuscrit, donnez-lui toutes ses chances : suivez les conseils de mise en page que je donne sur ce blog (rubriques Arduité de la publication), récrivez votre première page (je suis sûr que vous valez mieux que ça), peaufinez votre lettre d'accompagnement. Et allez porter un cierge à Saint Jude ou Sainte Rita (ce ne sont pas les patrons des aspirants écrivains, ce sont juste les saints à implorer pour les cas désespérés).

 

 

Il ne vous reste plus qu'à trouver une statue de Saint Jude ou Sainte Rita et à jouer des coudes pour passer déposer votre cierge parce qu'il y aura du monde. 

 


 

Par Georges F. - Publié dans : Arduité de la publication
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